L'étouffement est l'une des principales angoisses des parents et des professionnels de la petite enfance. Un nourrisson, un bébé ou un jeune enfant peut facilement s’étouffer. Or, pour éviter l’asphyxie et ses conséquences graves (potentiellement mortelles), il faut savoir réagir vite. Cet article vise à informer les parents et les soignants sur les dangers potentiels liés aux tétines, les mesures de prévention à adopter, les gestes d'urgence à effectuer en cas d'étouffement, et les conséquences possibles d'une succion prolongée sur la santé bucco-dentaire et respiratoire de l'enfant. Il est crucial d'apprendre à reconnaître les signes de l’étouffement chez le bébé.

Les Causes de l'Étouffement chez le Bébé

Chez le nourrisson et le bébé, l’étouffement peut être dû à différentes causes : il peut avaler de travers lorsqu’il boit son biberon, ou être gêné par des régurgitations ou des glaires lorsqu’il est enrhumé. Cela gêne sa respiration pendant quelques instants : il s’agite et il tousse, avant de pouvoir respirer à nouveau normalement. Mais dans la plupart des cas, l’étouffement survient lorsque les voies aériennes du jeune enfant sont obstruées par un corps étranger. Le passage de l’air est bloqué, de manière partielle ou totale : il ne peut plus circuler entre l’extérieur et les poumons, et le bébé ne peut plus respirer correctement.

L’étouffement est généralement dû à une fausse-route : un petit objet ou un aliment mis dans la bouche du bébé passe accidentellement dans ses voies respiratoires (après une inspiration brusque ou lorsque le réflexe de déglutition n’est pas bien acquis). Au bout de quelques mois, le bébé commence à attraper des objets, et les porte instinctivement à sa bouche. Une pièce de monnaie ou une petite pile ronde, une bille ou un cube de jeu de construction, un ballon de baudruche dégonflé… Tous les objets qui sont à sa portée l’intéressent ! Et il a besoin de les mettre à sa bouche pour mieux les appréhender. Or, ces petits objets peuvent facilement passer dans ses voies respiratoires et provoquer l’étouffement du bébé. Le jeune enfant peut aussi s’étouffer avec de la nourriture : un petit bonbon rond et dur, de la semoule, des grains de raisin, une cacahuète ou une pistache… Lorsque ces petits aliments sont « avalés de travers », ils bloquent la respiration. L’enfant s’étouffe et ne peut plus respirer.

Un témoignage poignant illustre ce danger : "Ce mercredi 30 août, vers 9h ma fille Victoria 1 an a frôlé la Mort par étouffement à cause d'une sucette nuk taille 2." Cet incident souligne l'importance d'être conscient des risques potentiels liés aux sucettes, même celles de marques réputées.

Signes d'étouffement : comment les reconnaître ?

Les signes de l’étouffement sont faciles à reconnaître chez l’adulte et l’enfant (la personne tousse violemment, elle se tient la gorge en essayant de respirer, et elle s’agite). Mais chez le nourrisson et l’enfant de moins de deux ans, les symptômes de l’étouffement sont souvent moins visibles.

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L’étouffement peut être partiel : le passage de l’air est gêné, mais il peut continuer à circuler dans les voies aériennes pour rejoindre les poumons. L’enfant a du mal à respirer (respiration sifflante ou bruyante) et il tousse. En cas d’étouffement total (obstruction grave, ou asphyxie), l’enfant ne tousse plus et ne respire plus. Il a la bouche ouverte et une attitude de détresse, et ne peut plus émettre aucun cri ou son. Il devient pâle. Ses lèvres, et les extrémités de ses mains et de ses pieds deviennent bleues (cyanose). Il peut s’agiter ou, au contraire, ne plus bouger.

En cas d’étouffement total, les voies respiratoires sont complément obstruées : les poumons du bébé ne reçoivent plus d’oxygène. Plus le temps passe, plus les conséquences peuvent être graves (avec des dommages au cerveau d’abord, puis le décès de l’enfant). Il faut donc immédiatement appeler les secours, et effectuer les gestes de premiers secours. Mais attention ! Ces procédures ne doivent être effectuées que si l’enfant ne peut plus du tout respirer, à cause d’une obstruction totale de ses voies respiratoires.

Gestes de premiers secours en cas d'étouffement

Vous devez contacter les secours dès les premiers signes d’étouffement et d’asphyxie chez le bébé ou le jeune enfant. Demandez à une autre personne de le faire, pendant que vous commencez les gestes de secours (si vous êtes seul, criez pour demander de l’aide). Pour joindre les services médicaux d’urgence, vous pouvez composer le 15 (Samu) ou le 112 (numéro d’urgence européen), depuis un téléphone fixe ou mobile. Vous pouvez également appeler les pompiers, au 18. Pour faciliter l’intervention des services de secours, pensez à parler calmement et distinctement. Les informations que vous leur fournissez doivent être claires. Indiquez-leur d’abord votre nom et votre numéro de téléphone, le nom de l’enfant et l’adresse où il se trouve (avec le code d’accès, le bâtiment, l’étage et la porte de l’appartement s’il s’agit d’une résidence ou d’un immeuble). Que faire ensuite ? En attendant les secours, vous devez réaliser la manœuvre de Mofenson sur le bébé qui s’étouffe. L’enfant est ensuite pris en charge par les secours, et hospitalisé.

En cas d’étouffement, on ne peut pas utiliser les mêmes techniques chez les adultes et les jeunes enfants. En effet, les nourrissons et les bébés ne peuvent pas se tenir debout sur leurs jambes (une position nécessaire pour réaliser la technique des claques et la manœuvre de Heimlich). Leur organisme est aussi plus fragile : pour ne pas les blesser, les gestes de premiers secours doivent donc être adaptés.

La technique des 5 claques dans le dos

Pour la technique des 5 claques, vous devez d’abord vous asseoir. Placez l’une de vos mains sur le ventre et le thorax de l’enfant, et soutenez sa mâchoire avec vos doigts (l’enfant est couché à califourchon sur votre avant-bras). Installez l’enfant sur l’une de vos cuisses, à plat ventre et la tête dirigée vers le bas, au-delà du genou. Pour favoriser la désobstruction des voies aériennes, il faut jouer avec la gravité ! Avec le talon de votre autre main, tapez vigoureusement entre ses deux omoplates. Si l’objet ou le morceau de nourriture n’est pas délogé (souvent par un réflexe de toux), répétez ce geste 5 fois d’affilée.

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La technique des compressions thoraciques

Si les claques dans le dos ne permettent pas de déloger le corps étranger qui bloque la respiration du bébé, vous devez passer à la technique des compressions thoraciques. Commencez par retourner le bébé sur le dos : placez-le sur votre avant-bras, qui reste appuyé sur votre cuisse. Soutenue dans l’une de vos mains, sa tête doit être inclinée vers le bas (elle doit être plus basse que son corps, pour faire jouer la gravité). Vous devez ensuite réaliser des compressions énergiques au niveau de son sternum, avec deux doigts. Là encore, répétez ce geste 5 fois, en vérifiant son efficacité à chaque fois. Si le corps étranger est délogé, vous pouvez cesser les compressions thoraciques.

Que faire si un enfant tousse et semble faire une fausse route

C’est le cas le plus fréquemment constaté, et qui ne doit pas générer d’inquiétude s’il se produit. La toux est un réflexe naturel qui permet d’expulser un objet de la trachée avant qu’il n’entre dans les poumons. Si un enfant tousse, c’est qu’il respire et s’il respire, il n’y a pas de détresse vitale. Que faut-il faire ? La bonne réponse est de ne surtout rien faire et d’encourager l’enfant à tousser. Dans l’inconscient collectif le geste qui est mis en place par le plus grand nombre est de taper dans le dos pour aider la personne à évacuer le corps étranger. C’est une erreur qui peut aggraver l’état de santé de la victime. Taper dans le dos d’une victime qui tousse, risque de faire bouger l’objet et d’entraîner une obstruction totale des voies aériennes. Cependant si vous constatez qu’au bout de 5 minutes la victime tousse toujours, devient rouge et a du mal à évacuer le corps étranger qui se trouve dans la gorge, un avis médical auprès du SAMU doit être demandé.

Prévention des étouffements : un enjeu majeur

Certaines mesures simples permettent d’éviter les situations d’étouffement chez le bébé et le jeune enfant.

Comme nous l’avons vu, le symptôme de l’étouffement le plus clair et le plus fiable est l’absence de son. C’est-à-dire que sans une surveillance accrue au moment des repas et au moment des jeux, un étouffement peut se produire sans que l’on puisse y porter attention. La vigilance est donc de mise dans toutes les périodes ou un enfant risque de mettre des objets dans la bouche.

La présence d'un corps étranger dans la gorge peut entraîner une obstruction des voies respiratoires et une asphyxie. Il est donc impératif de réagir rapidement. La gorge est le premier segment des voies aériennes supérieures (VAS) composées du pharynx, du larynx et de la trachée. Le corps étranger (CE) bloque complètement la respiration : le patient ne respire plus, ne parle plus, ne peut pas tousser. La conséquence la plus grave est bien entendu lorsque le corps étranger (CE) bloque complètement la respiration : "le sujet va faire rapidement un arrêt cardiaque causé par le manque d'oxygène " détaille le Dr Libot. Dans le cas où le CE ne bloque pas complètement respiration : "on parle de fausse route mineure et le risque si le CE n'est pas expulsé est la pneumopathie" explique le médecin. La pneumopathie est alors dite d'inhalation et provoque une inflammation pulmonaire.

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La succion : un réflexe naturel à encadrer

La succion, c’est avant tout un réflexe naturel. Il est donc inné et fort. Déjà in utero on peut observer la succion du fœtus. Le nouveau-né conserve ce besoin jusqu’à ses 6 mois. En plus d’être un moyen de s’alimenter, le réflexe de succion fait partie du développement et deviendra par la suite un moyen pour se rassurer, se consoler, se calmer. L’entrée en petite section marque traditionnellement la fin de cette succion. L’enfant se débarrasse doucement de la tétine, du pouce, du doudou à sucer, du biberon ou de tout substitut à sucer. Toutes les dents de lait sont apparues, l’enfant positionne sa langue sur le palais quand elle est au repos.

Conséquences d'une succion prolongée

Une succion de substitution peut avoir des conséquences sur l’articulé dentaire. Plus on repousse l’arrêt, plus on sera face à une difficulté pour arrêter cette habitude. Un enfant qui tète un pouce ou une tétine favorise une respiration par la bouche (buccale). Hors, la respiration naturelle est nasale (par le nez). Le travail du nez est important, il permet de réchauffer l’air inspiré. Il sert de filtre contre les microbes et limite les maladies fréquentes du tout-petit. (angines, otites, rhinopharyngiques, laryngites). La respiration par la bouche facilite l’accès au corps pour les microbes.

Si la langue ne touche pas le palais, on dit qu’elle a une posture de langue basse (vers les dents du bas). Si le palais est trop étroit, la base du nez ne se développe pas et la respiration nasale sera difficile. Les conduits du nez seront trop étroits pour laisser l’air passer. Il faudra vérifier si les lèvres se ferment et sont en contact, quand la bouche est au repos. La langue se met en position basse et perturbe la croissance du palais et entraîne ainsi une mauvaise position dentaire. Si la langue n’est plus au contact du palais, elle ne participe plus à son développement. Un bon équilibre de la bouche entre les joues, la langue, le palais et les lèvres aide à la bonne position des dents.

Les forces de la bouche ne sont pas équilibrées si l’enfant conserve le pouce ou la tétine. Cela entraîne une déformation de la mâchoire et du palais. Si la langue reste en position basse, elle ne peut pas pousser sur le palais et l’aplatir comme de la pâte à tarte pour l’agrandir. Les dents définitives n’ont pas assez de place pour pousser harmonieusement les unes à côté des autres. Elles vont manquer de place. Si la langue ne touche pas le palais quand l’enfant dort, elle n’a pas de point d’appui. Une langue basse est dite « hypotonique », c’est à dire qu’elle manque de force et de tonicité. Elle va reculer au fond de la gorge pendant le sommeil et réduire ou bloquer la respiration. L’air ne passe plus, l’enfant va alors avoir des épisodes d’apnée du sommeil. Les ronflements ou respiration forte sont présents chez les enfants ayant recours à une tétine, un doudou ou un pouce. L’apnée est parfois appelée « obstrusive ». C’est à dire que la langue bloque complètement le flux d’air et l’enfant ne respire plus. Le cœur va accélérer et déclencher un micro-réveil. Cet épisode se reproduit plusieurs fois par nuit. Parfois jusqu’à plusieurs dizaines de fois par heure. Le sommeil n’est donc plus réparateur. L’enfant ne se repose pas.

L’enfant qui place mal sa langue va souvent avaler en têtant. Il va propulser la langue vers l’avant pour chercher un appui sur les lèvres et les dents. La déglutition sera dite «primaire» car elle n’est plus adaptée pour son âge. Le biberon maintient cette habitude de succion. L’enfant consomme du lait de croissance jusqu’à ses 3 ans mais à partir de 9 mois il peut le boire avec une tasse à bec. D’autres contenants pour boire son lait existent. L’enfant qui place mal sa langue au repos utilisera les mêmes postures pour prononcer les sons.

Comment accompagner l'enfant dans l'arrêt de la succion ?

La maman d’Adèle a décidé de mettre fin à cette utilisation de la tétine qui est devenue une habitude addictive pour sa fille. Adèle va devoir réduire progressivement son utilisation. Elle a d’abord arrêté l’utilisation dans la voiture et les transports en commun. La maman d’Adèle a jeté la tétine qu’elle avait dans son sac à main. Adèle n’a plus qu’une seule tétine. Elle l’utilise lors de la phase d’endormissement dans le lit. « J’ai eu beaucoup de difficultés à me faire à l’idée mais Adèle a finalement arrêté en quelques jours. Nous avons préparé ce moment avec sérénité, sans stress. Nous avions décidé d’un moment ou elle n’aurait pas de stress extérieur.

Pour ne pas perdre de temps, l’accompagnement de l’enfant doit respecter son rythme pour mettre fin à cette habitude de succion. Il faudra également choisir le bon moment pour commencer le sevrage sur une période stable. Les parents et l’enfant pourront discuter et décider, conjointement du bon moment pour proposer un arrêt à cette succion addictive. Dans les moments de manque, les parents pourront proposer un temps de câlin, la lecture d’une histoire. L’enfant pourra également remplir un tableau avec gommettes à coller chaque jour sans tétine ou sans pouce.

L'importance d'un suivi médical

L’ORL vérifiera s’il y a une obstruction nasale ainsi que le volume des végétations adénoïdiennes et le volume des amygdales. Il pourra prescrire un traitement préventif pour dégager les voies respiratoires. Si la respiration buccale reste en place, le traitement orthodontique sera plus long et plus difficile avec des corrections dentaires instables.

L’orthodontiste, quant à lui, pourra établir un diagnostic à l’aide de moulage, de radios afin d’étudier la déglutition de l’enfant. S’il voit une déglutition primaire, il va orienter vers un orthophoniste car il existe un risque que l’appareil bouge. La consultation chez l’orthophoniste sera dépendante des habitudes de succion.

L’orthophoniste pourra modifier l’articulation, la déglutition, la respiration, grâce à la posture de la langue. Il faudra attendre que l’enfant se débarrasse de ses habitudes avant de consulter un orthophoniste. Cela évitera que la prise en soins ne s’éternise et que l’enfant se démotive.

Sucettes anatomiques : un choix éclairé

Avec leur teterelle unique qui est 60% plus fine et 4 fois plus souple que les tétines des sucettes classiques, les Sucettes anatomiques Suprême silicone MAM permettent à la bouche de se fermer dans une position plus naturelle, mais aussi de réduire le risque de malposition dentaire. Celles-ci ont été mises au point en collaboration avec des orthodontistes et des dentistes pédiatriques pour garantir le plus strict respect des besoins physiologiques de l'enfant, et disposent en outre de larges ouvertures qui permettent de bien laisser respirer la peau. Le bouton est également rapide et facile à attraper, et il est possible d'y accrocher un attache-sucettes en toute simplicité. Conformément à la législation en vigueur, aucune trace de BPA ou de BPS ne figure dans les matériaux qui ont servi à leur conception.

Avant la première utilisation des Sucettes anatomiques MAM, les faire bouillir dans de l'eau pendant 5 minutes ou les stériliser. Laisser ensuite reposer pendant 5 minutes avant de les donner aux enfants. Durant le nettoyage, il est possible qu'une petite quantité d'eau pénètre dans la tétine, mais il est possible de l'évacuer en pressant la téterelle pour garantir une bonne hygiène. La sucette ne doit jamais être trempée dans des substances ou des médicaments sucrés, cela pouvant engendrer des caries dentaires. Pour garantir la sécurité et l'hygiène du dispositif, il est important d'en changer tous les 1 à 2 mois. Examiner soigneusement la sucette avant chaque utilisation en la tirant dans tous les sens, et la jeter si un signe de fragilité ou de détérioration est constaté. Seuls des attaches-sucettes testés selon la norme EN 12586 doivent être utilisés, ne jamais attacher à la sucette un ruban ou un cordon pour éviter tout risque d'étranglement. Commencer par retirer la fermeture d'origine ainsi que les éventuelles étiquettes qui seraient apposées sur la boîte, puis laver avec soin les sucettes et la boîte à l'aide d'eau savonneuse tiède avant de les rincer à l'eau claire pour garantir une bonne hygiène. Ne pas placer la boîte de stérilisation au centre du plateau tournant, et ne pas laisser le micro-ondes sans surveillance le temps de la stérilisation. Une quantité d'eau, un temps ou une puissance inappropriés peuvent causer l'endommagement de l'appareil, des sucettes ou de la boîte ou une désinfection insuffisantes. Ce boîtier est exclusivement conçu pour être utilisé avec les sucettes MAM.

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