Le pape François, né Jorge Mario Bergoglio le 17 décembre 1936 à Buenos Aires, en Argentine, est le 266e pape de l'Église catholique. Son parcours, depuis son enfance dans une famille d'immigrés italiens jusqu'à son élection papale le 13 mars 2013, est marqué par un engagement constant envers les plus pauvres, une volonté de réforme de l'Église et un dialogue ouvert sur les enjeux contemporains. Le pape François est décédé le 21 avril 2025, en plein lundi de Pâques, après avoir prononcé une ultime bénédiction "Urbi et Orbi" la veille, place Saint-Pierre.

Jeunesse et vocation

Jorge Mario Bergoglio est né dans une famille d'immigrés italiens. Il a deux frères et deux sœurs, dont seule Maria Elena était encore vivante lors de son élection papale. Le 25 décembre 1936, il est baptisé par le père Enrique Pozzoli, qui deviendra plus tard son directeur spirituel.En 1949, il étudie au collège salésien "Wilfrid Baron" dans la ville de Ramos Mejia, puis obtient un diplôme de technicien en chimie à l'école industrielle E.N.E.T. Pendant ce temps, pour subvenir à ses besoins, le futur pape François fait des ménages dans une usine locale et est également videur dans une boîte de nuit mal fréquentée à Cordoba (Argentine).

Alors fiancé à une jeune femme, il est dans une profonde réflexion qui l'amène à rompre ses fiançailles et entrer dans les ordres. De fait, le 11 mars 1958, Jorge Mario Bergoglio commence un noviciat de la Compagnie de Jésus. Il poursuit sa formation spirituelle au Chili, puis retourne à Buenos Aires en 1963 pour y étudier la philosophie. Le jeune homme enseigne quelque temps la littérature dans un collège à Santa Fe puis à Buenos Aires. Jorge étudie ensuite la théologie à San Miguel. En 1971 et 1972, le futur pape François fait son Troisième An (troisième année de formation d'un jésuite) à Alcala de Henares, en Espagne. Il est ensuite nommé maître des novices du Colegio Maximo San José, une institution jésuite de San Miguel, et le 22 avril 1973, il fait profession solennelle.

Un parcours ecclésiastique ascendant

Après la dictature de 1976 à 1983, Jorge Mario Bergoglio devient recteur de la faculté de théologie et de philosophie de San Miguel, tout en restant professeur de théologie. Dans le même temps, il est curé de la paroisse Saint-Joseph de San Miguel. A travers ses homélies, le futur pape François fait quelque peu de la politique, dénonçant la corruption des politiciens et la crise des valeurs dans le pays. Par la suite, il a des problèmes avec son ordre, à cause de sa manière de diriger l'école. Il part donc en Allemagne, à Francfort, pour écrire une thèse à la faculté de philosophie et théologie de Sankt Georgen.Le 20 mai 1992, le futur pape François est nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires par le pape Jean-Paul II, à 55 ans. Le 3 juin 1997, il est fait coadjuteur du même archidiocèse. L'année suivante, le 28 février, il devient archevêque de l'archidiocèse de Buenos Aires, suite au décès du cardinal Antonio Quarracino. En 2005, Jorge Mario Bergoglio aurait été dans la course pour être élu pape, mais le choix s'est porté finalement vers Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI. Etant président de la conférence des évêques d'Argentine, il effectue sa visite "ad limina" (une visite que doivent faire les évêques tous les cinq ans à Rome), le 14 mars 2009.

Le rôle controversé durant la dictature argentine

Le rôle du futur pape François dans la dictature militaire entre 1976 et 1983 en Argentine reste flou. En 2005, le journaliste et directeur du quotidien "Pagina 12", Horacio Verbitsky, publie "El Silencio" et lance la polémique. En effet, il accuse Jorge Mario Bergoglio d'avoir collaboré avec la junte et de ne pas avoir essayé de faire libérer Franz Jalics et Orlando Yorio, deux jésuites qui travaillaient sous ses ordres à cette époque. La polémique est relancée lorsque Jorge Mario Bergoglio est élu pape. Il n'existe actuellement aucun document qui permettrait de lier le pape avec la dictature militaire, puis, selon le Vatican, de nombreux témoignages prouvent que le père Bergoglio a protégé ces personnes. Pour Franz Jalics, l'un des deux jésuites, après avoir discuté avec Bergoglio et concélébré une messe fraternelle, l'histoire est close. Le sociologue de l'université de Buenos Aires, Mallimacci Fortunato a notamment avancé dans la presse argentine que des "témoins ont déclaré que Bergoglio n'a non seulement pas lutté contre la dictature, mais qu'il aurait même contribué à l'enlèvement, la torture ou la disparition de nombreux prêtres et laïcs".

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L'élection papale et le début du pontificat

Le 11 février 2013, Benoît XVI renonce à son titre de pape. Le 12 mars 2013, un conclave se réunit pour élire un nouveau pape. Avec un Pontificat placé sous le signe de la simplicité, François est le premier pape apparaissant au balcon sans ornement liturgique. Situé au balcon de la loge des bénédictions de la basilique Saint-Pierre, le nouveau pape fait sa première bénédiction apostolique "urbi et orbi" "("A la ville et au monde") et ajoute : "les cardinaux sont allés me chercher au bout du monde". Pour finir, le pape François demande à l'assemblée le silence et une prière pour lui avant de donner à nouveau sa bénédiction. Sur la place Saint-Pierre au Vatican, le 19 mars 2013, le pape François reçoit les insignes pontificaux, puis fait sa première "messe d'inauguration de l'évêque de Rome".

Un pape proche des gens et engagé socialement

La vie du pape François est marquée par l'austérité, lui qui se lève à 4h30, pour terminer sa journée à 21 heures. Le pape est décrit comme un homme timide, humble, tout en retenue. Un religieux qui n'est pas expansif, préférant la modestie. Il fuit volontiers le faste et est fidèle à sa grande cause : la pauvreté. De même, lorsqu'il est fait cardinal-prêtre en 2001 par Jean-Paul II, il se rend à cette cérémonie à pied, tout simplement. A cette occasion, il refuse que ses compatriotes viennent à Rome et ordonne que l'argent récolté pour payer les billets d'avion soit distribué aux pauvres. De plus, durant sa carrière en Argentine, Jorge Bergoglio s'est rendu régulièrement dans les bidonvilles, à la rencontre de la misère. Il s'y est même installé un temps, pour soutenir un prêtre menacé par des trafiquants de drogues. De quoi prendre rapidement le surnom de "pape des pauvres". Ces anecdotes font d'ailleurs écho à ses premiers jours en tant que pape.

Le nom choisi par le 266e pape, "François", n'est d'ailleurs pas anodin. Jorge Mario Bergoglio a choisi de devenir Jésuite. Cela signifie qu'il fait partie de la Compagnie de Jésus, une obédience dévouée à la papauté. Pour intégrer cet ordre, les études sont longues. Ordonné prêtre en 1969, ce n'est qu'à l'âge de 37 ans qu'il achève son parcours initiatique, en prononçant son dernier vœu, celui d'allégeance au pape. Conformément à la tradition jésuite, Jorge Mario Bergoglio est donc un intellectuel. Un érudit, qui, outre le français, l'anglais, l'espagnol et le portugais, parle couramment l'italien, qui est la langue de ses parents, mais aussi l'allemand et évidemment le latin. Durant son temps libre, il aime lire les œuvres de Jorge Luis Borges et de Dostoïevski, mais feuillette aussi la presse.

Des positions traditionnelles sur les questions de société

Mariage des prêtres, des homosexuels et avortement… Le "pape des pauvres" n'est pas un pape réformiste. Sur de nombreux sujets de société, le pape François partage les positions de ses prédécesseurs, qu'il s'agisse de la question de l'avortement, de la contraception, de l'ordination des femmes ou du mariage homosexuel. Ainsi, lorsque le projet de loi sur le mariage homosexuel a été débattu en Argentine, Jorge Mario Bergoglio s'est fermement opposé à cette réforme, qualifiant le mariage entre deux personnes de même sexe de "recul anthropologique". Il s'est aussi dressé contre le droit accordé aux transsexuels de changer d'état civil en Argentine. De plus, pour le pape, l'avortement est un problème d'éthique et non religieux. Enfin, le pape François est aussi opposé au mariage des prêtres, de même qu'à celui des hommes mariés qui souhaitent devenir prêtre. Même si la question a été débattue par manque de prêtres en fonction, le pape est catégorique, cela ne se passera pas sous sa fonction. Sur ces thèmes, le pontificat du pape François n'adopte donc pas de positionnement révolutionnaire.

Diplomatie et engagements internationaux

Russie, Ukraine, Japon… Avec le pouvoir en Argentine, le pape François a entretenu des relations tendues. Au rang de ses détracteurs figurera aussi une partie de l'opinion publique britannique. Ainsi, en 2011, le futur pape, prenant clairement position dans le conflit qui oppose le Royaume-Uni à l'Argentine sur les Malouines, a ainsi affirmé que "les Malouines appartiennent à l'Argentine". Sous le signe de l'espérance, le pape répond à l'invitation du roi Mohammed VI, afin de dialoguer sur l'islam et la problématique des migrations. Après l'entrevue, le saint homme se rend à l'Institut de formation des imams, ce qui est une première pour un pape dans un pays à 99% musulman, et ses 30 000 à 35 000 catholiques. Le pape François s'est également rendu à Madagascar, début septembre 2019. Là-bas, il a dénoncé la déforestation excessive, la corruption, l'exclusion et la pauvreté, demandant aux autorités la création d'emplois qui respectent l'environnement. Madagascar est en effet l'un des pays les plus pauvres du monde, où 9 personnes sur 10 vivent avec moins de deux dollars par jour. Il a aussi visité le Japon, fin novembre 2019, un pays qu'il souhaitait voir depuis sa jeunesse. Le pape prie également pour les victimes du tsunami de mars 2011, et a une pensée pour les "chrétiens cachés" qui se sont transmis la religion catholique, sans prêtre, pendant deux siècles : "Ces 'chrétiens cachés' ont gardé la foi pendant des générations grâce au baptême, à la prière et à la catéchèse ! En 2022, la question s'est posée d'une visite du pape en Russie et en Ukraine. Le 2 juillet 2022 dans une interview pour Reuters, le pape François a estimé le voyage à Kiev "possible".

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Messages et symboles forts

Le 1er décembre 2019, le pape François publie une lettre apostolique "Admirabile signum" sur la valeur de la crèche et sa signification. "Le merveilleux signe de la crèche, si chère au peuple chrétien, suscite toujours étonnement et émerveillement", tel est le début de la lettre du pape. Le pape soutient aussi le fait d'étendre l'installation de cette coutume sur les lieux de travail, les écoles, les prisons, les hôpitaux … Ses buts sont d’évangéliser à travers des tweets et de se rapprocher de la jeunesse. Chaque tweet est publié en neuf langues. "Interrompre une grossesse, c'est comme éliminer quelqu'un. Né à Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio et ses parents ne savent pas encore quel est le destin qui l'attend. Continuant à monter les échelons grâce au pape Jean-Paul II, celui-ci le fait cardinal-prêtre au titre de cardinalice. Le pape Benoît XVI renonçant à son titre, un nouveau pape doit être élu. Le choix se porte sur Jorge Mario Bergoglio.

Les problèmes de santé et le décès

Le souverain pontife a connu plusieurs problèmes de santé dans les mois qui ont précédé sa disparition. Le pape François a dû être hospitalisé mi-février à Rome, ses médecins ont fait savoir qu'il affichait un "tableau clinique complexe" des suites d'une bronchite. La précédente hospitalisation majeure du pape François remontait au 7 juin 2023. Il avait alors été admis à l'hôpital en urgence pour un risque d'occlusion intestinale. Physiquement, le pape François apparaissait diminué depuis mai 2022, date depuis laquelle l'octogénaire apparaissait toujours en public dans un fauteuil roulant ou muni d'une canne. Le pape François conservait une santé fragile. Son état était surveillé de près, car de lui dépendait la suite du pontificat et une potentielle renonciation. Si dans des déclarations datant de février et mars 2023, l'homme avait assuré qu'une démission n'était pas au programme, on a cru qu'il pourrait s'y résigner du fait de son état de santé, comme Benoit XVI avant lui. Son hospitalisation pour une bronchite qui s'est avérée être une pneumonie bilatérale en début d'année 2025 fut la dernière d'une longue série.

Alors que François entame sa 12e année de pontificat en 2025, il doit être hospitalisé : l'homme de 88 ans est admis dans une clinique de Rome pour une bronchite qui s'est avérée être une "infection polymicrobienne des voies respiratoires" avait fait savoir le Vatican. Un nouveau problème de santé, après une série d'hospitalisations survenues entre 2021 et 2023.

Le pape François est parti "sereinement", tels étaient les mots du Vatican lors de l'annonce du décès du jésuite argentin, le lundi 21 avril. Le Vatican annonce la mort du pape François, dans la matinée, le jour du lundi de Pâques. Le pape avait participé aux célébrations de cette fête majeure de la religion catholique la veille avec une dernière bénédiction "Urbi et Orbi place Saint-Pierre, à Rome. Le souverain pontife a été emporté par un AVC après "un coma et une défaillance cardiocirculatoire irréversible" a précisé un communiqué du Vatican en fin de journée, lundi. Le pape est décédé au lendemain de sa dernière apparition publique pour les célébrations de Pâques, la fête la plus importante du culte catholique. Le pape François a été victime d'un AVC qui serait d'origine hémorragique selon la neurologie italienne Francesca Romane Pezzella au Corriere della Sera. Le risque d'être victime des ces AVC augmente avec l'âge, mais aussi l'hypertension.

Les obsèques et la succession

Les funérailles du pape François avaient lieu au Vatican ce samedi 26 avril. De nombreuses personnalités politiques seront présentes, dont Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Ce samedi 26 avril 2025 à 10h, auront lieu les obsèques du pape François. Le 26 avril prochain, plusieurs hauts dirigeants européens et membres de familles royales assisteront aux obsèques du pape François. Mais pas le roi Charles III. Pourquoi le père des princes William et Harry sera-t-il aux abonnés absents ?

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Le cardinal américain Mgr Robert Francis Prevost, OSA, a été élu Pape le 8 mai 2025 sous le nom de Léon XIV. Né à Chicago en 1955, il s’est illustré par un parcours international entre missions au Pérou, responsabilités à la tête de l’Ordre de Saint-Augustin et hautes fonctions au Vatican. Mgr Robert Francis Prevost est né le 14 septembre 1955 à Chicago, aux États-Unis, dans une famille d’ascendance française, italienne et espagnole. Ce jeudi 8 mai, Robert Francis Prevost a été élu pape sous le nom de Léon XIV. Il succède ainsi au pape François. Habemus papam ! Ce jeudi 8 mai, après la fumée blanche qui s’est échappée du toit de la chapelle Sixtine au Vatican et les cloches de la basilique Saint-Pierre qui ont sonné, le cardinal français Dominique Mamberti a dévoilé au monde entier l’identité du nouveau pape, élu en seulement deux jours par les 133 cardinaux électeurs qui s’étaient réunis pour le conclave. Il s’agit de Léon XIV, de son vrai nom Robert Francis Prevost, qui succède ainsi au pape François, décédé à 88 ans le 21 avril dernier, le jour du lundi de Pâques.

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