Introduction

Villefranche-de-Rouergue, comme d'autres régions, est concernée par les questions de fertilité et d'assistance médicale à la procréation (AMP). Cet article explore les différentes dimensions de ce sujet, allant des causes de l'infertilité aux nouvelles techniques d'AMP, en passant par les témoignages de personnes concernées et les perspectives de recherche.

L'infertilité : un problème de société

La baisse de la natalité est un phénomène massif, en particulier dans les pays occidentaux. Trois millions de Français seraient concernés par une baisse de la fertilité et un couple sur 6 à l’échelle mondiale. Désirer un enfant est la chose la plus compréhensible et partagée au monde.

Déclin de la fertilité masculine

Plusieurs études valident ce constat. L’une d’entre elles précise qu’en 1973, un homme avait en moyenne 101 millions de spermatozoïdes par millilitre de semence, il en dispose environ 49 millions en 2018, soit une perte de moitié en cinquante ans. Par ailleurs, selon la société organisatrice de l’événement ; "la motilité des spermatozoïdes, c’est-à-dire la vitesse à laquelle ils se déplacent, s’avère être un facteur déterminant de la fertilité."

Assistance médicale à la procréation (AMP) : espoirs et limites

L'assistance médicale à la procréation (AMP) offre des solutions aux couples confrontés à des problèmes d'infertilité.

Techniques d'AMP

Après une thèse de sciences aux États-Unis, Jean-Philippe Wolf a réalisé en France les premières micro-injections de spermatozoïdes dès 1990. Quelles sont les suites insoupçonnées des nouvelles techniques : vitrification des ovocytes, don de gamètes et tourisme procréatif, gestation pour autrui ?

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Témoignages

La Lotoise a appris à 39 ans qu'elle avait été conçue grâce à une procréation médicalement assistée, à Gourdon, dans le Lot. Le jour où elle a appris que son père n'était pas son géniteur, le monde presque parfait de Pauline Vigouroux s'est effondré.

Sa mère finit alors par lui apprendre la vérité : 36 ans plus tôt, la petite Lotoise est née d'une PMA, une procréation médicalement assistée, car son père est stérile. Elle vient d'apprendre qu'elle a 80% de sang espagnol dans les veines et veut savoir qui est le donneur, trouver " la pièce manquante du puzzle".

Elle a rejoint l'association PManonyme qui accompagne les enfants issus de la PMA comme elle dans la galère des recherches.

Accès à l'identité des donneurs

Elle patiente jusqu'à la nouvelle loi bioéthique qui ouvre l'accès à l'identité des donneurs et commence les recherches après deux autres tests ADN qui confirment le premier. De son géniteur, elle sait juste qu'il est espagnol, qu'il a de la famille pied-noir et qu'il a peut-être été étudiant en médecine. " C'est frustrant, le dossier existe mais je n'y ai pas accès, je le vis comme une injustice, qu'on me prive d'une partie de mon identité ", confie celle qui a surtout l'impression de "lutter contre le vent".

Don de sperme : une démarche personnelle

De nombreuses personnes se proposent d'aider les femmes et les couples à réaliser leur rêve de parentalité en offrant leur sperme. Ces donneurs viennent d'horizons divers et ont des motivations variées.

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Profils de donneurs

Plusieurs personnes se présentent, décrivant leurs caractéristiques physiques, leur état de santé, leur situation professionnelle et leur motivation :

  • Homme de 36 ans: Européen blanc, belge, brun, yeux marron, 1.70m, 70 kg, sportif, en bonne santé, fertile, ne fume pas et ne boit pas d'alcool, pas de drogue, pas vacciné, prise de sang ok, parle 4 langues, agriculteur dans le Lot. Souhaite aider des femmes à fonder une famille sans reconnaître l'enfant.
  • Pablo: Père de 3 enfants, bac+5, d'origine antillaise et cubaine, ancien sportif de haut niveau, consultant en marketing. Mesure 1m84, 100 kg, silhouette sportive, yeux marrons foncés, cheveux noirs crépus, peau caramel. Non fumeur, souhaite aider les femmes à réaliser leur envie de parentalité dans le respect et la discrétion.
  • Homme d'origine nord-africaine: 1m81 pour 70kg, silhouette athlétique, vie saine sans alcool ni tabac, ingénieur en informatique. Motivation : contribuer au bonheur des autres en partageant le don de la vie.
  • Alexandre: 33 ans, brun aux yeux marrons, non fumeur, de type caucasien. 1,76m pour 61 kg, sportif, ingénieur, bac +5. A déjà aidé une femme. Privilégie la méthode naturelle.
  • Homme de 32 ans: Français, 1m80 pour 75kg, silhouette sportive, cheveux châtain clair et yeux marrons. Motivation : aider bénévolement des femmes à concrétiser leur projet de maternité de manière plus simple et humaine après avoir été témoin des difficultés rencontrées par sa sœur lors de son parcours PMA.
  • Homme blanc: Châtain, aux yeux marrons, 1m78, en forme, en bonne santé, désireux d'aider les femmes voulant tomber enceinte sans implication de sa part après confirmation de la grossesse.
  • Loïc: 38 ans, brun aux yeux bleu/vert, en couple (sa compagne soutient sa démarche). Posé, fiable et attentif. Dispose d'un spermogramme récent avec des paramètres favorables à la fertilité, d'un suivi médical régulier en tant que donneur de plasma, et n'a aucun antécédent familial connu de maladies génétiques ou de cancers.
  • Homme aux yeux marron et cheveux châtain foncé: 1m81, 72kg, peau claire qui bronze l'été, de type européen, méditerranéen (Espagne, France) avec une petite part d'origine germanique, en bonne santé, ne fume pas, pas de drogue, bac+5 scientifique. Célibataire, a une fille et souhaite aider d'autres personnes à avoir des enfants.
  • Homme de 33 ans: 1m79 pour 65 kg, yeux bleu clair, cheveux châtains courts, peau claire, d’origine caucasienne. En bonne santé, non-fumeur. Propose un don uniquement par méthode naturelle ou semi-naturelle.
  • Homme de 45 ans: Brun aux yeux noisette, 1m75 proportionné, sportif et dynamique. Bac+5, polyglotte, Ingénieur Grands Projets. Papa de plusieurs enfants.
  • Paul: 27 ans, sportif. 1m75 pour 90 kg, cheveux blonds et yeux bleus. Barbe qui tire sur le roux. D'origine caucasienne.
  • Jeune homme sportif: 33 ans, 1m75 pour 70 kg, châtain aux yeux verts.

Méthodes de don

Les donneurs privilégient différentes méthodes :

  • Méthode naturelle: Plusieurs donneurs préfèrent la méthode naturelle, qu'ils considèrent plus respectueuse et humaine.
  • Méthode artisanale: D'autres proposent un don artisanal, souvent par pipette.
  • Méthode semi-naturelle: Certaines personnes sont ouvertes à la méthode semi-naturelle à certaines conditions.

Conditions et attentes des donneurs

Les donneurs ont des conditions et des attentes claires :

  • Absence de coparentalité: La plupart des donneurs ne souhaitent pas de coparentalité ni de reconnaissance de l'enfant.
  • Tests médicaux: Ils sont généralement prêts à se soumettre à des tests médicaux pour assurer la sécurité et la santé du don.
  • Discrétion: Ils souhaitent que le don se fasse dans le respect et la discrétion.
  • Communication: Certains sont ouverts à rester en contact pour avoir des nouvelles de l'enfant, tandis que d'autres préfèrent ne pas avoir de contact après la confirmation de la grossesse.

Demandes de donneuses

Des couples de femmes et des femmes seules recherchent également des donneurs :

  • Couple de femmes: Recherche un donneur pour un don artisanal, sans coparentalité.
  • Femme seule de 45 ans: Recherche un homme sérieux qui accepte de faire les tests et de se déplacer.
  • Marine: 34 ans, recherche un donneur blond ou châtain clair avec les yeux clairs, pour un don artisanal uniquement, sans coparentalité.

Recherche et perspectives d'avenir

Quels espoirs suscite la découverte d’une molécule dérivée de la Fertiline qui s’est avérée contrer les effets du vieillissement des ovules ? Ces recherches pourraient-elles constituer une thérapeutique concrète aux troubles de la fertilité des femmes ?

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Le professeur Jean-Philippe Wolf est biologiste de la reproduction mais également gynécologue-obstétricien de formation. Il a dirigé à Paris l’un des plus importants services d’assistance médicale à la procréation de l’Assistance Publique à l’Hôpital Cochin, la première banque de sperme en France (Cecos), ainsi que le groupe « Interaction Gamétique et Fusion Membranaire », à l’Institut Cochin, INSERM U1016. Il est l’auteur de nombreuses publications scientifiques et d’un ouvrage : Espoirs et limites de l’assistance médicale à la procréation.

"Sperm Racing" : sensibilisation ou divertissement ?

Afin de sensibiliser au déclin de la fertilité masculine, le quatuor lance une course de spermatozoïdes. L’événement se produira au Hollywood Palladium de Los Angeles, devant des milliers de personnes, tant sur place (entre 20 et 2500 dollars le prix de la place) qu’en ligne (où elle sera commentée par des présentateurs). Cette idée insolite provient d’Eric Zhu, un adolescent entrepreneur ; millionnaire à 17 ans avec sa startup d’analyse des données des marchés privés, Aviato. Ainsi, deux spermatozoïdes de deux concurrents s’élanceront sur une piste d’environ 20 centimètres. Celle-ci imite le système reproductif féminin, avec "des signaux chimiques, la dynamique des fluides et des départs synchronisés", détaille "Sperm Racing". "Il ne s’agit pas simplement d’une idée virale pour faire rire les internautes", spécifie Eric Zhu. "La fertilité masculine est en déclin. Cela se produit discrètement, de manière constante et personne n’en parle", affirme-t-il. Si l’idée de cette compétition peut être respectable, "Sperm Racing" semble pourtant plus axé sur le retentissement médiatique et le divertissement que sur la science.

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