La conception d'un enfant est un projet important pour de nombreux couples. Cependant, les problèmes de fertilité sont de plus en plus fréquents. Heureusement, il existe des astuces et des conseils pour optimiser vos chances de réussir une fécondation, que ce soit naturellement ou avec l'aide de la procréation médicalement assistée (PMA).

Optimisation de la Fertilité Naturelle

Rythme des Rapports Sexuels

Contrairement à une idée reçue, il n'est pas nécessaire d'avoir des rapports sexuels tous les jours pour concevoir. Avoir des rapports réguliers, environ deux à trois fois par semaine, autour de la période d'ovulation est suffisant. Les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu'à cinq jours dans le corps de la femme, il est donc plus important de bien cibler la période fertile que de multiplier les rapports.

La phase féconde commence environ six jours avant la fin de l'ovulation. Une étude a montré que les femmes étaient plus susceptibles de tomber enceintes lorsqu'elles avaient un rapport sexuel le jour où la sécrétion de glaire cervicale était la plus élevée, avec un taux de réussite de 38 %. Évitez de calculer de manière obsessionnelle, car le stress peut nuire à la libido et à la fertilité.

Alimentation et Hygiène de Vie

L'alimentation joue un rôle crucial dans la fertilité, tant chez l'homme que chez la femme.

Chez la femme :

  • Privilégier les acides gras insaturés et riches en Oméga 3 : huile d’olive, de colza, de noix (3 cuillères à soupe par jour sont recommandées), avocat, graines de lin, noix, poissons gras comme le saumon.
  • Consommer des légumes et fruits riches en anti-oxydants.
  • Inclure des aliments riches en fer et en acide folique (épinards, cresson).
  • Modérer la consommation de café.
  • Réduire la consommation de sucres rapides pour un bon équilibre insulinique.
  • Privilégier les produits laitiers entiers (lait, yaourt, crème, fromage) et éviter les produits allégés.
  • Miser sur les légumes pour un apport optimal en vitamines et minéraux.
  • Limiter les aliments à index glycémique élevé (sucre, pâtes, pommes de terre, gâteaux, sodas, plats industriels).

Chez l’homme :

  • Adopter un régime riche en glucides, en fibres, en vitamine B et en lycopène (présent dans la sauce tomate).
  • Consommer des fruits et des légumes pour améliorer la qualité du sperme.

Il est essentiel de veiller à l’équilibre alimentation/sport ou apports/dépenses énergétiques. Une bonne balance énergétique et une réserve minimum de masse grasse sont nécessaires pour maintenir des ovulations régulières chez la femme et un taux de testostérone et une qualité du sperme optimum chez l’homme.

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Habitudes à Éviter

  • Tabac : Le tabac chez la femme provoque une baisse de la réserve ovarienne en ovocytes et une réduction du taux d’implantation des embryons. Chez l’homme, il altère les spermatozoïdes en nombre, en mobilité et sur leur capacité à féconder l’ovocyte. Le tabac est l'ennemi ultime de la fertilité, réduisant en moyenne de 15 % les chances de concevoir.
  • Alcool : Une consommation excessive d’alcool altère fortement la qualité des spermatozoïdes (diminue le nombre et la mobilité, augmente les formes anormales). Chez la femme, l’alcool altère l’ovulation, la fécondation, la nidation et augmente le risque de fausse-couche.
  • Drogues : La consommation de drogues illicites est liée à la diminution de la fertilité. Chez les hommes, le cannabis produit la diminution du nombre de spermatozoïdes et de leur mobilité.
  • Chaleur excessive pour les testicules : Les testicules sont programmés pour fonctionner à 35°. Les soumettre à des températures excessives diminue la qualité du sperme. Éviter les bains chauds, les vêtements serrés et ne pas poser son ordinateur portable sur ses genoux pour travailler. Les pantalons moulants sont également à éviter.
  • Médicaments : Veiller aux médicaments que l’on prend, certains altèrent la libido, d’autres la fertilité, d’autres sont incompatibles avec une grossesse.

Surveiller la Température et l'Ovulation

Généralement réalisée sur plusieurs mois, la courbe de température sert à déterminer si l’ovulation a bien lieu et si elle survient toujours au même moment du cycle. L’ovulation s’accompagne en effet chez la plupart des femmes d’une élévation de la température corporelle d’environ 0,5°C. Des tests d’ovulation sont également disponibles en pharmacie. Ces tests urinaires détectent le pic hormonal qui va déclencher l’ovulation.

Éviter les Lubrifiants Nocifs

Certains lubrifiants vaginaux, même ceux à base d’eau, peuvent altérer la fertilité en modifiant la mobilité des spermatozoïdes. Il est préférable d'utiliser des lubrifiants à base d’huile de colza, d’huile minérale ou d’hydroxyéthylcellulose, ou des gels spécifiques appelés lubrifiants de fertilité.

Réduire l'Exposition aux Perturbateurs Endocriniens

Ces substances chimiques, présentes dans l’alimentation, les cosmétiques, les protections hygiéniques, les produits ménagers ou phytosanitaires, peuvent interférer avec le système hormonal et faire baisser la fertilité. Les perturbateurs endocriniens les plus problématiques sont les phtalates, les parabens et le bisphénol que l’on retrouve dans les plastiques alimentaires et dans certains cosmétiques.

Procréation Médicalement Assistée (PMA)

Lorsque la conception naturelle est difficile, la PMA peut être une solution. La fécondation in vitro (FIV) est une technique courante qui consiste à recréer en laboratoire les différentes étapes de la fécondation naturelle.

Déroulement d'une FIV

  1. Stimulation ovarienne : Un traitement hormonal est administré par injection pour stimuler le développement simultané de plusieurs follicules et prélever des ovocytes avant l’ovulation. Ce traitement est surveillé par des échographies et des dosages hormonaux.
  2. Ponction ovarienne : Les ovocytes sont prélevés par voie vaginale sous contrôle échographique, et sous anesthésie ou antalgie. Les liquides folliculaires contenant les ovocytes sont transmis au laboratoire.
  3. Recueil et préparation du sperme : Le sperme est recueilli par masturbation au laboratoire et préparé sur place. Dans des situations particulières, des spermatozoïdes préalablement congelés peuvent être utilisés.
  4. Fécondation : Les spermatozoïdes sont simplement déposés au contact des ovocytes dans une boîte de culture contenant un milieu liquide nutritif et placée dans un incubateur à 37° C. Dans certaines situations, la technique de la FIV peut être associée à l’ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes).
  5. Transfert embryonnaire : Les embryons sont transférés dans l’utérus deux à trois jours après la ponction, au moyen d’un cathéter fin et souple introduit par voie vaginale. Le nombre d’embryons transférés est limité pour réduire les risques de grossesses multiples.
  6. Congélation des embryons surnuméraires : Les embryons non transférés qui présentent des critères de développement satisfaisants peuvent être congelés pour être utilisés ultérieurement.

Suivi Après la PMA

Le premier test de grossesse est réalisé environ quinze jours après l’insémination ou la ponction. Une première échographie est faite environ un mois après l’insémination ou le transfert. Des saignements peuvent survenir au cours des premiers mois de grossesse, il est important de contacter immédiatement votre médecin.

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Il est préférable de ne pas trop attendre pour programmer le transfert des embryons. Il est important de communiquer à votre médecin la technique de conception par assistance médicale à la procréation.

Risques et Effets Indésirables de la PMA

Des effets indésirables peuvent survenir en cours de traitement. On observe généralement un taux légèrement plus élevé de poids de naissance inférieur à la normale et de naissances prématurées chez les enfants conçus par FIV. La ponction ovarienne peut entraîner une hyperstimulation ovarienne, qui se manifeste par une augmentation de la taille des ovaires, une gêne ou des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, une diarrhée. Exceptionnellement, l’hyperstimulation ovarienne peut avoir des conséquences sévères (formation de caillots sanguins).

Préparation à la Grossesse

Bilan de Santé Préconceptionnel

Pour une grossesse dans les meilleures conditions possibles, il est recommandé de faire le point sur votre état de santé. Ce bilan a pour but de :

  • Rechercher des facteurs de risque : âge, poids, addiction, etc.
  • Repérer les risques particuliers liés à certaines pathologies : hypertension, diabète, etc.
  • Évaluer le risque génétique et malformatif.

En fonction de votre état de santé, il pourra vous être recommandé de faire des bilans auprès de plusieurs spécialistes de santé, par exemple un tabacologue, un diététicien, et éventuellement un généticien en fonction des antécédents familiaux.

Acide Folique

Dès le désir d'enfant, il est recommandé de consulter un médecin afin qu'il puisse prescrire un complément d'acide folique (vitamine B9), qui est une vitamine nécessaire à la bonne formation du système nerveux du fœtus. Pour être pleinement efficace, ce traitement doit être initié au moins un mois avant la fécondation.

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Poids Santé

Un poids santé peut vous aider à concevoir. La meilleure chose à faire est d'essayer d'atteindre un poids aussi idéal que possible avant de tenter de concevoir. L’excès de poids à un impact considérable sur la fertilité, pouvant entraîner le développement du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Les femmes trop minces peuvent aussi avoir des difficultés à enfanter, car les ovaires ont besoin de la graisse pour fonctionner.

Activité Physique

La grossesse met votre corps à l'épreuve. Prendre soin de votre forme avant de concevoir vous sera d'une grande aide lorsque vous serez enceinte. Faire de l'exercice peut vous aider à améliorer votre humeur et votre niveau d'énergie. Cela contribue également à réduire le stress.

Vaccinations

Il est judicieux de vérifier que vous êtes entièrement protégée contre la rubéole si vous prévoyez d'avoir un bébé, car cette maladie peut gravement affecter les bébés à naître.

Quand Consulter un Spécialiste ?

Bien que beaucoup de couples réussissent à concevoir naturellement après quelques mois d’essais, certaines situations nécessitent une attention particulière. Il est recommandé de consulter un spécialiste dans les cas suivants :

  1. Après un an de tentatives sans succès. Chez les femmes de plus de 35 ans, il est conseillé de consulter après six mois de tentatives infructueuses.
  2. Si vous avez des cycles menstruels irréguliers.
  3. En cas de problèmes de fertilité connus (problèmes de thyroïde, antécédents d’infections pelviennes, endométriose).
  4. En cas de facteurs de fertilité masculins ou féminins.
  5. Si vous avez des préoccupations émotionnelles ou psychologiques liées aux difficultés à concevoir.

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