La maternité, un sujet universel et pourtant si personnel, est au cœur de nombreux débats et réflexions. Cet article explore les multiples facettes de la maternité à travers le prisme de l'œuvre de Titiou Lecoq, des discussions féministes contemporaines et des témoignages poignants. De l'accouchement aux inégalités professionnelles, en passant par les pressions sociales et les joies intenses, nous plongeons au cœur de cette expérience transformative.
Féminicides et la Lutte pour la Justice : Un Regard sur « Un Jour sur Trois »
Le roman "Un Jour sur Trois" de Stéphane Wegner aborde des sujets poignants tels que les féminicides, un fléau qui continue de sévir en France et dans le monde. Un jour sur trois, c’est une femme qui meurt sous les coups de son conjoint. En France, le féminicide c’est 113 femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en 2021 et déjà 3 femmes tuées en 24h en 2022. Autant dire, beaucoup trop. L'auteur, fort de ses 27 ans d'expérience dans le monde judiciaire, met en lumière les failles du système et les difficultés rencontrées par les femmes lorsqu'elles tentent de porter plainte.
Le roman s’inscrit en véritable allié du féminisme. En effet, par le biais de son personnage féminin, Elena, Stéphane Wegner parvient à aborder des sujets particulièrement intéressants. Ainsi, il met en avant le fait que l’autrice d’articles de vulgarisation cherche systématiquement à mettre en avant le rôle des femmes dans la recherche scientifique ou les avancées technologiques. Un point qui nous parle d’autant plus que de nombreux travaux réalisés par des femmes ont été volés par leurs confrères masculins. Ici, Elena choisi cependant un tout autre angle : le manque de présence des Femmes dans les manuels éducatifs. Ainsi, Un jour sur Trois évoque la place infime et la minimisation des travaux réalisés par les Femmes. Pour cela, Elena se réfère à un épisode l’ayant choqué alors même qu’elle n’était qu’au lycée. Un épisode où Marie Curie était dépeinte comme la « simple assistante de son mari ». Un peu dur pour la seule femme au monde à avoir reçu deux Nobel, n’est-ce pas ? Pourtant, encore aujourd’hui, alors qu’on nous parle sans cesse de parité femmes-hommes, les programmes scolaires ne font que régresser. À ce sujet, on vous conseille d’ailleurs de lire Le grand complot des livres d’histoire contre les femmes par Titiou Lecoq sur Slate.
Stéphane Wegner s’est directement inspiré d’un fait réel pour expliquer la spécificité du prénom d’Elena. Et oui, si le prénom de la jeune femme ne possède pas de H, ce n’est pas sans raison. Il vient en réalité de la ville d’Elne - Pyrénées Orientales -, où en 1939, Elisabeth Eidenbenz, une infirmière suisse, a monté une maternité pour les réfugiés espagnols. Ainsi, la jeune femme a permis à de nombreuses femmes d’accoucher sans avoir à craindre les conditions horribles des camps de réfugiés. Camps ou, une fois sur deux, une femme mourrait en couche. Cette histoire est d’autant plus importante pour Elena qui tient son prénom de sa grand-mère, née dans cette même maternité. En plus d’avoir apprécié le fait de revenir sur un tel événement, nous avons adoré le fait que, pour ne pas oublier leur passé, ce prénom ait été transmis à chaque génération suivante.
Dès les premières pages, on constate combien il est difficile pour une femme de porter plainte quand la police, et plus majoritairement, la justice française manque de sérieux face aux violences faites aux femmes. Ainsi, comme dans la réalité, une femme est renvoyée sans protection à son domicile. Domicile qu’elle n’atteindra malheureusement jamais. On a d’ailleurs apprécié l’alternance de point de vue entre le personnage principal et des situations quotidiennes de femmes en danger. Cela passe par les coups, la manipulation ou l’impossibilité de se défaire de ses relations violentes. Ce dernier point est très bien mis en avant par la femme d’un haut magistrat incapable de s’enfuir sous peine de voir son mari faire appel à ses nombreuses ressources pour la retrouver. Par ailleurs, notre regard passe par celui de Marc Amin. Un juge d’instruction parisien particulièrement cartésien en convalescence dans les Alpes du Sud qui va se mêler d’une série de disparitions étranges.
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Plutôt que de s’attarder uniquement sur le féminicide, Stéphane Wagner en profite pour faire le tour des sujets qui fâchent : immigration clandestine, pédophilie, trafiques sexuels. Tout cela, dans le but de montrer combien la justice française peine à avancer. Un passage du livre relatant l’immigration nous a particulièrement marqué. En effet, alors qu’il cherche à découvrir comment des femmes peuvent disparaître sans laisser de traces, Marc Amin est témoin d’une scène violente entre des extrémistes et un migrant. On découvre ainsi qu’afin d’empêcher ces hommes et femmes d’entrer dans le pays, des citoyens lambdas pensent pouvoir remplacer la police. Et évidemment, cela dégénère. Autre sujet sensible en France : le cannabis. Avec Un Jour Sur Trois, Marc Amin n’hésite pourtant pas à évoquer le sujet. Le personnage admet notamment que la pénalisation n’est pas la bonne solution. Mieux, il aborde la question d’un point de vue culturel. Afin de nous plonger entièrement dans le système judiciaire, Stéphane Wegner nous offre de nombreuses interactions. Par exemple, le livre nous permet d’assister à un rendez-vous entre une victime et une personne s’occupant de son dossier. Marc Amin étant lui-même juge d’instruction, on voit également le cheminement de sa pensée sur les sujets mentionnés. D’ailleurs, en interférant avec les autorités, il va également interagir avec les personnes en charge de l’affaire. Personnes qui lui demanderont de ne pas interférer avec l’enquête.
Le Coût de la Maternité : Entre Facture Professionnelle et Domestique
Alexandra Bensaid souligne le prix de la maternité pour les femmes. Tout le monde a parlé du coût de la baisse de natalité pour la société. Et ce matin, Alexandra Bensaid voudrait souligner le prix de la maternité pour les femmes… Vous vous souvenez de ce film de la fin des années 80. L'affiche montrait Diane Keaton en carreer woman, tailleur noir, attaché case et une toute petite fille en rose dans les bras… Le film s'appelait baby boom . On lisait le sous titre : J'ai un déjeuner d'affaires à 13h, pas le temps d'avoir un bébé… Et on en était là dans les années 70-80. Carrière ou maternité. Les femmes venaient d'avoir le choix, grâce à la pilule, au moins sur le timing.
La Prix Nobel d'économie Claudia Goldin a montré l'impact sur l'emploi des femmes. Plus d'un quart d'entre elles à cette période là n'a jamais eu d'enfant. Et Goldin a aussi montré combien la naissance du premier bébé explique la différence de rémunération entre femme et homme exerçant la même profession…. Les économistes ont beaucoup travaillé sur ce "coût de la maternité" ? Je vous conseille l'article de l'économiste Rachel Silvera sur le site d'Alternatives économiques qui fait la synthèse des multiples études. Pendant la grossesse, il peut déjà y avoir une perte de revenu lié aux arrêtset au congé maternité… Et surtout : Après la naissance, nombre de femmes se mettent à temps partiel, voire ne retournent pas au boulot. Surtout celles qui ont un petit salaire. Elles arbitrent entre travailler et payer la garde du bébé ou rester à la maison. Les plus diplômées sont infiniment moins touchées mais si on fait la moyenne, 5 ans après l'arrivée d'un enfant , les mères perdent environ 25% de leurs revenus salariaux. Je ne m'étends pas sur les pertes d'opportunités de carrière, les discriminations… Dans le même temps, qu'arrive-t-il aux pères? Rien, tout comme avant. Ah si : Fun fact : les hommes ingénieurs avec 4 enfants ou plus… ont une remarquable réussite professionnelle. C'est peut être l'image qu'ils renvoient… stable, responsable… est-ce qu'on dit ça des salariées mères de famille nombreuse?
Bon, cet outil là, il était déjà dans les tuyaux, il ne règle pas le problème de la garde jusqu'aux 3 ans de l'enfant. Le repackager en mesure choc pour le réarmement démographique, disons que c'est un petit dérapage marketing. Néanmoins aider les femmes à concilier famille et boulot, oui ça allège leur facture! Mais sur ce sujet aussi, l'Etat ne peut pas tout. En 2024, il faudrait accélérer la discussion avec pas mal d'employeurs et puis bien sûr avec les pères! Je vous ai parlé de la facture professionnelle; il y en a une domestique! L'arrivée d'un enfant c'est 5 heures de plus de travail "maison et famille" pour la mère et deux heures en moins pour les pères… Vous savez il y a d'autres pistes pour financer le modèle social. Mais si on estime que la natalité est très importante, alors - j'emprunte la formule à la féministe Titiou Lecoq - ça se résoud aussi autour du panier de linge sale.
Titiou Lecoq et la Révélation de l'Accouchement : Un Témoignage Brut et Honnête
Titiou Lecoq a raconté sur Girls and Geeks son accouchement. Si tu ne connais pas Girls and Geeks, le site de Titiou Lecoq, c’est le moment de te rattraper. Après quatre mois d’absence, l’auteure revient avec un post qui ne ménage pas son lecteur (et surtout sa lectrice). Un post qui parle de quelque chose de très effrayant, plus encore que de voir le mec en face de toi dans le métro sur le point d’éternuer sans se couvrir la bouche et le nez avec ses mains. Cette chose, je. Oh. J’ai du mal à l’écrire. L’ACCOUCHEMENT. (Et là ce serait sympa que tu imagines ce mot écrit en lettres de feu et de sang. Promis : ce n’est pas pour t’offrir un moyen de contraception d’urgence qu’on t’invite à lire Reprise d’activité, dans lequel Titiou Lecoq relate son accouchement. , sur son blog, sur Slate, ou si tu as lu Les Morues, son roman, tu n’es pas sans savoir qu’elle est drôle. Comme un bon film (mais un drôle), c’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’on te le conseille.
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Dans son œuvre et ses interventions, Titiou Lecoq aborde la maternité avec une honnêteté rafraîchissante, loin des clichés et des idéalisation. Elle explore les défis, les joies, les doutes et les transformations que cette expérience implique. Elle met en lumière les pressions sociales, les injonctions contradictoires et les inégalités qui persistent.
Bliss Stories : Donner Voix à l'Accouchement et Briser les Tabous
Donner voix à l’accouchement, c’est le pari de Clémentine Galey. Dans son podcast Bliss Stories, des femmes dévoilent la vérité nue de la grossesse, sans complexe, entre césarienne, hyperfertilité, insémination et stérilité. C’est à dos de scooter que Clémentine Galey arrive à Bastille. Elle commande un thé et s’excuse du retard: elle s’occupait de ses enfants. Un fils de sept ans et une fille de cinq. Depuis six mois, elle en porte un troisième. Il s’appelle Bliss Stories et c’est un podcast natif nécessitant trente à soixante minutes d’attention. Toutes les deux semaines, Clémentine Galey tend son micro aux mères de famille, jeunes ou aguerries, afin de relater le jour qui a changé leur vie: leur accouchement. Des grossesses qui s’éternisent aux agressions gynécologiques en passant par les instants de nirvana -le bébé dans les bras-, rien n’échappe à nos oreilles. “On croit qu’il n’y a qu’une façon d’accoucher, or il y en a plein. C’est une aventure, du désir d’enfant qui germe chez un couple jusqu’au ‘je tombe enceinte’, de l’avant-grossesse à la chambre d’hôpital”, explique Clémentine. En parler apaise ses invitées. Yeux azuréens, trentaine timide, prénom fruité et veste en jeans, Clémentine Galey a le parler généreux et l’écoute attentive. De son expérience de mère, elle retient deux grossesses vécues comme “des parenthèses enchantées” et deux accouchements par voie basse, qu’elle dit sans histoires -c’est pour cela qu’elle en cherche chez les autres. Dans son autre vie, cela fait sept ans qu’elle est directrice de casting pour une grande chaîne de télé. Quelques regards lui suffisent ainsi pour saisir un feeling. Mais avec Bliss Stories, elle déserte les salles de casting anxiogènes et s’invite chez celles qu’elle interroge. Elle pose son “matos” dans leur home sweet home, au milieu des photos de famille posées sur les meubles et des jouets abandonnés au sol. Il n’est pas rare que des gémissements ou des bruits de tété accompagnent la voix de l’interviewée cocoonnée. Au sein de ces bulles s’alignent les récits rocambolesques. Celui de Flore, qui a appris qu’elle était enceinte le soir des attentats du Bataclan. De Charlotte, qui parle sans chichis de ses “schnoufs” (Ndlr: ses règles) et de ses ovocytes. D’Agnès et de ses grossesses, d’Aline et de ses césariennes. Ces femmes ont beau avoir déjà accouché, elles délivrent tout dans Bliss. Leurs souvenirs, leurs rires. Leurs larmes aussi. Clémentine laisse alors le silence et les soupirs parler d’eux mêmes, échappant au voyeurisme et au pathos.
Clémentine Galey remue beaucoup ses mains. Pas seulement pour chasser la guêpe qui, ce matin, s’acharne à picorer son croissant, mais par passion, évoquant avec tendresse ses hôtes singulières. Elle est pour elles une journaliste mais aussi une amie, grande soeur et complice. Pour résumer la relation, quatres syllabes s’esquissent sur ses lèvres: sororité. “J’aime ce mot, il sonne bien à l’oreille et est agréable à dire”, s’amuse celle qui selon iTunes dispose d’une audience à 96% féminine. À l’instar des “Instamoms” qui se réunissent sur le réseau social, Clémentine Galey conçoit le podcast, medium intimiste, comme l’expression d’un collectif. Cela l’anime et la dépasse. Chaque jour, elle reçoit des rasades de messages d’anonymes qui désirent témoigner, des félicitations et des remerciements. Comme si Bliss Stories comblait un fossé qu’aucun n’avait jusque-là pris la peine d’observer. “Je n’ai pas cherché des solutions à des soucis que j’aurais pu avoir, mais des réponses pour d’autres. J’ai connu plein de femmes en détresse d’informations. Cette enfant de France Inter perpétue la bienveillance des voix qui l’inspirent, celles d’Augustin Trapenard, de Lauren Bastide et de Charlotte Pudlowski. Des ondes où s’enlacent poétique et politique, comme dans Bliss Stories, mosaïque d’âmes épanouies qui revendiquent le droit à disposer de leur propre corps. À l’instar de l’instigatrice de La Poudre, Clémentine Galey est féministe, mais l’est devenue sur le tard. “À la base ce n’était pas ancré en moi, mais plus je rencontre ces femmes plus mon ‘curseur de féminisme’ augmente!”, plaisante-t-elle.
Lorsqu’elle rencontre la douce Aline, cette dernière lui souffle un hashtag: #BalanceTonAccouchement. “Il n’y a pas de mots pour décrire ça. On t’appuie sur le ventre, te crie dessus, te fait une épisio’, te charcute. C’est de la violence gratuite qui arrange certains hommes, une domination perverse qui perdure. “Bliss” signifie “félicité”. Difficile de la trouver, entre les histoires d’humiliations, d’ascenseurs émotionnels et de mères qui culpabilisent d’avoir fait une fausse couche. “Il y a une grande injustice face à l’être-enceinte. Nous ne sommes pas logées à la même enseigne, on le vit différemment. C’est cruel, car aléatoire”, admet Clémentine Galey, qui cependant n’en démord pas: “Il reste ce ‘bliss’: la douceur divine de cet instant suspendu où l’on pose un bébé sur ton ventre. Personne ne peut te l’enlever. Ces parcours sont des combats qui n’existent que dans la perspective de ce moment.” Ressort de ces béatitudes une impression qui ne peut être comprise que par celles qui l’ont déjà vécu. Entre la magie de la maternité et la désacralisation -on parle sans détour des corps changeants et des sentiments confus-, chaque situation s’explore dans ses paradoxes. Tout en remplissant un vide, la podcasteuse fuit ces discours tarte à la crème sur les “mumpreneuses”. Au rayon des albums de famille qui imprègnent la rétine, elle aime citer Jane Birkin, “muse et maman, femme-enfant et fondatrice d’une véritable tribu de nanas”. Une figure féminine libre qui en porte mille. Comme un totem tentaculaire de ce “bliss” accordant autant de place à l’accouchement naturel -“un retour à la viscéralité maternelle”- qu’à l’assistance médicale à la procréation. “J’ai toujours été fascinée par la façon dont la médecine peut bouleverser la vie des femmes”, déclare celle qui aimerait à l’avenir consacrer un épisode aux allaitements longs, “lorsque le môme peut manger des steaks mais est encore au sein”. Aujourd’hui, Clémentine Galey dit avoir achevé une partie de sa “vie de maman”, désire interroger des mecs (à commencer par le sien) ou des mères qui ont fait d’elle celle qu’elle est, sa mamie par exemple, “qui a eu sept enfants, a été enceinte dans une espèce d’abnégation totale, accouchant sans péridurale mais sans jamais se plaindre”.
Démoulage et Révélations : L'Expérience Personnelle de Titiou Lecoq
Titiou Lecoq partage son expérience personnelle de l'accouchement, brisant les tabous et les idées reçues. Elle décrit avec humour et franchise les réalités de la maternité, loin des images idéalisées. Elle aborde les aspects physiques et émotionnels de cette transformation, ainsi que les défis liés à la conciliation entre vie personnelle et professionnelle.
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J'ai fait un Top 10 des déclarations les plus stupides de Carla Bruni-Sarkozy. (Certes, je poste pas beaucoup sur le blog mais en vrai, je continue de bosser. Tu n’es pas du tout intéressé par les histoires de maternité ? Venons-en à l’annonce de mon démoulage, annonce qui a provoqué plusieurs types de réactions. D’abord les félicitations (merci boys and girls). Les « j’y crois pas ». Visiblement, une partie d’entre vous n’envisageait pas que je puisse avoir des rapports sexuels. MERCI HEIN. Il y a le « tu m’as trahie ». Les « tu n’es plus comme nous, tu as rejoint le clan des Autres ». Oui et non. L’exemple de Vieux Félin est à ce titre fort rassurant. Mais bon, l’image de la mère reste un stéréotype très prégnant. La vérité, c’est qu’au moment où vous démoulez les filles, vous avez pas brusquement une révélation divine qui vous permettra de comprendre intuitivement votre enfant et d’aborder la vie avec sérénité. (En vrai, vous avez surtout mal.) (La seule révélation que vous avez c’est que l’inventeur de la péridurale devrait être béatifié.) Nota Bene à l’intention des lectrices qui auront peut-être un jour un enfant. La péridurale, c’est génial mais le truc dont personne ne m’avait prévenue c’est qu’une fois le cathéter de la péridurale installé, vous avez plus le droit : 1°) de boire même un verre d’eau 2°) de vous lever, 3°) conséquemment d’aller faire caca. Sachez-le. Perso, j’ai passé 10heures allongée et déshydratée. Devenir mère ne marque pas la fin des années galères, ne fait pas brusquement de vous une adulte installée dans une vie confortable et sans heurt. Surtout qu’en plus, il a fallu que je corse un peu l’affaire. Des amis n’ont pas manqué de me faire remarquer qu’entre le chemin avec l’écriteau « ATTENTION Marre à caca dans 50 mètres » et « Route tranquille » j’ai un tropisme qui me pousse à choisir systématiquement le premier. Mouais… Je veux bien. A titre d’exemple, il y a mon inénarrable premier rendez-vous à la maternité où la sage-femme m’a demandé « Votre situation familiale.
D’abord, le séjour à la maternité. Assez connement, moi, j’imaginais ça comme un séjour à l’hôtel où une équipe de sages-femmes me chouchouteraient et me transmettraient le savoir ancestral des mamans. En vrai, c’était pas du tout ça. D’abord, le lendemain du démoulage j’étais pas juste fatiguée : j’avais mal. Plus précisément, j’avais des contractions. What ?! Bah oui, après l’accouchement, vous vous mangez facile 48h de contractions à crever de douleur. Pour vous soulager, toutes les 2h, les infirmières font le tour des chambres pour distribuer des cachetons. En plus, le premier matin j’étais tranquille en train de dormir (je venais quand même de donner la vie merde) quand une meuf est rentrée dans ma chambre en me disant « voilà votre bébé ». Et là, panique. Pendant quelques secondes, j’ai cru qu’elle se trompais. Parce que j’avais pas seulement oublié que j’avais accouché, mais j’avais carrément zappé que j’avais été enceinte. Donc on m’apporte le têtard, on me colle un biberon dans les mains et la meuf se barre sans rien m’expliquer. Comme je suis pas complètement débile, j’ai fait le rapprochement biberon -> enfant -> bouche. Pas peu fière de moi, une heure plus tard, quand la meuf revient, je lui tends le biberon à moitié vide. Je m’attendais à ce qu’elle applaudisse. Pas du tout. Elle m’a pourri la gueule. « Comment ça vous lui avez donné 50 cl ?! Mais vous êtes folle ?! Fallait lui donner 15 ». Là, j’ai commencé à comprendre que les puéricultrices ne seraient pas mes amies. Parce que c’est elle qui décide si elle accepte de vous prendre l’enfant pour la nuit. (Enfin… la nuit = 1h du mat -> 6h du mat.) Donc tous les soirs, vers 23h30, commençait le défilé des mauvaises mères. On arpentait le couloir pour passer devant la baie vitrée de la nurserie en boitant, genre « oh zut… mes sutures d’épisio ont encore lâché », l’air hagard, genre « c’est donc ça le baby-blues » dans l’espoir que la salope de puéricultrice allait avoir pitié et accepter de nous prendre nos progénitures quelques heures. Ou au moins de les mettre en tête de la liste d’attente. Interlude photographique. Sinon, j’ai vécu une scène RGPP style qu’on aurait dit directement tirée de mon roman. Assez paradoxalement, la maternité est un endroit où on vous infantilise - tout en considérant que vous savez déjà tout faire. L’infantilisation passe par le fait qu’on ne vous parle qu’à la troisième personne. C’est également un endroit où la dignité humaine est une notion très relative. Déjà, le personnel soignant rentre dans votre chambre sans jamais frapper - ce qui est un peu relou quand, entre deux visites d’infirmières, vous essayez de picoler la bouteille de vin que vous avez cachée dans votre table de chevet. (Merci Ondine.) Ensuite, que vous soyez avec des amis venus vous soutenir, elles s’en contrecarrent le cul. Du coup, vous pouvez être avec n’importe qui, la meuf débarque, vous lui faites remarquer que vous êtes pas seule et elle vous répond que ça la dérange pas. Elle commence alors son sempiternel questionnaire. - Et la maman ? La meuf le note sur sa feuille. En général, à ce moment-là, vos visiteurs commencent à se foutre de votre gueule. - Et pour vous ?
L'Histoire Oubliée des Femmes : Un Combat pour la Reconnaissance
Titiou Lecoq s'intéresse à la place des femmes dans l'histoire, souvent minimisée ou ignorée. Elle dénonce les mécanismes qui ont conduit à l'effacement des femmes dans les récits historiques et plaide pour une réécriture de l'histoire qui rende justice à leur contribution.
A 40 ans, je viens d’avoir une révélation : tout ce que j’ai appris à l’école est faux. Du moins, incomplet… Souvent, je me suis demandé pourquoi il y avait si peu de femmes dans mes livres scolaires : j’avais fini par me dire que les femmes n’avaient pas tenu de rôle aussi important que les hommes dans l’Histoire (avec un grand H) et que leur condition de femmes les avait obligées à rester en retrait. Jusqu’à ce que la lecture du dernier livre de Titiou Lecoq, « Les grandes oubliées - Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes ? », me fasse entrevoir une réalité bien différente : le rôle des femmes dans l’Histoire, mais aussi dans le domaine artistique, n’a pas été aussi minime que je le croyais. Bien au contraire. Alors pourquoi - et comment - a-t-on fait disparaitre ces femmes ?
Au-Delà des Livres : Réflexions sur l'Éducation et le Féminisme
Plus le temps passe, plus je suis sensible aux questions d'éducation. Et principalement quand il s'agit des questions de genre et de sexisme. J'avais déjà dévoré Tu seras un homme féministe mon fils et je continue à m'interroger au quotidien sur l'éducation que je donne à mon fils de 3 ans. C'est certainement l'influence de cette parole des femmes qui se libère (enfin, même si ce n'est pas assez à mon goût) et le fait qu'en tant que mère d'un garçon, je me dis qu'il est aussi de ma responsabilité de femme de planter en lui les graines de la tolérance, de l'égalité et du féminisme (et j'entends par la le fait qu'hommes et femmes aient strictement les mêmes droits). J’ai un petit garçon de 3 ans et depuis sa naissance, je fais peser sur mes épaules une véritable responsabilité quant à la façon de l’éduquer. Depuis toujours, les inégalités entre hommes et femmes me révoltent : j’essaie bien sûr au quotidien de lutter contre ces injustices, mais les choses sont bien ancrées dans l’inconscient collectif. Je ne peux m’empêcher de penser que ma génération a la responsabilité de planter chez les enfants les graines de l’égalité des adultes qu’ils seront demain. J’ai eu beau chercher des livres sur l’éducation féministe des garçons, je n’ai rien trouvé (alors que pour les filles, pfffiiiiou, qu’est-ce qu’il y en a !).
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