Le dépistage de la trisomie 21 est une étape importante du suivi de grossesse en France. Il permet d'évaluer le risque que le bébé à naître soit porteur de cette anomalie chromosomique. Cet article vous offre un panorama complet de ce dépistage, de son historique à ses modalités pratiques, en passant par l'interprétation des résultats et les dernières évolutions.

Historique du dépistage de la trisomie 21 : des marqueurs sériques à l'ADNlc

En France, le dépistage combiné de la trisomie 21 est proposé aux femmes enceintes dès l'échographie du premier trimestre. Cette méthode de diagnostic prénatal évalue le risque que votre bébé soit porteur d'une trisomie 21 en utilisant trois éléments essentiels :

  • L’âge maternel (ou celui de la donneuse d’ovocyte). Seul l'âge maternel influence le risque de trisomie 21.
  • La clarté nucale (mesurée à l'échographie entre 11 et 14 semaines d'aménorrhée). La prise en compte de l’âge de la mère, de l’épaisseur de la nuque et des dosages des marqueurs sériques maternels en vue d’une évaluation du risque intégré, implique un encadrement légal de la mesure de la clarté nucale. En effet cette mesure est très délicate à réaliser: il faut un fœtus au repos, ni en hyperextension ni en hyperflexion; une coupe sagittale médiane stricte passant par le nez, l'insertion abdominale du cordon et le tubercule génital montrant distinctement l'amnios, l’ensemble sur une vue zoomée où les 3/4 de l'embryon restent visibles. Le positionnement rigoureux des points de mesure est essentiel à la précision des résultats.
  • Le dosage des marqueurs sériques maternels : PAPP-A et βhCG libres (par prise de sang).

L'évolution de cette stratégie de dépistage a connu plusieurs étapes importantes :

  • 2009 : Mise en place d'un caryotype (amniocentèse ou choriocentèse) si le risque estimé était ≥ 1/250. Chez les femmes enceintes, d’âge supérieur à 38 ans, il y a le choix entre la réalisation d’une amniocentèse directe ou d’une étude des marqueurs sériques qui ouvrira sur l’alternative d’amniocentèse ou pas.
  • 2018 : L'arrêté du 14 décembre 2018 modifie les règles de bonnes pratiques et introduit le test ADN libre circulant (ADNlc) pour les femmes dont le risque se situe entre 1/1000 et 1/51, réduisant ainsi le nombre de gestes invasifs.
  • 2024 : La HAS élargit les recommandations en incluant le dépistage d'autres anomalies chromosomiques compatibles avec une grossesse évolutive via les tests ADNlc. La Haute Autorité de santé (HAS) a publié, fin septembre 2024, de nouvelles recommandations pour le dépistage des anomalies chromosomiques. Ces directives, diffusées par l'Agence régionale de santé auprès des professionnels, formalisent et élargissent la stratégie de dépistage prénatal.

Cette évolution a permis d'améliorer considérablement la performance du dépistage avec un taux de détection de la trisomie 21 supérieur à 99% pour l'ADNlc, tout en diminuant les risques liés aux examens invasifs pour les femmes enceintes.

Marqueurs sériques : définition et rôles pendant la grossesse

Que sont les marqueurs sériques ?

Les marqueurs sériques sont des substances biologiques présentes dans le sang maternel qui jouent un rôle essentiel dans le suivi de votre grossesse. Il s'agit principalement de protéines et d'hormones produites par le placenta ou le fœtus, dont les concentrations varient naturellement au cours de la grossesse. Le dosage des marqueurs sériques est réalisé à partir d’une prise de sang, analysée ensuite dans un laboratoire de biologie médicale. Cet examen permet d'obtenir des informations précieuses sur le développement de votre bébé et de dépister d'éventuelles anomalies chromosomiques, notamment la trisomie 21.

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Pourquoi dose t-on les marqueurs sériques au 1er trimestre ?

Le dosage des marqueurs sériques au premier trimestre de grossesse (entre 11 et 14 semaines d'aménorrhée) est particulièrement important car il permet, en association avec l'échographie et la mesure de la clarté nucale, d'évaluer le risque de certaines anomalies chromosomiques. Ces analyses contribuent également à identifier d'éventuels risques de complications comme la prééclampsie ou un retard de croissance intra-utérin. Les résultats obtenus orientent la suite de votre suivi médical et déterminent si des examens complémentaires sont nécessaires. La stratégie est progressive : les marqueurs sériques et l'échographie sont requis légalement avant de proposer un ADNlc. Cette approche permet d'identifier d'autres risques comme la prééclampsie ou le retard de croissance, que l'ADNlc seul ne peut pas détecter.

Les principaux marqueurs sériques du 1er trimestre

Marqueurβ-hCG librePAPP-A
Nom completSous-unité bêta libre de l'hormone chorionique gonadotropeProtéine plasmatique A associée à la grossesse
OrigineProduite par le placenta dès les premiers jours après la fécondationSécrétée par le placenta en développement
Variation attendueTaux élevé au 1er trimestre puis diminution progressiveAugmentation progressive au cours de la grossesse

Comment est réalisé le dépistage ?

Le dépistage par marqueurs sériques se déroule en plusieurs étapes bien définies. Voici comment se passe ce processus important pour les femmes enceintes.

Étape 1 : mesure de la clarté nucale à l'échographie

La mesure échographique de la clarté nucale constitue le premier élément du dépistage. Elle est réalisée entre 11 et 13+6 semaines d'aménorrhée, lorsque votre bébé mesure entre 45 et 84 mm de longueur cranio-caudale. Cette zone située à l'arrière du cou du fœtus est mesurée avec précision selon des critères stricts. Cet examen est indolore et sans danger pour votre bébé. L'échographie réalisée au cours du 1ᵉʳ trimestre par un échographiste certifié peut mettre en évidence une nuque épaisse chez le fœtus (on appelle cela la "clarté nucale"). C'est l'un des signes qui laissent à penser que le fœtus présente une trisomie 21.

Étape 2 : prélèvement des marqueurs sériques

Un prélèvement sanguin est effectué pour doser les marqueurs sériques (PAPP-A et βhCG libres). Bonne nouvelle : vous n'avez pas besoin d'être à jeun pour cette prise de sang ! Ces marqueurs, combinés à l'âge maternel et à la mesure de la clarté nucale, permettent d'établir un calcul de risque précis. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour la prise de sang : mangez normalement, ne vous ajoutez pas de contraintes ! "

Le test des marqueurs sériques du premier trimestre doit être réalisé entre 11 et 13 semaines d'aménorrhée plus 6 jours. La période optimale se situe autour de 12 semaines, idéalement le même jour que l'échographie, bien que cela ne soit pas obligatoire.

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Calcul du risque et interprétation

Les résultats combinés de l'échographie et des analyses sanguines permettent d'établir une estimation du risque de trisomie 21. Selon le niveau de risque, différentes options vous seront proposées :

Niveau de risqueInterprétationSuite proposée
≤ 1/1000Risque très faibleSuivi standard de grossesse
Entre 1/1000 et 1/51Risque intermédiaireTest ADNlc recommandé
≥ 1/50Risque élevéProposition de caryotype (amniocentèse ou choriocentèse)

Votre médecin ou sage-femme vous expliquera en détail ces résultats et vous accompagnera dans vos choix pour la suite du suivi de votre grossesse.

Résultats des marqueurs sériques : comment les interpréter ?

Comment lire les résultats ?

Les prises de sang du 1er trimestre mesurent deux taux principaux : la PAPP-A et la β-hCG libre. Voici ce que peuvent signifier des résultats anormaux :

  • PAPP-A faible : Peut indiquer un risque accru de trisomie 21, mais aussi un possible retard de croissance intra-utérin (RCIU) ou un risque de prééclampsie.
    • Action de suivi : Échographies supplémentaires au 2e et 3e trimestre pour surveiller la croissance.
  • β-hCG libre élevée : Souvent associée à un risque plus important de trisomie 21. Un taux élevé de β-hCG libre peut indiquer un risque accru de trisomie 21. Cependant, d'autres facteurs comme une grossesse multiple, une erreur de datation ou certaines particularités individuelles peuvent aussi expliquer cette…
    • Action de suivi : Proposition d'un test ADNlc (DPNI) si le risque calculé se situe entre 1/1000 et 1/51.
  • PAPP-A et β-hCG très basses : Peuvent signaler un risque de trisomies 13 ou 18.
    • Action de suivi : Consultation spécialisée en diagnostic prénatal.

Quand s'inquiéter ?

L'interprétation de vos résultats dépend du niveau de risque calculé :

  • Risque ≤ 1/1000 : Considéré comme faible, suivi standard de grossesse recommandé.
  • Risque entre 1/1000 et 1/51 : Risque intermédiaire, un test ADN libre circulant (aussi appelé DPNI - Dépistage Prénatal Non Invasif) vous sera proposé. Ce test analyse l'ADN fœtal présent dans votre sang et offre une fiabilité proche de 99% pour la trisomie 21. Si vos résultats évoquent un risque intermédiaire, ne paniquez pas : cela ne veut pas dire que votre bébé est atteint, mais simplement qu’un examen complémentaire (comme le test ADN libre circulant) est proposé pour affiner l’évaluation." Le DPNI est une technique de dépistage prénatal, qui permet de détecter précocement des anomalies des chromosomes chez le fœtus et en particulier des formes de la trisomie 21, trisomie 13 et 18. A partir d’une simple prise de sang chez la femme enceinte, le test DPNI permet d’analyser des fragments de l’ADN du fœtus, qui circule dans le sang maternel pendant la grossesse. Le DPNI est un test très fiable.
  • Risque ≥ 1/50 : Risque élevé, un caryotype par amniocentèse ou choriocentèse est recommandé. Vous pouvez toutefois demander à réaliser d'abord un test ADNlc si vous préférez éviter un geste invasif immédiat. Si le risque de trisomie 21 est supérieur ou égal à 1/50, le médecin ou la sage-femme vous proposera un prélèvement de cellules du placenta (biopsie de trophoblaste ou choriocentèse), dès 11 semaines de grossesse, ou une amniocentèse (prélèvement de cellules du liquide amniotique), dès 15 semaines de grossesse.

Ces résultats représentent une probabilité et non un diagnostic définitif. Votre sage-femme ou médecin vous aidera à interpréter ces taux et à déterminer les prochaines étapes.

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Ce qui évolue depuis septembre 2024

La Haute Autorité de santé (HAS) a publié, fin septembre 2024, de nouvelles recommandations pour le dépistage des anomalies chromosomiques. Ces directives, diffusées par l'Agence régionale de santé auprès des professionnels, formalisent et élargissent la stratégie de dépistage prénatal.

  • Le calcul de risque inclut désormais explicitement les trisomies 13 et 18, en plus de la trisomie 21, avec communication obligatoire des probabilités par le laboratoire.
  • Le risque seuil pour un caryotype reste fixé à ≥ 1/50.
  • Le test ADN fœtal libre circulant demeure recommandé lorsque le risque se situe entre 1/1000 et 1/51, permettant d'éviter des gestes invasifs inutiles.
  • La HAS insiste sur un renforcement de l'information délivrée aux femmes avec un temps dédié et des documents clairs pour garantir un consentement véritablement éclairé.
  • La formation des prescripteurs est mise en avant, avec l'utilisation du consentement formalisé par l'Agence de la biomédecine.

Ces évolutions visent à améliorer la détection précoce des anomalies chromosomiques tout en réduisant le nombre d'examens invasifs, grâce à une approche plus précise et mieux encadrée du dépistage prénatal.

Quelle est la fiabilité des marqueurs sériques pour la trisomie 21 ?

La fiabilité des marqueurs sériques pour le dépistage de la trisomie 21 est d'environ 85 % en termes de détection, avec un taux de faux positifs avoisinant les 5 %. Ce test repose sur l'analyse de protéines spécifiques dans le sang maternel (PAPP-A et β-hCG) qui, combinées à l'âge maternel et à la clarté nucale, permettent d'évaluer le risque que le fœtus soit porteur de cette anomalie chromosomique.

Il est important de comprendre que le résultat ne confirme pas avec certitude l'existence de l'affection, mais indique une probabilité. C'est pourquoi, en cas de risque élevé, des examens complémentaires comme le test ADNlc (fiabilité > 99 %) ou le caryotype sont proposés. Les marqueurs sériques restent une première étape essentielle dans la stratégie de dépistage, permettant d'orienter vers des tests plus précis uniquement les grossesses à risque accru.

DPNI (ADN fœtal libre) : quand y recourir ?

Qu'est-ce que le DPNI ?

Le DPNI (Dépistage Prénatal Non Invasif) est une méthode d'analyse de l'ADN fœtal circulant librement dans le sang maternel. Ce test consiste en une prise de sang chez la future maman, à partir de 12 semaines d'aménorrhée. Les fragments d'ADN du bébé sont isolés puis analysés grâce à des techniques de séquençage génétique à haut débit. Cette méthode, très performante, offre une sensibilité et une spécificité supérieures à 99 % pour le dépistage de la trisomie 21, sans aucun risque pour votre grossesse contrairement aux techniques invasives. On peut effectivement estimer le risque de trisomie 21 par analyse de l'ADN du fœtus dans le sang maternel.

Prise en charge et remboursement du DPNI

Depuis janvier 2019, l'Assurance Maladie prend en charge le DPNI dans plusieurs situations précises. Ce test est recommandé si votre risque de trisomie 21 est situé entre 1/51 et 1/1000 après le dépistage combiné du 1er trimestre. Il est également remboursé d'emblée en cas de grossesse multiple (jumeaux), d'antécédent de grossesse avec trisomie, ou si l'un des parents est porteur d'une translocation chromosomique impliquant le chromosome 21.

Pour les autres situations, le test reste accessible mais non remboursé, avec un coût d'environ 390 €. Votre sage-femme ou médecin vous guidera dans cette démarche de diagnostic prénatal. Le dépistage prénatal non invasif (DPNI) est proposé aux femmes enceintes présentant un risque compris entre 1/1 000 et 1/51. Cet examen consiste tout simplement à faire une prise de sang à la maman puis à isoler et compter les fragments d'ADN du fœtus. Si le résultat de cet examen est négatif, aucun test supplémentaire ne sera effectué. En revanche, si le laboratoire trouve une quantité élevée d'ADN provenant du chromosome 21, il faut réaliser une biopsie de trophoblaste (choriocentèse) ou une amniocentèse pour confirmer le diagnostic. C'est le seul moyen de diagnostiquer la trisomie 21 avec certitude. Le dépistage prénatal non invasif donne une probabilité, pas un diagnostic sûr. Cette analyse sanguine, appelée parfois ADN LC T21, très onéreuse, est prise en charge par l'Assurance maladie depuis 2019.

Conditions pour effectuer le test DPNI

Le DPNI doit être obligatoirement proposé par les médecins ou sage-femmes à la femme enceinte mais il reste facultatif. Chaque femme peut décider ou non de réaliser ce test. Faire un test DPNI, DPNI nécessite une consultation médicale préalable lors de laquelle le médecin ou la sage-femme doit établir une prescription et valider l’indication médicale du test en remplissant un formulaire prévu à cette fin.

Marqueurs sériques du 2ᵉ trimestre

Si vous n'avez pas pu réaliser le dépistage combiné du 1ᵉʳ trimestre, pas d'inquiétude ! Un dépistage alternatif est possible entre 14 et 17 semaines d'aménorrhée grâce aux marqueurs sériques du 2ᵉ trimestre, également appelé "Triple test". Ce dépistage reste possible après 17+6 SA selon des modalités différentes.

Quel est le test réalisable au 2e trimestre ?

Le dépistage du second trimestre utilise d’autres marqueurs sériques :

  • L'alpha-fœtoprotéine (AFP) : produite par le foie du fœtus, elle permet de détecter les anomalies de fermeture du tube neural (comme le spina bifida) qui surviennent au cours du premier mois après la conception.
  • L'hCG total : hormone produite par le placenta, différente de la β-hCG libre dosée au 1ᵉʳ trimestre.

Cet examen, pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, est particulièrement recommandé si l'échographie du 1ᵉʳ trimestre n'a pas pu être réalisée dans les conditions requises ou si la prise de sang a été effectuée tardivement. Il est alors trop tard pour intégrer la mesure de la clarté nucale dans le calcul de risque de trisomie 21.

Comment interpréter les résultats des marqueurs sériques du deuxième trimestre ?

Les résultats sont généralement exprimés en MoM (multiples de la médiane) et permettent d'évaluer le risque de trisomies 13, 18 et 21, ainsi que d'anomalies du tube neural.

MarqueurValeurs normalesInterprétation si anormal
AFP0,5 à 2,0 MoMÉlevée : anomalies du tube neural Basse : risque accru de trisomie 21
Estriol0,5 à 2,0 MoMBas : risque accru de trisomie 18 ou 21
hCG total0,5 à 2,0 MoMÉlevé : risque accru de trisomie 21 Bas : risque accru de trisomie 18

Chez les femmes de moins de 35 ans, le dépistage par les marqueurs sériques du deuxième trimestre permet de détecter entre 75 et 85% des anomalies du tube neural et environ 60% des cas de trisomie 21. Ce taux de détection monte à 75% chez les femmes de plus de 35 ans. Comme pour le dépistage du 1ᵉʳ trimestre, un test ADNlc ou un caryotype pourra être proposé selon le niveau de risque identifié.

Dans quelles conditions le test ADNlc est-il proposé automatiquement ?

Dans certaines situations spécifiques, le test ADN libre circulant est recommandé directement, sans passer par l'étape des marqueurs sériques maternels. Ce test, qui analyse l'ADN fœtal présent dans le sang maternel, ne nécessite pas de prélèvement de liquide amniotique, contrairement au caryotype qui implique un geste invasif.

Le test ADNlc est proposé immédiatement dans les cas suivants :

  • Vous avez une grossesse multiple (jumeaux ou plus)
  • Vous avez déjà eu un enfant porteur d'une trisomie 13, 18 ou 21
  • L'un des parents est porteur d'une translocation robertsonienne impliquant les chromosomes 13 et/ou 21
  • L'échographie du premier trimestre n'a pas pu être réalisée
  • Les marqueurs sériques présentent un profil particulier, notamment évocateur de trisomie 18

Cette approche permet d'éviter des gestes invasifs inutiles tout en assurant un dépistage efficace des anomalies chromosomiques.

FAQ : les questions les plus posées par les futurs parents

Comment se passe le dépistage de la trisomie 21 : les grandes étapes

Pour schématiser, le processus de dépistage de la trisomie 21 se déroule comme suit :

  1. Proposition par le médecin ou la sage-femme d'effectuer un dépistage de la trisomie 21 au cours du diagnostic prénatal du 1ᵉʳ trimestre. Si la femme enceinte souhaite faire ce dépistage :
  2. Le calcul du risque de la trisomie 21 résultera de la mesure de la clarté nucale, du dosage des marqueurs sériques et de la prise en compte de l'âge de la mère.
  3. Si le risque n'est pas élevé, aucun suivi spécifique.
  4. Si le risque est moyennement élevé, réalisation du dépistage prénatal non invasif (DPNI), c'est-à-dire analyse de l'ADN des chromosomes 21 dans le sang maternel : si la probabilité n'est pas élevée, pas de suivi spécifique. Si la probabilité est élevée, réalisation d'un caryotype fœtal par choriocentèse ou amniocentèse.
  5. Si le risque est très élevé, réalisation immédiate d'un caryotype fœtal par choriocentèse ou amniocentèse.

Peut-on réaliser un dépistage de la trisomie 21 après le 1ᵉʳ trimestre ?

Oui. C'est possible, compte tenu de votre âge, si les marqueurs protéiques sont différents de ceux du 1- trimestre. Le gynécologue-obstétricien qui vous suit pourra également envisager un dépistage de la trisomie 21 si la mesure de la clarté nucale, au cours des échographies obligatoires pendant la grossesse, semble indiquer une trisomie 21.

Est-ce que la trisomie 21 se voit à l'échographie ?

L'échographie réalisée au cours du 1ᵉʳ trimestre par un échographiste certifié peut mettre en évidence une nuque épaisse chez le fœtus (on appelle cela la "clarté nucale"). C'est l'un des signes qui laissent à penser que le fœtus présente une trisomie 21. Par ailleurs, le risque de trisomie 21 est plus élevé si la mère est âgée, et si une prise de sang révèle l'augmentation de marqueurs sériques (protéines du sang).

L'évaluation prend en compte ces trois éléments (âge de la mère, clarté nucale, dosage sanguin). Ce sont des examens sans risque pour l'enfant, puisqu'il s'agit d'une échographie (pour la mesure de la clarté nucale) et d'une prise de sang réalisée sur la mère. Toutefois, ils permettent de faire un calcul de risque, mais pas d'établir un diagnostic à 100 %. Des examens complémentaires sont nécessaires pour cela.

J'ai entendu parler d'un test sanguin de dépistage de la trisomie 21. Puis-je en bénéficier ?

On peut effectivement estimer le risque de trisomie 21 par analyse de l'ADN du fœtus dans le sang maternel. Ce dépistage prénatal non invasif est proposé aux femmes enceintes dont le calcul de risque de trisomie 21 n'est pas très élevé. S'il est très élevé, le médecin ou la sage-femme proposent immédiatement une biopsie de trophoblaste ou une amniocentèse, afin de ne pas perdre de temps.

Que se passera-t-il si on découvre que mon bébé est trisomique ?

La décision de garder ou non votre enfant vous appartient. Vous pourrez rencontrer des professionnels de santé, et des associations spécialisées dans l'accompagnement des patients trisomiques pour vous aider.

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