Il est naturel de ressasser nos expériences douloureuses ou nos préoccupations quotidiennes dans l'espoir de prendre du recul sur la situation, de mieux la comprendre et de pouvoir aller de l'avant. Cependant, lorsque ce ressassement devient excessif et contre-productif, il peut s'agir de ruminations liées à un choc post-traumatique. Cet article explore en profondeur ce phénomène, ses causes, ses manifestations et les traitements possibles, en abordant également les aspects spécifiques de la rumination dans le contexte des troubles du spectre autistique (TSA).
Qu'est-ce que la rumination ?
La rumination désigne un processus mental répétitif et passif, centré sur les symptômes de détresse, leurs causes et leurs conséquences. Contrairement à la réflexion active, qui vise à résoudre un problème, les ruminations maintiennent l’individu dans un cercle vicieux de pensées négatives, sans aboutir à une solution concrète. Ce besoin de ruminer nos préoccupations peut surgir à tout moment et occuper nos pensées en sortant des courses, sous la douche, en cuisinant, ou même en travaillant. La rumination est une forme désadaptée d'auto-réflexion, qui offre certes certaines idées nouvelles mais intensifie également l'angoisse émotionnelle et psychologique que nous ressentions déjà.
Les conséquences de la rumination
- Cercle vicieux : Ressasser ou ruminer crée un cercle vicieux duquel on peut facilement rester prisonnier.
- Pensées négatives : Ressasser les choses encourage les pensées négatives.
- Dilatation des problèmes : Ruminer favorise la dilatation des problèmes.
- Troubles alimentaires et abus d'alcool : La rumination est associée à un plus grand risque de troubles alimentaires et d'abus d'alcool.
Les traumatismes psychologiques : Une blessure invisible
Les traumatismes psychologiques sont des expériences émotionnelles intenses qui peuvent laisser des cicatrices profondes et durables sur la psyché humaine. Ainsi, ce qui est communément relevé comme une notion traumatique sont des actes particulièrement violents, que ces derniers soient de la violence physique, morale, ou sexuelle. Un traumatisme psychologique, n’est pas forcément une situation violente pour la personne qui le subit, mais une notion d’incompréhension. D’ailleurs, certaines personnes ayant subi des actes de violence, que l’on pourrait considérer comme d’emblée traumatiques, n’en sont pas toujours impactées via des troubles anxieux, cela dépend de comment l’information a été traitée par le cerveau.
Un traumatisme psychique est une blessure psychologique causée par un événement bouleversant ou terrifiant. Ce choc émotionnel peut entraîner des effets à long terme sur la santé mentale et physique d'une personne. Les traumatismes psychologiques peuvent survenir à la suite d’événements tels que des accidents, des agressions, des guerres, ou des catastrophes naturelles. Il peut s'agir d'un trouble transitoire, survenant chez un individu ne présentant aucun autre trouble mental manifeste, à la suite d'un facteur de stress physique et psychique exceptionnel et disparaissant habituellement en quelques heures ou en quelques jours. L'apparition et la gravité d'une réaction aiguë à un facteur de stress sont influencées par des facteurs de vulnérabilité individuels et par la capacité du sujet à faire face à un traumatisme psychologique.
Symptômes initiaux d'un traumatisme psychologique
La symptomatologie est typiquement mixte et variable et comporte initialement un état "d'hébétude" caractérisé par un certain rétrécissement du champ de la conscience et de l'attention, une impossibilité à intégrer des stimuli et une désorientation. Cet état peut être suivi d'un retrait croissant vis-à-vis de l'environnement (pouvant aller jusqu'à une stupeur dissociative), ou d'une agitation avec hyperactivité (réaction de fuite ou fugue). Le trouble s'accompagne fréquemment de symptômes neuro-végétatifs d'une anxiété panique (tachycardie, transpiration, bouffées de chaleur). Il peut y avoir une amnésie partielle ou complète de l'épisode.
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Comment se produit un traumatisme psychologique ?
Les traumatismes psychiques se produisent lorsque les capacités de coping (cognitives) d'un individu sont submergées par un événement ou une série d'événements stressants ou dangereux. Le cerveau et le corps réagissent de manière instinctive, souvent en déclenchant une réponse de lutte, de fuite ou de gel, destinée à protéger l'individu du danger perçu. En effet, si vous mettez la main sur une plaque de cuisson chaude, la chaleur va stimuler vos récepteurs de la douleur (nocicepteurs) et envoyer le signal à votre cerveau de l’enlever de la plaque, c’est aussi ici qu’interviennent les notions de réflexes. À la suite de cette mésaventure, votre cerveau va chercher à créer son expérience. La notion traumatique vient bloquer ce processus.
Un traumatisme psychologique se déclare lorsque votre cerveau ne peut pas faire l’expérience de la situation vécue. Pas le temps de vous déplacer ? Résolvez vos troubles anxieux depuis votre canapé. Ce problème constitue une réponse différée ou prolongée à une situation ou à un événement stressant (de courte ou de longue durée), exceptionnellement menaçant ou catastrophique et qui provoquerait des symptômes évidents de détresse chez la plupart des individus. Des facteurs prédisposants, tels que certains traits de personnalité (par exemple compulsif, asthénique) ou des ressentis de type névrotique, peuvent favoriser l'apparition du syndrome ou aggraver son évolution ; Ces facteurs ne sont pas toutefois nécessaires ou suffisants pour expliquer la survenue du syndrome.
Symptômes typiques d'un traumatisme psychologique
Les symptômes typiques comprennent la reviviscence répétée de l'événement traumatique, dans des souvenirs envahissants (« flashbacks »), des rêves ou des cauchemars ; ils surviennent dans un contexte durable d'anesthésie psychique et d'émoussement émotionnel, de détachement par rapport aux autres, d'insensibilité à l'environnement, d'anhédonie et d'évitement des activités ou des situations pouvant réveiller le souvenir du traumatisme psychologique. Les symptômes précédents s'accompagnent habituellement d'un hyperéveil neuro-végétatif, avec hypervigilance, état de qui-vive et insomnie, associés fréquemment à une anxiété, une dépression, ou une idéation suicidaire. La période séparant la survenue du traumatisme psychologique et celle du trouble peut varier de quelques semaines à quelques mois. L'évolution est fluctuante, mais se fait vers la guérison dans la plupart des cas.
Troubles de stress post-traumatique (TSPT)
Un TSPT peut apparaître de manière soudaine à la suite d’un traumatisme psychique (quelques jours ou semaines le suivant), mais il est possible aussi qu’il apparaisse sur un temps plus long (quelques mois). En effet, certains mécanismes de défenses peuvent retarder sa mise en place, comme le déni ou l’évitement. Le TSPT correspond à une reviviscence par quelques moyens que ce soit de la notion traumatique.
Le TSPT étant un dérivé de la notion traumatique, il partage de nombreux symptômes anxieux avec cette dernière. Cependant, comme ces images sont insupportables à vivre, nous les bloquons de différentes manières, ce qui empêche le cerveau d’effectuer son travail.
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Types de traumatismes psychologiques
- Traumatisme aigu : Le traumatisme aigu se développe après un événement unique et intense. Ce type de traumatisme psychique est souvent le résultat d'un incident isolé, tel qu'un accident de voiture, une agression ou une catastrophe naturelle. Ainsi, ne pouvant traiter l’information, le cerveau met en place de nombreux mécanismes de défense ainsi que d’important symptômes anxieux.
- Traumatisme chronique : Le traumatisme chronique résulte d'une exposition répétée à des situations stressantes ou traumatisantes sur une période prolongée. En effet, Dans cette notion de traumatisme chronique, il n’y a pas d’effet de sidération, notion indispensable pour qualifier un traumatisme psychologique. Cependant, la reprise du terme « traumatisme » signifie ici des situations ou des atteintes importantes ayant entraînées des problématiques du Moi. Ces manques ou ces lésions dans les notions du Moi, entraînent des troubles anxieux avec des symptômes parfois intenses. Mais aussi dans certains cas, l’établissement des mécanismes de défense le plus importants.
- Traumatisme complexe : Le traumatisme complexe est généralement associé à des abus ou à des négligences sur une période prolongée, souvent pendant l'enfance. Ce type de traumatisme psychologique affecte profondément le développement émotionnel et cognitif, entraînant des troubles de la personnalité, des problèmes relationnels et une susceptibilité accrue aux troubles mentaux tels que la dépression et l'anxiété.
- Traumatisme secondaire : Le traumatisme secondaire, ou traumatisme vicariant, survient lorsque des individus, comme les professionnels de la santé ou les premiers intervenants, sont exposés à des récits ou à des images traumatisants à travers leur travail. Les symptômes peuvent inclure de l'épuisement émotionnel, une détresse psychologique et une diminution de la capacité à éprouver de la compassion.
Causes et facteurs contributifs
Les traumatismes psychiques peuvent être causés par une variété de facteurs, y compris des événements soudains et violents, des expériences prolongées de stress, et des conditions médicales. Événement traumatique engendrant un effet de sidération et une impossibilité à créer la notion expérientielle. Certaines notions anxieuses peuvent apparaître au moment de la notion traumatique, cependant, le plus souvent, il en résulte de la mise en place d’une notion de mal-être important. Montée paroxystique (violente et rapide) des symptômes anxieux avec un déploiement presque instantanée de toutes les notions anxieuses.
Notions anxieuses lors d'un traumatisme psychique
Dans le cadre d’un traumatisme psychique, l’anxiété ainsi que l’angoisse peuvent se manifester extrêmement rapidement. Elles exercent un mécanisme de survie, appelé le mécanisme de conservation, en s’exprimant par rapport à un danger, qui peut être soit réel soit supposé. L’anxiété à ce moment-là, essaie soit de vous montrer qu’il existe des manques à résoudre, ou de vous éloigner le plus possible de toute situation qui pourrait vous amener à revivre une notion traumatique.
Symptômes des traumatismes psychologiques
Les notions traumatiques peuvent avoir de nombreux symptômes, même si comme toute notion anxieuse les symptômes peuvent-être particulièrement versatiles. Les conséquences des traumatismes psychologiques peuvent être profondes et variées. Sur le plan personnel, les traumatismes peuvent entraîner des troubles de l'humeur, des troubles anxieux, et des troubles de stress post-traumatique (TSPT). Ainsi, une notion traumatique est plus courante que seulement reliée à des notions de violences. Un traumatisme psychologique peut-être déclenché par à peu près toutes les situations, à partir du moment où celle-ci provoque un effet de sidération empêchant la mise en place de l’expérience, mais aussi la mise en place de nouveaux comportements.
Conséquences anxieuses d'un traumatisme psychologique
La notion traumatique est souvent la plus influente dans la cohorte anxieuse d’une personne. Cependant, que la notion traumatique soit primo-accédante (la première à agir), ou vécu secondairement après l’établissement d’une notion anxieuse. De toute manière, qu’importent les aspects traumatiques encore présent, les symptômes présents au sein de la notion anxieuse se substituant à la notion traumatiques sont toujours très intenses.
Développement anxiodépressif d'un traumatisme psychologique
Un autre développement anxieux à surveiller en cas de notions traumatique est la dépression (syndrome anxio-dépressif). En effet, sans notion traumatique ce que l’on nomme comme une dépression est une chronicisation des symptômes anxieux. Le développement traumatique étant d’emblée paroxystique, il peut accélérer la mise en place d’une dépression.
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Mécanismes de défense lors d'un traumatisme psychique
Au sein des notions traumatiques, comme au sein des notions anxieuses de nombreux mécanismes de défense peuvent se mettre en place. En effet, la notion dissociative va chercher à « bloquer » la situation vécue, en essayant au maximum de la rejeter, tout en essayant de maintenir la stabilité de la personne. La dissociation faisant partie des mécanismes de survie les plus puissants, elle va avant tout chercher la conservation de la personne par tous les moyens. L’apathie émotionnelle est un mécanisme de défense assez simple à appréhender, en effet, il correspond à la rupture totale ou partielle de la notion émotionnelle. En effet, à la suite d’une situation de danger, les notions émotionnelles sont souvent exacerbées impactant fortement la personne les subissant.
Comment les ruminations s'installent-elles après un traumatisme ?
Après un événement traumatique, le cerveau peut se retrouver piégé dans un cycle de pensées intrusives et répétitives liées à l'événement. Ce cycle de rumination peut être déclenché par divers facteurs, tels que des souvenirs sensoriels (odeurs, sons, images), des situations similaires à l'événement traumatique, ou même des pensées et des émotions associées à l'événement.
Ce processus est en partie dû au fait que le cerveau, cherchant à donner un sens à l'expérience traumatique, tente de la traiter et de l'intégrer. Cependant, lorsque l'événement est trop intense ou bouleversant, le cerveau peut avoir du mal à le traiter correctement, ce qui entraîne une activation persistante du système de stress et des ruminations incessantes.
Le rôle du biais de négativité
Notre cerveau est naturellement programmé pour détecter les dangers et les menaces, ce qui est un mécanisme de survie essentiel. Cependant, ce biais de négativité peut être exacerbé après un traumatisme, conduisant à une focalisation excessive sur les aspects négatifs de l'événement et à une amplification des ruminations.
Le réseau du mode par défaut
Lorsque nous ne sommes pas engagés dans une tâche spécifique, notre cerveau active un réseau d'aires cérébrales appelé le "réseau du mode par défaut". Ce réseau est impliqué dans la pensée spontanée, la rêverie et la rumination. Chez les personnes souffrant de traumatismes, ce réseau peut être hyperactif, ce qui contribue à l'intensification des ruminations.
Stratégies pour interrompre le cycle de rumination
Il existe plusieurs stratégies pour rompre le cycle de rumination et réduire l'impact des traumatismes psychologiques.
- Distraction : En raison de la nature addictive des réflexions intrusives, une bonne façon de rompre le chant irrésistible de notre rumination est de l'arrêter d'un coup. Il peut s'agir de regarder un film, de faire de l'exercice, des mots fléchés ou encore de jouer à Tetris : toute activité qui nous oblige à nous concentrer nous obligera à nous distraire et à arrêter de ruminer.
- Pleine conscience : La méditation de pleine conscience donne de bons résultats. Le bénéfice est ici une remise en compte des croyances ou des métacognitions qui nous paralysent.
- Activité physique : Une activité physique régulière produit chez de nombreuses personnes un effet antirumination dont les effets vont persister entre 24 et 48 heures. Si cela fonctionne, il s’agit alors de répartir ses séances de sport en conséquence, à raison d’au moins trois fois par semaine. Au-delà de la pratique sportive, tout ce qui détourne l’attention du sujet de la rumination va avoir un effet positif.
- Émotions positives : Effectivement, favoriser les émotions positives peut avoir un impact favorable sur les ruminations. Ainsi, on a observé que des volontaires récupéraient mieux des émotions négatives comme les ressassements et l’inquiétude après avoir été exposés à un film joyeux, par rapport à ceux à qui on a diffusé un film neutre ou triste ou qui n’ont été soumis à aucune intervention. Induire des états émotionnels positifs pourrait donc être une stratégie efficace pour atténuer les ruminations.
- Restructuration cognitive : En la matière, l’approche de restructuration cognitive donne de bons résultats. Pour en décrire le principe, imaginons un patient hypocondriaque, qui a mal au ventre et se dit que cela pourrait être un cancer de l’intestin. Pour lui, c’est clair : angoisse de mort, émotions négatives, déferlement d’hormones du stress, qui activent son système digestif et amplifient le symptôme. Le voilà pris dans une spirale d’angoisse infernale. C’est très fréquent. Comment travaille-t-on avec cette personne ? Il va falloir se pencher ensemble sur cette pensée irrationnelle selon laquelle le mal de ventre indiquerait une maladie grave. Au fil de la séance, le patient peut être amené à énoncer ainsi lui-même une dizaine d’autres causes éventuelles. On va lui demander de les coucher par écrit. Le but : aller bien au-delà d’un travail sur les causes possibles de ce symptôme, et entraîner son esprit à produire des « pensées rassurantes ». Car c’est là la différence entre le sujet anxieux et le non anxieux : chez ce dernier, le cerveau est entraîné à générer de lui-même, de façon automatique, des pensées rassurantes. Celui de l’anxieux l’est beaucoup moins. Telle est donc la mission de la restructuration : aider les réseaux de neurones du sujet à engendrer des pensées rassurantes et des processus de recherche de solutions.
- Thérapies métacognitives : D’où les approches plus récentes de thérapies métacognitives qui vont s’attaquer, non plus aux pensées négatives elles-mêmes, mais aux croyances qui les structurent et les verrouillent.
Approches thérapeutiques pour traiter les traumatismes psychologiques
Il existe plusieurs approches thérapeutiques pour traiter les traumatismes psychologiques et réduire les ruminations associées.
- EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) : L'EMDR est une méthode éprouvée pour traiter les souvenirs traumatiques. Elle utilise des mouvements oculaires dirigés pour aider le cerveau à retraiter les souvenirs traumatisants et à réduire leur impact émotionnel. L’EMDR vise à « reformater » l’encodage mnésique. Replongé dans son passé afin d’être au plus près des sensations éprouvées au moment de l’événement, le patient est conduit, grâce à une stimulation sensorielle, à concentrer son activité cérébrale sur le présent. De cette polarisation naîtrait la possibilité de retraiter le traumatisme par dissociation de l’émotion et du souvenir.
- Hypnothérapie : L'hypnothérapie utilise l'hypnose pour accéder à l'inconscient et traiter les traumatismes psychologiques sous-jacents. Elle peut aider à modifier les perceptions négatives et à renforcer les réponses émotionnelles positives. D’une manière générale, il est prudent d’anticiper 5 à 7 séances, cependant pour une grande majorité des thérapies effectuées le nombre de séances peut-être réduit en fonction des résultats. Dans le cadre d’une problématique traumatique, le travail en hypnothérapie se fera toujours en dissociation (contrairement à l’abréaction). C’est-à-dire que l’on va travailler de manière dérivée sur la notion traumatique (métaphores, images…) sans associer la personne à l’événement vécu. Le but via le travail en hypnothérapie, n’est pas de faire disparaître le vécu, de toute manière cela est impossible.
- Thérapies comportementales et cognitives (TCC) : Les thérapies comportementales et cognitives (TCC), employées également dans le programme TheraSerena, sont les plus recommandées pour la prise en charge d'un stress post-traumatique. Elles s’intéressent essentiellement aux symptômes et aux ressentis du patient, elles agissent sur toutes les composantes du stress pour retrouver la sérénité.
- Thérapie de groupe : Partager son expérience avec d'autres personnes ayant vécu des traumatismes similaires peut être très bénéfique pour réduire l'isolement et favoriser la guérison.
Le rôle des aidants
Pour chaque personne anxieuse, il existe au moins un ou une aidant.e. Le plus souvent, ils sont d’un grand support et peuvent aider à traverser des épisodes anxieux. Etre aidant n’est pas une position facile, souvent il s’agit du conjoint.e, d’un membre de la famille, ou même d’un ou une ami.e. Pour l’aidant, à court terme cela peut-être valorisant d’apporter de l’aide. Cependant, la plupart du temps malgré des conseils parfois bien avisés, rien ne change. Ainsi, je vous propose quelques conseils pour que vous puissiez aider au mieux pendant les phases anxieuses, mais aussi pour pouvoir prendre du recul.
- Le non-jugement : Tout d’abord, la première remarque à faire est que vous ne subissez pas les troubles anxieux, ainsi il est particulièrement difficile de comprendre ce que la personne peut ressentir. Tout jugement est donc à bannir et à proscrire, cela ne pourrait que détériorer la situation. En étant ainsi à l’écart de la problématique vous pouvez proposer, mais sans imposer, soit une action ou même une manière de percevoir la situation.
- Être un moteur : Pour aider la personne au mieux, il vous est possible d’avoir une posture, d’être un moteur et ainsi d’être force de proposition pour les activités du quotidien ou même pour la gestion anxieuse, si vous considérez en avoir les capacités.
- Adopter un langage positif et réaliste : À ce moment-là, il est inutile de lui dire « ça va aller » ou « ça va passer », car cela est en totale décorrélation avec ceux que vit la personne anxieuse. Ne minimiser pas les effets et soyez objectif, tout en suggérant que la crise va passer et qu’elle va retrouver son état habituel.
- Écoute et acceptation : Tout d’abord et l’on en a déjà parlé, ne pas juger, accepter et écouter la personne. À bannir aussi toute forme de dévalorisation ou de moquerie. Ne pas chercher à rationaliser à outrance, par exemple pour quelqu’un qui souffre de claustrophobie, ne pas dire « c’est juste un ascenseur ».
- Proposition, pas imposition : Ne pas prendre le lead, tout comme ne pas imposer. Prendre le lead correspond au fait de décider pour l’autre, alors que la proposition aura pour effet de la laisser décider. Même si cela part d’un bon sentiment, cela peut être perçu comme une infantilisation est donc contre-productif.
Ruminations et troubles du spectre autistique (TSA)
Une étude récente a mis en évidence que les personnes atteintes de TSA pourraient être plus susceptibles de développer des symptômes de stress post-traumatique après avoir vécu un événement traumatisant. La rumination et l'inflexibilité cognitive, qui sont courantes dans les TSA, pourraient exacerber ces symptômes.
Il est donc essentiel de prendre en compte la présence éventuelle de TSA lors de l'évaluation et du traitement des traumatismes psychologiques, et d'adapter les interventions thérapeutiques aux besoins spécifiques de ces personnes.
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