Un retard de cycle menstruel peut susciter des interrogations, surtout lorsqu'il survient après une séance d'épilation laser. Cet article explore les causes potentielles d'un retard de règles, l'impact des rayonnements ionisants et des traitements médicaux sur le cycle menstruel, et les considérations relatives à l'épilation laser chez les adolescentes et les jeunes femmes.

Retard de Règles : Causes Possibles et Solutions

Le retard de règles est un problème fréquent chez de nombreuses femmes. Bien que la grossesse soit la cause la plus courante, d'autres facteurs peuvent également entraîner un retard des règles, comme le stress, les changements de saison, la prise de médicaments et les déséquilibres hormonaux.

En l’absence de contraception hormonale, il est possible de déclencher les règles par des méthodes naturelles. Une activité physique régulière, la gestion du stress, la consommation de fruits, de légumes et de certaines plantes, ainsi que l’activité sexuelle peuvent contribuer à déclencher les règles. Les tisanes comme le curcuma, la camomille, l’achillée millefeuille, la sauge, le persil et l’ananas, ainsi que des exercices légers comme les étirements et le yoga, les douches chaudes et humides, l’application de bouillottes et les rapports sexuels, peuvent stimuler les règles.

Les inducteurs menstruels comprennent des médicaments contenant de la médroxyprogestérone (MP), qui favorisent le déclenchement des règles. Chez les femmes présentant un retard de cycle, ces médicaments augmentent le taux naturel de progestérone et déclenchent des saignements à l’arrêt. Outre les médicaments, les tisanes et les remèdes naturels peuvent également contribuer à réguler le cycle menstruel. Les plantes médicinales telles que le gingembre, le curcuma, la camomille, l’achillée millefeuille, la sauge, le persil et le radis, ainsi que des aliments comme l’ananas, le gingembre, le persil, les graines de lin et les graines de courge, sont des inducteurs menstruels naturels.

Les inducteurs menstruels aident à déclencher les règles en cas de retard ou lorsqu’elles doivent être avancées pour une raison spécifique. Le cycle menstruel survient généralement tous les 28 à 35 jours. En cas de retard sans grossesse ni ménopause, des inducteurs menstruels peuvent être utilisés. Les médicaments utilisés comme inducteurs menstruels sont pris par voie orale, sur prescription médicale. Ils sont généralement utilisés pendant 5 à 6 jours, mais la posologie et la durée varient selon l’avis médical. Les inducteurs menstruels sont utilisés lorsque les règles sont retardées ou absentes en raison d’un déséquilibre hormonal. Le temps d’action des inducteurs menstruels varie d’une personne à l’autre. Utilisés conformément aux recommandations médicales, les règles apparaissent généralement 3 à 7 jours après l’arrêt du traitement. Les médicaments induisant les règles ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse, car ils peuvent amincir la muqueuse utérine et provoquer des malformations congénitales. Les femmes souffrant d’irrégularités menstruelles doivent consulter un gynécologue.

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Impact des Rayonnements Ionisants et des Traitements Médicaux sur le Cycle Menstruel

Les rayonnements ionisants, utilisés dans les examens radiologiques et les traitements de médecine nucléaire, peuvent potentiellement affecter le cycle menstruel. Il est donc crucial de prendre des précautions, en particulier chez les femmes en âge de procréer.

Examens Radiologiques et Grossesse

Un examen radiologique chez une patiente enceinte peut susciter des inquiétudes. La "règle des 10 jours" a été introduite par la CIPR pour les femmes en âge de procréer. Elle stipule que "autant que possible, les examens radiologiques devraient être réalisés dans les 10 premiers jours du cycle". Initialement cette règle était fixée à 14 jours, mais elle a été réduite à 10 afin de tenir compte de la variabilité de la durée du cycle chez la femme.

Lorsque le nombre de cellules de l'embryon est faible et qu'il n'y a pas encore de différenciation, l'effet sur ces cellules va se traduire par une interruption spontanée de l'évolution ou par une mort non-détectable de l'embryon ; la survenue de malformation est improbable ou extrêmement rare. La phase d'organogénèse débutant entre la 3ème et la 5ème semaine de grossesse, il est improbable qu'une exposition précoce aux rayonnements ionisants induise des malformations.

C'est sur ces bases qu'il a été suggéré d'abandonner la "règle des 10 jours" au profit d'une "règle des 28 jours". Cela signifie qu'un examen radiologique, dès lors qu'il est justifié, peut être réalisé à n'importe quel moment du cycle en l'absence de retard menstruel. L'attention est alors reportée sur ce retard et l'éventualité d'une grossesse, la femme étant considérée comme enceinte en l'absence de preuve du contraire.

Selon la CIPR 84, le risque induit par une dose fœtale inférieure à 100 mGy ne justifie pas une interruption de grossesse. La question de l'interruption de grossesse est indubitablement traitée différemment selon le pays concerné. L'éthique personnelle, la morale et les croyances religieuses, voire la soumission à des lois ou des règles au niveau local ou national, compliquent d'autant la prise de décision.

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Médecine Nucléaire et Grossesse

Pour les femmes en âge de procréer, l'éventualité d'une grossesse et la justification de l'examen doivent être considérés. Un interrogatoire de la patiente permet d'estimer la probabilité d'une grossesse. La plus grande discrétion doit être observée pour établir la possibilité d'une grossesse chez une adolescente.

De nombreuses patientes pensent que l'irradiation en médecine nucléaire est liée à l'imagerie sous la gamma-caméra, elles ne signalent donc pas une grossesse éventuelle avant l'administration du médicament radiopharmaceutique. C'est pourquoi avant toute administration de médicament radiopharmaceutique, toute femme en âge de procréer présentant un arrêt ou un retard des règles doit être considérée comme enceinte, sauf élément excluant totalement la possibilité de grossesse (hystérectomie ou ligature des trompes par exemple).

Il est fréquemment demandé aux femmes d'indiquer si elles sont en cours d'allaitement, puisque certains médicaments radiopharmaceutiques peuvent être transférés à l'enfant via le lait maternel. L'interruption de l'allaitement pendant une période à définir en fonction du médicament radiopharmaceutique est recommandée pour certains examens de médecine nucléaire.

Comme pour les examens de radiologie, la femme enceinte peut être angoissée après la réalisation d'un examen de médecine nucléaire. Dans ce cas, l'appréhension peut être d'autant plus grande que la patiente réalise qu'une substance radioactive lui a été administrée, qu'elle va rester dans son corps un certain temps et qu'elle peut potentiellement traverser le placenta vers le fœtus. C'est pourquoi, l'information à la patiente, son conjoint ou toute personne concernée est essentielle et doit poser clairement les risques potentiels.

Les examens de médecine nucléaire sont-ils autorisés durant la grossesse ? Oui. La présence de radionucléides dans le corps de la mère participe à l'exposition du fœtus. L'irradiation du fœtus provient de l'irradiation externe du fait de la présence de radioactivité dans les tissus et organes de la mère ainsi que, parfois, du passage du médicament radiopharmaceutique à travers la barrière placentaire et de sa distribution dans le corps du fœtus. Les propriétés physiques, chimiques et biologiques du médicament radiopharmaceutique sont des paramètres essentiels de l'éventuel passage placentaire. L'utilisation d'activités administrées plus faibles et de temps d'acquisition plus longs permet de réduire la dose au fœtus. Ceci est possible si la patiente n'est pas trop nauséeuse et peut rester immobile. Dans le cas des médicaments radiopharmaceutiques rapidement éliminés par les reins de la mère, la vessie représente un réservoir qui va être la principale source d'irradiation externe du fœtus. Après administration de ce type de produits, une hydratation importante et des mictions fréquentes de la mère doivent être recommandées.

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Par principe, une femme enceinte ne doit pas être traitée avec des produits radioactifs sauf si cette thérapie peut lui sauver la vie : dans des cas extrêmement rares, la dose et le risque potentiels au fœtus doivent être évalués et communiqués à la patiente et à son médecin référent. La thérapie à l'iode est hautement contre-indiquée chez la patiente enceinte. L'iode traverse aisément la barrière placentaire et la thyroïde du fœtus devient fonctionnelle et capte l'iode à partir de 10 semaines de grossesse. Si un traitement de cancer thyroïdien doit être réalisé, il doit être reporté après la naissance.

Après une thérapie à l’iode radioactif, la femme est prévenue qu'elle doit éviter d'être enceinte pendant au moins 6 mois. Ceci ne repose pas sur des effets héréditaires potentiels, mais plutôt sur la certitude que (1) l'hyperthyroïdie ou le cancer est contrôlé, et (2) un autre traitement à l'iode radioactif ne sera pas nécessaire durant la grossesse.

Hormonothérapie et Cycle Menstruel

L’hormonothérapie est prescrite en adjuvant, après les principaux traitements (chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie), au cas où il resterait des cellules cancéreuses. Statistiquement, le fait de ne pas aller au bout de l’hormonothérapie augmente le risque de rechute. L’arrêt du traitement est une décision personnelle qui doit être prise en pleine connaissance de cause. Parlez-en à votre oncologue.

Faire une pause pendant son hormonothérapie est possible, mais il est préconisé d’avoir suivi son traitement pendant au moins 5 ans avant d’envisager une grossesse. Une fois l’hormonothérapie suspendue, il est conseillé de respecter un délai, dont la durée est variable selon le type de traitement, le temps d’éliminer le produit car il peut provoquer des malformations du fœtus. Il s’agit d’une ménopause artificielle. La disparition des règles est transitoire et les cycles peuvent reprendre normalement après l’arrêt de votre traitement. Il peut toujours y avoir des ovulations malgré le traitement.

Épilation Laser et Adolescence : Considérations Spécifiques

Les adolescents peuvent avoir recours à l’épilation laser. L’épilation laser chez les 13-15 ans est peu encouragée par les professionnels. L’épilation laser n’est pas interdite aux adolescents de 16, 17 et 18 ans. Bien que cette procédure soit permanente, les changements hormonaux chez les adolescents peuvent affecter et accélérer la croissance des poils. Le cycle menstruel chez les femmes entre 20 et 25 ans est relativement régulier et plus stable. De ce fait, les résultats obtenus après l’achèvement du traitement seront ceux espérés sauf en cas de dérèglement hormonal.

Les spécialistes estiment qu’une fois qu’on a enfin atteint la maturité hormonale, les résultats de l’épilation laser ne peuvent être que meilleurs. Chaque corps est différent, c’est pour cela que chez Clinique Confidence il n’y a pas d’âge limite pour commencer un traitement d’épilation laser, toutefois nous ne traitons pas les personnes n’ayant pas atteint la puberté.

Comprendre le Cycle Menstruel

Ce que nous appelons « règles ou menstruation » est le saignement plus ou moins cyclique (25-35 jours) qui est produit par l’action complexe de multiples hormones et qui constitue la fin du cycle menstruel pour faire place au début du suivant. L’ordre d’initiation part d’une zone du cerveau appelée hypothalamus qui produit des facteurs agissant sur certaines cellules de l’hypophyse (petite glande située dans le cerveau) en stimulant la production de gonadotrophines (FSH et LH). Celles-ci enverront à leur tour l’ordre de production successive des hormones ovariennes, d’abord l’œstradiol, puis la progestérone, afin d’exécuter la séquence normale de: croissance d’un follicule ovarien (que nous appelons « follicule dominant« ), rupture de ce follicule avec expulsion de l’ovule (ovocyte), produisant à ce moment l’ovulation et la formation du corps jaune (le reste du follicule brisé qui a ovulé). La production de toutes ces hormones agit en même temps sur l‘endomètre (muqueuse qui recouvre l’intérieur de l’utérus) qui va s’épaissir tout au long du cycle.

Si vous avez des doutes sur le comportement de votre cycle menstruel, vous devez consulter votre gynécologue qui effectuera les études nécessaires.

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