La radiographie pulmonaire est un examen d'imagerie médicale couramment utilisé chez l'enfant pour diagnostiquer et surveiller diverses affections pulmonaires. Cet article aborde les indications de la radiographie pulmonaire chez l'enfant, les précautions à prendre et les alternatives possibles.

Introduction

La radiographie pulmonaire, ou radiographie thoracique, est un examen d'imagerie médicale qui utilise des rayons X pour visualiser les structures du thorax, notamment les poumons, le cœur et les vaisseaux sanguins. Elle est souvent utilisée chez l'enfant pour détecter des anomalies ou des infections pulmonaires.

Principes de base et radioprotection

L'interprétation d'un examen radiologique est nuancée par l'âge et le contexte clinique. La radioprotection est primordiale en imagerie pédiatrique, car les enfants sont plus radiosensibles que les adultes. Les cellules en croissance rapide sont plus sensibles aux rayonnements ionisants (RI) que les cellules quiescentes. Le risque aléatoire de cancer à long terme est lié aux effets stochastiques des examens exposant aux RI (radiographie, TDM et médecine nucléaire).

Un examen utilisant des RI ne doit être réalisé que s’il modifie la prise en charge et qu’il n’existe pas d’examen non irradiant susceptible de fournir la même information. Le choix de l’examen d’imagerie le plus approprié est sous la responsabilité légale du radiologue ou du médecin nucléaire, sur la base des informations fournies par le clinicien demandeur. L’optimisation de l’examen relève du prescripteur, afin de réaliser un examen de la meilleure qualité possible, délivrant une dose aussi faible que possible.

Indications de la radiographie pulmonaire chez l'enfant

La radiographie pulmonaire est principalement utilisée pour détecter des malformations ou des infections. Les indications courantes chez l'enfant comprennent :

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  • Pathologies pulmonaires : Asthme, bronchiolite, infections respiratoires (pneumonie, bronchite).
  • Suspicion d'infections pulmonaires ou bronchiques. La radiographie pulmonaire est indiquée chez le bébé dans toutes les situations d’infections pulmonaires ou bronchiques.
  • Recherche d'une opacité pulmonaire: Une opacité pulmonaire est un terme généralement réservé à la radiographie thoracique. Une opacité pulmonaire radiographique correspondra en scanner à des descripteurs sémiologiques plus précis : nodule, masse, condensation, verre dépoli… La gamme étiologique des opacités pulmonaires est très large.
  • Malformations congénitales.
  • Corps étrangers inhalés.
  • Complications de la mucoviscidose.

Préparation de l'enfant à l'examen

Informer votre enfant est très important : s’il a bien compris la nécessité et le déroulement de l’examen, il coopère plus facilement. Vous pouvez aussi “jouer à la radio” avec lui (grâce à des figurines par exemple) et l’entraîner à faire la “statue“ et à bloquer sa respiration un court instant. Pour le confort de votre enfant, mettez-lui des vêtements faciles à enlever. Pour certains examens, une préparation spécifique est nécessaire (être à jeun, arriver à l’avance…).

Il est important de préparer l'enfant à l'examen en lui expliquant ce qui va se passer de manière simple et rassurante. On peut lui expliquer que cet examen est rapide (il ne dure que quelques minutes), totalement indolore, qu'il ne nécessite pas de piqûre et qu'il ne sera pas tout seul dans la salle d'examen. Il est également important de lui expliquer le déroulé, et de lui préciser qu'il ne devra pas bouger, au risque que le cliché soit flou. Avant : le manipulateur ou le radiologue explique à votre enfant comment va se passer l'examen, ce qu'il va faire et pourquoi. "En fonction de la région à explorer, votre enfant doit retirer certains vêtements et tous les objets métalliques qui se verraient sur la radiographie : bijoux, montres, lunettes, prothèses auditives… Pensez donc à l'habiller de vêtements faciles à mettre et à enlever", recommande le radiologue. Votre enfant peut être en position debout, assise ou couchée en fonction de la partie du corps à radiographier. Pendant : pour éviter qu'il ne bouge, le radiologue peut venir le maintenir et l'aider. Il peut aussi lui demander de changer de position ou d'inspirer très fort pour mieux voir certains organes. S'il n'y a pas de contre-indication, un parent peut rester auprès de son enfant pendant l'examen pour le rassurer. Après : lui proposer une petite collation ou un jeu peut être un moyen de garder votre enfant calme.

Déroulement de l'examen

L'examen se déroule généralement de la manière suivante :

  • L'enfant est installé en position debout, assise ou couchée, en fonction de son âge et de la région à examiner.
  • Le manipulateur radio positionne l'enfant et ajuste l'appareil de radiographie.
  • Il est demandé à l'enfant de rester immobile pendant quelques secondes, le temps de la prise du cliché.
  • Plusieurs clichés peuvent être nécessaires, sous différents angles.
  • Un des parents peut rester avec l’enfant durant tout l’examen, s’il le souhaite, à l'exception des mamans enceintes ou susceptibles de l’être.

Précautions et radioprotection

Les doses utilisées sont les plus faibles possibles. Néanmoins, les doses de rayonnement (naturel ou médical) s’accumulent. Dr Jacky Dekens, anesthésiste-réanimateur au CHU d’Amiens ; M. Vous souhaitez réagir sur ces textes ?

L'exposition aux rayons X est-elle nocive pour eux ? Un point avec le Docteur Sylvain Breton, radiologue pédiatrique à l'Hôpital Necker-Enfants Malades et au Centre de radiologie Imagerie 114.

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Il est important de minimiser l'exposition aux rayonnements ionisants, en particulier chez les enfants. Pour cela, plusieurs mesures sont prises :

  • Justification de l'examen : La radiographie pulmonaire ne doit être réalisée que si elle est réellement nécessaire pour le diagnostic ou le suivi de l'état de santé de l'enfant.
  • Optimisation des paramètres : Les paramètres de l'appareil de radiographie sont ajustés pour utiliser la dose de rayonnement la plus faible possible, tout en garantissant une image de qualité.
  • Protection : Des protections plombées sont utilisées pour protéger les parties du corps qui ne sont pas examinées.
  • Conservez tous ses résultats d'examens (images et comptes rendus) et apportez les le jour de votre rendez-vous d'examen. Parfois, il n'est pas nécessaire de refaire cet examen".

Si votre enfant a récemment passé un examen d'imagerie médicale, informez-en votre médecin, recommande notre expert. Conservez tous ses résultats d'examens (images et comptes rendus) et apportez les le jour de votre rendez-vous d'examen. Parfois, il n'est pas nécessaire de refaire cet examen". Il n'y a pas de contre-indication à cet examen, si ce n'est être enceinte ou susceptible de l'être.

Alternatives à la radiographie pulmonaire

Dans certains cas, d'autres examens d'imagerie peuvent être utilisés à la place de la radiographie pulmonaire, afin d'éviter l'exposition aux rayonnements ionisants. Ces alternatives comprennent :

  • Échographie pulmonaire : L'échographie utilise des ultrasons pour visualiser les poumons. Elle est particulièrement utile pour diagnostiquer les pneumonies et les épanchements pleuraux.
  • IRM pulmonaire : L'IRM utilise des champs magnétiques et des ondes radio pour créer des images détaillées des poumons. Elle est utile pour diagnostiquer les malformations congénitales et les tumeurs.

Radiographie et âge osseux

Les étapes relativement stéréotypées d’apparition progressive des noyaux d’ossification permettent d’estimer l’« âge du squelette » ou « âge osseux ». Ces étapes variant normalement peu d’un enfant à l’autre, il est possible de déterminer si un enfant présente une avance ou un retard de maturation osseuse. adolescence : évaluation du noyau d’ossification secondaire des crêtes iliaques (figure 31.5). L’apparition du point d’ossification iliaque se fait vers 13-14 ans chez les filles et 15-16 ans chez les garçons. La fin de l’ossification de ce point complémentaire et la fusion complète avec l’aile iliaque se font en général en 3 ans.

Les fractures chez l'enfant

Les radiographies comparatives des membres sont le plus souvent inutiles dans le cadre d’une suspicion de fracture. Les traits de fracture transversaux, obliques, spiroïdes, comminutifs sont identiques à ceux de l’adulte. Certaines fractures sont propres à l’enfant, parmi lesquelles : la fracture en motte de beurre (plicature d’une corticale métaphysaire), en bois vert (fracture diaphysaire, une corticale étant rompue et l’autre continue), plastique (courbure de tout l’os, le plus souvent, la fibula ou l’ulna) (figure 31.7).

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Autres examens d'imagerie chez l'enfant

L’ETF est réalisée en posant la sonde d’échographie sur la fontanelle antérieure. Elle permet de bien visualiser les ventricules latéraux, la substance blanche ainsi que la ligne médiane du prématuré et du nouveau-né à terme (figure 31.11). En revanche, l’exploration des zones latérales et de la fosse postérieure est limitée par la voûte du crâne. Cette échographie n’est pas réalisable au-delà du premier mois de vie car la fontanelle antérieure devient rapidement trop étroite pour laisser passer le faisceau ultrasonore. L’ETF est utile pour le dépistage des hémorragies péri- et intraventriculaires ainsi que des anomalies de la substance blanche comme la leucomalacie périventriculaire chez le nouveau-né prématuré.

Chez l’enfant, l’échographie est l’examen de première intention pour explorer l’abdomen, car la faible épaisseur du tissu graisseux et musculaire de la paroi abdominale de l’enfant permet d’explorer l’abdomen dans son ensemble avec une grande précision. De plus, l’échographie a l’avantage d’être non irradiante, non invasive et rapide à mettre en œuvre, ne nécessitant pas de préparation particulière.

La radiographie d’abdomen sans préparation (ASP) ne conserve que quelques indications chez l’enfant : recherche de signes en faveur d’une occlusion, recherche de perforation digestive (air libre dans le péritoine - pneumopéritoine) et recherche de corps étranger radio-opaque ou d’opacités calciques (calculs des voies urinaires).

En raison de son caractère irradiant, mais également du fait d’interfaces graisseuses peu nombreuses chez l’enfant par rapport à l’adulte (le tube digestif n’est pas entouré de graisse chez l’enfant), la TDM abdominale a des indications limitées en pédiatrie. Les indications de l’IRM abdominale chez l’enfant sont en progression.

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