L'héritage, un sujet délicat qui mêle la mort et l'argent, est souvent source de tensions familiales. Sacha Guitry, avec son esprit acéré, avait d'ailleurs résumé la situation en une phrase : « Cette famille s’entend bien, on voit qu’elle n’a pas encore hérité ». Une affirmation qui résonne particulièrement dans les familles recomposées, où les enjeux successoraux peuvent être encore plus complexes. En France, un quart des héritages se règlent devant les tribunaux, un chiffre qui témoigne de la passion et des conflits que cette question peut susciter.
L'héritage : entre tristesse et attentes
La loi française encadre strictement la transmission des biens, notamment en protégeant les droits des enfants. Il est impossible de déshériter ses enfants à partir du moment où il y a un patrimoine. Le droit français laisse quelques libéralités à la personne qui souhaite transmettre ses biens, la quotité disponible, mais il y a une règle : on ne déshérite pas ses enfants. La transmission fait donc partie de la culture française. Ceci dit, pendant longtemps les hommes et les femmes n'étaient pas égaux devant l'héritage.
Cependant, il est possible de privilégier d'autres héritiers par le biais de divers instruments juridiques tels que les contrats d'assurance-vie, le viager, la donation-partage transgénérationnelle ou les legs. Il est possible en revanche de faire des choix pour privilégier d'autres héritiers : contrats d'assurance vie, viager, donation-partage transgénérationnelle, legs. À l'inverse, un héritier peut refuser une succession, notamment en cas de dettes importantes ou de relations conflictuelles avec le défunt. Il est possible en tant qu'héritier de refuser une succession : parce qu'il y a trop de dettes ou parce que les relations avec le défunt n'étaient pas bonnes. En tant qu'héritier, vous avez la possibilité de renoncer à une succession. Vous disposez d'un certain délai, modulable, pour faire connaître votre décision. En tant qu'héritier, vous avez la possibilité de renoncer à une succession.
D'ailleurs, l'absence de descendance influe sur la dévolution successorale. En l’absence de descendant, la loi désigne qui va hériter et dans quelle proportion. Absence de descendance et succession? Pas de rapport des dons et legs au bénéfice des enfants du successible. Absence de descendance et succession? Pas de rapport des dons et legs au bénéfice des enfants du successible.
Quand l'héritage devient un fardeau
Si l'héritage est souvent perçu comme une manne financière, il peut aussi se révéler être un poids. Certains héritages peuvent être encombrants. C'est le cas pour des grandes collections ou un empire industriel. Certains collectionneurs préfèrent d'ailleurs se défaire de leur collection de leur vivant pour éviter d'en faire peser le poids sur les héritiers qui n'ont pas toujours ce goût pour les œuvres d'art. Bill Gates, Sting ou Jean-Jacques Goldman ont ainsi fait le choix de ne pas transmettre l'intégralité de leur fortune à leurs enfants. Bill Gates, Sting ou Jean-Jacques Golmann ont annoncé qu'ils ne souhaitent pas transmettre un patrimoine énorme à leurs enfants, malgré leur fortune. Un gros héritage, c'est aussi encombrant.
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Le cas Johnny Hallyday : un exemple emblématique
Le feuilleton de l'héritage de Johnny Hallyday illustre parfaitement les conflits qui peuvent éclater au sein d'une famille recomposée. Le feuilleton Johnny Hallyday peut se résumer par une star, des dettes et deux familles qui se déchirent…. Les désaccords suite au testament américain du chanteur ont été rendus public. Laura Smet a même écrit une lettre ouverte à son père. Seules les négociations finales à l'été 2020 pour trouver un accord n'ont pas été entièrement dévoilées. Nous savons que David Hallyday a renoncé à la succession, à l'exception des droits d'interprète des deux albums auxquels il a collaboré. Laura Smet a récupéré quelques objets et les droits d'exploitation de la chanson "Laura". Les tensions entre les différents héritiers ont été exacerbées par le testament américain du chanteur, donnant lieu à une bataille juridique médiatisée.
Héritage et familles recomposées
La complexité des successions est accrue dans les familles recomposées. « Cette famille s’entend bien, on voit qu’elle n’a pas encore hérité », écrivait Sacha Guitry. C’est encore plus vrai au sein des familles recomposées quand un parent se remarie. On peut toutefois préserver le droit à l’héritage de ses enfants tout en protégeant son conjoint… On peut toutefois préserver le droit à l’héritage de ses enfants tout en protégeant son conjoint… Cette famille s’entend bien, on voit qu’elle n’a pas encore hérité », écrivait Sacha Guitry. C’est encore plus vrai au sein des familles recomposées quand un parent se remarie. On peut toutefois préserver le droit à l’héritage de ses enfants tout en protégeant son conjoint… L'héritage touche deux grands tabous : la mort et l'argent. En France 25% des héritages tournent au contentieux. Un chiffre énorme qui montre à quel point l'héritage cristallise beaucoup de passions.Sabine Bourgey est l'auteur du livre "Dans les coulisses de l'héritage" aux Editions Lucien Souny. Il est donc essentiel d'anticiper et de prendre des dispositions pour protéger les droits de chacun, notamment par le biais de donations ou de testaments. Anticipation. Anticipation.
Une question de symbole
Au-delà des considérations financières, l'héritage est souvent chargé d'une forte dimension symbolique. Cela dit, on peut aussi penser que, comme l'a dit un philosophe, ce n'est pas parce qu'il y a des problèmes d'héritage que les gens se détestent, c'est parce que les gens se détestent qu'il y a des problèmes d'héritage. Et ce n'est pas une question d'argent. On a vu des familles exploser en vol pour quatre petites cuillers. Tout est dans le symbole, comme dans l'histoire que je vais vous narrer. Un simple objet peut raviver des tensions latentes et révéler des rancœurs enfouies.
L'histoire de l'officier supérieur et de sa collection de poignards illustre parfaitement cette dimension symbolique. Un officier supérieur de l'armée française décède. Il était veuf. Sans être vraiment riche, la famille était à l'aise. Cinq héritiers pour un patrimoine moyen-supérieur composé d'une grande maison, de deux ou trois comptes bancaires et d'une paire d'assurances-vie. Le partage se fait dans les meilleures condition. Un petit problème, cependant. Au cours de ses campagnes et affectations, l'officier avait collectionné une cinquantaine de poignards, disons de style nord-africain. Valeur vénale : au grand maximum 1 000 euros. Devant le notaire, l'un des enfants fait la proposition suivante: “ J'aimerais simplement un poignard, comme souvenir ”. Trois autres enfants disent plus ou moins la même chose. L'aîné prend la parole : “ Cette collection forme un tout, ce serait trahir notre père que de l'éparpiller. Au nom du droit d'aînesse, je réclame tous les poignards. ” Les quatre autres frères et sœurs sont estomaqués mais le notaire les prévient que s'ils font un procès, ils perdront vraisemblablement. Foutu droit d'aînesse … qui n'existe pas en droit réel. L'aîné repart avec les poignards. Il les brade le lendemain chez un brocanteur. Ai-je besoin d'ajouter que, professionnellement, c'était un médiocre alors que ses frères et sœurs avaient remarquablement réussi ?
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