Les œstrogènes, tout comme les progestagènes et les androgènes, sont des hormones sexuelles qui jouent un rôle essentiel dans le corps féminin, notamment pendant la grossesse. Cet article explore en détail le rôle des œstrogènes, en particulier pendant la grossesse, en mettant en lumière leur impact sur l'embryon, la mère et le déroulement de la gestation.
Que sont les Œstrogènes ?
Les œstrogènes sont des hormones sexuelles féminines, au même titre que les progestagènes et les androgènes. Ils influencent de nombreux organes et tissus, induisant une prolifération cellulaire et jouant un rôle clé dans la préparation à l'implantation de l'embryon.
Rôle des Œstrogènes
Les œstrogènes exercent une influence considérable sur divers aspects de la physiologie féminine :
- Ils influencent d’innombrables organes et tissus.
- Ils induisent une prolifération cellulaire.
- Ils préparent à l’implantation de l’embryon.
- Ils ont un impact sur les maladies cérébrovasculaires.
- Ils modulent le métabolisme des graisses et du cholestérol.
Chez les femmes, les œstrogènes sont essentiels pour l'ovulation et leur taux augmente à nouveau pendant la phase lutéale du cycle menstruel. En moyenne, le taux d'œstrogènes est d'environ 50 pg/ml. L'œstrone, l'une des formes d'œstrogènes, est synthétisée à partir de la progestérone.
Dans les cycles de fécondation in vitro (FIV), les œstrogènes sont principalement utilisés pour préparer l'endomètre au transfert d'embryons. L'administration d'œstrogènes, souvent par voie transdermique (sous forme de patchs), permet de contrôler la croissance de l'endomètre lors des transferts d'embryons, que ce soit avec des embryons vitrifiés de la patiente ou lors d'un don d'ovocytes et d'une adoption d'embryon. La réponse à l'administration d'œstrogènes peut varier d'une femme à l'autre, soulignant l'importance d'une approche individualisée.
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Hormones de Grossesse : Un Orchestre Complexe
Pendant la grossesse, le corps d'une femme enceinte subit un véritable chamboulement hormonal. De nombreuses hormones sont produites, chacune ayant un rôle spécifique à jouer pour assurer le bon déroulement de la grossesse. Ces effets débutent dès les premiers jours de la fécondation, lorsque l'embryon se fixe dans l'utérus.
La Bêta-HCG : L'Hormone Révélatrice
L'hormone chorionique gonadotrope (bêta-HCG) est communément appelée « l'hormone de grossesse ». Elle est détectable environ neuf jours après la fécondation grâce aux tests de grossesse. Le taux de bêta-HCG révèle de manière fiable s'il y a une grossesse. Cette hormone sert principalement à maintenir le corps jaune situé à l'intérieur de l'ovaire, qui est responsable de la sécrétion de progestérone et d'œstrogènes pendant le premier trimestre de la grossesse. Après cette période, le taux de bêta-HCG stagne puis diminue en fin de grossesse.
La Progestérone : Pilier de la Grossesse
La progestérone joue un rôle essentiel durant la grossesse. Sécrétée par le corps jaune, puis par le futur placenta, elle permet l'implantation de l'embryon et l'épaississement de la paroi utérine. Pour ces raisons, un traitement particulier à base de progestérone peut être prescrit aux femmes enceintes en début de grossesse. Cette hormone a également un effet relaxant sur le muscle utérin et peut réduire le tonus des autres muscles lisses de l'organisme, ce qui peut entraîner des brûlures d'estomac, de la constipation ou de la rétention d'eau.
Les Œstrogènes : Soutien de la Croissance Fœtale
Tout comme la progestérone, les œstrogènes sont produits par le corps jaune, puis par le placenta. Cette hormone permet l'augmentation du volume sanguin nécessaire à l'alimentation du bébé en nutriments et en oxygène. Elle stimule également la production de mélanine, favorisant le développement de nouvelles cellules du placenta, de la peau ou encore des cheveux. Les œstrogènes permettent d'assouplir les ligaments et les tendons de la mère pour qu'ils puissent s'étirer pendant la croissance du fœtus. Ils agissent aussi sur la glande mammaire de la maman en vue de l'allaitement.
L'Ocytocine : L'Hormone de l'Attachement et de l'Accouchement
L'ocytocine, surnommée « l'hormone de l'attachement », est sécrétée par l'hypothalamus et libérée par l'hypophyse. Elle a un rôle primordial en fin de grossesse. En effet, à l'accouchement, l'ocytocine agit sur les contractions et déclenche le travail. Après l'accouchement, elle permet à l'utérus de se rétracter. De plus, le fait que le bébé soit bercé, câliné, consolé ou embrassé dès les premiers instants de sa vie favorise la fabrication de cette hormone pour celui-ci, ce qui engendrera un bon développement de son cerveau.
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L'Endorphine : L'Hormone du Plaisir
L'endorphine, dite « hormone du plaisir », est sécrétée par le cerveau en cas de stress ou de douleur.
La Prolactine et l'HPL : Préparation à l'Allaitement
La prolactine et l'hormone lactogène placentaire (HPL) sont dédiées à la production et à la montée de lait. Elles interviennent quelques jours après l'accouchement, pour les mamans allaitantes, grâce à l'hypophyse. La prolactine a aussi pour effet de bloquer l'ovulation, mais cela ne fonctionne à 100 % que lorsque la maman donne le sein toutes les 4 heures.
Disparition des Hormones de Grossesse Après l'Accouchement
La chute des hormones se déroule approximativement trois jours après l'accouchement, marquant le début du fameux baby blues ou post-partum. Toutes les hormones ne disparaissent pas après l'accouchement. En cas d'allaitement, la prolactine et l'HPL se mettent en route lors de la chute des autres hormones.
Rôle Spécifique des Œstrogènes et de la Progestérone Pendant la Grossesse
Progestérone
- Elle est sécrétée essentiellement par le corps jaune gravidique jusqu’à la 9-10ème semaine. Dès le 4ème mois, la sécrétion placentaire intrinsèque suffit au maintien de la grossesse.
- La progestérone placentaire est métabolisée aux 3/4 dans l’organisme maternel, le 1/4 restant étant métabolisé par le fœtus. Son taux maximal de sécrétion est de 250 mg/jour à terme. Il existe une chute de la progestérone juste avant l’accouchement.
- Outre ses effets périphériques classiques (réduction du tonus de la musculature lisse, du tonus de l’estomac, de la motilité intestinale, du tonus vasculaire - augmentation de la température basale…), la progestérone induit pendant la grossesse un ramollissement au niveau du corps utérin et une hypertonie au niveau du col.
Œstrogènes
- À partir de la 8ème semaine de grossesse, le placenta est la source majeure d’œstrogènes maternels, en particulier d’œstriol. Le placenta humain est un tissu stéroïdogénique incomplet. Il fait intervenir la fonction maternelle et fœtale pour la réalisation de certaines réactions enzymatiques ou pour la fourniture de certains précurseurs.
- Le trophoblaste humain ne possède pas de cytochrome P450 17α-hydroxylase/17.20-lyase. Il ne peut convertir la prégnénolone et la progestérone en androgènes, eux-mêmes substrats pour la synthèse des œstrogènes. Il contribue à la production de l’œstrone et de l’œstradiol. Le S-DHEA est hydrolysé par une stérol-stéroïde sulfatase placentaire puis aromatisé en œstrogènes par le cytochrome P450 aromatase (P450 arom) du syncytiotrophoblaste. En revanche, la majorité de l’œstriol est synthétisée à partir du sulfate de 16α-hydroxy-DHEA fourni par le fœtus.
- L’œstriol (E3), le 17β-œstradiol (E2) et l’œstrone (E1) sont les trois hormones œstrogéniques les plus sécrétées pendant la grossesse. Leur synthèse nécessite la contribution du fœtus (en particulier des enzymes tel que la 17-hydroxylase et la sulfokinase). Le taux maximal de sécrétion des œstrogènes est de 30 à 40 mg/jour. À terme, la production journalière est de l’ordre de 40 mg.
Fœtus et placenta agissent en symbiose et réalisent un système endocrinien autonome au sein de l’organisme maternel. Les œstrogènes combinent leurs effets avec ceux de la progestérone pour inhiber la lactation pendant la grossesse. Ils permettent la prolifération de l’endomètre et sont des inducteurs de la croissance utérine.
Œstrogènes et Cycle Menstruel
Pour mieux comprendre le rôle des œstrogènes pendant la grossesse, il est utile de rappeler leur implication dans le cycle menstruel. La durée d'un cycle varie selon les femmes, mais elle est généralement comprise entre 23 et 35 jours. Le premier jour du cycle menstruel correspond au premier jour des règles (jour 1). Les règles durent généralement de 3 à 7 jours.
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Au début du cycle, l'hormone folliculo-stimulante (FSH) est fabriquée par l'hypophyse. C'est la principale hormone impliquée dans la stimulation des ovaires, afin que ceux-ci fabriquent des ovules matures. Les follicules sont les cavités des ovaires remplies de liquide. Chaque follicule contient un ovule non développé. La FSH stimule le développement d'un certain nombre de follicules et le démarrage de la sécrétion de l'hormone œstrogène. Bien qu'un certain nombre de follicules aient initialement commencé à se développer, un follicule devient normalement « dominant » ; l'ovule mûrit au sein du follicule qui grossit.
Pendant ce temps, l'augmentation de la quantité d'œstrogène dans le corps assure l'épaississement de la muqueuse utérine par un apport de sang et de nutriments. C'est ainsi que si une femme est enceinte, l'ovule fécondé disposera de tous les nutriments et de l'aide dont il a besoin pour se développer. Les taux d'œstrogène élevés sont aussi associés à un aspect « réceptif au sperme » du mucus (ou, selon le terme technique, « glaire cervicale fertile »).
Le taux d'œstrogène dans le corps continue d'augmenter, et entraîne finalement une augmentation soudaine du taux d'hormone lutéinisante (le fameux « pic de LH »). Ce pic de LH entraîne la rupture du follicule dominant, et la libération de l'ovule mature par l'ovaire ; l'ovule pénètre ensuite dans les trompes de Fallope.
Une fois l'ovule (ovocyte) libéré, il se déplace dans les trompes de Fallope, en direction de l'utérus. L'ovule peut vivre jusqu'à 24 heures. La durée de survie des spermatozoïdes est plus variable, mais va généralement de trois à cinq jours, si bien que les jours précédant l'ovulation et le jour de l'ovulation lui-même sont ceux pendant lesquels une femme est la plus fertile.
La progestérone permet de renforcer davantage la muqueuse utérine en vue d'accueillir un ovule fécondé. Pendant ce temps, le follicule vide commence à dégénérer, mais poursuit la production de progestérone ; il commence aussi à sécréter des œstrogènes.
Si l'ovocyte ne s’est pas implanté dans l'utérus, le follicule s'atrophie et les taux d’œstrogène et de progestérone diminuent. En l’absence de taux élevés d’hormones pour conserver ce phénomène, l’épaisse muqueuse utérine qui s'est formée commence à se détacher et le corps l’élimine.
Si l'ovule est fécondé, il peut réussir à s'implanter dans la muqueuse utérine. Dès que l'ovule fécondé est implanté, le corps commence à produire l'hormone de la grossesse, la gonadotrophine chorionique humaine (hCG), qui maintient l'activité du follicule vide.
Bouleversement Hormonal et Conséquences Pendant la Grossesse
Pendant la grossesse, le corps de la future maman subit un chamboulement hormonal important. Les hormones sont des messagers qui transmettent des ordres depuis leur lieu de production jusqu'à leur cible (un organe du corps).
Suite au largage de l'ovule, le follicule devient un corps jaune. S'il y a un rapport sexuel, l'ovule va rencontrer un spermatozoïde et un embryon sera créé. L'embryon peut alors s'ancrer dans la paroi utérine, déclenchant un grand bouleversement hormonal.
Dès les premiers jours qui suivent la fécondation, la gonadotrophine chorionique humaine (HCG) est sécrétée en grande quantité. Elle va permettre de maintenir le corps jaune, qui va ainsi pouvoir continuer de produire des œstrogènes et de la progestérone qui vont permettre le maintien de l'embryon et l'arrêt des règles pour les 9 prochains mois. C'est la grande quantité de HCG qui en général va entraîner les nausées.
La progestérone est produite en grande quantité tout au long de la grossesse. Elle va permettre l'implantation de l'embryon et l'épaississement de la paroi utérine. Avec l'œstrogène, elles vont favoriser le développement des seins et la préparation à la lactation. La progestérone entraîne également le relâchement des muscles lisses.
L'œstrogène voit son taux exploser lors de la grossesse, il peut être multiplié par 1000 ! Cette hormone permet l'accroissement du volume sanguin nécessaire à l'alimentation de bébé en nutriments et oxygène. Au plus fort de sa sécrétion, aidé du soleil, il peut favoriser le fameux masque de grossesse et des boutons disgracieux.
Lors de l'accouchement, le taux de progestérone chute brusquement, de même que ses effets relaxants : les contractions peuvent commencer. D'autres hormones interviennent pour aider à la libération du nouveau-né : l'ocytocine entraîne les contractions.
Effets des Hormones de Grossesse sur la Femme Enceinte
La grossesse s’accompagne d’importantes modifications hormonales qui rendent la gestation possible mais qui engendrent aussi des désagréments comme des nausées, les jambes lourdes, une hyperémotivité… L’homéopathie apporte des solutions pour que la future maman puisse vivre pleinement sa grossesse. Dès le début de la grossesse et durant neuf mois, le corps de la future maman est soumis à d’importants changements hormonaux. Ces modifications vont permettre l’implantation de l’œuf, la gestation, le développement du fœtus, la préparation du corps à l’accouchement, le déclenchement du travail et l’allaitement. Toutefois, cette élévation des taux d’hormones de grossesse peut occasionner des maux gênants pour le quotidien…
La Constipation, les Ballonnements et les Flatulences
La progestérone est l’hormone de la grossesse par excellence. Au premier trimestre, elle permet notamment de préparer l’utérus pour que l’embryon s’implante, puis elle joue un rôle important dans le développement fœtal et la maturation de l’utérus. Elle a un effet relaxant sur les fibres de l’utérus, limitant ainsi les risques de contraction et d’expulsion prématurée du fœtus. Mais elle a aussi une action sur les fibres musculaires intestinales, provoquant un ralentissement du transit, à l’origine d’une constipation et de ballonnements. En fin de grossesse, cet inconfort s’accentue en raison de la baisse de l’activité physique et de la pression que le fœtus, en raison de sa taille, exerce mécaniquement sur les organes. A noter : les femmes enceintes concernées par la constipation ont davantage de risque de souffrir d’hémorroïdes.
Les Nausées et les Vomissements
Les nausées et les vomissements débutent généralement autour de la sixième semaine de grossesse, et s’atténuent vers la douzième semaine, avec un pic de fréquence vers la neuvième. Ces désagréments sont liés aux modifications des hormones de début de grossesse et notamment à l’augmentation de la production de l’hormone chorionique gonadotrope humaine (hCG). Le plus souvent, la nausée survient le matin, à jeun. Pour certaines femmes, cet inconfort se limite à un manque d’appétit et un dégoût pour certains aliments. Pour d’autres, il est assorti de vomissements et entraine des difficultés à s’alimenter. Des situations sévères peuvent se rencontrer, appelées dans ce cas hyperemesis gravidarum, ou vomissements gravidiques, nécessitant l’hospitalisation avec des perfusions.
Les Jambes Lourdes
Les hormones de la femme enceinte (œstrogènes et progestérone) ont tendance à diminuer l'élasticité des veines. Moins toniques, elles deviennent plus dilatées lorsque la pression sanguine augmente. De surcroît, le volume sanguin augmente de 30% environ pendant la grossesse, augmentant la pression dans le système veineux. En fin de grossesse, ces éléments sont amplifiés par la compression exercée par l’utérus devenu plus volumineux : il comprime la veine cave inférieure, particulièrement quand la future maman est couchée sur le dos. Cette compression gêne le retour veineux, augmentant encore la pression sanguine dans le réseau veineux des jambes, à l’origine des symptômes de jambes lourdes.
Les Troubles du Sommeil
Les troubles du sommeil chez la femme enceinte sont liés aux différents changements (anatomique, physiologique et psychologique) que vit son organisme durant neuf mois. Parmi ces changements, les modifications hormonales peuvent perturber ses cycles habituels de sommeil. L’élévation des taux d’œstrogène, de progestérone et de prolactine seraient plus particulièrement impliqués dans ces troubles du sommeil. Outre ces conséquences hormonales, l’installation du fœtus dans l’utérus stimule la vessie et oblige à se lever la nuit pour aller aux toilettes, le développement d’un « gros ventre » peut parfois perturber le fait de trouver une position confortable dans le lit. Enfin, le stress éventuel lié au déroulement de la grossesse et à l’accouchement à venir ; puis au dernier trimestre, les inquiétudes liées à l’accouchement sont des facteurs qui peuvent perturber la qualité du sommeil de la future maman.
Les Vergetures, l’Hyperpigmentation et les Problèmes de Peau
L’augmentation de la production de certaines hormones de grossesse peut être à l’origine de différentes modifications de l’aspect de la peau, qui le plus souvent disparaissent après l’arrivée de bébé. L’hyperpigmentation de certaines parties du corps (aisselles, aréoles des seins, ligne entre le pubis et le sternum…) est due à l’augmentation de la production de mélanine par les cellules de la peau, sous l’action des hormones de la grossesse. Cette hyperpigmentation peut aussi se traduire par l’apparition de taches brunes irrégulières sur les zones du visage les plus exposées au soleil : nez, joues et front. Il s’agit du masque de grossesse, appelé aussi chloasma ou mélasma. Certaines hormones de grossesse produites en grande quantité fragilisent aussi les fibres de la peau qui perdent de leur élasticité. Au niveau des zones plus riches en tissu graisseux, comme l’abdomen, les cuisses, les fesses et les seins, les fibres du derme peuvent se fissurer et laisser des cicatrices rosées d’abord, blanchissant ensuite : les vergetures. Enfin, la forte sécrétion d’hormones peut aussi être responsable de poussées d’acné, par hyperactivité des glandes sébacées qui fabriquent davantage de sébum. Produit en excès, il a tendance à boucher les pores de la peau, favorisant ainsi l’apparition de comédons et kystes.
Hypersensibilité, Hyperémotivité et Sautes d’Humeur
L’élévation des taux d’hormones de grossesse (œstrogènes et progestérone) a un impact sur les émotions et la sensibilité de la future maman. Après l’accouchement, la chute des taux d’hormones de grossesse est soudaine. Cumulée à la fatigue de l’accouchement, le changement du mode de vie, les visites à la maternité, la mise en place éventuelle de l’allaitement, la fatigue du post-partum peut parfois conduire à une déprime passagère, le baby blues. Cette sensation de tristesse et d’irritabilité dure généralement les 3 premiers jours et disparaît le plus souvent après deux semaines. En cas de persistance dans le temps, ou d’apparition de signes de gravité (perte d’appétit, sommeil très perturbé, fatigue intense, idées noires) il faudra rapidement consulter son médecin. La dépression du post-partum est un sujet tabou, dont on ne parle pas suffisamment. Il est normal qu’un tel bouleversement de vie représenté par la venue au monde d’un enfant puisse nécessiter un accompagnement spécifique, auprès de professionnels de l’écoute
Les Hormones Féminines : Un Équilibre Délicat
Les hormones féminines regroupent les hormones œstrogènes (estradiol, estrone et estriol) et la progestérone. Ces hormones exercent des rôles essentiels dans de nombreux processus physiologiques et interviennent notamment dans le cycle menstruel, la grossesse, l’allaitement et la ménopause. Mais elles peuvent aussi être associées à des mécanismes pathologiques, comme les cancers du sein hormono-dépendants. La sécrétion des hormones féminines est sous le contrôle d’autres hormones, produites par l’hypothalamus (LHRH, Luteinizing Hormone Releasing Hormone, encore appelée la gonadolibérine) et l’hypophyse (appelées la FSH, Follicle Stimulating Hormone ou hormone folliculo-stimulante et la LH, Luteinizing Hormon ou hormone lutéinisante).
De la puberté à la ménopause, les femmes en âge de procréer présentent des sécrétions cycliques d’hormones féminines, coïncidant avec la succession des cycles menstruels. A l’arrivée de la ménopause, les cycles menstruels se raréfient suite à la baisse de production des hormones féminines. La ménopause correspond ainsi à l’arrêt de la synthèse des estrogènes et de la progestérone par les ovaires.
Dans certaines formes d’infertilité féminine, les mécanismes en cause sont des troubles dans la sécrétion des hormones féminines, qui affectent presque exclusivement les œstrogènes. En résumé, les œstrogènes sont sécrétés pendant toute la phase folliculaire, avec une augmentation constante des taux sanguins, jusqu’à un plateau pendant la phase lutéale. En l’absence de fécondation, les œstrogènes chutent quelques jours avant l’arrivée des règles.
A l’inverse, si la fécondation a lieu, la gestation débute, avec une augmentation de la production des hormones féminines. Ces hormones sont produites par les ovaires pendant le premier trimestre de la grossesse, puis par le placenta. Au neuvième mois, à l’approche de l’accouchement, la production de progestérone chute pour permettre les contractions utérines, nécessaires à l’expulsion du fœtus.
Les hormones féminines contrôlent le cycle menstruel chez les femmes en âge de procréer.
Les œstrogènes, produits par les ovaires, agissent notamment au niveau des cellules des tissus du sein. Lorsqu’une tumeur se développe au niveau d’un sein, les cellules cancéreuses peuvent rester sensibles à l’action des œstrogènes. Dans ce cas, la sécrétion d’œstrogènes stimule la croissance de la tumeur. Le caractère hormono-dépendant d’un cancer du sein est déterminé par les examens anatomo-pathologiques pratiqués sur les cellules cancéreuses prélevées lors de la biopsie.
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