Les représentations de l'accouchement et de ses douleurs sont aujourd'hui monnaie courante dans la culture visuelle occidentale, en particulier dans les films et les séries. Cependant, il n'en a pas toujours été ainsi. L'accouchement était rarement représenté dans l'art du Moyen Âge jusqu'au milieu du XXe siècle, et les images explicites de l'accouchement où la douleur de la parturiente était exprimée étaient encore plus rares. Les illustrations de l'accouchement étaient essentiellement médicales et provenaient de traités d'obstétrique qui se sont multipliés à partir du XVIIe siècle.

L'Accouchement à travers l'Art : Entre Tabou et Réalité

La rareté de la figuration de l'accouchement est due au fait que, dans les sociétés profondément chrétiennes, la grossesse et l'accouchement étaient longtemps considérés sous l'angle du péché et du tabou. L'implication des parties sexuelles, du sang utérin et l'aspect parfois sauvage de la mise au monde suscitaient souvent le malaise, le dégoût, voire la peur, en particulier dans les milieux cléricaux. De plus, ce moment paroxystique, mais fugace, de la parturition était généralement vécu dans l'intimité, et les artistes y étaient rarement présents.

En excluant les représentations scientifiques, allégoriques ou religieuses, seules quelques images ont été repérées sur trois siècles. Ces œuvres transgressent les tabous en vigueur et donnent à voir l'enfantement et la souffrance qu'il implique, éclairant ainsi les conditions d'accouchement et d'accompagnement de la douleur entre le XVIIe siècle et la fin du XIXe siècle.

Exemples d'Oeuvres Transgressant les Tabous

  • Estampe d'Abraham Bosse (1633) : Faisant partie d'une série intitulée "Le mariage à la ville", cette estampe représente une parturiente entourée, accouchant chez elle devant un grand feu. Les mots de la parturiente, "Hélas ! je n'en puis plus !", évoquent la douleur intense de l'accouchement.

  • Toile anonyme d'après Andries Both (XVIIe siècle) : Ce tableau représente une scène de la vie quotidienne où une femme accouche en pleine rue, soulignant ainsi que, dans les milieux populaires, les femmes travaillaient jusqu'au bout de leur grossesse et n'avaient pas toujours le temps de rentrer chez elles lorsque les douleurs se déclenchaient.

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  • Tableau anonyme suédois (vers 1800) : Cette œuvre constitue un cas unique dans l'art occidental par sa représentation frontale et très crue de l'enfantement, saisi dans le paroxysme de l'expulsion de l'enfant. La parturiente est entourée par le futur père et assistée par deux femmes.

  • Toile de Jean-Baptiste Carpeaux (XIXe siècle) : Cette œuvre autobiographique représente l'épouse de l'artiste, Amélie, accouchant de leur premier enfant. Dans la pénombre d'un intérieur, la parturiente est tendue par l'effort expulsif et entourée par quatre personnes qui l'aident.

Conditions d'Accouchement et Angoisses d'Autrefois

Aux siècles passés, la grossesse et l'accouchement étaient vécus avec beaucoup d'angoisse en raison d'une issue possiblement fatale pour l'enfant et sa mère. Jusqu'au XIXe siècle, environ 1 à 3 % des naissances se terminaient par la mort de l'accouchée. La crainte de l'accouchement était également liée à la peur de la douleur, considérée comme l'incontournable accompagnement du processus de reproduction.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, la norme était d'accoucher chez soi, dans un environnement familier, et non à l'hôpital, longtemps réservé aux femmes pauvres et aux filles-mères. Le matériel utilisé pour l'accouchement était très réduit : un bassin avec de l'eau, du linge et un objet tranchant pour couper le cordon. Le point commun de toutes ces images est que rien n'est médicalisé. Les seuls recours évoqués face à la mort et à la douleur sont religieux.

La Douleur de l'Accouchement : Fatalisme et Solidarité Féminine

Un certain fatalisme prévalait face à la douleur de l'accouchement : on s'en remettait principalement à Dieu. Toutes les images montrent également la présence d'une nombreuse assistance féminine, composée de femmes de la famille, de voisines, d'amies et de servantes. Cet entourage fournissait une aide matérielle et un soutien indispensable pour surmonter la peur et les souffrances.

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Dans cette assemblée féminine, une figure se détachait, la matrone ou la sage-femme, qui surveillait le travail et recevait le nouveau-né. L'accoucheuse semblait peu préoccupée par les souffrances de la parturiente et, de manière générale, rien de particulier n'était fait pour les supprimer. Certains remèdes traditionnels (alcool, plantes calmantes) étaient parfois administrés aux parturientes.

La présence d'un praticien masculin pendant la naissance est devenue plus courante à partir de la fin du XVIIe siècle, d'abord chez les élites. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les chirurgiens, dits accoucheurs, assuraient désormais majoritairement les accouchements dans les milieux favorisés.

La Douleur : Pénitence et Rédemption

La douleur paraissait indissociable de l'expérience de l'enfantement, d'abord pour des raisons religieuses. L'injonction biblique était encore présente dans tous les esprits : « Je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur ». Ève était ainsi punie pour sa responsabilité dans le péché originel, et toute sa descendance féminine subissait ce châtiment, conséquence des péchés personnels des femmes.

Cette souffrance avait cependant un sens plus positif et presque un rôle purificateur : elle donnait un sens à l'existence féminine en permettant de racheter les péchés et de pouvoir ainsi gagner le paradis. Cette douleur paraissait donc incontournable et devait être acceptée dans un esprit de pénitence.

L'accouchement constituait ainsi un moment clé de l'existence féminine, en particulier lors de la première couche qui avait une dimension initiatique. La capacité à supporter les douleurs de la mise au monde attestait d'une maîtrise de soi valorisante.

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L'Expression de la Douleur dans l'Art

Dans la plupart des œuvres, le corps de la parturiente est assez peu visible. Ce sont davantage les cris qui renseignent sur l'avancement du travail. Ces cris, comme expression habituelle de la douleur dans la société occidentale, sont évoqués dans toutes les images, soit par légende, soit par la figuration de la bouche ouverte de la parturiente.

Dans le tableau d'après Both, la parturiente semble dépassée par la douleur, la bouche ouverte, la main et les yeux levés au ciel. Cette phase de l'accouchement, dite de désespérance, se retrouve dans le tableau suédois où la parturiente est hagarde et paraît dépossédée d'elle-même.

NL & SENS : Une Nouvelle Approche de l'Accouchement et du Post-Partum

Aujourd'hui, des marques comme NL & SENS proposent une nouvelle approche de l'accouchement et du post-partum, en mettant l'accent sur le confort, la praticité et le bien-être de la mère et de l'enfant.

La Robe d'Accouchement NL & SENS

Conçue pour le jour J et les jours d'après, la robe d'accouchement NL & SENS accompagne les femmes tout au long du séjour à la maternité et en post-partum, pour continuer le peau à peau et l'allaitement. Elle peut également être portée avant l'accouchement, car elle est confortable et élégante. Elle est faite d'un textile doux, en jersey bio certifié GOTS.

Le Tablier d'Allaitement NL & SENS

Destiné aux femmes souhaitant allaiter ou tirer leur lait en toute intimité et en tout lieu sans avoir à s'isoler, le tablier d'allaitement NL & SENS enveloppe bébé dans un tissu bio très doux et respirant. L'encolure rigide du tablier permet de conserver le contact visuel avec son bébé.

Le T-Shirt Peau à Peau NL & SENS

Ce t-shirt, destiné aussi bien aux hommes qu'aux femmes, a été créé pour réaliser aisément le peau à peau lors de la rencontre avec bébé et également après sa naissance. Très pratique à porter, le t-shirt dispose d'une ouverture idéale sur le devant pour accueillir bébé.

L'Engagement de NL & SENS

NL & SENS a à cœur d'avoir une démarche la plus éthique et la plus responsable possible. Les tissus utilisés sont dessinés, teints et tissés en France. La marque garantit des produits utiles et sains pour tous.

Le Peau à Peau : Un Contact Précieux

Après la naissance, le nouveau-né est généralement placé immédiatement sur la poitrine de sa maman. Ce peau à peau a de multiples bénéfices pour le bébé et pour les parents. Il permet au nouveau-né de ne pas avoir de rupture de continuité avec sa maman, ce qui lui apporte une meilleure adaptation à la vie extra-utérine. Sa respiration et son tonus sont améliorés. Chez la mère, la stimulation hormonale et tactile induite par le peau à peau facilite la mise en route de la lactation. Ce contact provoque également la sécrétion d'hormones relaxantes.

Le peau à peau est également très important chez les prématurés. Il leur permet de maintenir leur température corporelle, d'accéder au sein, d'améliorer leur digestion et leur temps de sommeil, et de diminuer le risque d'infections nosocomiales.

Le Post-Partum : Une Période de Récupération

Après un accouchement, le corps traverse une période de récupération intense. Il est important de choisir des sous-vêtements adaptés aux besoins du post-partum, comme les culottes filet, les culottes jetables ou les culottes post-partum lavables. Ces dernières sont généralement les plus confortables, grâce à un tissu ultra doux, extensible et sans couture. Elles offrent une protection maximale, s'adaptent aux changements du corps après l'accouchement et peuvent également être utilisées pendant les menstruations.

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