Steven Gunnell, un nom qui évoque pour beaucoup le boys band français Alliage, figure emblématique des années 90, a connu une trajectoire de vie marquée par des contrastes saisissants. De l'ascension fulgurante vers la célébrité à une descente aux enfers ponctuée d'excès et de désespoir, son parcours témoigne d'une transformation spirituelle profonde et d'une quête de sens qui l'a conduit vers un engagement religieux fervent.
L'ascension fulgurante d'Alliage
Dans le paysage musical français des années 90, Alliage a rapidement conquis le cœur du public, notamment grâce à des titres accrocheurs tels que "Baïla" et "Te garder près de moi". Formé en 1996 aux côtés de Quentin Elias, Brian Torres et Roman Ares, le groupe a vendu des centaines de milliers d'albums, propulsant Steven Gunnell sous les feux de la rampe. Le phénomène des Boys Band l’a fait passer trop rapidement de l’anonymat à la célébrité, de la pauvreté à l’opulence.
La descente aux enfers et la quête de rédemption
Après la dissolution du groupe en 2000, Steven Gunnell a traversé une période sombre, marquée par des problèmes financiers, une dépression profonde et une dépendance à l'alcool. Endetté à hauteur de 850 000 francs (environ 130 000 euros), il a même envisagé le suicide. La chute a été violente : il a connu l’endettement, le rejet, la dépression. Dans le succès comme dans l’épreuve, il n’a jamais été en paix.
C'est lors d'une visite dans une chapelle à Nice qu'il a vécu une expérience spirituelle intense, un véritable "déclic" qui a bouleversé sa vie. Il raconte s'être retrouvé nez à nez avec un immense crucifix et avoir ressenti un amour, une force, une paix et une joie incroyables. « C’est toi que je cherche depuis toutes ces années… » J’étais dans la chapelle Sainte-Rita, la sainte des causes désespérées. Je me suis confessé pour la première fois depuis vingt ans. Ce jour-là, j’ai été sauvé. Cette rencontre décisive avec sainte Rita, la sainte des causes désespérées, a marqué le début d'une profonde transformation spirituelle.
La conversion et l'engagement religieux
Sa conversion l'a conduit à se tourner vers la foi chrétienne, trouvant un nouveau sens à sa vie. Il a épousé Sabrina, également actrice, et ensemble, ils ont choisi de renoncer à leur désir de gloire pour se consacrer à leur passion commune derrière la caméra, au service des autres. Leur décision radicale de se tourner vers Dieu les a conduits à vivre des aventures incroyables. En octobre 2012, ils ont créé leur entreprise, jour de la fête de saint Jean-Paul II, pour qui il a une grande admiration. En un peu moins d’un an, ils ont mûri leur vocation : ils voulaient donner du sens à leur travail et partager leur amour du Christ. L’art les animait, les dépassait, mais ils sentaient qu’ils avaient besoin d’aller encore plus loin.
Lire aussi: Un regard sur la carrière de Steven Spielberg
Le couple a fondé une société de production et se consacre à la réalisation de films documentaires sur des sujets religieux. Ils ont notamment réalisé « Une seule chair », un film événement sur le couple et la sexualité, qui puise son inspiration dans la théologie du corps de Jean-Paul II. Ils ont également réalisé le film des 150 ans de Notre-Dame de l’Assomption à Paris. Quant à leur premier long-métrage Fais-moi vivre, il leur a été inspiré à Notre-Dame des Victoires en assistant à la conférence d’un vieil ami, le comédien Damien Ricour.
Une vie dédiée à la foi et au témoignage
Aujourd'hui, Steven Gunnell témoigne de sa transformation spirituelle et de sa foi chrétienne à travers ses films et ses apparitions publiques. Marié et père de deux enfants, il considère sa rencontre avec le Christ comme l'événement déterminant de sa vie. Il travaille comme s’il était dans une chapelle. Il offre ses mains, ses talents au Christ, et c’est lui qui compose. Il est également apparu dans l'émission Des Couples Témoignent, diffusée sur Radio Maria, où il a partagé son expérience de couple avec Sabrina.
Il a accordé une interview à Mireille Dumas, plus de 20 ans après son premier témoignage dans l'émission Vie Privée, Vie Publique.
Les cicatrices du passé
Malgré sa conversion et son engagement religieux, Steven Gunnell reconnaît que les cicatrices de son passé ne se sont jamais complètement refermées. "C'est difficile. J'ai 50 ans, et je crois que je ne serai jamais véritablement apaisé. Au-delà de ces expériences professionnelles complètement dingues, qui ont commencé à l'époque d'Alliage en 96 et les autres projets artistiques qui ont suivi et ont été aussi extraordinaires, avec des hauts, des bas, des déceptions… Une vie quoi, classique et normale. Je vois bien en vieillissant qu'il y a des cicatrices qui sans doute ne se refermeront jamais véritablement, avec toujours un semblant de douleur. De temps en temps, ça remonte, comme ça", a-t-il confié.
Filmographie sélective
- ETERNAM (oct.
Lire aussi: De l'Aïkido à Hollywood : L'Histoire de Seagal
Lire aussi: Steven Bellery : un journaliste passionné
tags: #steven #gunnell #biographie
