La scintigraphie rénale est une technique d'imagerie médicale qui utilise des substances faiblement radioactives pour évaluer la fonction rénale. Bien qu'elle soit un outil diagnostique précieux, son utilisation chez les femmes enceintes soulève des questions importantes concernant les risques potentiels pour l'embryon et le fœtus. Cet article explore en profondeur les considérations relatives à la scintigraphie rénale pendant la grossesse, en abordant les risques, les précautions et les alternatives possibles.
Scintigraphie: Un Aperçu
La scintigraphie est une technique d'imagerie qui repose sur l'injection d'une substance faiblement radioactive, appelée traceur, dans l'organisme. Ce traceur est conçu pour se fixer préférentiellement sur un organe ou une tumeur. La détection des particules émises par le traceur permet d'obtenir une image très fine de l'organe ou de la zone ciblée. La scintigraphie, également appelée tomographie par émission monophotonique (TEMP), est particulièrement utilisée dans l'exploration de la thyroïde, du muscle cardiaque, du cerveau et en cancérologie. L'examen se déroule en service de médecine nucléaire.
Dilatation des Voies Urinaires et Grossesse
En pré-natal, la classification de la SFU (Society for Foetal Urology) est utilisée pour caractériser la dilatation rénale. Il n’existe pas de définition unique de la dilatation des voies urinaires. La constatation d’une dilatation des voies urinaires peut révéler plusieurs conditions. La probabilité de disparition de la DPC en période postnatale est proportionnelle au degré de dilatation anténatale. La prise en charge ultérieure se fera ensuite en fonction du diagnostic suggéré.
Risques Liés aux Rayonnements Ionisants Pendant la Grossesse
Un examen radiologique chez une patiente enceinte peut susciter des inquiétudes. La "règle des 10 jours" a été introduite par la CIPR pour les femmes en âge de procréer. Elle stipule que "autant que possible, les examens radiologiques devraient être réalisés dans les 10 premiers jours du cycle". Initialement cette règle était fixée à 14 jours, mais elle a été réduite à 10 afin de tenir compte de la variabilité de la durée du cycle chez la femme.
Lorsque le nombre de cellules de l'embryon est faible et qu'il n'y a pas encore de différenciation, l'effet sur ces cellules va se traduire par une interruption spontanée de l'évolution ou par une mort non-détectable de l'embryon ; la survenue de malformation est improbable ou extrêmement rare. La phase d'organogénèse débutant entre la 3ème et la 5ème semaine de grossesse, il est improbable qu'une exposition précoce aux rayonnements ionisants induise des malformations. C'est sur ces bases qu'il a été suggéré d'abandonner la "règle des 10 jours" au profit d'une "règle des 28 jours". Cela signifie qu'un examen radiologique, dès lors qu'il est justifié, peut être réalisé à n'importe quel moment du cycle en l'absence de retard menstruel. L'attention est alors reportée sur ce retard et l'éventualité d'une grossesse, la femme étant considérée comme enceinte en l'absence de preuve du contraire.
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Selon la CIPR 84, le risque induit par une dose fœtale inférieure à 100 mGy ne justifie pas une interruption de grossesse. La question de l'interruption de grossesse est indubitablement traitée différemment selon le pays concerné. L'éthique personnelle, la morale et les croyances religieuses, voire la soumission à des lois ou des règles au niveau local ou national, compliquent d'autant la prise de décision.
Scintigraphie et Grossesse: Autorisation et Précautions
Les examens de médecine nucléaire sont-ils autorisés durant la grossesse ? Oui. La présence de radionucléides dans le corps de la mère participe à l'exposition du fœtus. L'irradiation du fœtus provient de l'irradiation externe du fait de la présence de radioactivité dans les tissus et organes de la mère ainsi que, parfois, du passage du médicament radiopharmaceutique à travers la barrière placentaire et de sa distribution dans le corps du fœtus. Les propriétés physiques, chimiques et biologiques du médicament radiopharmaceutique sont des paramètres essentiels de l'éventuel passage placentaire.
L'utilisation d'activités administrées plus faibles et de temps d'acquisition plus longs permet de réduire la dose au fœtus. Ceci est possible si la patiente n'est pas trop nauséeuse et peut rester immobile. Dans le cas des médicaments radiopharmaceutiques rapidement éliminés par les reins de la mère, la vessie représente un réservoir qui va être la principale source d'irradiation externe du fœtus. Après administration de ce type de produits, une hydratation importante et des mictions fréquentes de la mère doivent être recommandées.
Pour exclure une embolie pulmonaire chez la femme enceinte, une scintigraphie pulmonaire de perfusion et ventilation est assez fréquemment réalisée. En routine, de nombreux services réalisent la ventilation en premier lieu, puis la perfusion, ce qui représente un avantage dans certaines situations. Dans le cas particulier de suspicion d'embolie pulmonaire, la perfusion est à réaliser en premier. Le choix du médicament radiopharmaceutique pour la ventilation a aussi une incidence sur la dose au fœtus. L'utilisation de 133Xe ou 81mKr gazeux induit une dose extrêmement faible au fœtus.
Médicaments Radiopharmaceutiques et Grossesse
Par principe, une femme enceinte ne doit pas être traitée avec des produits radioactifs sauf si cette thérapie peut lui sauver la vie : dans des cas extrêmement rares, la dose et le risque potentiels au fœtus doivent être évalués et communiqués à la patiente et à son médecin référent. La thérapie à l'iode est hautement contre-indiquée chez la patiente enceinte. L'iode traverse aisément la barrière placentaire et la thyroïde du fœtus devient fonctionnelle et capte l'iode à partir de 10 semaines de grossesse. Si un traitement de cancer thyroïdien doit être réalisé, il doit être reporté après la naissance. Chez la femme, le cancer de la thyroïde représente plus de 80% des cancers de la tête et du cou diagnostiqués entre 15 et 45 ans. Ils sont relativement peu agressifs comparés à d'autres cancers. C'est pourquoi la chirurgie et la thérapie sont fréquemment reportées après la fin de la grossesse.
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L'historique du cycle menstruel est souvent inapproprié pour s'assurer que la patiente n'est pas enceinte. Dans la plupart des pays développés, un test de grossesse est réalisé avant administration d'une activité élevée d’iode 131 pour les femmes en âge de procréer, sauf si une ligature des trompes ou une hystérectomie ont été réalisés, excluant toute possibilité de grossesse. Le plus souvent, la grossesse est précoce et le principal problème est l'exposition externe (par le rayonnement y) au corps entier du fœtus liée à la concentration de l'iode dans la vessie de la mère. Au cours de la grossesse, la dose corps entier à l'embryon est comprise entre 50 et 100 mGy/GBq administré. Si l'embryon est âgé de plus de 8 semaines (la thyroïde fœtale est fonctionnelle) et que la grossesse est découverte dans les 12 h après administration de l'iode, la prise par la mère de 60 à 130 mg d'iode stable (iodure de potassium KI) bloquera partiellement le fonctionnement de la thyroïde du fœtus et réduira la dose thyroïdienne.
Les patients traités avec de l'iode radioactif peuvent être des sources d'irradiation significatives pour les femmes enceintes de leur entourage. La dose à un membre de la famille situé à 0,5 m d'un patient jusqu'à décroissance totale de la radioactivité (environ 10 semaines) est d'environ 1 mSv pour le traitement d’une hyperthyroïdie et de 7 mSv pour le traitement d’un cancer. Après une thérapie à l’iode radioactif, la femme est prévenue qu'elle doit éviter d'être enceinte pendant au moins 6 mois. Ceci ne repose pas sur des effets héréditaires potentiels, mais plutôt sur la certitude que (1) l'hyperthyroïdie ou le cancer est contrôlé, et (2) un autre traitement à l'iode radioactif ne sera pas nécessaire durant la grossesse. La CIPR recommande également de s'assurer que l'iode radioactif a été suffisamment éliminé pour que l'enfant à naître ne reçoive pas plus de 1 mSv, sauf si la santé de la mère est compromise.
Rôle du Personnel de Santé et Précautions
Dans la plupart des procédures diagnostiques, il n'est pas nécessaire pour les travailleuses enceintes de prendre des précautions supplémentaires autres que la limitation du temps passé auprès des patients. L'exposition auprès des patients à qui l'on a administré des médicaments radiopharmaceutiques est assez faible, il n'y a donc aucune justification radiologique à la retirer des procédures d'imagerie. Le travail des femmes enceintes soumises à des travaux exposant à des rayonnements ionisants relève de certaines dispositions du code du travail art. D.4152-4 à D.4152-6). Une travailleuse enceinte peut être maintenue à son poste dans un service de médecine nucléaire, à partir du moment où ce poste ne nécessite pas un classement en catégorie A. De plus, l’exposition du fœtus entre la déclaration de grossesse et l’accouchement doit être inférieure à 1 mSv. Cette valeur correspond à la limite annuelle pour le public auquel le fœtus est assimilé. L'interprétation de cette recommandation ne doit pas donner lieu à une discrimination inutile pour la femme enceinte, les responsabilités étant partagées entre l'employeur et la travailleuse. Si l'établissement pratique l'administration d’iode 131 pour le traitement de cancers de la thyroïde, le retrait de ce type d'activité peut être envisagé.
Information et Anxiété de la Patiente
Comme pour les examens de radiologie, la femme enceinte peut être angoissée après la réalisation d'un examen de médecine nucléaire. Dans ce cas, l'appréhension peut être d'autant plus grande que la patiente réalise qu'une substance radioactive lui a été administrée, qu'elle va rester dans son corps un certain temps et qu'elle peut potentiellement traverser le placenta vers le fœtus. C'est pourquoi, l'information à la patiente, son conjoint ou toute personne concernée est essentielle et doit poser clairement les risques potentiels.
Des interrogations sur l'opportunité d'être enceinte après un examen ou un traitement de médecine nucléaire peuvent survenir. La CIPR recommande de reporter le début de grossesse éventuel jusqu'à ce que la dose résiduelle au fœtus apportée par le médicament radiopharmaceutique soit inférieure à 1 mGy.
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Alternatives à la Scintigraphie Rénale Pendant la Grossesse
Dans la mesure du possible, il est préférable de reporter la scintigraphie rénale après l'accouchement. Cependant, si un diagnostic rapide est essentiel, d'autres techniques d'imagerie peuvent être envisagées, telles que l'échographie rénale ou l'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), qui n'utilisent pas de rayonnements ionisants.
Découverte Fortuite d'une Grossesse Après un Examen Radiologique
Que faire après un examen radiologique diagnostique fortuit chez une patiente enceinte ? La "règle des 10 jours" a été introduite par la CIPR pour les femmes en âge de procréer. Elle stipule que "autant que possible, les examens radiologiques devraient être réalisés dans les 10 premiers jours du cycle". Initialement cette règle était fixée à 14 jours, mais elle a été réduite à 10 afin de tenir compte de la variabilité de la durée du cycle chez la femme. Lorsque le nombre de cellules de l'embryon est faible et qu'il n'y a pas encore de différenciation, l'effet sur ces cellules va se traduire par une interruption spontanée de l'évolution ou par une mort non-détectable de l'embryon ; la survenue de malformation est improbable ou extrêmement rare. La phase d'organogénèse débutant entre la 3ème et la 5ème semaine de grossesse, il est improbable qu'une exposition précoce aux rayonnements ionisants induise des malformations. C'est sur ces bases qu'il a été suggéré d'abandonner la "règle des 10 jours" au profit d'une "règle des 28 jours". Cela signifie qu'un examen radiologique, dès lors qu'il est justifié, peut être réalisé à n'importe quel moment du cycle en l'absence de retard menstruel. L'attention est alors reportée sur ce retard et l'éventualité d'une grossesse, la femme étant considérée comme enceinte en l'absence de preuve du contraire. Selon la CIPR 84, le risque induit par une dose fœtale inférieure à 100 mGy ne justifie pas une interruption de grossesse.
Autres Situations Spécifiques
- Allaitement: Une patiente peut-elle allaiter après un examen de médecine nucléaire ? Il est fréquemment demandé aux femmes d'indiquer si elles sont en cours d'allaitement, puisque certains médicaments radiopharmaceutiques peuvent être transférés à l'enfant via le lait maternel. L'interruption de l'allaitement pendant une période à définir en fonction du médicament radiopharmaceutique est recommandée pour certains examens de médecine nucléaire.
- Exposition d'une Aide-Soignante Enceinte: Que se passe-t-il si une aide-soignante / agent de service est à un stade précoce de sa grossesse et qu'elle est exposée à un patient après administration de médicaments radiopharmaceutiques ?
- Suivi Après Thérapie à l'Iode 131: Que faire si une patiente a connaissance de sa grossesse après thérapie à l’iode 131 ?
- Risque Familial: Existe-t-il un risque pour une femme enceinte si un membre de sa famille est traité avec de l'iode radioactif ?
Infections à Risque Fœtal et Prévention
Il est important de connaître les éléments de prévention vis-à-vis des infections à risque fœtal et de préciser les particularités de la pharmacocinétique des médicaments chez la femme enceinte et les risques des médicaments durant la grossesse.
- Cytomégalovirus (CMV): Chez la femme enceinte, l’infection est le plus souvent asymptomatique ou se présente sous la forme d’un syndrome pseudogrippal. Les réinfections et les récurrences sont possibles. La transmission materno-fœtale se fait par voie hématogène transplacentaire et augmente avec l’âge gestationnel (de 30 % au premier trimestre à 60 % au dernier trimestre). L’infection est asymptomatique dans 90 % des cas à la naissance. Dans ces situations, la séquelle essentielle est la perte d’audition dans 5 % des cas. Le CMV est la deuxième cause de troubles auditifs, après les causes génétiques. Le dépistage systématique pendant la grossesse n’est actuellement pas recommandé par le haut conseil de la santé publique. En cas de séroconversion à CMV pendant la grossesse, un traitement préventif de la transmission materno-fœtale doit être proposé dès le diagnostic de l’infection maternelle : valaciclovir 2 g quatre fois par jour.
- Herpès: Il s’agit d’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes, touchant 20 % des femmes. Elle est liée aux herpèsvirus de types 1 et 2 (HSV 1 et 2). De rares cas de transmission in utero ont été décrits, aboutissant à des fœtopathies sévères. En cas de présence de lésions herpétiques au moment de l’accouchement, une césarienne de protection fœtale est indiquée, s’il s’agit d’une infection initiale primaire .
- VIH: En France, 0,1 à 0,2 % des femmes enceintes sont séropositives pour le VIH. Un traitement antirétroviral est instauré afin d’obtenir une charge virale indétectable. L’allaitement maternel est contre-indiqué. Le nouveau-né reçoit un traitement par AZT pour une durée de six semaines.
- Rubéole: Cette infection virale à transmission respiratoire ou transplacentaire lors de virémie se présente sous la forme d’un tableau clinique peu spécifique. La primo-infection rubéoleuse d’une femme enceinte en début de grossesse peut être responsable d’une embryofœtopathie grave : la rubéole congénitale.
- Hépatite B: En France, 1,5 % des femmes enceintes ont des Ag HBs positifs. Il n’existe pas d’embryofœtopathie liée au virus de l’hépatite B. Son risque est lié à une contamination périnatale. La prévention repose sur la sérovaccination des nouveau-nés de mère Ag HBs+. L’allaitement n’est pas contre-indiqué.
- Hépatite C: L’infection touche 1 % des femmes enceintes, souvent associée au VIH, qui augmente son risque de transmission au nouveau-né. Si le dépistage maternel est positif, il faut préciser la charge virale (recherche de l’ARN viral par PCR) et s’il existe une co-infection VIH.
- Parvovirus B19: Quarante pour cent des femmes enceintes ne sont pas immunisées contre le parvovirus B19, et 1 % d’entre elles font une primo-infection pendant leur grossesse. L’infection, sans gravité chez la mère, apparaît sous la forme d’une éruption mal déterminée, mais expose le fœtus à une infection in utero, par voie hématogène transplacentaire dans 30 % des cas.
- Varicelle: Il s'agit d'une infection virale extrêmement contagieuse, mais rare à l’âge adulte et contre laquelle seules 5 % des femmes enceintes ne sont pas immunisées. La pneumopathie varicelleuse, complication la plus fréquente et sévère chez l’adulte, reste rare, mais plus grave chez la femme enceinte, avec mise en jeu du pronostic vital.
- Toxoplasmose: En France, 50 % des femmes sont immunisées contre l’infection parasitaire à Toxoplasma gondii. La prévention de la toxoplasmose congénitale repose sur un dépistage sérologique systématique en début de grossesse, puis un suivi sérologique mensuel des femmes séronégatives.
- Syphilis: Infection sexuellement transmissible en plein essor. En l’absence de traitement, le risque de transmission fœtale est de 50 %. Les principales conséquences fœtales au cours de la grossesse sont les fausses couches tardives, les morts fœtales in utero, les retards de croissance, la prématurité et la syphilis congénitale.
- Listériose: Maladie à déclaration obligatoire, due à Listeria monocytogenes, bacille Gram+. Peu dangereuse pour la mère, la listériose peut être responsable de chorioamniotite, pouvant entraîner, selon le terme, avortement spontané fébrile, accouchement prématuré fébrile avec un risque de méningo-encéphalite et de septicémie néonatale, avec une mortalité très élevée.
- Streptocoque B: Son portage est dépisté de façon systématique par prélèvement vaginal, entre 34 et 38 SA, afin de déterminer la nécessité d’un traitement antibiotique perpartum. Le portage du streptocoque B ne présente pas de risque fœtal et nécessite donc un traitement uniquement lors de la rupture des membranes ou en perpartum.
Médicaments et Grossesse
Tout médicament administré à la mère pendant la grossesse peut avoir des répercussions sur le fœtus, immédiates ou à plus long terme, la barrière fœtoplacentaire ayant en pratique un rôle relativement peu important dans la limitation du passage mère-enfant. Tout médicament ayant un poids moléculaire inférieur à 600 UI passe vers le fœtus.
La prescription de médicaments pendant la grossesse doit refaire discuter le rapport bénéfice-risque au cas par cas en fonction des pathologies maternelles. Dans ce cadre, des consultations préconceptionelles sont indispensables, en collaboration avec le spécialiste concerné (psychiatre, cardiologue, neurologue…). Il faut toujours privilégier le médicament le plus ancien pour lequel on a le plus de recul et ne laisser en place que les médicaments indispensables.
- Rétinoïdes: Il s’agit de dérivés de la vitamine A, indiqués dans les acnés sévères, avec un effet tératogène majeur et donc formellement contre-indiqués pendant la grossesse.
- Traitements Neurologiques: Certains traitements neurologiques sont à l’origine d’anomalies de la fermeture du tube neural et sont contre-indiqués pendant la grossesse.
Rein Surnuméraire: Une Anomalie Rénale Rare
Découvrir une malformation rénale durant la grossesse ou après la naissance soulève naturellement de nombreuses questions. Le rein surnuméraire, également appelé trirénie, est une malformation congénitale extrêmement rare. Cette anomalie se produit lors du développement embryonnaire des organes urinaires. Cette particularité anatomique résulte généralement d'une anomalie survenue entre la 4ème et la 7ème semaine de grossesse, lors de la formation des reins. Le troisième rein peut être complètement fonctionnel, partiellement fonctionnel ou non fonctionnel. Sa taille, sa localisation et sa connexion aux voies urinaires varient considérablement d'un cas à l'autre.
La détection d'une anomalie rénale commence souvent bien avant la naissance. L'échographie prénatale du deuxième trimestre permet aux médecins de visualiser le développement des organes fœtaux. Après la naissance, plusieurs examens complémentaires sont nécessaires pour établir un diagnostic précis. L'échographie rénale reste l'examen de première intention, non invasif et sans danger pour le nourrisson. Elle permet d'évaluer la taille, la position et l'aspect de chaque rein.
Durant les premiers mois de vie, votre bébé fera l'objet d'un suivi médical régulier. Les néphrologues pédiatriques surveillent attentivement la fonction rénale globale, la croissance des organes, et recherchent d'éventuelles complications comme des infections urinaires ou des obstructions des voies urinaires. Cette période d'observation est cruciale pour déterminer la meilleure prise en charge.
La décision de procéder ou non à une néphrectomie (ablation d'un rein) dépend entièrement des résultats des examens et de la situation spécifique de votre enfant. L'intervention chirurgicale, pratiquée par un urologue pédiatrique spécialisé, est une procédure bien maîtrisée. Comme toute chirurgie abdominale sous anesthésie générale, elle comporte des risques qu'il convient de discuter en détail avec l'équipe médicale.
La grande majorité des enfants nés avec un rein surnuméraire ont un pronostic excellent. Dans les cas où le rein surnuméraire est asymptomatique et fonctionnel, aucune intervention n'est nécessaire. Une surveillance médicale régulière suffit pour s'assurer de l'absence de complications. Si une néphrectomie est pratiquée, les enfants vivent ensuite avec deux reins fonctionnels, ce qui est largement suffisant. Un seul rein en bonne santé peut assurer 75 à 80% de la fonction rénale totale nécessaire.
Les parents doivent simplement rester attentifs à certains signes : fièvre inexpliquée, douleurs abdominales, changement dans l'aspect des urines ou infections urinaires à répétition. Ces symptômes nécessitent une consultation rapide.
Questions Fréquentes sur le Rein Surnuméraire
- Un bébé avec trois reins peut-il mener une vie normale ? Oui, absolument. La majorité des personnes nées avec un rein surnuméraire mènent une vie tout à fait normale sans limitation particulière.
- Quels sont les risques réels d'une néphrectomie chez un nourrisson ? Les risques d'une néphrectomie pédiatrique sont comparables à ceux de toute chirurgie abdominale sous anesthésie générale.
- Mon enfant devra-t-il suivre un régime alimentaire particulier ? Si votre enfant conserve ses trois reins fonctionnels ou deux reins en bonne santé après néphrectomie, aucun régime strict n'est généralement nécessaire.
- Y a-t-il un risque que mon prochain enfant ait la même malformation ? Le rein surnuméraire est généralement une anomalie sporadique, c'est-à-dire qu'elle survient de manière isolée sans transmission héréditaire.
- Quels sports ou activités physiques sont déconseillés ? Dans la plupart des cas, aucune activité physique n'est formellement interdite. Certains médecins recommandent toutefois la prudence avec les sports de contact violent pour protéger les reins d'éventuels traumatismes.
- Combien de temps dure la période de surveillance après le diagnostic ? La surveillance médicale se poursuit généralement durant toute l'enfance et l'adolescence, avec une fréquence adaptée à la situation clinique.
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