L'accouchement est une étape intense qui bouleverse la vie d'une femme, qu'il s'agisse de son premier, deuxième ou dixième enfant. Durant cette période, il est essentiel de s'entourer des bonnes personnes, et la sage-femme joue un rôle de pilier dans le post-partum. Elle assure le suivi médical de la mère et du nouveau-né, offre un soutien émotionnel et des conseils pratiques pour faciliter cette transition.

Suivi médical de la jeune maman

Le suivi post-partum avec une sage-femme est encadré et remboursé par la Sécurité sociale. Il comprend plusieurs étapes clés :

Les premiers jours après la naissance

Jusqu'au 12e jour après la naissance, une sage-femme assure le suivi de la jeune maman. La première visite a généralement lieu 24 à 48 heures après le retour à la maison, que ce soit à domicile ou au cabinet de la sage-femme. Elle vérifie la récupération physique (cicatrice de césarienne ou du périnée, douleurs, saignements…) et l'état moral. C'est également l'occasion d'aborder l'allaitement, les soins du bébé et le début de la rééducation du périnée. Aucune question n'est superflue, il est important de tout demander.

L'entretien postnatal

Entre la 4e et la 8e semaine après l'accouchement, la jeune maman bénéficie d'un temps d'échange avec la sage-femme pour discuter de son moral, de ses émotions et de son quotidien. Cet entretien permet de repérer les signes précoces d'une dépression post-partum.

La consultation médicale postnatale

Elle a lieu dans les 6 à 8 semaines après l'accouchement et comprend deux temps forts :

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  • Un examen médical pour vérifier la cicatrisation et évaluer la nécessité d'une rééducation abdomino-périnéale.
  • Un moment d'échange pour faire le point sur l'état de santé général, le déroulement de l'allaitement, les relations avec l'enfant, etc.

Séances de suivis supplémentaires

Si la jeune maman en ressent le besoin, elle peut demander jusqu'à deux visites de suivi supplémentaires avec sa sage-femme entre le 8e jour et la 14e semaine après l'accouchement. L'allaitement, le lien avec bébé, la fatigue ou l'organisation des journées peuvent être abordés.

Suivi médical du nouveau-né

Les sages-femmes sont habilitées à suivre les mères et leurs bébés jusqu'au 12e jour après l'accouchement. Elles examinent le nouveau-né, surveillent sa prise de poids et s'assurent de sa bonne santé. C'est un soutien précieux lorsque l'on se sent un peu perdu au début.

La rééducation périnéale et abdominale

La rééducation périnéale est une étape clé pour la santé à long terme. Après la grossesse et l'accouchement, le périnée est fragilisé, ce qui peut entraîner des fuites urinaires, une sensation de lourdeur ou une perte de tonicité. À long terme, des complications plus sérieuses peuvent apparaître, telles que l'incontinence ou le prolapsus.

La rééducation périnéale (10 séances en moyenne, parfois plus) permet de renforcer ces muscles et d'éviter ces soucis. Elle est souvent associée à une rééducation abdominale pour retendre les muscles abdominaux, mis à rude épreuve pendant la grossesse. La rééducation périnéale, abdominale et le yoga sont de bonnes façons de se reconnecter à soi, physiquement. Après un accouchement, le corps peut sembler étranger et il faut se retrouver.

Accompagnement dans l'allaitement

Que la jeune maman choisisse le biberon ou l'allaitement, la sage-femme est là pour la soutenir. Elle est la spécialiste de l'allaitement. Même si cette pratique se démocratise, elle n'est pas toujours intuitive, et il est normal d'avoir des questions ou de rencontrer des difficultés. Elle aide à installer l'allaitement, à le poursuivre lors de la reprise du travail, ou même à l'arrêter, sans culpabiliser. Elle écoute, conseille et accompagne pas à pas, pour que ce moment reste serein autant pour la mère que pour le bébé.

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Il y a beaucoup de pression autour de l’allaitement ces dernières années. La sage-femme accompagne les femmes dans leurs choix et les aide à se déterminer en ce qui concerne l’allaitement. Elle les aide quand elles en ont envie. L’allaitement est une liberté : au sein, tiré puis donné au biberon, sein + biberon…. Chacune fait à sa façon. La sage-femme ne dit jamais à une patiente : il faut arrêter maintenant et faire ci et ça. L’allaitement c’est compliqué, parfois on en a marre, parfois cette fusion on n’en a plus envie. C’est toute la dichotomie quand on est jeune maman. On est toujours partagée entre fusion et séparation et il faut l’accepter. Son rôle est de donner les bonnes pistes pour l’allaitement. Ensuite idéalement, elle recommande de s’entourer d’un ou deux professionnels référents (sage-femme, pédiatre, conseillère en lactation, etc.) et ne pas se laisser happer par les conseils des uns et des autres qui peuvent être contradictoires. Enfin sur l’allaitement à la demande, un bébé ne pleure pas que lorsqu’il a faim.

Le bien-être maternel au cœur du suivi post-partum

En post-partum, ce n'est pas toujours le corps qui est le plus difficile à gérer. Bien souvent, c'est l'esprit. Fatigue, montagnes russes émotionnelles, matrescence, baby blues ou parfois dépression post-partum : l'arrivée d'un bébé bouleverse tout. Dans ces moments fragiles, la sage-femme est là pour écouter, rassurer et aider à traverser cette période avec plus de sérénité.

Pour chacun des accouchements, les rendez-vous chez la sage-femme étaient un lieu sûr. Un moment rien qu'à soi, pour se reconnecter à son corps et déposer tout ce que l'on vivait. Il est possible de parler librement de ses difficultés, sans peur d'être jugée. Et à chaque fois, on repart reboostée, avec des conseils vraiment adaptés à sa situation.

La sage-femme est la spécialiste de la grossesse, de la maternité, de l'accouchement et du post-partum. Elle a déjà accompagné des centaines de femmes ; elle a donc forcément croisé des situations proches de la vôtre. Elle sait répondre aux questions, orienter et surtout aider à traverser les moments plus compliqués.

Si une maman va bien, si elle fait des choses qui lui font plaisir alors elle sera bien plus détendue avec son enfant que si elle fait tout un tas de choses parce qu’elle s’y oblige, parce que « c’est ce qu’il faut faire. Les mamans qui vont bien sont celles qui s’autorisent des choses, qui se font plaisir. Il faut déculpabiliser la maternité. Par exemple, mieux vaut un biberon donné avec amour qu’un sein forcé. Les enfants apprennent par mimétisme : s’ils voient une maman qui sourit et sait rigoler de ses faiblesses, il sera comme ça. Dites-vous : si je vais bien, mes enfants iront bien. Et prenez le temps d’aller bien !

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Conseils pratiques pour le quotidien

La sage-femme est également là pour donner des clés qui allègent le quotidien : organisation, gestion de la fatigue, relation avec les aînés, tensions de couple (le fameux babyclash)… Elle apporte ce recul qu'on n'a pas toujours quand on est plongée dans le tourbillon du post-partum.

La rééducation commence dès la table d’accouchement ! Le corps est alors dans un état qui n’est ni celui de la grossesse ni celui d’avant la grossesse : baisse de la force musculaire, articulations lâches, bassin élargi… Tout est différent. Dès la table d’accouchement on peut prendre conscience de son corps, de sa respiration et reprendre ce que l’on a appris avant d’accoucher. Le yoga aide pour ça. Plus on a pris conscience de son corps pendant la grossesse, plus on peut être éveillée, accompagnée ensuite. En post-accouchement c’est plus difficile de mettre ça en place si rien n’a été fait en amont. Ce temps du congé maternité doit être l’occasion de prendre conscience de son corps et des changements qui s’opèrent. Avant d’être enceintes, les femmes ont rarement une idée précise de ce qu’est leur périnée. Or, le périnée d’une femme c’est son socle, c’est l’ancrage d’une femme, disons le plancher de la maison. Après l’accouchement il est physiquement attaqué, mais aussi énergétiquement. Le périnée n’est pas juste un simple ensemble de muscles.

Quand et comment consulter une sage-femme en suivi postnatal ?

Si vous souhaitez bénéficier d'un suivi post-partum par une sage-femme, plusieurs options s'offrent à vous :

  • Votre sage-femme habituelle : si vous l'avez déjà rencontrée pendant votre grossesse, elle connaît votre histoire et pourra organiser votre suivi postnatal.
  • Une sage-femme libérale : si vous n'en avez pas encore, vous pouvez la contacter avant la naissance pour planifier vos visites post-partum.
  • La sage-femme de la PMI : les services de Protection Maternelle et Infantile accompagnent les mamans après l'accouchement.
  • Le PRADO : c'est un programme personnalisé coordonné par l'Assurance Maladie lors du retour à la maison.

Suivi post-partum par une sage-femme : quelle différence avec d’autres accompagnements ?

La sage-femme offre une prise en charge globale : physique et psychique. Formée spécifiquement au suivi du post-partum, elle connaît tous les aspects de cette période particulière. Elle peut accompagner de manière complète, pour que la mère et le nouveau-né soient bien soutenus.

Les premiers mois de la maternité

Les premiers mois après l’accouchement ressemblent à une parenthèse hors du temps. Entre les changements physiques et émotionnels, la nouvelle organisation familiale et un bébé qui réclame toute l’attention, il est normal de se sentir un peu perdue. Pas de panique : cette période intense est passagère. Petit à petit, vous trouverez votre rythme et votre équilibre.

Il est normal de faire passer son enfant en premier durant ses premiers mois de vie. Cette préoccupation maternelle primaire est un processus physiologique normal, destiné à assurer la survie du nourrisson, mais il doit demeurer passager. Au bout d’un moment on doit refaire attention à soi. Nous sommes aujourd’hui dans une société très extrême, il n’y a pas de demi-mesure et trop de femmes s’oublient dans la maternité. Nous (les femmes) avons intégré que nous devons nous sacrifier en tant que femmes. Mais notre génération ouvre les portes pour les générations futures. Et ouvrir les portes, ça fait mal ! Nos grand-mères ne se posaient pas autant de questions sur comment être mère. C’est pour ça que l’on parle beaucoup d’épuisement maternel et de burn-out maternel ces dernières années. De plus, les femmes sont jugées en permanence et condamnées aussi : celle qui est trop à la maison est montrée du doigt, mais celle qui est trop au boulot l’est tout autant.

Compétences et rôle élargi de la sage-femme

La sage-femme pratique en toute autonomie l’ensemble des actes cliniques et techniques nécessaires au suivi et la surveillance des situations non pathologiques et au dépistage de situation pathologique, en dehors de toute pathologie. La compétence des sages-femmes est exclue dès lors que la patiente présente une situation pathologique. La sage-femme apprécie en conscience, au cas par cas et au regard de la situation médicale, si la réalisation de l’examen entre dans son champ de compétences et de ses possibilités. Par ailleurs, la sage-femme peut pratiquer des échographies gynécologiques. La sage-femme peut proposer différentes méthodes contraceptives aux patientes et, le cas échéant, prescrire l’ensemble des moyens contraceptifs, sous toutes leurs formes et voies d’administration (contraceptifs locaux et hormonaux, intra-utérins, diaphragmes, capes, contraceptifs d’urgence et préservatifs). Désormais, la sage-femme est également habilitée à dépister et à traiter certaines infections sexuellement transmissibles à leurs patientes, mais également aux partenaires de ces dernières. Oui, les sages-femmes sont habilitées à prescrire les actes et examens aux patientes ne présentant pas de pathologie. Aucun texte ne définit de manière exhaustive les actes ou examens cliniques que la sage-femme est en droit de réaliser ou de prescrire.

Choisir sa sage-femme référente

Être enceinte ou devenir maman pour la première fois peut susciter un tourbillon d'émotions, de questions et d'incertitudes. Il est donc crucial de comprendre comment choisir votre sage-femme référente. Dès le début de votre grossesse, vous avez l'opportunité de désigner cette professionnelle de confiance qui deviendra un pilier central dans votre parcours de maternité. Avant la fin du 5e mois de grossesse, les futures mamans sont invitées à choisir leur sage-femme référente. Ce suivi personnalisé est pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie, sans avance de frais jusqu'au 12è jour après la naissance et à 70 % au-delà.

Durant la grossesse, votre sage-femme référente sera votre guide, votre confidente et votre alliée. Elle vous accompagnera lors des examens prénataux, assurera un suivi médical régulier et vous proposera des séances de préparation à la naissance. Votre sage-femme référente est là pour vous aider à comprendre toutes les options de soulagement de la douleur disponibles, ainsi que les techniques de respiration et de relaxation qui peuvent vous aider à vous préparer à ce moment crucial. Si votre grossesse présente des risques particuliers, votre sage-femme référente adaptera son suivi en conséquence.

Votre sage-femme référente est là pour vous offrir un soutien émotionnel et psychologique tout au long de votre parcours. Votre sage-femme référente vous offrira une éducation à la parentalité complète, abordant des sujets tels que les soins du nouveau-né, l'attachement parent-enfant et la prévention des accidents domestiques. Enfin, votre sage-femme référente comprend l'importance d'avoir un réseau de soutien solide pendant la grossesse et la maternité. En conclusion, votre sage-femme référente est bien plus qu'une simple professionnelle de santé.

Suivi postnatal à domicile

En France, le suivi postnatal par une sage-femme est fortement recommandé, bien qu'il ne soit pas obligatoire. Selon les directives de l’Assurance Maladie, les femmes ayant accouché peuvent bénéficier de consultations postnatales à domicile. Les premiers jours après l’accouchement sont marqués par de nombreux changements physiques et émotionnels. Une sage-femme à domicile joue un rôle clé en s’assurant que la maman se rétablit bien et que le bébé grandit dans de bonnes conditions. Le suivi du bébé inclut la surveillance de son poids, de son alimentation (allaitement ou biberon), et de son développement général. La rééducation périnéale est essentielle après un accouchement pour renforcer les muscles sollicités durant la grossesse et la naissance. L’allaitement peut être source de questionnements, voire de difficultés. Au-delà des aspects médicaux, la sage-femme offre un soutien émotionnel précieux.

La première visite de la sage-femme a lieu dans les 24 à 48 heures suivant le retour à domicile. En général, plusieurs visites sont prévues dans les jours ou semaines suivant l’accouchement. Leur fréquence dépend de l’état de santé de la maman et du bébé, ainsi que des besoins spécifiques identifiés par la sage-femme.

Dans un désir d’accompagner les patientes de façon global et complète le suivi post natal. Ce suivi consiste à examiner la maman (surveillance de la tension artérielle, de la cicatrisation, des saignements, des différents symptômes du post-partum) et à réaliser les soins nécessaires (ablation d’agrafes, de points de sutures, injections…). Au delà de ces examens médicaux plutôt physiques, le rôle est d’accompagner la mère (et le couple) dans ce post-accouchement riche en changements et en émotions. Pour le confort, ce suivi de la mère et du nouveau-né est proposé à domicile, la fréquence des visites de la sage-femme dépendra de l’évolution de la prise de poids du bébé et des besoins (1 à 2 fois par semaine en général). La visite post-natale est proposé 6 à 8 semaines après l’accouchement, elle peut se réaliser auprès d’une sage-femme si l’accouchement a été eutocique (c’est à dire qu’il s’est bien déroulé, sans instrumentation ni césarienne). Enfin, dans un dernier temps, à partir de 6 semaines après l’accouchement, viendra la rééducation du périnée. L’approche de la rééducation du périnée est globale, elle intègre plusieurs types de rééducations (rééducation manuelle par méthode CMP, rééducation par sonde en biofeedback ou électrostimulation si nécessaire, Winner Flow et travail abdominal hypopressif, Pilates). L’objectif étant d’adapter la rééducation à la patiente et à son mode de vie.

Il est important d’anticiper votre retour à domicile en ayant choisi pendant votre grossesse un professionnel référent pour les jours qui suivent le retour à domicile. Depuis 2023, vous pouvez nommer une sage-femme comme référente de votre parcours périnatal. ou au cours des 96 premières heures après un accouchement par césarienne. Oui l’assurance maladie prend en charge à 100% deux consultations de suivi à domicile effectuées par une sage-femme libérale, jusqu’au 12ème jour suivant l’accouchement. Le service de Protection Maternelle et Infantile permet l’intervention d’une sage-femme afin d’assurer votre suivi et d’une puéricultrice pour celui de votre enfant. D’autres professionnelles de ce service peuvent également intervenir à vos côtés : médecin, infirmière, psychologue, éducatrice de jeunes enfants, technicienne d’intervention sociale et familiale. La puéricultrice effectue des visites à votre domicile dès votre sortie de maternité et peut vous accompagner jusqu’aux 6 ans de votre enfant. Après un accouchement vous pouvez bénéficier de deux séances « d’entretien postnatal précoce : EPNP » entre 8 et 15 jours après votre accouchement. Cet entretien permet de faire le point sur le vécu de l’accouchement, des suites de couches et du retour à domicile.

La sage-femme est présente à vos côtés le temps où vous restez en salle de naissance après l’accouchement, soit pendant deux heures environ. Elle favorise la rencontre avec votre nouveau-né. Elle s’assure de votre état de santé général (tension…), examine votre état gynécologique, vérifie la cicatrisation d’une éventuelle épisiotomie, s’assure que l’allaitement se déroule bien. Elle peut contrôler aussi l’état général de votre bébé (son poids, son teint, sa respiration, sa température…), observer ses réflexes, son comportement, son sommeil et se montrer attentive aux interactions entre vous et votre nouveau-né… Habituellement, cependant, ce sont les puéricultrices, les auxilières de puériculture ou les infirmières qui surveillent l’état de santé des bébés, en collaboration avec le pédiatre, tandis que les sages-femmes veillent plus particulièrement sur les mamans.

Une fois que vous avez quitté la maternité, vous pouvez revoir votre sage-femme à la fois pour vous et votre bébé. Mais vous pourrez être suivie par une sage-femme libérale, soit à son cabinet soit plutôt à votre domicile, ou bien encore consulter une sage-femme dans un centre de Protection maternelle et infantile (PMI). Elle s’assurera entre autres que vous vous remettez bien de l’accouchement, que votre bébé est en bonne santé, que l’allaitement se déroule bien, elle pèsera votre fille ou votre garçon, elle vous donnera des conseils pour coucher votre bébé en toute sécurité, prévenir les accidents domestiques, elle vous demandera comment vous et votre famille vivez l’arrivée de bébé, etc. Dans tous les cas, au cabinet ou à domicile, ces consultations sont remboursées à 100% jusqu’au 12ème jour après l’accouchement, sans limitation du nombre de visites. La sage-femme pourra vous prescrire un moyen de contraception et pratiquer la rééducation du périnée. Enfin, si vous en ressentez le besoin, vous pourrez bénéficier de 2 séances de suivi post-natal à réaliser entre le 8ème jour et la 14ème semaine après l’accouchement, en cabinet ou à domicile.

Dans les départements où le Programme d’accompagnement du retour à domicile après hospitalisation (Prado) a été mis en place par l’Assurance maladie, les mères déclarées éligibles par l’équipe médicale peuvent bénéficier du PRADO à condition d’être majeures, d’avoir accouché par voie basse d’un enfant unique et que les suites de naissance soient normales. Un conseiller de l’ Assurance Maladie se rend auprès de chaque mère éligible et lui propose d’être suivie avec son bébé à son domicile par une sage-femme libérale de son choix et d’organiser le premier rendez-vous. La sage-femme se déplace au domicile des mamans dès le lendemain de la sortie et revient pour une deuxième visite 24 à 48h après la première. Le suivi médical qu’elle assure auprès de la mère et du nouveau-né au cours de ces visites est très important : outre la surveillance des suites de naissance, elle doit en particulier veiller à dépister rapidement une jaunisse (ictère) qui se déclarerait tardivement ou une infection ou plus rarement une anomalie cardiaque et orienter au plus tôt le bébé vers le médecin pédiatre ou généraliste si besoin. Le Prado doit se généraliser en 2013.

Combien de séances post-partum sont nécessaires ?

Après l'accouchement, le suivi par une sage-femme est essentiel pour assurer la bonne récupération de la mère et le bien-être du nouveau-né. Les séances avec une sage-femme après l'accouchement sont cruciales pour plusieurs raisons :

  • Surveillance de la santé physique de la mère
  • Soutien à l'allaitement
  • Rééducation du périnée
  • Soutien émotionnel

Les premiers jours après l'accouchement, il est courant que la sage-femme effectue 2 à 3 visites à domicile pour s'assurer que tout se passe bien, tant pour la mère que pour le bébé. En France, la Sécurité sociale prend en charge jusqu'à 8 séances post-natales avec une sage-femme, réparties sur les 6 à 8 premières semaines après l'accouchement. En plus des séances post-partum classiques, la rééducation périnéale peut nécessiter environ 10 séances. Certaines mères peuvent avoir besoin de plus ou moins de séances selon leur état de santé et leur confort. Il est possible d'ajuster le nombre de consultations en fonction des besoins individuels.

La sage-femme joue un rôle central dans la transition de la femme vers la maternité. En plus des aspects médicaux, elle apporte un soutien pratique et émotionnel, aidant les nouvelles mères à s'adapter à leur nouvelle vie. Chaque consultation est une occasion de poser des questions, de discuter des préoccupations et de recevoir des conseils précieux.

La sage-femme : bien plus qu'une spécialiste de l'accouchement

Les compétences des sages-femmes vont bien au-delà de la salle de naissance. Elles suivent médicalement la femme enceinte et son futur enfant, anticipent les éventuelles complications, préparent le couple à l’arrivée du bébé. Elles prennent en charge la majorité des accouchements à l’hôpital en toute autonomie, et veillent à la bonne santé du nouveau-né avec le soutien du personnel pédiatrique. Les semaines suivant la naissance sont cruciales : la sage-femme effectue un suivi global de la mère et du nourrisson, assure le soutien à l’allaitement, détecte les signes de souffrance psychique, et accompagne la récupération physique, notamment via la rééducation du périnée.

Elles suivent également les femmes tout au long de leur vie en bonne santé : bilans gynécologiques, contraception, détection des infections sexuellement transmissibles, IVG médicamenteuse ou instrumentale, etc. Leur cursus universitaire de cinq années leur confère une expertise solide en physiologie, médecine préventive, obstétrique, pédiatrie, psychologie et pharmacologie. Elles bénéficient d’une autonomie clinique et de compétences en prescription.

Les sages-femmes accompagnent les grossesses normales, prescrivent examens et échographies (sous réserve de formation spécifique), préparent à la naissance, surveillent le travail et l’accouchement. En cas de pathologie, elles réorientent vers un médecin. Elles assurent le suivi préventif, conseillent sur la contraception (y compris chez les mineures, sans autorisation parentale), posent des dispositifs intra-utérins, effectuent des frottis, et participent au dépistage du cancer du col de l’utérus et des IST. Elles sont habilitées à vacciner femmes, nourrissons et membres de l’entourage, selon la liste définie par la réglementation. Les sages-femmes peuvent réaliser des IVG par médicaments jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée, et, depuis fin 2023, par intervention instrumentale dans des conditions strictes et en établissement de soins. Elles interviennent également dans les protocoles de procréation médicalement assistée, dans le respect des dispositions réglementaires.

Actrices de proximité, les sages-femmes sont en première ligne pour détecter les violences conjugales ou sexuelles. Elles écoutent, orientent et peuvent émettre un certificat médical si besoin. Confrontées à de nombreuses situations sensibles, les sages-femmes doivent faire preuve d’écoute, d’empathie, de recul et de discernement dans l’accompagnement des patientes et de leur entourage. Horaires irréguliers, travail de nuit, urgences : le métier demande une capacité d’adaptation et de résistance importante. Près d’une sage-femme sur trois exerce en libéral, une tendance en forte croissance. Ce mode d’exercice leur permet une plus grande liberté organisationnelle et une relation de proximité avec les patientes. Dans les établissements hospitaliers, elles travaillent de concert avec les différents spécialistes : gynécologues-obstétriciens, anesthésistes, pédiatres, etc.

Remboursement des séances

Les séances pendant la grossesse et en post-partum immédiat sont couvertes à 100 %, puis à 70 % en dehors de cette période. La mutuelle prend souvent le reste à charge.

Sage-femme ou gynécologue ?

Toutes les femmes peuvent consulter une sage-femme pour des besoins en gynécologie, contraception, IVG, accompagnement à l’allaitement, etc. Le gynécologue est un spécialiste médical traitant des pathologies. La sage-femme suit les femmes en bonne santé, dans une démarche de prévention et de soin global.

Comment trouver une sage-femme ?

Sur les annuaires officiels de santé (annuaire.sante.fr) ou via les plateformes de rendez-vous en ligne comme Doctolib.

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