Il y a 60 ans, les premiers produits NUK étaient mis sur le marché. Beaucoup de choses ont changé depuis, mais le besoin d'amour et de sécurité des bébés, ainsi que le désir des parents de leur offrir le meilleur départ possible dans la vie, sont restés immuables. NUK célèbre son anniversaire avec la campagne « 60 ans d'inspiration », reconnaissant que rien n'est plus inspirant que la vie avec un bébé.

L'histoire de NUK est longue et passionnante, allant de l'idée d'inventer une tétine naturelle adaptée à la mâchoire à la spécialisation de l'entreprise dans les différents aspects de la vie des bébés et des enfants. NUK, en collaboration avec la médecine, la science et la société, a aidé plus de 50 millions d'enfants et leurs parents en Allemagne pendant 60 ans. Chaque année et chaque génération ont contribué aux connaissances de NUK, lui permettant d'acquérir une expérience vaste et unique.

Les origines du biberon : de la Préhistoire à l'Antiquité

On croit souvent que le biberon est né au cours du XIXe siècle, ou un peu avant, mais il nourrit les bébés depuis la nuit des temps. Des archéologues ont découvert des porcelaines en céramique datant du Néolithique (5 000 ans avant notre ère). Bien sûr, l'allaitement prédomine à travers toutes les périodes de l'Histoire, et ce, dès les premiers hommes. Néanmoins, le biberon est utilisé lorsque la mère est absente, décédée, trop malade ou lors de périodes précises.

Un papyrus égyptien datant du 15e siècle avant Jésus-Christ mentionne déjà la recommandation d'une « boisson faite de lait de vache et de grains de blés bouillis ». Des débats entre historiens existent sur les modèles qui datent de l’Antiquité. C’est vrai qu’ils ressemblent à s’y méprendre à des lampes à huile, avec leur anse et leur petite taille (ils tiennent dans la paume de la main). Mais des analyses biologiques ont révélé des traces d’acides gras saturés dans ces récipients (souvent en terre cuite) qu’on ne trouve que dans le lait humain ou animal… De par leur forme et la présence d’une ouverture sur le haut, on ne sait toujours pas si ces bib' servaient aussi de tire-lait, mais l’hypothèse existe !

Les « biberons » romains, désignés par les termes latins guttus, ubuppa ou titina, ressemblent à des vases à fond plat avec une panse globulaire, un col assez large et un bec tubulaire. Lors de leur découverte, leur fonction a beaucoup fait hésiter : lampe à huile, pipette, ou encore autre chose peut-être ? Nadine Rouquet, spécialiste en céramique, en arrivant en 1996 au service archéologique de Bourges, découvre un riche inventaire de ces « biberons » collectés au cours de campagnes de fouilles menées dans les années 1970. Elle émet des doutes sur l’usage réel de ces « biberons ». Elle fait une hypothèse : il s’agirait en réalité de tire-lait ! En 2000 elle présente son idée : la mère aspirerait elle-même son propre lait.

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Dans l'Antiquité, on ne dispose pas d'une grande quantité d'objets que l'on peut qualifier de biberons sans doute en raison de la difficulté à les identifier parmi les déchets domestiques découverts en contexte d’habitat. En revanche, les sépultures d’enfants présentent l’avantage de pouvoir livrer des pièces généralement complètes plus aisées à reconnaître comme biberons. Ce sont des poteries ou des flacons de verre munis d’une ouverture sur la partie haute et d’un petit goulot ou téterelle dans la partie ventrue. Ces petites cruches à bec tubulaire, qu’elles soient en céramique ou en verre, sont régulièrement mises au jour sur des sites archéologiques, aussi bien en contexte domestique que funéraire.

L'évolution au Moyen Âge

Mais il y a encore plus étonnant : au Moyen-Age, et ce sont cette fois les bébés les grands courageux, puisqu’ils buvaient parfois leur lait dans une corne d’animal (de vache ou de chèvre). Le bout de la corne était percé d’un ou de plusieurs petits trous, parfois recouvert d’un chiffon retenu par un fil.

On trouve dans plusieurs tableaux, notamment de Breughel, et gravures de scènes médiévales, des représentations d’enfants avec ce qui peut être vu comme un biberon. Et qui n’était finalement rien d’autre qu’une corne d’animal évidée ! La corne, une fois nettoyée, était percée et recouvert d’un pis de vache ou d’un tissu enroulé. La « Chevrette » est un petit vase avec un goulot tubulaire. Elle fut utilisée au Moyen-Age pour les enfants assez âgés pour tenir et téter par eux-mêmes ce biberon qui pouvait être en terre cuite, en bois, en étain ou en verre. A cette époque, c’était essentiellement du lait animal qui était utilisé pour nourrir ces nourrissons. Ces premiers biberons portaient le plus souvent un petit morceau de tissu recouvrant la partie que tétait l’enfant. Ce drapeau évitait ainsi au nourrisson de se blesser.

Il existe aussi, à partir du ixe siècle - peut-être de tous temps dans certaines régions - un type particulier de biberons, appelé corne ou cornette faite à partir de la corne d’un ovin ou d’un caprin. Le bout était percé d’un ou de plusieurs petits trous, parfois recouvert d’un chiffon retenu par un fil, à moins qu’une mèche ait été arrangée à l’intérieur d’un orifice plus gros.

Pour le Moyen Âge, on a conservé également des biberons de terre cuite, souvent nommés chevrette sans doute parce qu’on y mettait surtout du lait de chèvre. Ces biberons ont par la suite évolué vers le type des faïences de Quimper : petit pot de 10 à 15 cm de haut avec pied, anse latérale, goulot pour téter et orifice de remplissage. En breton, ces biberons se sont appelés pod bronnek, en français pot mamelon ou craule.

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L'évolution à l'époque moderne

Au 16e siècle, le biberon-bouteille avec embout à faible débit apparaît. Mais attention, il est d’abord en faïence, en bois ou en étain. Mais c’est au 18e siècle que le biberon va vraiment se perfectionner, puisque son usage devient majoritaire. Le salariat des femmes augmente, le métier de nourrice se perd, et l’industrie agro-alimentaire fournit de plus en plus de lait… Vus les chiffres de la mortalité infantile à cette époque, les fabricants tentent tout pour améliorer le confort et l’hygiène de ces biberons. Les modèles se suivent : limandes, bananes, sabots avec des systèmes pour réguler le débit, imiter maladroitement le mamelon. Le verre s’impose progressivement.

En 1786, Felipo Baldini propose un modèle de tétine en verre qu’il présentait comme un « vaisseau qui tenait lieu de mamelle », dont les enfants pouvaient sucer le lait peu à peu sans courir le risque d’une fausse route. Les couches plus aisées de la société délaissent peu à peu cette « corne à boire » du Moyen-Age qui évolue vers des objets plus sophistiqués plus proches de nos biberons actuels. Initialement réalisés par des maîtres potiers en étain au XVIIème, l’industrie se les approprie à partir du XIXe siècle. Un prénom et un nom sont gravés en haut de la panse. Ces modèles très fréquents jusqu’à la fin du XIXème siècle avaient l’avantage d’être très solides et peu onéreux.

La demande de biberons grandit à partir de la Renaissance du fait de l’existence des grandes institutions en faveur des Enfants Trouvés. Du temps de François Ier, à l’Hôtel-Dieu de Paris, les religieuses et les servantes durent recourir aux biberons et cornets, faute de mères et de nourrices. Elles utilisaient des biberons d’étain et de verre « encornettés ou enveloppés de quelque petit drapeau ».

L'ère industrielle et les biberons "tueurs"

Jusqu’à l’émergence du fameux biberon à tuyau que l’enfant tète tout seul ! Le "biberon Robert" du nom de son inventeur, était équipé d'un long tuyau en caoutchouc qui permettait aux bébés de se nourrir en toute autonomie, et aux femmes de vaquer à leurs occupations. « Biberon Robert, le meilleur, n épuisant pas les enfants ! » , disait la publicité ! Une fausse bonne idée, car le tuyau s’est avéré un véritable nid bactériologique. Sans compter que les enfants mangeaient beaucoup trop… Le « biberon tueur », comme il a été surnommé, fut finalement interdit en 1910.

Avec la révolution industrielle, au milieu du XIXe, le biberon passe d’un produit artisanal et anonyme à un produit fabriqué en série et à grande échelle. Il a désormais un nom, celui de son inventeur : médecin, sage-femme ou industriel. À la fin des années 1860, l’entrepreneur dijonnais Édouard Robert met au point son « biberon Robert à soupape ». Il s’agit d’un système composé d’un long tuyau agrémenté d’un second trou dit « soupape » pour la régulation du débit. Ce biberon permettait au bébé de téter seul, d’où son succès extraordinaire. Initialement localisée à Dijon, l’usine Robert est transférée à Paris vers 1880 et fabrique des millions de biberons et de tétines.

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Le grand danger de l’alimentation au biberon vient bien sûr de l’absence d’hygiène et d’une mauvaise conservation du lait : lait cru et souvent falsifié, ainsi que de l’emploi de biberons en métal rouillé ! Et et… …de l’emploi de ces fameux biberons Robert avec leur long tube impossible à nettoyer de façon correcte ! Commence alors une longue bataille contre ces « engins de mort » (appelés « murder bottles », les « bouteilles assassines » par les Anglais). Le modèle de biberon Robert à soupape, déclaré dangereux lors d’un débat au Parlement, finit par être interdit en France en 1910. En 1885, ces contaminations de nouveau-nés par leur alimentation entraînent la mort de 20 et 30 % des nourrissons, et il faut attendre le Congrès international de l’hygiène de 1889 pour voir enfin le corps médical recommander à l’unanimité un lait bouilli.

Le 20ème siècle : Hygiène et modernisation

Heureusement, les travaux de Louis Pasteur ont tout changé, le lait devient, au début du XXe siècle, un aliment secure (il est pasteurisé et les contrôles à l'étable sont renforcés). On stérilise les biberons qui depuis sont en Pyrex et résistent à la chaleur. Ensuite, apparaissent les goulots larges, les graduations, les petits dessins et après la Seconde guerre mondiale, les bagues à vis pour fixer les tétines en caoutchouc. Puis, dans les années 60, c’est l’arrivée des biberons en plastique, et progressivement de matériaux sans Bisphénol A et des tétines en silicone.

C’est à partir de 1950 que les biberons seront munis d’une tétine à bague vissée. Depuis 2008, c’est le bisphénol à présent dans les plastiques alimentaires, qui est remis en cause, et interdit dans les biberons en France depuis 2010. Il est considéré comme un perturbateur endocrinien, et suspect d’augmenter les risques de diabète et de maladies cardio-vasculaires.

La tétine : Un accessoire controversé

Tétine, tototte, sucette… Quel que soit son nom, la tétine fait quasiment partie du trousseau de votre enfant à la naissance. Mais est-elle nécessaire ? La tétine, bonne ou pas bonne pour votre enfant ? Quelle tétine choisir ? Comment la désinvestir plus tard ? Évoquée dans certains écrits de l’antiquité, la tétine semble avoir toujours existé. La tétine continue tout de même à susciter des débats enflammés des spécialistes de la petite enfance.

Son invention en 1950 par le psychiatre américain Benjamin Spock a révolutionné le marché des accessoires bébé. Il s’agit d’un objet non comestible destiné à être sucé par l’enfant. Le but est de remplacer le sein de la maman ainsi que le pouce. Au départ elle était pointée du doigt pour les risques potentiels d’étouffement qu’elle pouvait présenter. Par la suite, avec l’invention de la sucette physiologique qui épouse parfaitement la forme de la bouche de l’enfant, ces risques ne sont plus valides. Quand aux matériaux de fabrication, le silicone est nettement préféré au caoutchouc.

Plusieurs modèles et plusieurs tailles de tétines sont proposés dans le commerce. Bout rond ou plutôt plat, petit ou gros, bébé va accepter ou rejeter le modèle qui lui sera proposé. À mesure que bébé grandit, il faudra peut-être changer de taille de tétine. Il y a plusieurs catégories d’âge. De l’embout tout petit et spécialement conçu pour s’adapter à la bouche du nouveau-né à la tétine beaucoup plus large pour les plus de 18 mois, tout est possible. La tétine anatomique a été développée pour ressembler au mamelon de maman.

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