La vaccination des nourrissons est un sujet de santé publique important, mais aussi une source de débat et d'inquiétude pour de nombreux parents. Cet article vise à fournir une vue d'ensemble informative sur la vaccination des nourrissons, en abordant les avantages, les risques potentiels et les préoccupations courantes.
Introduction : La vaccination, un pilier de la santé publique
La vaccination est un moyen de prévenir le développement d’une maladie due à un agent infectieux (virus ou bactérie). Elle repose sur le principe de stimuler le système immunitaire d'un individu afin de le protéger contre une maladie spécifique. Les vaccins préventifs permettent de prévenir l’apparition d’une maladie d’origine infectieuse ou de limiter sa sévérité. Les vaccins constituent un outil thérapeutique qui a permis de sauver des millions de vies et d'éradiquer certaines maladies.
Les mécanismes de la vaccination
La vaccination repose sur le même principe que celui de notre système immunitaire. Un vaccin contient un microbe rendu inoffensif qui va stimuler la production d’anticorps spécifiques par notre système immunitaire. Le système immunitaire implique différents organes et cellules. C’est la première ligne de défense de l’organisme : elle est rapide car en veille permanente, mais ne garde pas en mémoire les microbes détectés par le passé. Elle est présente dès la naissance. C’est la seconde ligne de défense de l’organisme. Elle est plus lente à mettre en place que l’immunité innée (environ 7 jours), mais elle permet de garder en mémoire une infection par un agent infectieux, ce qui permet de produire une réponse spécifique. Les cellules impliquées dans l’immunité adaptative sont les lymphocytes B et les lymphocytes T. Les lymphocytes B produisent des anticorps (protéines) spécifiques d’un agent infectieux et capable de se fixer sur celui-ci et de le détruire.
Un vaccin vivant atténué contient le micro-organisme pathogène vivant (virus, bactérie, parasite, champignon, etc.), mais modifié de sorte qu’il a perdu son pouvoir infectieux. Un vaccin inactivé ne contient pas le microbe vivant. Les vaccins contre l’hépatite B et le tétanos contiennent un fragment de microbe. Les adjuvants vaccinaux sont des éléments indispensables pour permettre le développement de l’immunité lors de l’injection du vaccin, particulièrement pour la majorité des vaccins inactivés qui ne contiennent pas le microbe vivant.
Les avantages de la vaccination infantile
La vaccination permet à des millions de personnes de ne pas tomber malades. C’est le meilleur moyen de lutter contre les épidémies et les pandémies. Les vaccins nous protègent tous. Elles empêchent les personnes vaccinées de tomber malades, mais aussi de contaminer d’autres personnes. La vaccination est bénéfique sur le plan individuel − en protégeant chaque personne vaccinée − et sur le plan collectif − en diminuant la propagation d’une maladie. Elle présente un intérêt pour la santé publique, en évitant des complications liées aux maladies concernées, mais aussi économique, en diminuant le recours aux soins, les hospitalisations, les handicaps ou encore les absences de travail… Des campagnes de vaccination permettent de lutter contre la circulation d’un agent infectieux dans la population, à l’échelle régionale ou mondiale. Des campagnes internationales ont permis l’éradication de la variole, une baisse de 99 % des cas de poliomyélite depuis 1988, et de 73 % des cas de rougeole entre 2000 et 2018. En France, grâce au vaccin, l’incidence des oreillons est passée de 859 à 6 cas pour 100 000 habitants entre 1986 et 2017.
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- Protection individuelle : Les vaccins protègent les nourrissons contre des maladies graves, voire mortelles, telles que la rougeole, la coqueluche, la poliomyélite, etc.
- Protection collective : La vaccination contribue à l'immunité collective, protégeant ainsi les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées (par exemple, les nourrissons trop jeunes ou les personnes immunodéprimées).
- Éradication des maladies : Grâce à la vaccination, certaines maladies ont été éradiquées ou sont en voie de l'être, comme la variole et la poliomyélite.
- Réduction des complications : La vaccination permet de réduire les complications liées aux maladies infectieuses, telles que les pneumonies, les encéphalites, etc.
Les risques et effets secondaires potentiels
Les vaccins sont des médicaments et sont donc soumis à des contrôles très stricts. La sécurité et l’efficacité doivent être prouvées via des essais cliniques. Les effets indésirables (ou secondaires) les plus fréquents liés à la vaccination sont une rougeur et une douleur sur le point où l’on a piqué, ainsi qu’une légère fièvre. Les vaccins, comme les autres médicaments, sont susceptibles d'induire des effets indésirables, parfois graves. Une des grosses difficultés est de déterminer le lien de causalité entre les différentes pathologies [étudiées] et la vaccination. Et c'est toute cette difficulté qui pose d'énormes problèmes, parce que la science n'est pas certaine.
- Effets secondaires courants : Les effets secondaires les plus fréquents sont légers et transitoires, tels qu'une douleur au point d'injection, une fièvre légère ou une irritation.
- Effets secondaires rares : Dans de rares cas, des effets secondaires plus graves peuvent survenir, tels que des réactions allergiques sévères ou des convulsions fébriles.
- Lien de causalité : Il est souvent difficile de déterminer un lien de causalité direct entre un vaccin et une pathologie, car d'autres facteurs peuvent être impliqués.
La controverse autour du vaccin ROR et de l'autisme
En 1998, le journal médical britannique de référence The Lancet publie une étude remettant en cause l’innocuité du vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR). Le travail porte sur 12 enfants et conclut que le vaccin ROR est responsable d’un tableau combinant un autisme et des troubles digestifs (« autistic enterocolitis »).Le chirurgien Andrew Wakefield, premier auteur de la publication, organise à l’occasion de cette publication une conférence de presse dans un hôpital londonien et appelle les parents à immuniser leurs enfants avec un vaccin monovalent contre chacune des trois maladies, qu’il déclare moins dangereux que le vaccin combiné.La presse britannique va relayer et donner une grande ampleur à ces propos, qui font rapidement leur effet auprès de l’opinion publique. De fait, cette controverse a eu comme conséquence au Royaume-Uni une baisse importante de la couverture vaccinale du ROR dès l’année 1998, provoquant la résurgence de la rougeole. Cette maladie, qui était en régression constante depuis 1994-1995, est ainsi redevenue d’actualité à partir de l’année 2000, deux ans après la publication de l’article : la progression du nombre de cas de rougeole est ainsi directement imputable à la controverse provoquée par Wakefield. La couverture vaccinale n’est repartie à la hausse qu’en 2005-2006.En parallèle, les conclusions de l’article d’A. Après une enquête d’investigation menée par le journaliste Brian Deer, l’article est désavoué (retracted) par le Lancet en 2010. Rétrospectivement, cet épisode peut donc se résumer comme la publication dans des conditions problématiques d’un travail scientifique frauduleux, réalisé pour servir des intérêts financiers, et qui, du fait d’un grand écho médiatique, va être associé à une perte de confiance dans le vaccin, une baisse de la couverture vaccinale et une résurgence d’une maladie infectieuse ; et cela alors qu’aucun travail scientifique n’était venu corroborer les résultats de l’étude initiale.Le Royaume-Uni n’est toutefois que l’épicentre de cette controverse qui, du fait de sa rédaction en langue anglaise, s’est largement répandue. Elle persiste dans de nombreux esprits, notamment aux États-Unis, malgré la révélation de la fraude opérée par Andrew Wakefield et le fait que des dizaines d’études épidémiologiques et physiopathologiques n’ont jamais mis en évidence un lien quelconque entre le vaccin ROR et l’autisme.En 2019, une nouvelle étude danoise de grande ampleur, menée par Anders Hviid, vient conforter cette absence de lien. Tous les enfants danois, nés de mères danoises entre 1999 et 2010 (plus de 650 000) ont été suivis jusqu’en 2013. De nombreuses données ont été prises en compte, notamment les antécédents d’autisme dans la famille, l'âge des parents, le tabagisme pendant la grossesse, la prématurité, le score d’Apgar à la naissance (évaluation de la vitalité du nourrisson), le poids de naissance et le périmètre crânien.
- Étude frauduleuse : En 1998, une étude publiée dans The Lancet a suggéré un lien entre le vaccin ROR et l'autisme. Cette étude a été rétractée en 2010 en raison de fraudes et de conflits d'intérêts.
- Absence de preuves : De nombreuses études épidémiologiques ont été menées depuis, et aucune n'a confirmé un lien entre le vaccin ROR et l'autisme.
- Conséquences de la controverse : La controverse a entraîné une baisse de la couverture vaccinale et une résurgence de la rougeole dans certains pays.
Les adjuvants vaccinaux : aluminium et autres substances
Des adjuvants (aluminium, mercure…) sont ajoutés aux vaccins : il s’agit de substances toxiques, en faibles quantités, qui permettent de stimuler le système immunitaire et de renforcer l’efficacité du vaccin. Ces adjuvants sont suspectés de générer des maladies chez certains patients, présentant des déficiences du système immunitaire. n faible pourcentage de la population conserve au niveau du site d’injection, donc généralement le biceps, des particules d’aluminium qui sont inclues dans le vaccin pour potentialiser l’effet du vaccin. Là où le débat se pose aujourd’hui au sein de la communauté scientifique c’est : quel est le devenir des ces particules présentes dans notre organisme ? Est-ce que ça reste là, à l’état de tatouage, de cicatrice vaccinale ? ça c’est la théorie qui est aujourd’hui communément admise. Ou, comme le défend une autre équipe française, Romain Ghérardi à l’hôpital Henri Mondor : est-ce que ces particules peuvent migrer dans l’organisme et notamment traverser la barrière hémato-encéphalique et puis rejoindre le cerveau où elles pourraient générer des symptômes, et notamment cette fatigue chronique dont se plaignent ces quelques centaines de patients qui aujourd’hui ont été diagnostiqués avec la myofasciite à macrophages.
- Rôle des adjuvants : Les adjuvants sont des substances ajoutées aux vaccins pour renforcer la réponse immunitaire.
- Aluminium : L'aluminium est l'adjuvant le plus couramment utilisé dans les vaccins. Des études sont en cours pour évaluer son innocuité à long terme.
- Autres adjuvants : D'autres adjuvants sont à l'étude, tels que les liposomes et les immunostimulants.
Le calendrier vaccinal en France
Il y a 11 vaccins obligatoires pour les bébés. Le premier vaccin est fait à l’âge de 2 mois. Le dernier vaccin est fait à l’âge de 18 mois. Il faut aussi mettre à jour ses vaccins tout au long de sa vie. Le nombre de vaccins obligatoires est passé au 1er janvier 2018 de trois à onze pour les enfants de 3 à 18 mois.
- Vaccins obligatoires : En France, 11 vaccins sont obligatoires pour les nourrissons nés après le 1er janvier 2018.
- Vaccins recommandés : D'autres vaccins sont recommandés, mais non obligatoires, tels que le vaccin contre la grippe pour les personnes à risque.
- Mise à jour des vaccins : Il est important de mettre à jour ses vaccins tout au long de sa vie, car l'immunité peut diminuer avec le temps.
Le refus de la vaccination : motifs et conséquences
Depuis quelques années, la controverse a fait son chemin. La France est championne du monde du scepticisme anti-vaccin, selon une vaste étude de 2015 menée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine, dans 67 pays. D'après les chercheurs, près de 41 % des Français estiment que les vaccins ne sont pas sûrs. Si vous décidez de ne pas faire vacciner vos enfants, ils n’auront pas le droit de rentrer en collectivité.
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- Motifs de refus : Les motifs de refus de la vaccination sont variés, allant de la peur des effets secondaires à la remise en question de l'utilité des vaccins.
- Conséquences du refus : Le refus de la vaccination peut entraîner une augmentation du risque de contracter des maladies infectieuses, ainsi qu'une diminution de l'immunité collective.
- Aspects légaux : En France, la vaccination est obligatoire pour l'admission en crèche ou en collectivités d'enfants.
Transparence et information : un enjeu crucial
Les victimes rencontrent une espèce de barrage idéologique, qui dit « les vaccins, c’est fait pour protéger. On développera des stratégies vaccinales d’autant mieux et d’autant plus facilement - on les fera admettre d’autant plus facilement à la population générale - qu’on garantit réellement une bonne surveillance et une bonne stratégie de prise en compte des effets secondaires. Il y aura toujours des effets secondaires. Évoquer ces risques n’encourage-t-il pas la défiance à l’égard des vaccins ? Il y a une enquête française menée sur des étudiants qui est assez éloquente à ce sujet, qui montre que lorsqu’il y a un risque avéré grave, les personnes ont en moyenne cinq fois plus de chances de refuser la vaccination que si on ne leur parle pas de risque mais quand on leur parle de controverse d’un risque potentiel grave, là, la probabilité de refuser la vaccination est multipliée par vingt. Donc on voit bien, au contraire, qu’il faut avoir un discours beaucoup plus transparent que ce qu’on a eu jusqu’à présent.
- Information claire et accessible : Il est essentiel de fournir aux parents une information claire et accessible sur les vaccins, leurs avantages et leurs risques potentiels.
- Transparence des données : La transparence des données scientifiques et des études sur les vaccins est essentielle pour renforcer la confiance du public.
- Dialogue ouvert : Un dialogue ouvert entre les professionnels de santé et les parents est nécessaire pour répondre aux questions et aux préoccupations.
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