Introduction
L'affaire Sandrine Pissara a profondément marqué l'opinion publique. Cette femme, mère de huit enfants, s'est retrouvée au centre d'un procès retentissant suite au décès de sa fille Amandine dans des circonstances effroyables. Cet article retrace le parcours de Sandrine Pissara, en s'appuyant sur les informations disponibles et les éléments qui ont émergé lors de son procès.
Contexte de l'Affaire Amandine
Le 6 août 2020, Amandine, âgée de 13 ans, décède à Montblanc, près de Béziers. Son corps, retrouvé dans un état de dénutrition extrême (28 kg pour 1,55 m), porte les stigmates de violences répétées. Les secours, alertés par Sandrine Pissara elle-même, découvrent une scène macabre. Sandrine Pissara prétend que sa fille s'est étouffée avec une compote, mais cette version ne convainc personne. L'autopsie révèle qu'Amandine est décédée des suites d'un arrêt cardiaque secondaire à un état de cachexie, conséquence de "négligences graves de la part de son environnement familial".
L'Enfance et le Parcours de Sandrine Pissara
Sandrine Pissara, née il y a 54 ans, est mère de huit enfants issus de trois unions différentes. Son parcours est marqué par la complexité et la souffrance. Elle grandit dans une famille pauvre, partagée entre la France et le Portugal. Elle raconte avoir vécu dans un sous-sol et avoir souvent souffert de la faim. Son premier compagnon l'a quittée en emmenant leurs deux filles aînées, et l'un de ses nourrissons est décédé à l'âge de trois mois. Ces éléments de sa vie sont mis en avant lors du procès pour tenter d'expliquer, sans excuser, ses actes.
Le Profil Psychologique
Plusieurs témoignages et expertises psychiatriques dressent un portrait troublant de Sandrine Pissara. Certains de ses enfants la décrivent comme "nocive psychologiquement" et "folle à lier". Un psychiatre constate qu'elle "nie à l'autre le droit de se revendiquer en tant qu'individu" et qu'elle "déverse sa rage sur celui qui lui résiste pour le déposséder de sa liberté". Selon lui, elle aurait fait d'Amandine "un objet à détruire sur lequel elle a le droit de vie ou de mort". L'enquête révèle qu'Amandine était le souffre-douleur de sa mère, qui aurait "transposé sa haine" du père d'Amandine sur le corps de sa fille.
Les Maltraitances Infligées à Amandine
Dès la naissance d'Amandine, Sandrine Pissara semble avoir fait d'elle son souffre-douleur. Elle l'insulte, la menace de mort et l'humilie. La situation s'aggrave après sa séparation du père d'Amandine. Lorsque le confinement est décrété en mars 2020, Amandine, alors interne dans un collège, est contrainte de revenir vivre chez sa mère. C'est le début d'un calvaire. Sandrine Pissara affame sa fille, la force à manger son vomi, la dénude et l'oblige à s'agenouiller de longues heures sur un objet cylindrique. Elle l'enferme jour et nuit dans un cagibi dépourvu de fenêtre, mais équipé de caméras de surveillance. Elle l'oblige également à recopier des lignes d'écritures jusqu'à l'épuisement.
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Les Signalements et les Manquements
Plusieurs signalements de maltraitance sont émis concernant Amandine, dès 2012. L'Éducation nationale signale des suspicions de maltraitance en 2014, après avoir constaté des ecchymoses sur le corps d'Amandine. Un magistrat est saisi, mais Amandine se rétracte, probablement sous l'influence de sa mère. Son frère et sa sœur, également manipulés par Sandrine Pissara, décrivent une vie familiale heureuse. La mère fournit même un certificat médical pour justifier les bleus et la perte de cheveux d'Amandine. Malgré ces alertes, aucune mesure d'assistance éducative n'est ordonnée. Le juge considère que l'enfant n'est pas en danger, estimant le suivi psychologique suffisant et la mère suffisamment impliquée.
Le Procès et les Aveux
Le procès de Sandrine Pissara et de son compagnon, Jean-Michel Cros, s'ouvre en janvier 2025 devant la cour d'assises de l'Hérault. Sandrine Pissara est accusée d'"actes de torture ou de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Jean-Michel Cros est poursuivi pour "privation de soins et aliments qui ont entraîné la mort". Pendant quatre ans, Sandrine Pissara nie les faits. Cependant, au deuxième jour du procès, elle finit par avouer les violences commises sur Amandine. Ces aveux surviennent après la diffusion d'un enregistrement audio réalisé par les voisins en 2019, où l'on entend les cris et les pleurs d'Amandine. Son compagnon reconnaît également les faits, se disant rongé par la culpabilité.
Le Verdict
Au terme de cinq jours de procès, le verdict tombe : Sandrine Pissara est condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 20 ans. Jean-Michel Cros écope de 20 ans de prison. Avant que la cour ne se retire pour délibérer, Sandrine Pissara prend la parole une dernière fois pour présenter ses excuses à ses enfants. Le père d'Amandine, Frédéric Florès, présent au procès, se dit "vidé" mais soulagé que justice ait été rendue. Sandrine Pissara décide de ne pas faire appel, afin d'épargner à ses enfants la douleur d'un nouveau procès.
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