Le diabète gestationnel est un type de diabète qui se développe pendant la grossesse chez les femmes qui n'avaient pas de diabète auparavant. Il est caractérisé par une hyperglycémie, c'est-à-dire un taux de sucre élevé dans le sang. Bien que le diabète gestationnel disparaisse généralement après l'accouchement, il peut entraîner des complications pour la mère et le bébé.

Facteurs de risque et idées reçues

La survenue du diabète de type 2 est essentiellement liée au mode de vie. Les risques de développer cette maladie sont accrus en présence d'un ou plusieurs de ces facteurs : la génétique, le diabète gestationnel, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), le surpoids ou l'obésité, la graisse abdominale, la sédentarité, l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie et, bien entendu, une alimentation trop raffinée, trop grasse et trop sucrée.

Il est courant de penser que seules les femmes en surpoids ou obèses sont susceptibles de développer un diabète gestationnel. Cependant, une jeune femme ni obèse, ni en surpoids et avec une bonne hygiène de vie peut développer un diabète gestationnel. C'est tout de même le comble d'être si mince, trop même, et de devoir faire attention à ce que je mange. Apparemment, le diabète gestationnel touche plus souvent les personnes plus fortes, mais pas seulement.

Le rôle du poids et de l'IMC

Le poids joue un rôle important dans la grossesse et soulève beaucoup d’interrogations. Connaître son Indice de Masse Corporelle (IMC) peut permettre d’être plus vigilante au cours de la grossesse ou de rectifier les choses avant. Ainsi, lorsque le rapport poids (en kg) sur taille (en mètre) au carré est supérieur à 25 (signe d’un surpoids), il est bon d’envisager un régime avant de mettre le bébé en route. Lorsque l’IMC est inférieur à 19 en revanche, la femme, trop mince, devra renforcer ses réserves avant la grossesse. Car les carences peuvent diminuer la fertilité mais aussi conduire à une prise de poids plus importante pendant la grossesse pour la maman alors que le bébé, lui, encourt le risque de ne pas être assez gros à la naissance.

Il n'y a pas de poids idéal. Une femme qui mène sa grossesse à terme prend en moyenne entre 11 et 12,5 kg. Mais, la prise de poids qui assure le bon développement de bébé varie selon les femmes, et en particulier selon leur indice de masse corporelle (IMC).

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Risques liés à une prise de poids excessive

Quelle que soit la corpulence de la future maman avant sa grossesse, prendre plus de 16-17 kilos peut avoir des conséquences non négligeables. D’abord au cours de la grossesse : une prise de poids importante augmente le risque de diabète gestationnel. Ce dernier, comme le diabète de type II, se manifeste par une résistance à l’insuline. Cette hormone sécrétée par le pancréas ne parvient plus à faire entrer le sucre sanguin dans les cellules. La glycémie reste élevée chez la maman, mais aussi chez l’enfant. En réaction, le fœtus produit beaucoup trop d’insuline. Or l’excès d’insuline possède deux inconvénients : d’une part il stimule la croissance cellulaire, ce qui conduit le fœtus à prendre trop de poids ; d’autre part, il favorise le stockage des graisses. Les enfants nés de mamans ayant souffert de diabète gestationnel sont plus gros et présentent une accumulation de graisses au niveau des épaules qui peut entraver le bon déroulement de l’accouchement. Après la naissance, les bébés peuvent se trouver en hypoglycémie parce que leur pancréas continue de fabriquer de l’insuline en excès.

Maigreur et grossesse : les risques

Les femmes en insuffisance pondérale ont tendance à être plus sujettes à l’anémie. La maigreur augmente également le risque d’accouchement prématuré et de retard de croissance chez le bébé. Elle peut aussi causer une déficience immunitaire, une déminéralisation osseuse ou encore des troubles de la cicatrisation chez la mère. Néanmoins, il est possible pour la femme enceinte atteinte de maigreur de réaliser une prise de poids gestationnelle, qui peut limiter ces risques !

Suivi du poids pendant la grossesse

Pour s’assurer qu’aucune prise ou perte de poids pendant la grossesse n’est problématique pour la santé de la mère, le suivi du poids est primordial. Celui-ci est monitoré par l’équipe médical qui la suit (sage femme, médecin…). En général, c’est l’IMC, qui est scruté de près. L’IMC, un indicateur pertinent mais à compléter. L’IMC ou Indice de Masse Corporelle mets en rapport taille et poids pour déterminer si vous êtes dans la moyenne. Cet indicateur peut être tout à fait pertinent et est fréquemment utilisé. Néanmoins, il peut être intéressant de le croiser avec d’autres données. Tout d’abord, l’IMC ne prend pas en compte le fait que vous êtes enceinte, ce qui peut biaiser votre résultat si vous faites le test en cours de grossesse. De plus, la masse grasse est plus légère à proportions égales que la masse musculaire. Par conséquent, une sportive musclée pourra se situer dans la case surpoids alors qu’elle est en pleine santé ! De la même façon, une personne sujette à une fonte musculaire importante pourra être dans la norme alors que la part de masse grasse n’est pas idéale. D’autres mesures sont donc à effectuer (avec une balance impédancemètre par exemple). Il vous faudra dans tous les cas vous référer à l’expertise d’un professionnel de la santé aguerri sur le sujet de la grossesse.

Réguler son poids pendant la grossesse

Il n’est pas question de perdre du poids lorsqu’on est enceinte, mais bien de limiter la prise de poids pour qu’elle soit raisonnable ! Comme nous le disions plus haut, gagner quelques kilos est tout naturel lorsqu’on attend un enfant. De plus, la perte de poids pendant la grossesse peut être mauvaise pour le développement du futur bébé. Mais alors, comment régulier votre poids pour ne pas prendre trop tout en ne perdant pas de poids ?

Alimentation équilibrée

Plutôt que d’opter pour un régime privatif qui pourrait causer des carences, tournez vous vers une alimentation équilibrée. Privilégiez les fruits et légumes frais (bio de préférence). Vous devez avoir des apports adaptés en protéines, lipides, glucides et autres nutriments. N’hésitez pas à demander conseil à un nutritionniste (pris en charge à 70% du tarif de base par la sécurité sociale). Un coach sportif formé en nutrition peut aussi vous aiguiller, tout en vous aidant à rester active ! Pour gérer les fringales, évitez les produits transformés, biscuits et autres produits à fortes teneurs en sucre. N’hésitez pas à faire des encas sains (entre le petit-déjeuner et le déjeuner, et au moment du goûter par exemple). En revanche, ne vous privez pas des petits plaisirs, tout est une question d’équilibre !

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Activité physique adaptée

En plus d’une alimentation équilibrée, il est important de continuer à bouger pour limiter la prise de poids chez la femme enceinte ! Bien sûr, cela doit être en toute sécurité, et s’adapter au stade de votre grossesse. Parmi les activités recommandées, on retrouve : La gym douce, Le Pilates pré et post natal, Le Yoga, Le stretching, L’aquagym, La marche. Bien sûr, le fitness et les activités cardio peuvent se pratiquer également, tant que leur intensité est correctement adaptée. Certains exercices sont toutefois proscrits, comme les sauts et les crunchs par exemple. Il en va de même pour tous les sports à impacts forts ou avec des risques de chutes (rugby, football, équitation, roller…). N’hésitez pas à vous faire encadrer par un(e) coach sportif / sportive diplômé et spécialisé dans la pratique chez la femme enceinte.

Diabète gestationnel et alimentation à Indice Glycémique bas

Suite à une demi-journée de sensibilisation sur le diabète gestationnel passée à la maternité, malgré une alimentation plutôt saine et des efforts pour la rendre plus équilibrée, certaines femmes n’arrivent pas à faire baisser leur taux de glycémie. Il est alors conseillé de faire des recherches sur internet sans succès avant de découvrir par hasard le livre de Bérengère Philippon. Alors maman de deux grandes filles, elle avait besoin d’informations pratiques et de recettes ou menus pré-établis et faciles à réaliser pour s’inspirer et préparer des repas qui correspondent à toute la famille. Elle a trouvé ce livre génial. Il lui a énormément servi.

Diabète gestationnel : de quoi s’agit-il ?

Enceinte, une femme peut être sujette à ce qu’on appelle du « diabète gestationnel ». À partir du troisième mois de grossesse et davantage à partir du sixième mois, les hormones du placenta peuvent, chez certaines futures mamans, perturber la sécrétion d’insuline, l’hormone qui régule le taux de sucre dans le sang. Celle-ci est alors sécrétée en moindre quantité ce qui fait augmenter le taux de sucre dans le sang. Dans le cadre d’une analyse (prescrite par le professionnel qui suit la maman durant sa grossesse), les résultats montrent alors que la glycémie (c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang) est trop importante : le bébé reçoit trop de sucre par le placenta. Il va alors aider sa maman en fabriquant lui-même davantage d’insuline pour compenser. Quand il y a trop de sucre, celui-ci est alors stocké sous forme de graisse. Souvent, on peut alors se retrouver avec un bébé plus gros. La maman risque aussi de stocker plus facilement. Heureusement, dans la plupart des cas, le diabète gestationnel disparaît après l’accouchement car naturellement les hormones du placenta disparaissent. Mais il y a des mamans qui peuvent conserver ce diabète*, probablement car elles étaient pré-diabétiques avant la grossesse ou en tout cas presque diabétiques. Le diabète gestationnel touche à peu près 9% des femmes enceintes.

Déjà, de manière générale, le diabète de type 2 touche de plus en plus de personnes dans le monde. Et souvent, il y a beaucoup de personnes qui sont pré-diabétiques ou diabétiques sans le savoir. Ensuite, il y a aussi des facteurs génétiques. Les futures mamans de plus de 35 ans ont plus de risques d’en avoir. Il y a des mamans qui ne comprennent pas pourquoi elles ont un diabète gestationnel alors qu’elles mangent finalement très peu de sucre. Ces personnes ne se rendent souvent pas compte que ce n’est pas uniquement dans le sucre des desserts qu’on trouve du sucre. Il faut aussi faire attention au salé et aux féculents. Certains sont à éviter et d’autres à privilégier.

Comment savoir si l’on a un diabète gestationnel ?

Une prise de sang est alors effectuée chez la future maman qui doit venir à jeun. Une fois le diabète dépisté, il y a un vrai suivi médical pour la future maman qui devra contrôler sa glycémie jusqu’à l’accouchement. Mais, rassurez-vous, il ne faut pas trop s’inquiéter car il y a de nombreuses choses que l’on peut facilement mettre en place pour réussir à contrôler son taux de sucre. Un peu d’exercice, une bonne hydratation et la mise en place d’une alimentation adaptée peuvent aider à réguler la quantité de sucre dans le sang sans aucun traitement. Quand on stresse, le corps va sécréter du cortisol, une hormone qui va déclencher une arrivée rapide de sucre dans le sang. En effet, en cas de danger, le corps doit être en mesure de réagir rapidement. Comme par exemple courir quand on est face à un ennemi ou même se concentrer quand on a une tâche difficile. Par contre, dans le cas d’un stress chronique, le corps va sécréter du cortisol en permanence.

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Risques pour le bébé

Pendant la grossesse, il n’y a pas vraiment de risques pour le bébé à part une prise de poids plus importante. A la naissance, on contrôlera sa glycémie car le bébé pourra notamment présenter une hypoglycémie (taux de sucre trop bas) qu’il faudra rapidement réguler*. Enfin, plus tard, l’enfant pourra potentiellement présenter un risque augmenté d’obésité ou de diabète au cours de sa vie.

*En prévention, le professionnel de santé qui suit la maman pourra aussi par exemple lui suggérer de prélever du colostrum avant la naissance pour pouvoir en proposer au nouveau-né à sa naissance.

Risques pour la mère

Pendant la grossesse, la maman peut prendre davantage de poids si le diabète n’est pas contrôlé. De plus, la quantité de liquide amniotique et le poids du bébé étant potentiellement plus importants, le ventre de la maman peut être plus gros. Non, le vrai risque, c’est surtout au moment de l’accouchement. Après l’accouchement, le diabète disparaît dans la plupart des cas. En revanche, il est tout de même bon de voir cela comme une alerte du corps qui met en lumière une sensibilité particulière au sucre. En effet, il ne faut pas oublier qu’on reste susceptible de développer un vrai diabète de type 2 quelques années après la grossesse. Idéalement, il faut donc essayer de conserver ces bonnes habitudes et garder une alimentation adaptée. Mais, il y a des gens qui y font moins attention et oublient vite. Il faudra aussi faire attention au salé et notamment à tout ce qui est féculents et préparations à base de farine blanche. Les féculents comme les pâtes et le riz devront être bien choisis. Il y en a certains qui sont meilleurs que d’autres au niveau de la glycémie. Idem pour les farines.

Allaitement et diabète gestationnel

Statistiquement, si vous avez déjà allaité au moins trois mois, il y a moins de chance que vous ayez du diabète gestationnel lors d’une future grossesse. De plus, le fait d’allaiter consomme chez la maman davantage de calories et demande donc beaucoup d’énergie à son corps. Après la naissance, une maman qui allaite perd ainsi beaucoup plus vite son poids que si elle n’allaitait pas. Or, comme on l’a dit, on sait que le diabète est plus fréquent chez les personnes en surpoids. Autre lien : pour fabriquer du lait maternel (du lactose), une maman a besoin de glucose, donc de sucre. Forcément, comme elle va en utiliser plus, cela lui évitera d’en avoir trop. En revanche, il ne faut pas que les mamans qui ne souhaitent pas allaiter ou qui rencontrent des difficultés se mettent la pression.

Régime pendant la grossesse : est-ce autorisé ?

Les kilos que l'on prend lors d'une grossesse peuvent pousser certaines femmes à réduire leurs apports caloriques. Pourtant, perdre du poids enceinte n'est pas anodin pour la santé de la future maman et celle de son bébé.

Tous les régimes amaigrissants, quels qu'ils soient, sont contre-indiqués au cours de la grossesse. Les femmes en surpoids ou qui prennent "trop" de poids enceintes (la "norme" recommandée étant d'environ 1 kilo par mois au début puis d'1,5 kilos par mois en fin de grossesse) auront tout intérêt à se faire suivre médicalement pour réajuster leur apports nutritionnels en limitant notamment la consommation d’aliments gras et sucrés. Il s'agit d'éviter divers risques pour elles et leur futur bébé.

S'il y a un régime qui pourrait éventuellement être indiqué en période de grossesse pour les femmes à la corpulence "normale" (entre 18,5 et 24,9 kg/m²), ce serait le régime méditerranéen. Celui-ci peut en effet être intéressant car il implique beaucoup de légumes et de fruits. Il est vivement recommandé aux femmes avec un diabète gestationnel de mettre en place un rééquilibrage alimentaire. Il n’existe toutefois pas de régime spécial diabète gestationnel à proprement parler, il faut simplement avoir une alimentation variée et équilibrée. Le but n’étant pas de maigrir mais d’éviter les hyperglycémies répétées et de limiter la prise de poids pendant la grossesse. Les apports en vitamines et minéraux devront par ailleurs être augmentés.

Traitement du diabète gestationnel

Dès que le diagnostic de diabète gestationnel est posé, vous serez orientée vers un médecin spécialiste et une diététicienne. Ils réaliseront une enquête alimentaire et corrigeront d'éventuelles erreurs. Si les objectifs glycémiques ne sont pas atteints, un traitement par insuline ou insulinothérapie sera alors instauré. Les objectifs glycémiques sont identiques à ceux d'une femme non diabétique.

Diabète gestationnel et accouchement

Une césarienne peut vous être proposée lorsque le poids du bébé est estimé supérieur à 4500g, de préférence après 39 SA.

Suivi après l'accouchement

Dans la majorité des cas, le diabète gestationnel disparaît à l'accouchement. Votre glycémie ne sera donc surveillée que dans les jours suivants la venue de votre bébé. Si vous avez eu besoin d'un traitement par insuline, celui-ci sera arrêté. Vous pourrez reprendre un régime alimentaire normal, sauf si on vous a diagnostiqué un diabète de type 2. Toutefois, votre risque de développer un diabète de type 2 plus tard est multiplié par 7. Il vous sera donc conseillé de surveiller votre poids et de faire de l'activité physique pour prévenir ce risque. Rarement, la grossesse a servi de révélateur à un diabète préexistant. Il faudra toujours vérifier par une prise de sang la normalisation de votre taux de sucre dans les mois qui suivent l'accouchement (au 3ème mois) et puis tous les ans. Parlez-en avec votre médecin traitant.

Le dépistage du diabète lors d'une nouvelle grossesse vous sera prescrit de façon systématique, car le risque de récidive est élevé, de l'ordre de 30 à 85% selon les études.

Prévention du diabète gestationnel

Dès les premiers jours de grossesse, et de préférence avant même la conception, vos glycémies doivent être le plus équilibrées possible : avant les repas (en particulier le matin au réveil) < 0,9 g/l, après les repas < 1,20 g/l. Il est nécessaire de faire une surveillance d'au moins 6 glycémies par jour : une avant chaque repas principal et une 2 heures après le début du repas.

La femme diabétique qui souhaite devenir enceinte doit rencontrer son médecin avant la conception. Celui-ci permet de réduire les risques de malformations congénitales majeures chez le fœtus.

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