Sigourney Weaver, une figure emblématique du cinéma hollywoodien, est bien plus qu'une actrice talentueuse. Sa vie personnelle, marquée par un mariage durable et une maternité, ainsi que ses choix de carrière audacieux, en font une personnalité fascinante. Cet article explore les différentes facettes de sa vie, de ses rôles marquants à son engagement pour des causes environnementales, en passant par sa relation avec sa famille.
Une Vie Privée Discrète et Durable
L'actrice américaine, née Susie Alexandra Weaver, a su préserver une certaine discrétion quant à sa vie privée. Dans une interview accordée au magazine InStyle, parue le 8 janvier 2021, Sigourney Weaver a partagé quelques confidences sur son union avec le metteur en scène Jim Simpson. Le couple, parent de Charlotte, née en 1990, a célébré en octobre dernier ses 36 ans de mariage.
Weaver attribue la longévité de son couple à la volonté et au pragmatisme. Elle souligne l'importance de ne pas fuir les problèmes, car ils ont tendance à se répéter dans les relations futures. "J'ai toujours cru ce que l'on disait dans les magazines de psychologie, que peu importe ce qui ne va pas dans votre relation actuelle, c'est quelque chose que vous expérimenterez à nouveau dans la prochaine. "Vous ne pouvez pas échapper à votre destin"", a-t-elle déclaré.
Elle est également revenue sur sa décision de changer son prénom à l'âge de 14 ans. «Je n'avais pas compris à quel point changer mon nom était un pas un énorme, ni ce que cela disait probablement à propos de ma volonté de suivre mon propre chemin. Je ne l'avais pas vu sous cet angle. Je n'aimais tout simplement pas être appelée Susie», a-t-elle dit dans un rire. «Et regardez, maintenant certaines personnes m'appellent Siggy, ce qui est juste comme Susie.
Amanda Ripley : Un Héritage Familial dans l'Espace
Bien que Sigourney Weaver ne soit pas directement impliquée dans tous les aspects de l'histoire d'Amanda Ripley, il est important de noter le lien fort qui unit les deux personnages. Dans la saga Alien, le personnage d’Amanda Ripley-McClaren, affectueusement appelée « Amy » par sa mère, est la fille d’Ellen Ripley. Son personnage prend vie dans le jeu acclamé Alien : Isolation, sorti en 2014, qui se situe quinze ans après les événements d’Alien et quarante-deux ans avant ceux d’Aliens. Informée de la découverte de l’enregistreur de vol du Nostromo, elle s’associe à un équipage en direction de la station spatiale Sevastopol et se retrouve face à des Aliens déchaînés. Dans Alien : Isolation, Andrea Deck prête sa voix au personnage tandis que Kezia Burrows assure la capture de mouvement.
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Une Carrière Marquée par des Rôles de Femmes Fortes
Sigourney Weaver s'est imposée comme une figure emblématique grâce à ses rôles de femmes fortes et indépendantes. Dès ses premières apparitions au cinéma, elle se démarque par sa présence et son charisme. Que ce soit dans Alien, où elle incarne l'héroïne Ripley, ou dans Working Girl, où elle joue une femme d'affaires impitoyable, Weaver captive le public par son talent et sa détermination.
À voir rétrospectivement sa longue filmographie, on cherche fébrilement Sigourney dans l'écran, on espère apercevoir sa chevelure rousse et ses grands yeux sombres au milieu des plans. On l'attend - comme s'il fallait préparer son arrivée, ou plus étrangement, comme si on avait du mal à l'atteindre, à arriver jusqu'à elle. Ainsi, l'attente crée l'apparition, et une fois présente, il est difficile de ne pas « voir » Sigourney Weaver : elle est toujours celle qui se démarque des autres, par sa grande taille, ses tenues impeccables, et surtout par la couleur rouge qu'elle arbore devant toutes les caméras - et notamment celles des médias. Du tailleur dans L'Œil du témoin à la robe de soirée dans Master Gardener, en passant par l'ensemble cramoisi qui hante le tueur en série de Copycat, sans oublier la robe écarlate que l'actrice porte lors de la cérémonie des Golden Globes en 1988 (et où elle remporte le prix de la meilleure interprétation dans un second rôle).
Longtemps adoubée pour ces rôles de « femmes fortes » qui ont fait sa renommée, elle joue, de film en film, de registre en registre, des archétypes de femmes puissantes et indépendantes. Le regard porté sur elle a façonné des personnages incarnant un nouvel idéal féminin : intelligente, assurée, caustique - et généralement riche. Elle fascine aussi bien les spectatrices et spectateurs que les autres protagonistes (majoritairement masculins) qui voient en elle une certaine représentation de la femme moderne, souvent inatteignable car socialement supérieure à eux. Ce nouvel archétype, pris dans des récits aussi vieux que le monde, crée des bifurcations inhabituelles. Ainsi, dans The Ice Storm, elle est un reflet de ces femmes au foyer à l'étroit dans leur rôle et dans leurs maisons de banlieue du Connecticut. Mais elle n'en aura pas le même visage, n'ayant pas les mêmes réactions qu'elles face à l'adultère, la sexualité naissante de ses enfants, ou la mort de l'un d'entre eux. Certains cinéastes, comme Paul Schrader dans Master Gardener, vont pousser ce nouveau modèle jusqu'à le tordre. Ici, l'actrice joue Norma Haverhill, une riche et indépendante propriétaire, profitant de sa position sociale et de son âge pour avoir des relations sexuelles avec son employé, joué par un Joel Edgerton imperturbable.
Les personnages joués par Sigourney Weaver prennent de tels chemins de traverse qu'ils finissent régulièrement par être expulsés purement et simplement du récit, et, métaphoriquement, de la société. Elle n'aura pas droit au « happy end » final dans Working Girl, avec - image effrayante s'il en est - un bureau à elle, perdu au milieu de milliers d'autres dans une tour du New York des années 90 sur la musique grandiloquente de Carly Simon, « Let the River Run ». Elle avait pourtant tout de la successful businesswoman : l'argent, le style, la tenue, le réseau. Toutefois, il est peut-être mieux, en ces temps de capitalisme effréné, de ne pas avoir fini dans ces tours-prisons pour traders. Peut-être valait-il mieux pour elle partir dans les montagnes rwandaises et se prendre de passions pour les grands singes, abandonnant fiancé, amant, confort, financements, et jusqu'à sa propre raison. Et c'est peut-être cela qui nous touche le plus dans la myriade de personnages joués par Sigourney Weaver : cette solitude plus ou moins choisie.
Un Engagement Écologique et des Perturbations Théâtrales
L’actrice américaine était en pleine représentation de « La Tempête » de William Shakespeare lorsque des militants de Just Stop Oil sont montés sur scène. Lundi 27 janvier, deux militants du groupe écologiste Just Stop Oil ont interrompu sa représentation en montant sur scène. Leur objectif : dénoncer l’inaction politique face au réchauffement climatique. Les deux militants sont montés sur les planches en pleine représentation aux alentours de 20 heures, avec un canon à confettis et portant un panneau sur lequel on pouvait lire l’inscription « Plus de 1,5 °C, c’est un naufrage mondial ». C’était seulement la deuxième représentation de La Tempête au Théâtre Royal Drury Lane. La comédienne américaine, assise sur une chaise, a été menée hors de la scène. Les deux militants ont été à leur tour escortés hors de la salle, hués par le public.
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Cette action éclair visait à alerter le public sur le changement climatique et les actions urgentes à mener pour lutter contre celui-ci. 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée. La température moyenne des deux dernières années a dépassé la limite de 1,5 °C de réchauffement fixée par l’accord de Paris et adopté en 2015. L’organisation écologiste Just Stop Oil, à laquelle appartiennent les deux militants, réclame la fin de l’exploitation des énergies fossiles d’ici à 2030. L’organisation Just Stop Oil a publié un communiqué dans lequel apparaît une citation de l’une des deux personnes à avoir mené l’action de lundi, Hayley Walsh : « J’ai peur pour mes enfants, je ne peux me résoudre à les laisser plonger dans un avenir fait de pénuries alimentaires, de tempêtes mortelles et de guerres pour les ressources ».
Ce n’est pas la première fois que Just Stop Oil cible des lieux culturels. Elle est déjà intervenue à la National Gallery, où des militants avaient notamment aspergé de soupe les « Tournesols » de Vincent Van Gogh, mais aussi lors de grands évènements sportifs très médiatisés, comme le Grand Prix de Formule 1 de Silverstone ou le tournoi de tennis de Wimbledon. L’organisation a aussi tagué la tombe de Darwin à l’abbaye de Westminster. Des actions qui ont déjà mené à des peines de prison pour ses militants.
Une Reconnaissance Tardive aux Oscars ?
Malgré une carrière exceptionnelle et une reconnaissance mondiale, Sigourney Weaver n'a jamais remporté l'Oscar de la meilleure actrice. Nommée à trois reprises, elle a été snobée par l'Académie, qui a préféré récompenser des rôles plus dramatiques. En 1987, elle est nommée une première fois dans cette catégorie pour sa performance puissante dans Aliens, le retour, réalisé par James Cameron. Cette année-là, elle est en concurrence avec Sissi Spacek (Crimes du coeur), Kathleen Turner (Peggy Sue s'est mariée), Jane Fonda (Le Lendemain du crime) et Marlee Matlin (Les Enfants du silence). Parmi ces comédiennes, Sigourney Weaver est la seule nommée pour un film d'action, ce qui était un exploit à l'époque ! Malheureusement pour Sigourney Weaver, l'Académie, fidèle à ses habitudes, récompensera un rôle dramatique, celui de Marlee Matlin pour Les Enfants du silence, dans lequel elle interprète une jeune femme sourde.
Deux ans plus tard, en 1989, Sigourney Weaver tient-elle sa revanche ? L'artiste est citée en tant que Meilleure actrice pour Gorille dans la brume et Meilleur second rôle pour Working Girl. Dans la première catégorie, elle fait face à une très sérieuse concurrence avec notamment Glenn Close (Les Liaisons dangereuses), Meryl Streep (Un cri dans la nuit), Mélanie Griffith (Working Girl) et Jodie Foster (Les Accusés). Avec sa prestation intense de l'anthropologue Dian Fossey dans Gorille dans la brume, Weaver a de bonnes chances de l'emporter. Mais le sort s'acharne, l'Académie jetant son dévolu sur Jodie Foster et son incarnation de Sarah Tobias, une jeune femme victime de viol dans Les Accusés. Qu'à cela ne tienne, il y a encore une chance dans la catégorie Meilleur second rôle. Cette fois, elle fait face à Michelle Pfeiffer (Les Liaisons dangereuses), Geena Davis (Voyageur malgré lui), Joan Cusack (Working Girl) et Frances McDormand (Mississippi Burning). Si sa défaite face à Jodie Foster n'est pas scandaleuse du tout, celle face à Geena Davis est plus discutable. On peut raisonnablement penser que Weaver le méritait pour sa truculente prestation dans Working Girl.
Cependant, la comédienne se consolera avec deux Golden Globes, celui de la Meilleure actrice dans un drame pour Gorille dans la brume et Meilleur second rôle pour Working Girl. Par la suite, elle ne sera plus jamais citée aux Oscars, malgré certaines performances absolument incroyables, notamment dans La Jeune fille et la mort (1995) et Copycat (1996). En 2024, Weaver a reçu un Lion d'or d'honneur au Festival de Venise pour l'ensemble de sa carrière.
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Projets Futurs
En 2026, recevra-t-elle une nomination pour le rôle marquant de Kiri en performance capture dans Avatar 3 ? L'avenir nous le dira ! Le long-métrage sort le 17 décembre 2025 au cinéma. Elle apparaîtra également dans le film Star Wars The Mandalorian and Grogu, en salles le 20 mai 2026.
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