L'alimentation du nourrisson est une étape cruciale dans son développement. Les jeunes parents sont souvent confrontés à de nombreuses questions : Comment introduire de bonnes habitudes alimentaires ? Quand commencer la diversification alimentaire ? Quels aliments privilégier et comment s'y prendre ? Cet article répondra à ces questions et vous guidera à travers les différentes étapes de l'alimentation de votre bébé, de la naissance à 36 mois.
Diversification alimentaire : le commencement d'une nouvelle aventure gustative
La diversification alimentaire est une période de transition qui amène progressivement le nourrisson d’une alimentation lactée exclusive à une alimentation omnivore. Elle permet de satisfaire ses besoins nutritionnels, de croissance, de développement neuro moteur et psychomoteur.
Quand commencer ?
Le moment idéal pour débuter la diversification se situe entre 4 et 6 mois. Votre petit sait tenir sa tête, il est capable de tenir assis avec un support et il porte des objets à sa bouche ? Le moment est venu d’interroger votre pédiatre ou médecin qui suit habituellement votre enfant pour savoir si vous pouvez commencer la diversification alimentaire. Il est important de ne pas commencer avant 4 mois révolus, chez un nourrisson né à terme et en bonne santé. Si vous allaitez, vous pouvez continuer l'allaitement exclusif jusqu'à 6 mois, mais pas au-delà. Si vous souhaitez commencer la diversification alimentaire avant, vous pouvez débuter entre 4 et 6 mois.
Le Dr Karine Garcette, gastro-pédiatre, conseille de choisir un jour où vous ne serez pas bousculé afin de pouvoir accorder toute l’attention nécessaire à votre bébé. « Il faut que l’enfant soit assis correctement dans une ambiance sereine et que l’un des parents soit disponible pour lui. » Préférez le midi, avant sa tétée, quand il est affamé et ouvre une large bouche. Si vous le sentez frustré de ne pas obtenir le lait auquel il s’attendait, arrêtez de lui proposer de la purée et réessayez en fin de repas (une fois rassasié, il sera peut-être plus ouvert à découvrir des nouveautés).
La position dans laquelle vous allez nourrir votre bébé est importante : l’enfant est assis, le dos bien vertical, dans sa chaise haute et sous la surveillance permanente d’un adulte.
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Par quoi commencer ?
Dès l’âge de 4 mois révolu, chez un nourrisson né à terme et en bonne santé, il est possible de débuter la diversification alimentaire et d’introduire progressivement des aliments autre que le lait maternel ou le lait infantile. Il n’y a pas d’ordre particulier dans l’introduction, ni d’horaire particulier. On peut tout introduire et le donner à des horaires variables. Cependant, il est tout de même plus simple de suivre un « plan » d’introduction progressif et structuré.
- Légumes : Plein de choix s’offrent à vous : par exemple, la carotte, le potiron, les épinards, les haricots verts, le blanc de poireau, le panais, les petits pois, l’artichaut, le brocoli… Il est primordial que le légume choisi soit bien cuit et que la texture obtenue après mixage soit très lisse pour ne pas perturber bébé. Il est recommandé de ne présenter qu’un seul légume à la fois à votre tout-petit. Cela lui permettra de bien identifier son odeur, sa couleur, son goût et sa texture. Variez le légume chaque jour de la semaine, et alternez (vous proposerez à nouveau, au bout de quelques jours, ceux déjà goûtés).
- Fruits : Pour initier bébé aux plaisirs des fruits, vous pouvez commencer, par exemple, par la pomme, la poire, la banane, la pêche, l’abricot… Donnez-les lui toujours lavés, épluchés, cuits et mixés. Vous pouvez éventuellement ajouter de la pomme lors de la confection de la purée de fruits afin que la texture soit moins fluide. Ne présentez qu’un fruit à la fois. Et comme pour les légumes, variez le fruit chaque jour de la semaine et alternez.
- Céréales : Il est également envisageable de faire découvrir les céréales aux tout-petits, dès 4/6 mois. Les céréales infantiles sont de précieuses alliées pour débuter cette initiation. Pour commencer, choisissez des céréales infantiles sans gluten. Commencez par des céréales infantiles à base de riz, par exemple, avant de proposer celles à base de blé. La règle d’or demeure la même : toujours proposer de petites quantités, en les augmentant progressivement au fil des repas, sans dépasser les doses conseillées à chaque âge.
Comment préparer les premières purées ?
Choisissez un légume de préférence bio et ajoutez-y éventuellement un morceau de pomme de terre. Pourquoi ? parce que ce féculent a l’avantage de ne pas modifier le goût et il est idéal pour lisser la mixture. Il est important de toujours bien laver, éplucher, rincer et épépiner les légumes. Il suffit ensuite de les cuire environ à la vapeur jusqu’à ce qu’ils soient fondants. La durée de cuisson dépend du légume choisi, bien sûr, les carottes ont besoin d’un temps plus long que les courgettes ou les haricots verts par exemple. Puis, il vous suffira de les mixer en purée extra-lisse et… c’est prêt !
Quelle quantité pour commencer ?
Pour entamer la diversification, vers 4/6 mois, et en accord avec votre médecin, proposez quelques cuillères au début. Encore une fois, il ne s’agit pas de nourrir bébé, mais de lui faire exploration de nouveaux goûts. Vous pourrez augmenter les quantités au fur et à mesure.
Introduction des protéines (6-8 mois)
Après les légumes (et éventuellement la pomme de terre), les fruits puis les céréales infantiles, voici le tour du poisson, de la viande et de l’œuf. Tous les trois doivent toujours être bien cuits à cœur. Pour faire découvrir à bébé ces produits riches en protéines et sources de fer, la règle est toujours la même : on lui présente l’aliment en douceur, on commence par de toutes petites quantités, qu’on augmente au fur et à mesure. ou 1/4 d’œuf dur.
Les besoins en lipides
Pour contribuer à satisfaire ses besoins en matières grasses (aussi appelés « lipides », essentiels à la bonne santé de bébé), il est important d’ajouter à ses purées un filet d’un mélange d’huiles ou de l’huile de noix et, de temps en temps, une noix de beurre doux pasteurisé. Il est primordial de rajouter dans la purée de légumes, au moment de donner le repas, une cuillère à café d’huile végétale crue, en alternant huile de colza, noix, lin, olive et en la remplaçant de temps en temps par une noisette de beurre.
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À la découverte de nouvelles textures
Autre point clé de cette étape : il faut veiller à diversifier non pas uniquement les variétés d’aliments, mais aussi la variété des textures ! Une fois que le tout-petit est familiarisé avec les purées de légumes (avec ou sans viande, poisson, œuf) et les compotes (purées de fruits sans sucre ajouté), pensez, par exemple, à lui proposer des préparation aux textures plus grossières, écrasées à la fourchette ou au moulin à légumes. L’alimentation doit être mixée (lisse) de 4 à 8 mois, puis moulinée (moins lisse) de 8 à 10 mois, puis des petits morceaux de tailles et de duretés progressivement croissantes doivent être intro-duits à partir de 10 mois.
Exemple de menu type pour un bébé entre 6 et 8 mois
Ce menu est donné à titre indicatif. Il est important de respecter l’appétit de l’enfant.
- Petit déjeuner : Lait maternel ou lait de suite.
- Déjeuner : Viande/poisson/œuf (10 g de viande ou de poisson cuits à cœur et mixés ou 1/4 d’œuf dur cuit à cœur), Légumes et féculents +/- grossièrement mixés, 1 filet d’un mélange d’huiles.
- Goûter : Lait maternel ou lait de suite, 1 fruit cuit (sans ajout de sucre) ou 1 fruit cru (mûr et bien fondant).
- Dîner : Lait maternel ou lait de suite, Légumes et féculents +/- grossièrement mixés, 1 filet d’un mélange d’huiles.
L'alimentation de 8 à 12 mois : exploration de nouvelles saveurs et textures
Vers 8 mois, la mastication des bébés s’améliore, avec ou sans dents. Avec leur langue, ils apprennent à déplacer les aliments dans leur bouche. Ils sont davantage à même d’apprécier des plats plus élaborés, avec des petits morceaux fondants.
Nouvelles textures, nouvelles saveurs
Même dépourvu de dents, un bébé de 8 mois commence à maîtriser l’art d’écraser des aliments avec ses gencives. Il peut donc découvrir de nouvelles consistances (aliments moulinés, écrasés ou en petits morceaux) ou encore un croûton de pain - toujours assis, le dos bien droit et sous la surveillance d’un adulte.
Curieux de tout, le tout-petit est tout disposé à découvrir et apprécier les nouvelles saveurs apportées par exemple par le mélange de différents ingrédients. Une fois qu’ils ont découverts à plusieurs reprises la saveur des légumes ou fruits « natures », vous pouvez également leur proposer des plats plus élaborés, dans lesquels vous ajouterez des aromates (ail, oignon, échalote), des épices de préférence bio ou encore des herbes aromatiques. En un mot : il savoure les nouveaux petits plats proposés lors de ses repas. Quel plaisir pour vous d’y contribuer !
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Allergènes majeurs
Il en existe 14 principaux : gluten (blé, orge, seigle, avoine…), crustacés, poissons, œufs, soja, lait (y compris lactose), fruits à coque, cèleri, moutarde, graines de sésame, anhydride sulfureux et sulfites, lupin et mollusques.
Exemple de menu type pour un bébé entre 8 et 12 mois
Ce menu est donné à titre indicatif. Il est important de respecter l’appétit de l’enfant.
- Petit déjeuner : Lait maternel ou lait de suite, avec éventuellement 1 à 2 biscuits adaptés à son âge.
- Déjeuner : Viande, poisson, œuf (10 g de viande ou de poisson cuits à cœur et mixés ou 1/4 d’œuf dur cuit à cœur), Légumes (80 g minimum) et féculents grossièrement mixés ou écrasés, 1 fruit cuit (sans ajout de sucre) ou 1 fruit cru (mûr et bien fondant), 1 filet d’un mélange d’huiles.
- Goûter : Lait maternel ou lait de suite, avec éventuellement 1 à 2 biscuits adaptés à son âge, 1 fruit cuit (sans ajout de sucre) ou 1 fruit cru (mûr et bien fondant).
- Dîner : Lait maternel ou lait de suite, Légumes (80 g minimum) et féculents grossièrement mixés ou écrasés ou occasionnellement, 1 soupe, 1 fruit cuit (sans ajout de sucre) ou 1 fruit cru (mûr et bien fondant), 1 filet d’un mélange d’huiles.
L'alimentation de 12 à 24 mois : vers une alimentation diversifiée
Bébé grandit et, avec lui, la palette des saveurs et des textures proposées dans son assiette s’étoffe. Il découvre les haricots verts en petits morceaux, par exemple. Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez également introduire des crudités, d’abord râpées, puis en plus gros morceaux… Essayez avec les carottes ou le concombre par exemple! Le fait de vivre ces nouvelles expériences sensorielles dès le plus jeune âge contribuerait à aider les enfants à manger de tout, plus tard.
Besoins nutritionnels spécifiques
Attention, bien qu’il soit plus grand, jusqu’à leurs 3 ans, un enfant a toujours des besoins nutritionnels bien spécifiques. Certains produits alimentaires sont encore à éviter, même si le reste de la tablée en mange. Par exemple, c’est le cas des produits laitiers au lait cru pour lesquels il faudra attendre les 3 ans de l’enfant avant de lui en proposer.
Exemple de menu type pour un enfant entre 12 et 24 mois
Ce menu est donné à titre indicatif. Il est important de respecter l’appétit de l’enfant.
- Petit déjeuner : Produit laitier infantile (210 ml de Blédilait Croissance ou 250 ml de Blédilait Croissance+ liquide), 1 tartine de pain beurré ou 2 biscuits adaptés à son âge ou des céréales infantiles.
- Déjeuner : Viande/poisson/œuf (20 g de viande ou de poisson mixés ou 1/3 œuf dur), Légumes + féculents en petits morceaux, 1 fruit, 1 filet d’un mélange d’huiles.
- Goûter : Produit laitier infantile (210 ml de Blédilait Croissance ou 250 ml de Blédilait Croissance+ liquide), 1 fruit, 1 à 2 biscuits adaptés à son âge.
- Dîner : Produit laitier infantile (210 ml de Blédilait Croissance ou 250 ml de Blédilait Croissance+ liquide), Légumes + féculents en petits morceaux, 1 fruit, 1 filet d’un mélange d’huiles.
L'alimentation de 24 à 36 mois : autonomie et affirmation des goûts
Cette dernière étape consiste à explorer toujours plus d’horizons sensoriels (en termes de goûts, de textures, …), à acquérir de bonnes habitudes à table, à devenir autonome et à affirmer ses préférences. Bien sûr, le rythme dépend de chacun. Au bout de ce parcours se dessine la promesse d’un avenir plein d’équilibre et de plaisirs à table.
Exemple de menu type pour un enfant entre 24 et 36 mois
Ce menu est donné à titre indicatif. Il est important de respecter l’appétit de l’enfant.
- Petit déjeuner : Produit laitier infantile (210 ml de Blédilait Croissance ou 250 ml de Blédilait Croissance+ liquide), 1 tartine de pain beurré ou 2 biscuits adaptés à son âge ou des céréales infantiles.
- Déjeuner : Viande/poisson/œuf (30 g de viande ou de poisson mixé ou 1/2 œuf dur), Légumes crus et/ou cuits avec des féculents, 1 fruit, 1 filet d’un mélange d’huiles.
- Goûter : 1 laitage adapté aux enfants en bas âge, 1 fruit, 1 ou 2 biscuit(s) adapté(s) à son âge.
- Dîner : Produit laitier infantile (210 ml de Blédilait Croissance ou 250 ml de Blédilait Croissance+ liquide), Légumes cuits en morceaux avec des féculents, 1 fruit, 1 filet d’un mélange d’huiles.
Que faire quand bébé refuse de manger ?
À partir de 18 mois/2 ans, lorsque les enfants entrent en pleine phase du « non », c’est à l’adulte de faire preuve de souplesse. S’il se montre trop ferme et rigide, un rapport de force risque de s’installer. Le rôle des parents est donc de rester calmes, en toutes circonstances, pour que le repas ne devienne pas une source de conflit. C’est pourquoi, il est important d’accepter le refus, de ne pas forcer votre enfant et d’essayer de proposer à nouveau l’aliment refusé quelques jours plus tard, sous une autre forme, par exemple. Une règle d’or est de ne jamais forcer bébé à manger, surtout pas en enfonçant une cuillère dans sa bouche. On observe bébé et ses réactions : s’il ne veut pas manger, c’est peut-être qu’il n’a plus faim ou qu’il est surpris par un nouvel aliment, un nouveau goût. Si c’est le cas, on lui re-proposera une prochaine fois en sachant qu’il faut souvent présenter plusieurs fois le même aliment (parfois jusqu’à 10 !), pour que l’enfant l’accepte et commence à y prendre plaisir.
Besoins nutritionnels spécifiques du nourrisson
Il est important de comprendre les besoins nutritionnels spécifiques du nourrisson pour assurer une croissance et un développement optimaux.
Eau
L’eau représente 75 % du poids du corps les premières semaines de vie et 60 % à l’âge d’un an. Le nourrisson est très dépendant des apports hydriques du fait de ce contenu en eau élevé et de l’immaturité des fonctions de concentration-dilution des urines. Si votre enfant réclame, en plus des 3 biberons, pensez à lui proposez de l’eau faiblement minéralisée et sans sucre. N’oubliez pas non plus qu’un enfant a soif comme nous mais qu’il ne peut pas réclamer, il est donc indispensable de lui proposer de l’eau (et uniquement de l’eau) pendant le repas mais également entre les repas. Avant 6 mois, le lait maternel ou infantile couvre tous les besoins hydriques.
Protéines
Les apports nutritionnels conseillés (ANC) en protéines sont de l’ordre de 10 g par jour jusqu’à l’âge de 2 ans, puis d’environ 1 g/kg par jour. Il s’agit des apports minimaux à assurer pour couvrir les besoins en protéines et non d’une valeur maximale à ne pas dépasser.
Lipides
Les apports lipidiques contribuent à la couverture des besoins énergétiques mais doivent égale-ment assurer les besoins en vitamines liposolubles (A, D, E et K), et en acides gras essentiels (AGE). Les AGE ne peuvent pas être synthétisés par les humains, y compris par la glande mammaire ; leur concentration dans le lait maternel dépend donc des apports chez la mère. Les lipides doivent contribuer à 50 % des apports énergétiques totaux de 0 à 6 mois, pour diminuer progressivement ensuite mais rester notables. Les AGE sont l’acide linoléique (oméga 6) et l’acide α-linolénique (oméga 3). Leur carence se manifeste principalement par des anomalies du développement psychomoteur. À partir des AGE se produisent une série d’élongations et de désaturations aboutissant à des acides gras polyinsaturés à longue chaîne (AGPI-LC), principalement l’acide arachidonique (ARA, oméga 6) et l’acide docosahexaénoïque (DHA, oméga 3). Ces AGPI-LC (présents dans le lait maternel) jouent un rôle très important dans le développement du système nerveux central et de la rétine, ainsi que dans l’immunité et le contrôle de l’inflammation. Toutes les préparations infantiles sont enrichies en DHA et la grande majorité en ARA. Les besoins en AGE sont assurés par la consommation d’huiles végétales, notamment d’huile de colza, bien équilibrée en oméga 6 et oméga 3.
Glucides
Les glucides ont essentiellement un rôle d’apport calorique.
Fer
Les besoins en fer sont importants à couvrir chez le nourrisson, en raison du rôle essentiel du fer dans la synthèse de l’hémoglobine et dans le développement du système nerveux central. Quel que soit l’âge, l’absorption intestinale du fer est basse, ce qui explique que les ANC atteignent 6 à 10 mg par jour jusqu’à 10 ans puis 13 à 16 mg par jour au-delà pour couvrir des besoins de 1-2 mg par jour de fer absorbé. Le fer héminique (viande, poisson, abats) est mieux absorbé que le fer non héminique (lait, végétaux, œuf) : 20-30 % versus 2-5 %. La teneur en fer du lait de vache est très faible, ce qui le rend inadapté à l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. Dans les laits infantiles (1er âge, 2e âge et lait de croissance), la présence de sels ferreux et de vitamine C améliore l’absorption du fer qui atteint 10-20 %. Les besoins en fer sont assurés chez le nourrisson et le jeune enfant par les laits infantiles (1er âge, 2e âge, lait de croissance) et, chez l’enfant et l’adolescent, par la consommation de deux produits carnés par jour. Les végétaux, même les plus riches en fer (légumes secs, épinards), ne contribuent que très peu à assurer ces besoins car le fer qu’ils contiennent est très mal absorbé.
Calcium
Les apports sont principalement assurés par le lait et les produits laitiers, mais aussi par les eaux minérales riches en calcium. La plupart des végétaux ne constituent pas une source potentielle de calcium en raison de sa faible biodisponibilité dans les légumes qui en contiennent. Une attention doit être portée aux enfants ayant une APLV. Pour assurer les besoins en calcium, il est recommandé de consommer trois ou quatre produits laitiers par jour.
Vitamine K
La vitamine K joue un rôle essentiel dans la synthèse des facteurs de coagulation, en particulier en période néonatale. Afin de prévenir la maladie hémorragique du nouveau-né, il est recommandé de donner 2 mg de vitamine K per os à la naissance et entre le 4e et le 7e jour de vie. Pour tenir compte de la faible teneur en vitamine K du lait maternel, une supplémentation de 2 mg per os est indiquée à 1 mois de vie en cas d’allaitement exclusif chez le nouveau-né à terme.
Recommandations importantes
- Allaitement maternel : L’OMS recommande un allaitement (maternel) pendant 6 mois pour, notamment, prévenir les risques infectieux dans les pays en développement. Cependant, dans les pays développés, la diversification doit être débutée, comme chez les nourrissons en alimentation lactée, entre 4 et 6 mois.
- Lait de vache : Le lait de vache n’est pas adapté à l’alimentation du nourrisson, en raison de son contenu trop faible en acides gras essentiels, en fer et en vitamine D.
- Allergies : La diversification alimentaire doit être débutée entre 4 et 6 mois, notamment pour prévenir l’apparition de manifestations allergiques ultérieures. Cela concerne aussi les aliments à fort potentiel allergisant (œuf, arachide [sous forme de beurre de cacahuète] et fruits à coque) dont l’introduction précoce est recommandée, que l’enfant soit atopique ou non.
- Sucre et sel : Non, évitez tout ajout de sel avant 1 an. Les reins de bébé ne sont pas matures pour éliminer l'excès de sodium. Les aliments ont leur goût naturel que bébé apprend à apprécier. Les céréales introduites seront préférentiellement sans sucre ajouté (cela veut dire qu’il y a forcément des sucres puisque ce sont des céréales mais qu’il faut les sélectionner sans ajout de sucres additionnels notamment pas de saccharose ou de sirop de glucose).
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