L'acquisition de repères spatio-temporels est un élément fondamental du développement de l'enfant, lui permettant de se sentir en sécurité, de comprendre son environnement et de devenir acteur de son quotidien. En crèche, comme à la maison, la mise en place de routines et de rituels adaptés joue un rôle essentiel dans ce processus. Cet article explore l'importance de ces repères, leur impact sur l'enfant et les stratégies à mettre en œuvre pour les favoriser.

L'Importance des Repères pour le Développement de l'Enfant

L'enfant a besoin, pour se construire, de repères solides et établis dans le temps et dans l'espace. Dès sa naissance, l'enfant s'attache à sa première figure primaire qui est sa maman. Ce lien d'attachement favorise sa sécurité affective et participe à son développement et à son bien-être. Bowlby, psychiatre et psychanalyste britannique, définit l'attachement sécurisé comme l'attachement primaire qui vient favoriser sa sécurité affective. La notion de repère à la personne peut se définir par une relation individuelle de confiance de chaque professionnel(le) : un regard bienveillant pour chaque enfant. Lors du temps de familiarisation, une référence peut être établie. Celle-ci permet de donner un repère pour l’enfant notamment vis-à-vis de l’attachement.

Pour s’épanouir et grandir, un enfant a besoin de se sentir en sécurité et de comprendre les choses. Cela passe par l’acquisition de points de repère. Mais à cet âge, ils n’ont pas encore la notion du temps et ont donc besoin d’un coup de pouce pour trouver des repères spatio-temporels. En effet, l’enfant a besoin que son quotidien soit prévisible. C’est pourquoi ses journées doivent être marquées par une succession de rituels, ces moments répétitifs qui se déroulent chaque jour de la même manière.

Les Repères Spatiaux : Un Cadre Sécurisant

Les repères spatiaux ont une grande importance pour l'enfant car ils viennent le sécuriser et lui éviter de faire face à l'inconnu. Pour ce faire, il est important que l'espace reste fixe. Un espace qui changerait souvent pourrait le mettre en difficulté et ainsi l'insécuriser. La création d'espaces fixes lui permet de se situer dans l'espace et de répondre plus facilement à ses besoins. Les repères spatiaux passent également par la présence d'un adulte à l’intérieur de ce dernier. Le manque de repères humains dans l'espace peut insécuriser l'enfant.

L’agencement du mobilier favorise l’exploration, le mouvement et les relations entre les enfants. Cet aménagement est stable dans le temps et sert de repère à l’enfant. De la même façon, pour un tout-petit bébé qui ne se déplace pas par lui-même, il est préférable de l’installer toujours au même endroit et de lui proposer les mêmes jouets. En crèche, comme à la maison, lors des temps de sommeil, le lit de l’enfant est toujours le même et est placé au même endroit. Cela constitue un espace individualisé, qui lui est dédié et qu’il reconnaît comme le sien.

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Il est important de mettre en place autour de l’enfant un milieu apte à assurer sa sécurité et son développement. C’est pourquoi les différents espaces doivent être pensés en amont et ne pas bouger trop fréquemment. Ainsi, l’enfant pourra se situer dans le monde qui l’entoure. L’espace doit être pensé et identifié afin qu’il se repère et les jeux doivent être rangés au même endroit pour faire perdurer ce sentiment de sécurité (Ex : photo de jeux sur les étagères). Quand vous souhaitez réaménager l’espace, faites-le de préférence en présence des enfants, cela sera moins perturbant pour eux ou à minima prévenez les et accompagnez les dans la découverte des lieux. Lors des temps de sommeil, le lit doit être toujours le même et placé toujours au même endroit. Cela va constituer un espace propre à l’enfant qu’il va reconnaître comme étant le sien.

Les Repères Temporels : Structurer la Journée

La notion de temps n'est pas une notion facile à appréhender pour le jeune enfant. C'est pourquoi il est primordial d'organiser et de verbaliser des repères pour l’accompagner dans les différents moments de sa journée. La mise en place de rituels est donc indispensable pour le bon déroulement de la journée. Au cours de cette dernière, plusieurs rituels peuvent être mis en place : le temps du bonjour, des histoires, des temps de rangement, du lavage des mains. Ces moments viennent s'insérer dans les temps forts de la journée tels que le repas, la sieste, le goûter, le change. La mise en place de ces rituels vient structurer la journée de l'enfant en instaurant des repères dans le temps et dans l'espace. Ils sont pensés pour et avec l'enfant, afin qu'il soit acteur et qu'il se sente valorisé. L'enfant est libre de choisir s'il souhaite ou non participer aux activités qui lui sont proposées.

En crèche, les assistantes maternelles mettent en place des rituels simples pour structurer la journée. Les enfants, à un jeune âge, n’ont pas la notion du temps. En crèche, les rituels sont adaptés aux besoins individuels des enfants.

Voici quelques exemples de rituels qui peuvent être mis en place en crèche :

  1. Lorsque tous les enfants sont arrivés, un moment collectif de chansons marque le début officiel de la journée.
  2. Ce moment, souvent perçu comme anodin, est pourtant essentiel. Il annonce la fin de la matinée et prépare les enfants à un moment collectif important : le repas.
  3. Après le déjeuner, chaque enfant est changé puis invité à écouter une ou deux histoires. Ce temps calme et apaisant favorise la transition vers le sommeil.
  4. Servi à partir de 16h30, le goûter est pour beaucoup d’enfants le dernier rituel de la journée. Ils comprennent, grâce à ce moment, que le retour à la maison approche.

Les moments de transition sont des repères importants à travailler pour l'enfant, car ils peuvent être source d'insécurité lorsqu'il passe d'un temps à un autre. Il est donc primordial de réfléchir à ces derniers afin de leur donner un sens et leur permettre de s'y retrouver. Les repères permettent ainsi à l'enfant de se sentir en sécurité, grâce à des temps établis qui rythment sa journée.

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L'importance des Rituels

Les rituels participent également à favoriser l’autonomie de l’enfant. En connaissant le déroulement de sa journée, il sait ce qui est attendu de lui et devient d’avantage participatif et acteur de son quotidien. Prenons l’exemple du lavage des mains avant le repas à la crèche. Il arrive régulièrement que des enfants pleurent car ils ne sont pas les premiers et qu’ils sont pressés d’aller manger. À la crèche comme ailleurs, les enfants ont besoin de repères. Des repères de personne tout d’abord. C’est pourquoi dans les crèches Oursons et Cie, les professionnelles qui s’occupent de votre enfant sont toujours les mêmes. Les repères de lieu sont également essentiels. En collectivité, la transition entre deux moments peut être source d’angoisse car ce sont souvent des temps de flottement et d’agitation. Chaque moment qui rythme la journée est réfléchi en équipe pour le bien-être du groupe. Mais bien entendu, nous ne pouvons pas tout contrôler et des imprévus peuvent arriver. Tout comme à la crèche, les rituels à la maison sont importants pour l’enfant. Du repas en famille au bain, en passant par les rituels du coucher et l’habillement, tous ces temps se répètent chaque jour. Une routine claire et stable pour amener l’enfant dans ces moments lui permet de mieux les aborder. Bien entendu, chaque famille a ses propres rituels et chaque enfant est différent.

Les rituels, de manière générale, structurent la journée. Ils vont l’organiser en une succession d’événements connus, stable, fiable et récurrents. Ils vont contribuer à la construction des représentations temporelles puisque le jeune enfant n’a pas encore la notion de temps, celle-ci étant trop abstraite. Ces rituels ne doivent pas être négligés étant donné qu’ils annoncent les différentes activités qui vont être effectuées tout au long de la journée en permettant ainsi au jeune enfant de se situer dans le temps. Plus son quotidien sera prévisible, plus l’enfant se sentira en sécurité. Le psychanalyste Boris Cyrulnik confirme cela en écrivant : « Le rituel aide à la construction de l’identité ».

Les rituels doivent être des moments répétitifs se déroulant tous les jours, voire plusieurs fois par jour et toujours de la même manière. Avoir des repères sûrs par la répétition des gestes, de paroles, se sentir en sécurité sont les fonctions du rituel. Le fait qu’il soit réalisé par un adulte connu va permettre à l’enfant de s’appuyer sur la relation et pas uniquement sur le rituel. Les rituels vont rassurer l’enfant et limiter les situations anxiogènes pour favoriser la vie de groupe.

Comment Aider les Enfants à Appréhender le Temps ?

Le très jeune enfant ne possède pas la notion de temps de manière innée. De ce fait, les indications, les jalons posés comme des repères ne lui sont pas toujours utiles, les interdits, ne sont pas compris dans la durée, et les anticipations temporelles ne sont pas intégrées. Répéter toujours et encore « Ne t’inquiète pas Camille. Ce soir, tu rentres chez toi. C’est ton papa qui viendra te chercher, après le goûter ». Des phrases de ce type, énoncées avec douceur et certitude pour l’enfant, sont courantes dans le monde de l’accueil du jeune enfant. La parole, claire, simple, vraie est entendue par l’enfant. Cette parole, donnée par une personne qui prend soin de lui, avec laquelle il a tissé une relation d’attachement sécurisante, possède d’autant plus de valeur. L’enfant y est sensible.

Les professionnels de la petite enfance savent combien il est important de donner des repères à l’enfant, afin que la journée et son enchaînement puissent devenir rassurant. Ils travaillent généralement en installant des rituels, dont la répétition d’une journée sur l’autre, permet à l’enfant de prendre conscience de ce qui va venir : présent et futur (proche). Ces jalons et éléments, qui viennent aider l’enfant à intégrer cette notion de temps et de durée, peuvent être de plusieurs types.

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Les Rituels qui Impliquent la Motricité et la Notion d’Espace

Il s’agit de :

  • Se regrouper et de s’assoir (ou non) pour chanter ensemble la chanson du bonjour.
  • D’enfiler son manteau et ses bottes avant d’aller jouer dehors
  • De relever ses manches et de se laver les mains avec du savon avant de passer à table
  • De se déshabiller avant d’aller dans la chambre pour se reposer

Les moments forts de la journée, sont bien souvent ritualisés et inscrit dans le cerveau de l’enfant grâce à des mouvements, actions, locomotives ou non.

Les Repères et Activités S’appuyant sur le Canal Sensoriel Visuel

Ils sont nombreux et variés :

  • Frise imagée des différents moments de la journée

  • Photos d’une activité connue de l’enfant, à remettre dans un ordre chronologique

  • Des activités d’observation : offrir à l’enfant de tremper une marguerite blanche dans une verre où il aura mélangé de l’eau à la peinture de son choix. Lui donner le temps de voir, la fleur boire et changer de couleur

  • Activités mettant l’enfant en contact avec la nature. Celle-ci permet à l’enfant de se confronter :

    • À la notion de durée : temps qu’il faut pour qu’une graine germe, qu’elle produise tige feuilles et fruit,
    • Au cycle des saisons : En lui offrant des activités qui mettent en avant l’évolution de la flore : avec les bourgeons, les feuilles vertes, puis les feuilles orange et marron séchées de l’automne…
    • Au cycle de la journée et de la rotation de la terre : Par exemple avec des jeux permettant à l’enfant de se rendre compte que la lumière du soleil se déplace ; De simples draps suspendus, feront l’affaire. Créer une cabane à l’abris des rayons de soleil sous la toiture improvisée des draps et réaliser avec l’enfant qu’il est nécessaire pour rester à l’ombre de se déplacer.
  • Les activités telles que les circuits de voitures en bois ou les boules qui apparaissent et/ ou disparaissent sur un circuit, et descendent lentement, les engrenages ; Les jeux de formes ou de Kaplas qui sont glissé dans les rouleaux de papier toilette apparaissant et disparaissant dans les tubes puis atterrissant au sol. Les sabliers qui prennent plus ou moins de temps pour se vider.

  • Les expériences sensorielles tactiles peuvent également apporter cette dimension de temporalité. En effet si les jeux de patouille (de semoule, d’eau, manipulation) sont connus pour plaire aux enfants qui y découvrent le plaisir de la matière :de sa température, de ses qualités, de sa densité, ces jeux sensoriels permettent à l’enfant de réaliser intrinsèquement le temps qui passe- la durée. En effet lors d’un jeu d’eau par exemple, l’enfant prend du plaisir à recevoir l’eau sur sa main, l’écouter se répandre dans l’évier, la gouter… Mais il est aussi dans l’observation de l’eau qui s’écoule d’un point A (en hauteur) vers un point B (plus bas) : soit le temps qu’il faut à l’eau pour se retrouver quelques centimètres plus bas. C’est une activité qui offre à l’enfant la possibilité de jouer avec le temps : Soit deux bouteilles remplies d’eau, dont les bouchons sont percés pour l’une d’un trou d’aiguille à tricoter, pour la deuxième de trois trous d’aiguille à coudre, lorsque l’enfant les retourne l’eau s’écoule en des durées différentes. Jeu de sensorialité, jeu d’observation et de durée.

Les Rituels et les Repères Auditifs

Ils peuvent venir compléter cet apprentissage de la notion de temps et de durée :

  • L’écoute de musiques avec des arrêts et de redémarrages
  • Le chant de comptines et de chansons où le tempo changeraient, le métronome qui s’accélère
  • Des chansons rituelles, pour accompagner certains moments de la journée, comme une chanson pour ranger ensemble
  • Des jeux qui offrent aux enfants l’écoute de durée qui varient tels les anciens téléphones avec un cadran rotatif : Lorsque l’enfant tourne le cadran il entend le temps que ce dernier met pour revenir en position initiale, durée qui varie en fonction du chiffre.

Le Rôle de l'Adulte

En tant que professionnelle, vous êtes un repère pour les enfants que vous accueillez. Positionnez vous au sol autant que possible afin de montrer votre disponibilité et assurez-vous d’être visible d’un maximum d’enfants. La position d’adulte phare, c’est-à-dire positionné au milieu de la pièce est intéressante, car elle vous permet de voir et d’être visible de tous. L’enfant pourra alors jouer et créer des interactions avec les autres enfants sous votre regard bienveillant et rassurant. De ce fait, ne négligez pas vos différentes sorties de leurs champs de vision. Ces micro-séparations peuvent être source d’angoisse pour les enfants, autant que possible verbaliser ce que vous faites. La continuité de soins va vous permettre de palier à tout cela afin d’offrir aux enfants une stabilité dans leur journée. Aussi, n’oubliez pas que lorsque vous quittez votre travail, vous créer une séparation avec les enfants.

Les très jeunes enfants connaissent une relation souvent exclusive avec leurs parents, qui sont les premiers avec qui l’enfant expérimente une relation humaine. Les enfants sont habitués à leurs odeurs, à leurs gestes, voix… Dans son environnement familial, l’enfant construit ses repères grâce au rythme de vie et aux habitudes du foyer (repas, sommeil…). Ce sont ces habitudes qui font naître un sentiment de sécurité affective, car l’enfant associe naturellement ces moments de vie aux adultes qui prennent soin de lui. La capacité innée de l’enfant à rechercher la proximité avec la personne qui prend soin de lui va l’aider à créer un lien privilégié avec un autre adulte que son parent, auprès duquel il pourra trouver sécurité et réconfort. Ainsi, les premiers temps de l’accueil de l’enfant en crèche sont donc organisés pour que ce soit toujours le (la) même professionnel(le) qui accueille l’enfant et son parent. Au fil du temps, petit à petit, un lien de confiance va se tisser entre l’enfant, le parent et le professionnel en crèche, ce qui va rendre possible la séparation.

Les Étapes Maturatives et les Repères

L’enfant va traverser quatre grandes étapes maturatives dans son développement : la naissance, l’angoisse du 8e mois, la phase d’opposition entre 18 mois et 3 ans environ et l’adolescence. À chaque étape de son développement, va s’opérer chez l’enfant un profond remaniement intérieur. Les repères vont aider l’enfant à se situer par rapport aux autres personnes, mais aussi à l’espace et au temps.

Parcours de Motricité : Un Espace d'Exploration et d'Acquisition de Repères

L’installation de parcours de motricité en crèche prend tout son sens. La motricité offre à Bébé la possibilité d’explorer au gré de ses envies, le laissant maître de ses décisions (ou presque !). À l’inverse, la motricité dirigée, comme dans le cadre d’un parcours, vient ajouter une contrainte qui est celle de la compréhension et du respect d’une consigne (par exemple : “le parcours débute ici et voici tous les obstacles que tu vas devoir franchir pour arriver au point final”). Il va de soi que ces deux types de motricité sont très complémentaires. En les proposant à Bébé, vous lui offrirez une formidable opportunité d’évoluer, d’acquérir des repères spatio-temporels et de se révéler à sa manière.

A chaque âge son parcours de motricité

En crèche, les bébés sont généralement répartis par tranches d’âge. Parce qu’ils n’ont pas tous les mêmes besoins ni la même soif de découverte, il est primordial de leur proposer une expérience motrice différenciée répondant à des périodes précises d’acquisitions psychomotrices.

  • Les tout-petits (avant 12 mois)

Dès les premiers mois de garde jusqu’à l’acquisition de la position assise (voire de la pré-marche), l’espace doit permettre au tout-petit d’évoluer librement. Il doit avoir la possibilité de se mouvoir sans risque de se heurter à des éléments qui pourraient le contraindre. Passer du ventre au dos, relever sa tête, tenir assis… sont autant d’étapes clés pour appréhender son corps, l’espace et stimuler ses sens. Le Nido Montessori est d’ailleurs particulièrement intéressant pour favoriser l’éveil de Bébé.

  • Les moyens (à partir de 12 mois)

Lorsque la marche est rondement menée (qu’elle soit acquise ou encore approximative), de nouvelles perspectives s’offrent à ces tout-petits qui ne sont plus tout à fait bébés. On peut alors leur proposer les premières activités motrices dirigées où on les encouragera à ramper dans un tunnel, glisser sur un toboggan… Soit autant de possibilité de travailler la coordination des membres inférieurs et supérieurs.

  • Les plus grands (vers 24 mois)

Cet âge-là est synonyme d’une période intense pour les tout-petits. Entre la volonté farouche d’autonomie, l’expérience du pot et autres joyeusetés et le grand saut à l’école maternelle quelques mois après, pas de quoi s’ennuyer ! Ainsi, vous pouvez proposer des activités motrices qui montent en intensité et dont les niveaux de difficulté montent crescendo. C’est aussi une période où les interactions sociales ont du sens. Dans le cadre d’un parcours de motricité, vous pouvez faire entrer le jeu et la coopération : sauter en tenant les mains d’un camarade, faire la course pour gravir le parcours de motricité le plus vite possible…

Ces tranches d’âge sont bien évidemment données à titre indicatif, loin de nous l’idée de ranger les bébés dans des cases (les pauvres !). Un parcours de motricité réussi est avant tout un parcours qui s’adapte à la capacité de l’enfant à l’instant T et qui permet à celui-ci de révéler tout son potentiel tout en s’amusant.

Un parcours de motricité bien construit

Un parcours de motricité bien construit est un parcours qui :

  • s’adapte à l’âge des enfants en mettant en scène des modules de motricité à la taille adaptée (- de 3 ans et + de 3 ans) ;
  • représente un dessin à parcourir (en U, en L, en demi cercle) ;
  • induit un point de départ et un point d’arrivée ;
  • propose un enchaînement d’actions motrices (marcher, sauter, ramper, trouver l’équilibre…) ;
  • est sécurisé grâce à des modules de motricité répondant à la norme NF S54-300 (sécurité des activités motrices).

La combinaison de ces critères permettra au tout-petit d’en tirer tous les bénéfices (coordination des mouvements, compréhension d’une consigne…) et d’évoluer en toute confiance.

Outils et Supports pour Favoriser le Repérage Spatio-Temporel

Il existe de nombreux outils et supports qui peuvent aider les enfants à développer leur repérage spatio-temporel :

  • La poutre du temps : Inspirée de la pédagogie Montessori, la poutre du temps est un calendrier linéaire qui permet de visualiser l’année dans sa globalité. Contrairement aux calendriers traditionnels, elle aide les enfants à mieux comprendre la chronologie des événements (jours, semaines, mois) en matérialisant l’écoulement du temps.
  • Le Time Timer : Le Time Timer est une horloge visuelle qui permet de voir concrètement le temps qui passe. Grâce à son affichage coloré qui diminue progressivement, il aide les enfants à anticiper la fin d’une activité et à mieux gérer leur temps.
  • Les plannings visuels : Les plannings visuels permettent de structurer la journée ou la semaine en séquençant les différentes étapes grâce à des pictogrammes.
  • Le Synopte : Le Synopte est à la fois une horloge, un emploi du temps et un Timer ! Il permet d’associer un moment de la journée à une heure et une activité.
  • Topologix : Topologix est un jeu qui aide les enfants à comprendre les notions de positionnement dans l’espace (devant, derrière, au-dessus, en dessous, à côté…).
  • Trouver Monty : Trouver Monty est un jeu qui permet de travailler la perception de l’espace et la compréhension des positions spatiales à travers des consignes ludiques. L’enfant doit repérer où se trouve Monty en fonction des indications données (sur, sous, derrière, à gauche, etc.).
  • Ce jeu propose des activités et des parcours permettant aux enfants d’apprendre à se repérer dans un environnement naturel. Il développe l’orientation et la perception des repères spatiaux à l’aide d’éléments naturels (arbres, chemins, rochers).
  • Little Action : Little Action est un jeu de motricité et de repérage dans l’espace.

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