La naissance à terme est un concept essentiel en obstétrique, définissant la période idéale pour la naissance d'un enfant. Cet article vise à explorer en détail la définition de la naissance à terme, en abordant les différents aspects de la prématurité et du dépassement de terme, ainsi que leurs implications pour la santé du nouveau-né et le bien-être des parents.

Définition de la naissance à terme

En France, une grossesse est considérée comme étant à terme lorsqu'elle atteint 41 semaines d'aménorrhée (SA), ce qui correspond à 39 semaines de grossesse. Cependant, la période considérée comme idéale pour la naissance se situe autour de la 39e semaine de grossesse. Le Collège américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) définit le terme complet d’une grossesse comme étant la période entre 39 et 42 semaines. Cette période est cruciale pour le développement final du fœtus, notamment pour la maturation de ses organes et l'accumulation de réserves nutritionnelles.

Prématurité : Naissance avant terme

Un enfant est considéré comme prématuré s’il naît avant 8 mois et demi de grossesse (37 semaines d’aménorrhée). On parle de naissance prématurée lorsqu’elle se déroule avant 37 semaines d’aménorrhée (SA), c’est-à-dire 8 mois et demi de grossesse. La prématurité est classée en trois niveaux :

  • Prématurité moyenne : naissance entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée révolue (7 mois à 8 mois de grossesse).
  • Grande prématurité : naissance entre la 28e et la 32e SA (6 mois à 7 mois de grossesse).
  • Très grande prématurité : naissance avant 28 semaines, soit en deçà de 6 mois de grossesse.

Aucune survie n’a été décrite en deçà de 22 semaines.

Causes de la prématurité

Environ 70 % des naissances prématurées sont spontanées, dues à des contractions précoces dont la cause est rarement identifiée, ou encore à la rupture prématurée des membranes fœtales (ces ruptures étant parfois d’origine infectieuse). Les autres naissances prématurées sont provoquées et ont le plus souvent lieu par césarienne. Il s’agit alors d’une décision médicale : une naissance prématurée peut être décidée en raison d’un risque majeur pour la santé du fœtus ou de la mère en cours de la grossesse.

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L’hypertension maternelle sévère est l’origine d’environ 20 % des accouchements provoqués avant 32 semaines de grossesse. Parmi les autres causes possibles d’accouchement prématuré, citons : certaines infections (génito-urinaires ou généralisées), des anomalies de l’utérus et/ou du placenta, un diabète maternel ou encore un hématome rétro-placentaire. Le taux de naissances prématurées est également plus élevé en cas de grossesses multiples. D’autres facteurs comme des conditions socio-économiques défavorables, un âge plus avancé des mères, le stress ou encore la consommation de tabac sont aussi impliqués.

Vulnérabilité du bébé prématuré

La naissance prématurée d’un enfant interrompt son développement in utero : tous ses organes sont présents mais ils sont encore immatures. Les complications les plus graves concernent principalement le cerveau, les poumons, le tube digestif et l’œil. Les poumons des enfants nés prématurés sont immatures, principalement parce qu’ils ne produisent pas encore (ou pas suffisamment) de surfactant. Plus un enfant est prématuré, plus il présente une immaturité immunitaire et fonctionnelle au niveau de l’intestin, ainsi que des troubles du microbiote intestinal.

Prise en charge du bébé prématuré

Les prématurés extrêmes et grands prématurés sont accueillis en service de réanimation néonatale. Ils sont ensuite orientés vers les soins intensifs, puis en service de néonatalogie quand leur état de santé est stable. Les prématurés sont placés dans des couveuses chauffées et humidifiées pour maintenir leur température centrale entre 36,5°C et 37,5°C. Durant cette hospitalisation, ils reçoivent tous les soins qui sont nécessaires à leur état de santé et leur degré de prématurité.

La prise en charge des enfants nés prématurés doit intégrer la protection de leur développement, notamment cérébral, en limitant le stress lié à l’environnement des unités néonatales et aux soins dans le plus grand respect de leurs rythmes veille/sommeil. Les soins de développement, dont la forme la plus aboutie est le NIDCAP (programme néonatal individualisé de soins de développement avec évaluation) permettent d’individualiser au mieux cette prise en charge après une observation attentive du nouveau-né prématuré par les soignants.

Vulnérabilité des parents d'un enfant né prématurément

La prématurité bouleverse la façon dont la parentalité se construit après la naissance. Après la naissance, l’hospitalisation de l’enfant, la séparation d’avec sa mère imposée par les soins, et sa grande fragilité influencent le processus d’attachement et celui de parentalité au sein du couple. De leur côté, les parents peuvent en effet souffrir d’inquiétude, de culpabilité, d’anxiété ou de dépression et d’un sentiment d’isolement par rapport à la situation vécue.

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Suivi et accompagnement après la sortie de l'hôpital

Généralement, les enfants peuvent rentrer à la maison lorsqu’ils sont devenus autonomes du point de vue respiratoire et digestif, et que leur croissance est satisfaisante. Au moment de la sortie de l’hôpital, des modalités d’accompagnement et de suivi doivent être mises en place avec des relais en ville (médecin traitant, pédiatre, PMI…). Une surveillance systématisée et organisée des enfants prématurés est également mise en place par le biais des « réseaux de suivi des enfants vulnérables ».

Par la suite, le développement de l’enfant est suivi dans des consultations dédiées afin de pouvoir dépister précocement des trajectoires neurodéveloppementales atypiques qui pourraient bénéficier de prise en charge. Les associations de parents jouent également un rôle important dans le soutien aux familles après une naissance prématurée, pendant et au-delà de l’hospitalisation.

Dépassement de terme : Naissance après terme

On compte en général deux semaines à partir de votre date d’accouchement prévue avant de commencer à parler de dépassement du terme. Apparemment, lorsque vous arrivez à 42 semaines, votre placenta arrête de fonctionner et il faut donc provoquer l’accouchement. Il s’agit d’un placenta « trop faible » qui n’apporte plus les besoins nécessaires (en oxygène et en nutriment) au bébé pour grandir. Elle se manifeste donc par un retard de croissance prématuré du bébé durant la grossesse. Et pour finir, rappelons que les bébés qui dépassent le terme (c.-à-d. qui naissent après 42 semaines de grossesse) sont moins de 3% selon quelques études.

Risques d'une naissance "en retard"

Une grossesse prolongée ou un dépassement de terme augmente les risques que :

  • le poids à la naissance de votre bébé soit plus important,
  • l’accouchement dure plus longtemps,
  • l’accouchement par voie basse soit « assisté », c’est-à-dire que la sage-femme utilise des forceps ou une ventouse pour aider votre bébé à traverser le col de l’utérus,
  • vous ayez à subir une césarienne,
  • l’on vous fasse une épisiotomie.

Déclenchement artificiel du travail

Si votre bébé a un peu de retard et particulièrement s’il tarde plus de deux semaines, votre professionnel de santé vous recommandera probablement un déclenchement artificiel du travail. Cela a pour but principal de réduire le risque de complications à la naissance, ce risque augmentant de façon significative lorsque le terme de la grossesse est dépassé.

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Facteurs favorisant le dépassement de terme

Le dépassement de terme a plus de risque de se produire si :

  • c’est votre première grossesse,
  • vous avez déjà eu une grossesse prolongée ou un dépassement de terme,
  • vous êtes obèse.

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