L’arrivée des premières règles est une étape significative dans la vie d'une jeune fille, marquant le début de sa puberté. Cependant, ce passage peut être source d'inquiétude et d'interrogation, surtout lorsque les menstruations surviennent pendant l'enfance. Cet article vise à démystifier ce processus naturel, à offrir des informations claires et précises, et à aborder les symboles et les tabous qui l'entourent.
Les Signes Avant-Coureurs des Premières Règles
Le début de la puberté est marqué par plusieurs changements physiques qui annoncent l’arrivée prochaine des premières règles. Le corps change petit à petit, se préparant à l’apparition du dernier élément de la puberté que sont les menstruations, comme l’indique Hélène Jacquemin-Le Vern.
Développement Mammaire
« Ça commence par des bourgeons mammaires, ce sont deux petites boules qui s'installent au niveau des mamelons », explique la médecin. Les premières règles arrivent, en général, dans les deux à trois ans qui suivent l'apparition de ces bourgeons. C'est généralement la dernière étape avant l'arrivée des premières règles. « Elles témoignent de la production et de la sécrétion d'œstrogènes par le corps », détaille la spécialiste. Ces pertes sont généralement irrégulières et épaisses. Ces dernières servent aussi à nettoyer le vagin.
L'Âge d'Apparition des Premières Règles
Il n’y a pas de normes en matière d’âge d’arrivée des premières règles, mais simplement une moyenne : « L’âge moyen c’est 12 ou 13 ans. Mais on observe depuis quelques années un recul. Mais attention à ne pas confondre l’arrivée des premières règles avec la maturité sexuelle. Ce n’est pas parce qu’une jeune fille de 12-13 ans a ses règles qu’elle est en âge d'avoir des rapports sexuels : « Le corps fait une promesse de fécondité mais ce n’est pas pour autant que la maturité sexuelle est là. » En France, la majorité sexuelle est fixée à 15 ans. Les premières règles peuvent se manifester un peu plus tard que 13 ans : « On considère qu’il n’y a pas d'anomalie à ne pas avoir ses règles jusqu’à 17 ans. »
Briser le Tabou des Règles
Malgré les avancées, le tabou des règles est persistant au sein de certaines familles. Une partie des adolescentes ne reçoivent aucune explication quant à ce phénomène tout à fait naturel chez les femmes. « C’est très important de leur en parler pour qu’elles ne complexent pas », conseille la gynécologue. Ce sont les femmes qui sont les mieux placées pour en parler. Si vous avez des enfants, des nièces ou des cousines de 8 ans ou plus, expliquez-leur avec des mots simples ce que sont les règles. Le fait de saigner est souvent associé à une blessure dans l’imaginaire des enfants, expliquez-leur que ce n’est pas grave et que ce n’est pas une plaie qui cause ces saignements.
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Les Protections Périodiques
« C’est essentiel de leur parler de la multitude de protections mises à leur disposition aussi », ajoute la médecin. Culottes menstruelles, tampons, serviettes hygiéniques ou encore coupes menstruelles, le choix est large. À elles de choisir celle qu’elles préfèrent. « Les tampons ne sont pas contre-indiqués chez les jeunes filles.
Quand Consulter un Médecin ?
Une jeune femme n’a, en principe, aucune raison de consulter lorsqu’elle a ses premières règles. « Il n’y a aucune raison de voir gynécologue si la jeune fille n’a pas de douleurs ou de saignements très intenses et hémorragiques », insiste la médecin. Pas de panique non plus si les premières règles sont irrégulières. Il peut y avoir un retard sur les prochaines menstruations. « Elles peuvent très bien arriver, puis partir pendant un à six mois. Dans le cas où les premières menstruations arrivent tôt, il n’est pas non plus essentiel de changer de médecin. « Elles peuvent continuer à consulter un pédiatre sans problème », affirme Hélène Jacquemin-Le Vern. Mais si une jeune femme tient à être rassurée par un gynécologue, il est tout à fait possible d’en consulter un.
Pictogrammes et Symboles : Un Langage Universel
Les pictogrammes sont des dessins simplifiés qui représentent de la façon la plus claire possible une action ou un concept plus abstrait tel qu’une émotion. La signification d’un pictogramme est limpide et peut être comprise par tous. Il est important de différencier les symboles et pictogrammes des images. Les images sont utilisées pour composer une illustration ou un dessin qui véhiculent de nombreuses informations à la fois. Un symbole ou un pictogramme, quant à lui, se concentre sur un seul concept.
L'Utilisation des Pictogrammes
Les symboles et pictogrammes sont des supports ludiques et pratiques à utiliser avec les tout-petits comme les plus grands. Bien que les pictogrammes et symboles aient d’abord été développés pour les enfants ayant des troubles de la communication verbale, ils sont des outils pédagogiques qui peuvent être utilisés pour le plus grand bénéfice de tous les enfants ! Tout petit, l’enfant a déjà le désir et le besoin de communiquer. Les symboles et pictogrammes peuvent être utilisés très tôt. Dès 12 mois, il est possible de les intégrer dans le quotidien de l’enfant. Lorsque celui-ci n’a pas le vocabulaire nécessaire pour exprimer ce qu’il pense, rien ne l’empêche d’utiliser cette autre façon de communiquer.
Pictogrammes pour l'Autonomie
Pour faciliter l’accessibilité et favoriser l’autonomie, des pictogrammes peuvent être utilisés pour identifier toutes les pièces de la maison. Il s’agit d’une étape importante de l‘autonomie. Les enfants gagnent ainsi en estime de soi. Ils sont fiers de pouvoir s’habiller tout seul. Comme pour toutes les grandes étapes vers l’autonomie, celle-ci doit s’effectuer pas à pas, avec l’aide des parents bien évidemment, mais aussi avec l’aide d‘un support visuel. En effet, ce support va permettre de détailler tout l’habillement geste par geste pour faciliter cet apprentissage.
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Pictogrammes pour la Santé
Contre les maladies de l’hiver (grippe, gastro-entérite) et de la Covid, se laver les mains est un geste barrière contre les microbes. Depuis toujours, il est important de se laver correctement les mains et on en mesure encore plus l’importance depuis ces deux dernières années. L’autonomie de la toilette est une étape importante de l’enfance. Elle va s’acquérir en douceur, grâce à des processus progressifs. Pour accompagner votre enfant dans cette prise d’indépendance, des posters avec des pictogrammes peuvent lui apprendre, étape par étape, à prendre une douche sans rien oublier !
Pictogrammes et Adolescence
La période de la puberté est une période déroutante pour les adolescents et les parents. En effet, les changements émotionnels et corporels peuvent être difficiles, et plus particulièrement, pour les adolescents avec autisme. C’est également une période où les premières menstruations arrivent. Pour que ces changements s’opèrent de la meilleure des manières, il va falloir les accompagner et les préparer au mieux. Des supports réalisés avec des pictogrammes WIDGIT peuvent communiquer un message clair et compréhensible par tous au sein d’une école inclusive : une affiche des gestes barrières, des affichettes étape par étape pour le lavage de mains et le passage aux toilettes, des supports pour gérer les émotions, un tableau de communication en soins essentiels… Tous ces supports ont été réalisés à l’aide du logiciel SYMWRITER, un logiciel de traitement de texte par symboles et synthèse vocale, spécialement adapté pour un mode de communication par l’image ou pour créer des outils d’apprentissage différenciés et dynamiques.
Le Cycle Menstruel : Comprendre les Règles
Les règles font partie du cycle menstruel de la femme. C'est un écoulement de sang, par le vagin, qui indique qu'aucune grossesse n'est en route. Chaque mois, le corps d'une femme, ses ovaires produisent un ovule, qui descend dans son utérus. Celui-ci est prêt à être fécondé en cas de contact avec un spermatozoïde (si vous avez un rapport sexuel non protégé par exemple). Pendant ce temps-là, les hormones travaillent pour créer une muqueuse sur la paroi de l'utérus, on l'appelle l'endomètre. Cela sert - encore et toujours - à préparer l'arrivée d'une grossesse. Si ce n'est pas le cas, si l'ovule n'est pas fécondé, alors toute cette muqueuse doit être évacuée. Cela se fait par le vagin.
Mythes et Réalités sur les Règles
De nombreuses croyances et légendes entourent les règles des femmes, des fausses croyances sur les règles, nées de la méconnaissance et de la bêtise. Une femme qui a ses règles n'est pas sale, les menstrues ne sont pas impures et ce n'est pas parce que vous faîtes une mayonnaise pendant vos règles qu'elle va tourner. Aujourd'hui il faut en finir avec tous ces mythes qui donnent une image de la femme dégradante. Dans certains pays, les femmes qui ont leur règles doivent aller s'exiler dans des grottes pendant leur règles car les gens pensent qu'elles portent malheur ! Des centaines de femmes meurent chaque année à cause de coutumes avilissantes qui font d'elles des parias plusieurs jours par mois. Cela doit cesser.
Les Règles : Un Symbole de Féminité
La féminité se définit de bien des façons, mais les règles en sont l'un des symboles fort. Elles sont ce qui permet à l'humanité de se perpétuer depuis des millions d'années. C'est grâce aux menstrues de nos mères que vous et moi sommes ici. Pouvoir dire "J'ai mes règles" en toute liberté et sans tabou est un enjeu pour les générations futures à qui l'on doit montrer qu'il n'y a rien à cacher.
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Le Syndrome Prémenstruel (SPM)
Chaque femme est différente et si certaines traverseront leur cycle menstruel sans jamais sentir de changement hormonal, pour d'autres ce sont les montagnes russes émotionnelles. Quelques jours avant le début des menstrues, beaucoup de femmes ressentent le syndrome prémenstruel, aussi appelé SPM. Personnellement j'en cumule plusieurs de chaque catégorie et franchement, ce n'est pas une partie de plaisir, surtout pour mon entourage. Mon mari sait d'ailleurs mieux que moi où j'en suis dans mon cycle menstruel et quand mes règles vont arriver. Il sait que je n'y peux rien, que ce sont mes hormones et que si c'est déjà difficile à vivre pour moi, il n'y a pas besoin d'en rajouter.
Gérer le SPM
De mon côté, j'ai très mal vécu ce SPM pendant très longtemps, jusqu'à temps d'en prendre conscience, de noter les symptômes sur mon calendrier. Quand j'ai vu que chaque mois avant le début de mes règles j'avais ces quelques jours d'extrême irritabilité, d'angoisses etc… cela m'a permis de commencer à relativiser et d'agir en conséquence. Lorsque je suis dans cette période, je sais que je deviens hypersensible à tout ce qui m'entoure, donc je prendre de la distance avec ce que je ressens pour ne pas sur-réagir aux évènements. Quand je suis en syndrome prémenstruel, je peux m'énerver et fondre en larmes juste après, je le sais, mon mari aussi. Le fait de le savoir, et de l'accepter sans chercher à la contrôler permet de me déculpabiliser et donc de percevoir certaines émotions en me disant "tiens mon SPM est dans la place, cette situation m'énerve mais je sais que mon sentiment / mon angoisse est aussi causé par mes hormones, essayons de voir les choses autrement". Du coup, ayant un syndrome prémenstruel assez prononcé, j'accueille mes règles avec presque du soulagement. Enfin mes hormones vont me laisser tranquilles.
Vivre avec les Règles
Les règles sont là et on ne peut rien y faire. C'est comme quand on nage dans l'océan: rien ne sert d'aller à contre-courant, il faut faire avec les vagues. Le premier jour des règles est souvent le plus douloureux et là où les saignements sont les plus abondants. Mais cela dépend de chaque femme. Chaque femme est différente, certaines ne ressentent rien du tout quand d'autres sont clouées au lit avec des migraines. Difficile de les accueillir avec sérénité quand elles vous gâchent la vie et vous mettent en incapacité plusieurs jours par mois. Lorsque les règles deviennent handicapantes, il est primordial d'aller consulter un·e gynécologue ou une sage-femme.
Les Différentes Protections Périodiques
Chaque femme est différente et aura ses préférences. Pour ma part, depuis que j'ai essayé les culottes menstruelles, je ne peux plus m'en passer. Je n'utilise des tampons que si j'y suis obligée : si je dois aller à la plage ou me baigner. Je n'arrive pas à adhérer à la cup par contre. Je mets des protège slip en tout début et fin de cycle pour ne pas salir ma lingerie avec les spottings.
Contraception et Règles
La contraception peut être féminine ou masculine, il nous paraît important de le rappeler car dans la majorité des cas, c'est encore la femme qui gère cela dans un couple. Ces moyens de contraception sont des hormones ou des corps étrangers. Si vous souhaitez une contraception au naturel, vous pouvez surveiller votre ovulation en prenant votre température ou en apprenant à connaître votre corps et les signes qui indiquent que vous pourriez tomber enceinte.
Endométriose et Règles
Il arrive que la muqueuse utérine se développe en dehors de l'utérus. C'est ce qu'on appelle l'endométriose. Cela fait très mal car c'est une maladie inflammatoire qui créé des micro hémorragies et faire perdre leur mobilité à certains organes avoisinant.
Les Règles : Un Enjeu de Société
Les règles constituent un véritable sujet de santé publique, et pourtant, les femmes sont les premières à intérioriser le tabou menstruel. L’étude de l’association enregistre une disparité d’informations reçues dans le cadre scolaire (par à peine 74 % des filles), et ce selon les régions. D’après le baromètre, les premières règles arrivent pourtant de plus en plus tôt : à 12 ans et 2 mois en moyenne, soit 5 mois de moins qu’il y a trente ans. Près de 80 % des jeunes filles ont leurs premières règles avant 13 ans, et 20 % à l’école primaire. Les émotions ressenties à ce moment-là sont inquiétantes : angoisse et surprise (31 %), peur (25 %) et dégoût (17 %). Le nœud du problème réside dans le manque d’informations suite à l’arrivée des premières règles.
L'Éducation Menstruelle à l'École
D’après l’association, si près de trois-quarts des jeunes filles interrogées ont déclaré avoir été informées à l’école sur le sujet, seules 50 % des moins de 13 ans en ont bénéficié. "C’est encore un impensé à l’école", estime Maud Leblon, directrice de Règles élémentaires dans une interview accordée à France Inter, qui milite pour la généralisation des cours d’éducation menstruelle et à la mise à disposition de protections périodiques dans tous les collèges. Ne pas penser aux règles aux collèges, c’est ne pas penser que la moitié des élèves du collège ont leurs règles et qu’évidemment ça les impacte, en moyenne, un quart du temps. Rien n’est adapté pour ça ou presque.
Briser le Silence : Parler des Règles
Avoir ses règles, rien de plus normal. Pourtant, pour de nombreuses filles et femmes, les règles sont encore une source tantôt d'angoisse, de honte voire même d'exclusion. D'ailleurs, la survenue des règles, a fortiori les premières règles, reste un événement souvent secret et dont on ne parle pas ou peu, et rarement de manière positive. Bien souvent, on a même du mal à les nommer : "ragnagnas", "mes trucs de filles", "je suis indisposée", "avoir ses ourses"… Cependant, les marques tendent peu à peu à changer la donne, grâce à l'impulsion de mouvements et d'associations.
Les Règles : Un Combat Universel
"Une femme a ses règles en moyenne entre 2 555 et 3 000 jours dans sa vie, soit plus de 8 ans au total ! Dans trop de pays, pour trop de femmes, c’est autant de jours à éprouver un sentiment de honte ou être victimes de discriminations. Les règles, un combat féminin universel… Laury-Anne Bellessa, porte-parole chez CARE France nous explique : "Le tabou des règles affecte la quasi-totalité des femmes dans le monde, ce qui en fait l'un des combats féminins les plus universels. Il parle à toutes les femmes, peu importe où elles grandissent. Pour beaucoup, il s'agit d'un sujet intime, qui doit rester dans le cadre privé… mais pourtant, c'est un bien un enjeu de société quand on constate les différentes conséquences sur la vie des filles et des femmes", souligne-t-elle.
L'Importance de l'Information
"Aujourd’hui, encore trop de jeunes filles sont affolées à l'arrivée de leurs premières règles car elles ne savent pas ce qu’il se passe dans leur corps. Il faut informer aussi bien les petites filles que les petits garçons, en fonction de leur âge, dans le but de normaliser le cycle menstruel. Ce tabou lié aux règles a des conséquences graves et encore sous-estimées. Il dépasse largement le sentiment de honte, bien ce que dernier suffise à générer des drames. En effet, au Kenya, en 2019, une jeune fille humiliée parce qu'elle avait une tâche de sang sur son uniforme s'est suicidée. Tout ça parce qu'avoir ses règles n'est pas encore aujourd'hui quelque chose d'accepté et perçu comme normal. Les conséquences sociales et médicales sont également alarmantes. "En Inde, 40% des jeunes filles déclarent manquer l'école lorsqu'elles ont leurs règles ce qui impacte leur apprentissage et leur avenir. "On a tous un rôle à jouer", affirme ainsi Laury-Anne Bellessa. A commencer par les parents. En tant que parent, mère ou père d'ailleurs, vous avez ainsi votre part de responsabilité dans cette transmission de l'information. Parler de règles, cela fait partie de l'éducation de votre enfant, qu'il s'agisse d'une fille ou d'un garçon d'ailleurs.
Le Rôle des Parents
"Pour cela, il faut commencer par soi-même être à l'aise avec le sujet. Or, on a pu remarquer que certains adultes, femmes ou hommes, étaient très mal informés. "C'est quoi les règles exactement ? Suis-je à l'aise avec mes règles ?" sont autant de questions sur lesquelles s'interroger pour apporter un éclairage bienveillant à ses enfants. Ce message, Véronique l'a bien entendu, et il y a des années déjà. Quand sa fille lui a annoncé qu'il y avait du sang dans sa culotte, qu'elle pensait qu'il s'agissait de ses règles, elle n'a pas hésité : "Je l'ai immédiatement prise dans mes bras et je l'ai félicitée. Je lui ai proposé de lui offrir un petit cadeau pour célébrer ce moment important de sa vie. Le soir on a fait un bon repas et je lui ai toujours dit de venir m'en parler librement", raconte cette maman dont la jeune fille a aujourd’hui 24 ans. Sa fille, Laura, se sent chanceuse : "Quand j'ai eu mes premières règles, ça m'a fait quelque chose, mais je savais de quoi il s'agissait grâce à ma mère. Je n'étais pas inquiète. J'en ai parlé avec mes copines, comme je trouvais ça tout à fait normal, et heureusement ! Je me rappelle que la plupart de mes amies n'avaient pas du tout idée de ce qui les attendait".
Célébrer les Premières Règles
Pourtant, près de 10 ans plus tard, associer les règles à une idée positive comme l'a fait cette maman ne coule pas de source, loin de là. Un rituel aux États-Unis voit cependant le jour pour lever ce tabou : la Period Party. Il s'agit d'organiser une petite fête pour célébrer l'arrivée des premières règles. Gâteaux avec des glaçages couleur sang, des mots de félicitations du type "Happy 1st Period" ("Joyeuses premières règles") et parfois des confiseries en forme de tampons ou de serviettes hygiéniques… tout ressemble à une fête d'anniversaire, le thème des règles en plus. "Des premières règles, ça n'arrive qu'une fois dans sa vie, alors pourquoi se priver d'en faire un événement festif et joyeux ?", commente ainsi une maman sur un forum américain.
Respecter le Choix de l'Enfant
Même si l'initiative est séduisante et rafraichissante, il faut avant tout respecter son enfant. Une jeune fille à l'adolescence ou la pré-adolescence, n'a pas forcément de faire état publiquement de tous les changements que son corps opère. "C’est un moment important pour la jeune fille, alors fêter ses première règles lors d'une Period Party, pourquoi pas… mais en accord avec son enfant. Si ça l’embarrasse, qu'elle ne veut pas être le centre de l'attention, il ne faut pas la forcer. Parlez-en avec elle, voyez ce qu'elle en pense. Si elle n'est pas à l'aise, vous pouvez marquer le coup autrement.
Éduquer les Garçons
Comme nous l'avons vu, beaucoup de connotations négatives entourent encore les règles, notamment dans l'esprit des hommes. "Nous sommes dans une société qui véhicule l'idée selon laquelle le flux menstruel est sale et/ou dégoûtant voire impur, par manque d'éducation", souligne une fois de plus Laury-Anne Bellessa. Il parait encore anecdotique pour certains de devoir sensibiliser les jeunes garçons. Il est pourtant nécessaire que la normalisation des règles passe aussi par eux. "Imaginez une seconde : une jeune fille a ses règles et sa mère est absente… Un père doit pouvoir être capable d'accompagner son enfant. Si vous n'êtes pas à l'aise pour en parler avec votre partenaire ou votre fils, sachez qu'il existe des ouvrages pour vous aider. Nous pouvons vous conseiller "Les Règles… quelle aventure !", publié chez La ville brûle. Pas fan de lecture ? Il suffit de trente minutes pour faire le tour du sujet grâce au documentaire 28 jours, disponible gratuitement sur Youtube. Vous pouvez également prendre le parti d'en rire pour aborder le sujet en couple, en regardant le spectacle de l'humoriste Klaire fait grr consacré aux menstruations.
La Fin des Règles : Ménopause
Les règles ne durent pas toute la vie. Quand le « stock » d’ovules est épuisé, on entre en ménopause. Mais cela peut varier encore davantage ! La fin des règles « pour toujours » est un processus long, un peu comme le début, lorsqu’il faut du temps pour comprendre les cycles, leur début, leur durée, leur fin. Au final, on repasse par les mêmes incertitudes !
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