L'accueil des jeunes enfants, et plus particulièrement des bébés, en structures collectives telles que les crèches, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes chez les parents. La séparation, la confrontation à un environnement bruyant et potentiellement stressant, ainsi que la crainte d'un manque d'attention individualisée sont autant de préoccupations légitimes. Cet article se propose d'explorer ces questions en profondeur, en s'appuyant sur des témoignages de parents, des avis de professionnels de la petite enfance et des réflexions sur les besoins spécifiques des bébés.

Le Développement de l'Enfant et l'Importance du Cadre

Dès leur plus jeune âge, les bébés manifestent une curiosité naturelle qui les pousse à explorer leur environnement. Lorsqu’ils commencent à bien se déplacer, et surtout entre 9 et 11 mois, ils sont heureux de découvrir de nombreux endroits par eux-mêmes. Vers 12 mois, les tout-petits sont prêts pour les règles qui leur permettent d’apprendre des manières d’agir avec les autres personnes et les objets. À cet âge, les règles visent encore à assurer leur sécurité, mais aussi à limiter les gestes dits « agressifs ». Peu importe l’âge, dans tous les cas, les règles sont aussi là pour sécuriser et rassurer les enfants, particulièrement si elles sont appliquées avec constance. Ils savent ainsi à quoi s’attendre et comprennent de façon claire ce qui est accepté et ce qui ne l’est pas. Les enfants ont besoin pour cela de l’accompagnement d’un adulte qui fait appliquer le cadre (ex. : parent, éducateur).

Pour bien grandir, les enfants ont en effet besoin de cadre et c’est là que les règles et les limites jouent un rôle important. Les interdits rassurent, créent un environnement dans lequel ils se sentent en sécurité. Pour l’enfant, adapter ses comportements en tenant compte de ses besoins et de ceux des autres est une vraie difficulté.

La Difficulté de Dire "Non" et l'Importance des Formulations Positives

Dire « NON » à son enfant n’est pas chose facile… Les parents ont souvent peur de sa réaction qui peut être parfois disproportionnée : l’enfant se jette par terre, se met à hurler et taper des pieds. Nous avons tous été confrontés au « non », que ce soit pendant notre enfance ou encore même aujourd’hui dans notre vie d’adulte, et nous savons désormais comment gérer nos propres émotions face à cette négation et à la frustration. Il est nécessaire de pouvoir dire « non » en tant que parent et surtout, votre enfant a besoin de l’entendre dès son plus jeune âge.

Pour faire court, les « ne pas » ne sont pas vraiment efficaces car le cerveau de l’enfant n’est pas encore assez mature pour faire des liaisons entre la phrase en elle-même et la négation qui y est à l’intérieur. Or, l’enfant est dominé par des pulsions qu’il ne peut maitriser et c’est pour cela que lorsqu’il entend « Ne met pas ça dans ta bouche », le cerveau décortique la phrase : « met » …. « bouche » … puis « ne… pas ». Mais comme l’enfant est dans la pulsion, la réaction physique sera donc plus rapide que l’analyse cérébrale : et voilà que votre enfant va immédiatement mettre dans sa bouche alors que vous veniez de lui interdire ! Vous pensez alors qu’il n’écoute vraiment rien…! A vous de jouer pour adapter les négations !!! Vous pouvez alors formuler des phrases positives qui résonneront mieux chez votre enfant. Ainsi, il respectera plus facilement l’interdit que vous lui avez posé. Une demande formulée de manière positive indique aux enfants ce que nous « voulons » qu’ils fassent, plutôt que ce que nous ne voulons pas qu’ils fassent.

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Exemples de formulations positives :

  • Un enfant qui jette les jeux : « Je vois que tu as besoin de jeter, de lancer.
  • Un enfant qui monte debout sur une table : « Je trouve ça dangereux ce que tu es en train de faire, cela me fait peur.
  • Un enfant qui tape un autre enfant : « Mais pourquoi est-ce que tu le tapes ? Tu es en colère ?

Ce type de formulation dans un langage positif, qui joue sur la connexion émotionnelle propose une alternative qui convient à la fois aux parents, aux professionnels et aux enfants. La formulation de consignes positives invite à faire preuve de créativité : Qu’est-ce que je peux autoriser ou non à mon enfant en fonction de la situation ? Comment je peux respecter ses besoins, ses envies, ses jeux, ses explorations, ses apprentissages sans pour autant être catégorique ? Par ailleurs, il est également préférable d’utiliser le « STOP » plutôt que le « NON » lorsqu’on souhaite interrompre une action d’un enfant et fixer une limite. Plus l’enfant entendra « non », plus il vous imitera et utilisera ce « non » contre vous, et plus cela vous agacera ! Utiliser le « stop » est intéressant car il amène une autre manière de dire non, et qui « stoppe » davantage l’enfant dans son action (cela va l’interpeller).

L'Importance de l'Explication et de la Répétition des Règles

Une règle sans explication trouvera peu d’écho chez votre enfant. Cependant, s’il comprend pourquoi telle ou telle consigne existe, il lui sera alors plus facile de l’accepter et de l’assimiler. Votre enfant est là pour apprendre, pour comprendre le monde qui l’entoure et les règles qui le régissent. C’est pour cela que l’explication est importante, l’enfant lui, se pose tout un tas de questions afin d’appréhender son environnement : pourquoi papa/maman me dit « non » ? Qu’est-ce que ça fait si je fais ça ? C’est pour cela que plusieurs types de règles existent. Et c’est à vous en tant que parent, de les poser et d’expliquer clairement à votre enfant pourquoi vous posez ces règles et ces interdits-là. Certaines règles existent pour favoriser la sécurité de votre enfant, elles relèvent de ce qui lui est formellement interdit, exclu.

Il est nécessaire de conserver les mêmes règles et de les rappeler très souvent. Une fois la ou les règles établies, il est important de s’y tenir. En tant que parents ou professionnels, il apparait alors essentiel que les règles que vous fixez soient fermes et ne permettent pas la transgression. Rappeler encore et encore les règles pour qu’elles soient intégrées, comprises par les enfants. Si un enfant se met en colère à cause d’une règle établie par l’adulte, il est important de l’accompagner à accepter cette situation de frustration : «Tu es en colère et tu en as le droit, mais je te rappelle que dans l’espace calme il est seulement possible de jouer calmement, et ton comportement ne te permet pas d’y rester. Tu peux aller dans la cours si tu veux.

Bien sûr, certaines fois, le fait de répéter n’est pas suffisant pour l’enfant, car celui-ci peut mettre beaucoup de temps avant d’intégrer la règle, l’interdit qui est posé.

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  • 1ère fois : l’enfant transgresse la règle posée. L’adulte intervient et lui explique que ce qu’il vient de faire est interdit et pourquoi ça l’est. Nous utilisons également le signe « Interdit » issus de la Langue des Signes.
  • 2ème fois : l’enfant recommence. L’adulte intervient de nouveau : réexplique, verbalise, questionne l’enfant et propose de nouveau une alternative (qui peut être la même ou non / qui revient à dire « cela est interdit en revanche ça tu peux »). L’adulte rajoute qu’à la troisième fois (s’il recommence encore), il y aura une « conséquence » en fonction de l’action (attention, il ne s’agit pas de punitions, mais d’une action qui sera en lien et adaptée à la situation.).
  • 3ème fois : l’enfant réitère. L’adulte intervient et applique la consigne qu’il a donné précédemment.

En agissant toujours au bout de la troisième fois, l’enfant sait que la limite, il finira par la trouver. L’adulte s’épuise alors moins, car sans cette « limite des trois temps » que nous nous imposons, nous serions encore en train de lui répéter l’interdit, sans que cela ne fasse effet ! Loin de là l’idée de le « punir » pour qu’il « comprenne » ou de l’isoler seul dans un coin (il est trop petit pour « comprendre » et « réfléchir » à ce qu’il vient de faire !). L’objectif est donc d’appliquer l’interdit par une action qui va l’en détourner. A la crèche, nous pouvons demander à l’enfant de s’asseoir avec nous, lorsqu’il a besoin d’être isolé du groupe car il tape ou pousse par exemple et que cela devient compliqué à gérer pour lui. L’idée est de permettre à l’enfant de se recentrer sur lui-même car ses émotions débordent.

La Cohérence et l'Importance de la Communication

La cohérence est primordiale pour l'enfant. Que ce soit avec vous parents, ou avec les professionnels, ils savent repérer la faille quand il y en a une. Dans le cercle familial, il est important d’éviter de se contredire avec l’autre parent et de se mettre d’accord ensemble sur les règles et les limites que vous fixez à votre enfant. De plus, cela peut vous mettre dans une situation désagréable et vous mettre à mal. Nous entendons souvent les parents dirent « De toute façon, avec moi, il fait toujours ce qu’il veut, il ne m’écoute jamais. » Le fait de ne pas être en accord avec l’autre parent peut changer le comportement que votre enfant aura lorsqu’il sera en votre présence. Dans le cas de parents qui sont séparés ou se séparent, il est important et même essentiel de maintenir une communication qui concerne l’enfant et son éducation. Même si cela peut être compliqué dans la relation entre les adultes, l’enfant reste au centre de l’attention, et maintenir une communication autour de l’enfant et son éducation est essentiel.

Lorsque l’on pose une limite, un interdit, l’enfant peut parfois répondre de façon « excessive » car il est débordé par ses émotions intenses. L’enfant a besoin que son sentiment de frustration soit reconnu et compris par l’adulte sans jugement ; L’adulte qui met des mots sur ses émotions permet à l’enfant de se sentir reconnu et d’accepter la règle ou la limite posée. Quelques fois nous donnons trop de règles et de limites et c’est souvent là que l’enfant peut s’y perdre. Il est important d’avoir un nombre limité de règles qui seront non négociables comme par exemple, l’interdiction de la violence (avec l’adulte et les autres enfants qu’il côtoie).

Si l’enfant persiste dans le comportement inapproprié, il est essentiel d’aller chercher derrière, de « creuser » ce que l’enfant nous montre à voir. En effet, un enfant ne « provoque » pas ses parents (ou l’adulte) mais peut chercher son attention concrète en prolongeant le comportement qui a fait réagir son parent. Il peut chercher à valider auprès de lui ce qui est bien interdit en reproduisant le geste en question (et ce plusieurs fois jusqu’à ce qu’il l’intègre), ou il peut simplement n’avoir pas compris les attentes.

Éducation Positive et Bienveillante : Un Juste Équilibre

Il existe beaucoup de croyances, des influences de toutes parts qui génèrent parfois des difficultés pour les familles à s’y retrouver dans tout ça. Comment pose-t-on des limites ? Que considère-t-on comme « bêtise » ? Faut-il punir son enfant ? Les nouvelles connaissances sur l’enfant, l’évolution du regard que l’on porte sur lui ont mis en lumière un type d’éducation « positive » ou connue aussi sous le nom d’éducation « bienveillante ». Celle-ci consiste à écouter son enfant, mettre des mots sur ce qu’il fait, sur ses besoins… reconnaitre son besoin et proposer des alternatives lorsqu’il fait des expériences. C’est ce que nous prônons à la micro-crèche. Sauf que ce type d’éducation est parfois mal interprété, et des parents pensent alors qu’il faut laisser tout faire à son enfant, et qu’il ne faut absolument pas le frustrer… Certaines familles acceptent mal les « crises » de leur enfant en cas de frustration car ses colères, ses réactions sont parfois disproportionnées (cf. Ou ils ont des difficultés à poser des limites tout simplement… Peut-être parce qu’ils pensent que leur enfant les aimera moins ? Qu’ils ont un sentiment de culpabilité ? Or comme nous l’avons vu, l’enfant a besoin de limites ! C’est ce qui l’aide à grandir et à se sentir en sécurité. Il a besoin également de se trouver confronté à ses émotions en cas de frustration. Comment pourra-t-il apprendre à gérer ses émotions s’il n’est jamais confronté à un refus de la part du parent ? L’éducation bienveillante est une manière de poser les limites dans un esprit positif, d’écoute, et d’accompagnement de l’enfant lors de ses réactions face aux limites… mais elle contient quand même des règles et limites ! Il y a juste équilibre à trouver.

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Ce type d’éducation est celui qui était prépondérant avant, à l’époque de nos parents, grands-parents, qui étaient élevés « à la dure » comme on dit. Une éducation faite de punitions, fessées, coins, caractérisée par un cadre strict, dans lequel l’enfant n’avait pas son mot à dire, et ses besoins n’étaient pas reconnus. Cette croyance qu’il faut apprendre l’enfant à être frustré est inutile. L’enfant rencontre bien des frustrations sur son chemin, dès sa naissance, qu’il apprend à gérer avec l’accompagnement de l’adulte. Là encore, il s’agit de trouver un juste équilibre… et ôter cette idée de la tête qui est « j’ai été élevé à la dure et je n’en ai pas souffert ». Nos connaissances ont évolué, les enfants ont des besoins d‘expérimentations, qui ne sont pas forcément des « bêtises » mais des « expériences », (cf.

La Frustration : Une Étape Inévitable

La frustration est un état d’insatisfaction provoqué par le sentiment de n’avoir pas pu réaliser un désir. Nous sommes tous programmés pour rechercher le plaisir immédiat, et c’est particulièrement vrai pour les enfants, qui vivent sous le mode « je veux tout, tout de suite ». La frustration est inévitable, car on ne peut pas dire « oui » à tout, comme nous l’avons vu… comme il n’est pas nécessaire de frustrer à tout va ! Ce qui peut être compliqué par la suite, c’est la réaction de l’enfant face à la frustration, car oui il va inévitablement réagir… Cela peut se traduire par des pleurs, des cris, des colères, du « roulage par terre », etc… comment réagir alors ? Le tout petit ne sait pas gérer ses émotions, il en est incapable, du fait de l’immaturité de son cerveau. Il n’a pas encore les clés et les outils, comme nous, adultes, pour gérer des émotions trop fortes. L’enfant a besoin de décharger ses émotions, et cela peut être de manière parfois impressionnante. On peut se dire qu’il « en fait trop », qu’il « exagère » … mais ce n’est pas de son plein grès. L’enfant est parfois dépassé par ses propres réactions qu’il n’arrive pas à stopper.

Comme la colère… elle peut générer des manifestations d’agressivité (contre les autres, lui-même ou contre vous), des pleurs incontrôlables, des cris, etc. A savoir que l’enfant n’est pas mature émotionnellement, il a été prouvé que la maturité émotionnelle, c’est-à-dire la capacité à ressentir, exprimer, mais aussi assumer ses émotions, n’est acquise que vers l’âge de 25 ans !!! Ce qui veut dire qu’un long travail est nécessaire pour acquérir cette capacité de gestion des émotions. Comment accompagner les cris, colères ? Et dans tous les cas, nous VERBALISONS et l’ACCOMPAGNONS lors de ces moments de forte décharge émotionnelle… nous lui permettons de décharger car il en a besoin, mais dans des espaces ou sur des objets sur lesquels il est acceptable de se défouler. Et surtout nous mettons des mots, et nous reparlons de ce qui vient de se passer une fois la tempête émotionnelle passée. Il est inutile et même néfaste de le « gronder » car il est en colère. Il est au contraire nécessaire de reconnaitre son émotion (ici sa colère), de mettre des mots dessus, et de l’aider à la surmonter… en grandissant…

Témoignages et Inquiétudes des Parents

De nombreux parents expriment des inquiétudes quant à la sécurité et au bien-être de leurs bébés en crèche. Un témoignage poignant illustre ces préoccupations : une maman raconte l'expérience traumatisante de sa petite fille de 3 mois, touchée et pincée par un autre enfant à la crèche. Cette situation a ravivé son inquiétude quant à l'absence de séparation entre les bébés et les enfants plus grands, qui peuvent potentiellement leur faire du mal.

Cette maman décrit une crèche avec une pièce principale où tous les enfants sont présents, du plus petit au plus grand. Dans cette pièce, il y a un tapis d'éveil pour les bébés (les autres enfants n'ont pas le droit d'y aller, quand les bébés y sont, mais il n'y a aucune barrière de protection…) et différents espaces de jeux pour les plus grands. Il y a aussi une autre pièce pour les jeux, et pour tout le monde. Une pièce pour les repas, une pour le change, et le coin nuit avec 4 pièces pour les différents âges. La crèche est de plain pied. Elle avoue avoir été désagréablement surprise par l'absence de coin uniquement pour les bébés, mais elle n'avait pas trop le choix, car cette crèche est réservée aux parents qui travaillent à temps partiel. Elle s'inquiète également du fait que sa fille, très souriante, soit devenue la "mascotte" de la crèche, ce qui signifie que les autres enfants doivent la toucher pas mal.

Ces témoignages soulignent un manque de sécurité pour les bébés dans certaines crèches, où le mélange des âges et le manque de personnel peuvent entraîner des situations à risque.

Crèches : La Loi des Plus Forts ?

Certains parents dénoncent une "loi des plus forts" dans les crèches, où les bébés et les jeunes enfants sont exposés à la violence et à l'agressivité des plus grands. Une maman raconte que la petite fille de son amie a été mordue 3 fois jusqu'au sang (dont 1 fois au visage) dans sa crèche. Le personnel de la crèche n'a pas vu venir les agressions et n'a pas semblé catastrophé par la situation, allant même jusqu'à dire que la petite fille pourrait un jour mordre à son tour.

Ces témoignages mettent en lumière le manque de surveillance et de prévention de la violence dans certaines crèches, où le personnel débordé ne peut pas toujours assurer la sécurité de tous les enfants.

L'Impact de la Séparation sur les Bébés et les Mamans

La séparation entre un bébé et sa maman est une étape difficile, tant pour l'enfant que pour la mère. Une maman exprime sa détresse face à la perspective de laisser son bébé à la crèche, où elle craint que ses besoins ne soient pas intégralement satisfaits. Elle décrit une scène poignante où les bébés pleurent en attendant leur biberon, et où un petit garçon, laissé seul dans un parc, n'est pas entendu par le personnel.

Cette maman se demande comment elle pourra expliquer à son bébé qu'il ne sera pas toujours pris dans les bras, qu'il devra dormir seul et qu'il ne pourra pas téter à chaque fois qu'il aura faim. Elle se sent déchirée à l'idée de le laisser pleurer et de le forcer à s'adapter à un environnement qui ne correspond pas à ses besoins.

Ces témoignages révèlent la souffrance des mamans qui doivent confier leurs bébés à la crèche, souvent par nécessité, et qui craignent pour leur bien-être émotionnel et physique.

Solutions et Alternatives

Face à ces inquiétudes, plusieurs solutions et alternatives peuvent être envisagées :

  • Opter pour une crèche avec des sections séparées pour les bébés: Certaines crèches proposent des espaces dédiés aux bébés, avec un personnel formé à leurs besoins spécifiques. Cela permet de limiter les interactions avec les enfants plus grands et de garantir un environnement plus calme et sécurisé.
  • Privilégier un mode de garde individualisé: Les assistantes maternelles ou les gardes à domicile peuvent offrir une attention plus personnalisée et un environnement plus adapté aux besoins du bébé. Cependant, ces solutions peuvent être plus coûteuses et plus difficiles à trouver.
  • Communiquer avec le personnel de la crèche: Il est important de dialoguer avec les professionnels de la crèche pour exprimer ses inquiétudes et s'assurer que les besoins du bébé sont pris en compte. Il est également possible de demander à rencontrer la référente du bébé, qui sera en charge de son suivi individualisé.
  • Préparer la séparation en douceur: Il est important de préparer le bébé à la séparation en lui faisant découvrir progressivement l'environnement de la crèche et en lui confiant à d'autres personnes de confiance. Il est également conseillé de lui donner un objet transitionnel, comme un doudou ou une couverture, pour le rassurer en cas de besoin.
  • Militer pour l'amélioration des structures d'accueil: Certains parents appellent à une mobilisation collective pour réclamer l'ouverture de crèches réservées uniquement aux bébés, ainsi qu'une amélioration des conditions d'accueil et du personnel dans les structures existantes.

Ateliers "Rien" : Une Nouvelle Approche Pédagogique

Une approche pédagogique innovante, développée dans certaines crèches genevoises, consiste à proposer des ateliers "Rien", où les enfants sont placés dans une salle totalement vide, sans jouets ni matériel à disposition. L'objectif est de stimuler leur imagination, leur autonomie et leur capacité à entrer en relation avec les autres.

Ces ateliers permettent aux enfants d'apprendre à s'ennuyer, à ne rien faire pour être simplement bien dans l’instant présent. Ils développent leur imagination, deviennent plus autonomes et tissent des liens plus robustes avec leurs pairs. En n’ayant aucune stimulation, l’enfant apprend à se débrouiller, à chercher une solution seul, et à entrer en relation avec l’autre. Par ailleurs, lors de moments conflictuels, les professionnels de crèches sont invités à prendre de la distance en n’intervenant pas de suite afin de laisser les petits trouver le consensus par leurs propres moyens. En agissant ainsi, les enfants finissent par gagner en confiance et seront beaucoup moins enclin à entrer dans un processus de harcèlement scolaire.

Ces ateliers sont également sains pour les professionnels car eux aussi doivent redoubler d’ingéniosité pour aider les enfants à s’occuper. Ils sont encore plus disponibles pour être à l’écoute de chacun et peuvent plus facilement repérer les traits de caractères, les besoins ou les peurs de l’enfant. Ils apprennent ainsi à être disponibles tout en étant en retrait, afin de laisser aux enfants la liberté de penser et choisir ce que bon leur semble. Ainsi, il semblerait bénéfique de laisser de temps en temps les enfants dans une pièce totalement vide afin qu’ils apprennent à se laisser aller, ralentir dans une vie où tout va très vite et comprendre leur monde intérieur. Mettre en place ces ateliers dans les crèches, permettrait de rendre les enfants bien plus apaisés, et par la même occasion l’équipe pluridisciplinaire.

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