Introduction

La procréation médicalement assistée (PMA) est un parcours semé d'embûches, d'espoirs et de désillusions. Cet article explore le témoignage poignant d'une femme confrontée à l'infertilité, ainsi que l'histoire d'un couple de femmes ayant eu recours à la PMA en Espagne, mettant en lumière les défis, les choix et les miracles qui jalonnent ce chemin vers la parentalité.

Le témoignage d'une femme : Un long combat contre l'infertilité

Les premiers espoirs et les premières déceptions

En 2002, une femme et son mari se rencontrent et décident, après plusieurs années de vie commune, de concevoir un enfant. Elle arrête sa contraception à l’été 2009, mais les mois passent sans succès. Durant l'hiver, elle consulte sa gynécologue, qui lui prescrit de la progestérone pendant trois cycles. Insatisfaite, elle se tourne vers un autre gynécologue, spécialisé dans l'infertilité.

Le diagnostic et le début du parcours PMA

Après des examens, il s’avère qu'elle aura des difficultés à tomber enceinte sans aide médicale. Du côté de son conjoint, aucun problème. Elle découvre alors qu'un long parcours PMA l'attend, et qu'elle devra expliquer ses absences et retards au bureau. En juin 2011, elle s’inscrit au centre d’AMP de Saint Vincent de Paul à Paris.

Les montagnes russes émotionnelles de la FIV

Sa première FIV a lieu en septembre 2011 : quatre ovocytes ponctionnés, deux transférés, pas de congélation, et un résultat négatif. En novembre 2011, elle subit une coelioscopie pour retirer ses kystes d’endométriose, réparer la trompe et lever les adhérences. Les médecins lui conseillent d'attendre quelques mois avant de reprendre les FIV, car des grossesses spontanées peuvent se produire après une coelioscopie. En avril 2012, sa seconde FIV est annulée pour non-réponse à la stimulation. Le moral au plus bas, elle décide de faire une pause.

La pause et la reprise : un espoir fragile

En septembre 2012, elle reprend ses dossiers et consulte un nouveau gynécologue. Sa FSH est dramatiquement montée, ce qui est un mauvais signe, mais le gynéco insiste pour faire une quatrième insémination avant les fêtes. En février 2013, elle entame un protocole court pour une deuxième FIV. Seulement deux follicules sont visibles à l’échographie, et la ponction est annulée. Malgré son désespoir, elle insiste pour que la ponction soit effectuée, et son dossier est finalement accepté. La ponction s'avère blanche.

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Le don d'ovocytes : un nouveau chapitre

Savoir qu'elle n'était pas capable de produire une cellule qui lui donnerait un enfant, qu'elle ne connaitrait jamais le mélange entre son mari et elle, a été la partie la plus difficile psychologiquement. Elle décide alors de se tourner vers le don d'ovocytes. Elle découvre dans une clinique à l'étranger un autre monde, fait de respect du patient, de disponibilité totale, de médecins compréhensifs et accueillants, dans un cadre chaleureux. En novembre 2013, elle fait son premier transfert en FIVDO, mais le résultat est négatif.

La persévérance et l'espoir retrouvé

Dévastée, elle n'a plus d'embryons en stock, ses réserves d'argent sont vides, et les années passent. Son gynéco la soutient et l'aide à retrouver espoir. Le personnel de la clinique, et tout particulièrement une coordinatrice, sont incroyables avec elle. Le 22 juin 2014, un blastocyste lui est transféré.

Le miracle : une grossesse tant attendue

Au retour de vacances, son gynéco lui propose de tenter une dernière FIV avec ses propres ovocytes, en utilisant une armée de médicaments, de l’hormone de croissance, de la DHEA et des antioxydants. Après 13 jours de stimulation, il lui annonce qu'ils vont faire une FIV. Grâce à ses contacts, elle est acceptée dans un établissement de Seine Saint Denis. Le miracle se produit, et elle donne naissance le 24 mai 2015 à deux magnifiques petits garçons.

Le bonheur enfin atteint

Ces deux petits garçons sont issus du mélange entre elle et son mari, tout ce dont elle avait rêvé pendant ces cinq années de bataille. La PMA reste et restera toujours présente dans son esprit.

Le témoignage de Julie et Daphné : La PMA en Espagne pour un couple de femmes

Un désir d'enfant confronté aux limites de la loi française

Julie et Daphné se sont rencontrées il y a huit ans à Paris. Elles n’avaient jamais vraiment pensé, ni eu le désir de devenir maman. Puis, l’idée d’avoir un enfant ensemble a émergé. Pourtant, en mai 2013, la loi sur le mariage pour tous a été adoptée sous la présidence de François Hollande. Bien que le président souhaitait étendre l'accès à la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens, cette mesure est finalement abandonnée.

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Le choix de l'Espagne : un parcours transfrontalier

Pas découragées, Julie et Daphné se tournent vers l’Espagne. Elles choisissent une clinique privée à Barcelone, tout en conservant un suivi en France. Elles décident de tester la méthode ROPA, toujours interdite en France.

La méthode ROPA : une option pour les couples de femmes

La méthode ROPA (Reception of Oocytes from Partner) permet à l'une des femmes de fournir l'ovocyte, qui est ensuite fécondé avec le sperme d'un donneur et implanté dans l'utérus de l'autre femme. Cette méthode permet aux deux femmes de participer activement au processus de procréation.

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