La grossesse est une période de profonds changements et de transformations, qui s'accompagne souvent de nombreuses questions et incertitudes. Elle engendre un large éventail d'émotions, parfois contradictoires, qui peuvent surgir de manière inattendue dans la vie quotidienne. Ce flot d'émotions fait partie intégrante du cheminement vers la parentalité. Avec la grossesse, surtout la première, les repères sont bouleversés. Le corps de la femme change, avec la croissance du bébé et les fluctuations hormonales. L'esprit est également en pleine mutation. La grossesse et l'arrivée du bébé projettent les futurs parents dans l'avenir, suscitant de nombreuses interrogations sur le déroulement de la grossesse, la santé du bébé, la capacité à prendre soin de lui et l'amour qu'on lui portera immédiatement.
Les émotions pendant la grossesse
D'un côté, l'idée d'avoir un bébé, de donner la vie, peut apporter un contentement, une joie et une fierté intenses. On peut aussi ressentir de l’harmonie, un accomplissement. De même, on peut à la fois être pressé que bébé arrive, et ressentir de l’anxiété, de l’inconfort voire du rejet à cette idée. Même quand on a désiré avoir un enfant, on peut ressentir la grossesse comme inconfortable, pénible. La peur est une émotion fréquente pendant la grossesse : peur de l’inconnu, de ne pas savoir quoi faire, de ne pas être prêt, de ne pas arriver à aimer son bébé, … Il y a aussi des peurs au sujet de l’accouchement et de la douleur. Et tout cela peut varier d’un jour à l’autre ! Beaucoup de futurs parents disent qu’ils ont l’impression de changer sans cesse d’avis, d’envies, de penser à la fois une chose et son contraire. Par exemple avoir peur de l’inconnu, de ne pas y arriver quand bébé sera là, et juste après se sentir serein et confiant. C’est ce qu’on appelle l’ambivalence. Elle n’est pas grave mais elle peut être désagréable, pour soi et pour les autres. Même si cela peut sembler difficile, surtout lorsqu’on a d’autres enfants et le quotidien à gérer, on peut tester quelques pistes pour mieux vivre avec ses émotions et éviter que le stress s’installe. Trouver ce qui nous apaise, et s’autoriser à le faire. On peut rester seul au calme ou, au contraire, prendre du temps en couple ou sortir avec des amis. Limiter les « obligations » que nous nous imposons. En faisant le tri entre ce qui est vraiment important pour nous et ce qui l’est moins, souvent on va pouvoir se redonner du temps, ralentir un peu. Un temps qui peut servir à porter un autre regard, plus apaisé, sur les choses qui nous inquiètent. Être à l’écoute de ses questionnements. Nos doutes, nos craintes, nos peurs, ne sont pas superficiels. Ils méritent notre attention. En étant attentif et attentionné envers soi-même, on peut se découvrir des forces à utiliser pour vivre au mieux avec les émotions de la grossesse. Peu à peu on prend confiance en soi. Si on en ressent le besoin, on peut parler de tout cela avec sa famille, ses amis ou un professionnel. On peut faire appel au médecin ou à la sage-femme qui suit notre grossesse, où en parler pendant les séances de préparation à la naissance et à la parentalité. On peut aussi pousser la porte du centre de PMI pour se confier. Pour se faire aider, on peut aussi solliciter un psychologue conventionné : l'Assurance maladie prend en charge jusqu'à 12 séances par année civile. Le dispositif Mon soutien psy permet à toute personne angoissée, déprimée ou en souffrance psychique, de bénéficier de séances d'accompagnement psychologique. Quand on est enceinte (à partir du 6ième mois de grossesse), avec une complémentaire santé, on peut être dispensée de l'avance de frais.
Le premier trimestre : fatigue et bouleversements hormonaux
Le premier trimestre est souvent marqué par une fatigue intense, qui peut être l'un des premiers signes de la grossesse. Dès le début de la grossesse, l’organisme subit d’importantes variations hormonales et doit s’adapter. La femme enceinte peut alors souffrir de plusieurs types de troubles : parmi les plus fréquents, on retrouve les nausées et une très grande fatigue. Même si elle dort bien la nuit, la future maman se réveille épuisée et somnole pendant la journée. Heureusement, cette fatigue intense disparaît généralement au début du deuxième trimestre de grossesse.
Cette fatigue est due aux modifications hormonales, notamment l'augmentation du taux de progestérone, qui a un effet sédatif. Le stress ou l’anxiété qui suit parfois l’annonce de la grossesse peut perturber la qualité du sommeil. Si la femme dort moins bien pendant la nuit, elle est logiquement plus fatiguée à son réveil et pendant la journée. Les nausées, fréquentes en début de grossesse, peuvent également perturber le sommeil et réduire les apports nutritionnels, entraînant une baisse d'énergie.
Face à cette fatigue, il est essentiel de se reposer le plus possible, en faisant des siestes pendant la journée. Ces temps de repos sont en effet indispensables pour retrouver l’énergie nécessaire et éviter de somnoler.
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Le deuxième trimestre : un regain d'énergie
Pendant le deuxième trimestre (entre 15 et 28 semaines de grossesse), la femme enceinte est moins fatiguée. Les taux d’hormones dans le sang sont stabilisés (son organisme est habitué à la nouvelle imprégnation hormonale), les nausées disparaissent et son sommeil est moins perturbé. L’utérus et le fœtus ont en effet tendance à remonter dans l’abdomen, et exercent moins de pression sur la vessie : les envies d’uriner sont moins fréquentes, et la femme enceinte profite d’une meilleure qualité de sommeil pendant la nuit.
Le troisième trimestre : fatigue et inconfort physique
Le troisième trimestre marque la dernière ligne droite de votre grossesse et démarre dès la 27e semaine d’aménorrhée (soit la 25e semaine de grossesse). Si la date d’accouchement est estimée autour de la 39e ou 40e semaine, il est courant que bébé pointe le bout de son nez un peu plus tôt ou un peu plus tard. Après la phase généralement très agréable du 2e trimestre, vous entamez vos derniers mois avant la rencontre avec votre enfant. Et pour être fin prêt pour le grand jour, il va se retourner dans votre ventre pour se positionner la tête en bas. De votre côté, le corps s’adapte ! Votre ventre continue à s’arrondir à mesure que votre enfant occupe de plus en plus d’espace. C’est une période à laquelle il manifeste encore davantage sa présence ! Il bouge plus souvent et avec une vigueur certaine ! Ces 3 derniers mois sont intenses pour votre peau qui s’étire et est mise à rude épreuve.
À partir de 29 semaines de grossesse et jusqu’à la naissance (troisième trimestre), la femme enceinte peut à nouveau être très fatiguée. Mais les facteurs en cause ne sont pas les mêmes. À ce stade, la fatigue est généralement due à un sommeil de mauvaise qualité, lié aux changements physiques de la grossesse. Le ventre devient de plus en plus volumineux et la femme enceinte peut avoir du mal à trouver une position confortable pour dormir (elle est souvent obligée de dormir sur le côté). L’utérus et le fœtus grandissent, et recommencent à appuyer fortement sur la vessie : la femme doit se lever plusieurs fois par nuit pour uriner. Ils ont aussi tendance à appuyer sur l’estomac, ce qui peut provoquer des brûlures d’estomac et des reflux particulièrement désagréables (remontées acides), qui l’empêchent de bien dormir. Les mouvements du fœtus peuvent aussi réveiller la mère pendant la nuit. Et d’autres troubles peuvent gêner son sommeil : des crampes fréquentes, un syndrome des jambes sans repos, un mal de dos ou des difficultés à respirer en position allongée.
Chaque période de la grossesse apporte son lot de désagréments. Une future maman fatiguée, c’est tout à fait normal ! L’apparition de l’anémie provient d’une carence en fer due à l’augmentation de votre volume sanguin. Comme votre utérus appuie sur votre diaphragme, et vous pouvez vous sentir essoufflée. Ce phénomène, causée par la pression exercée sur les vaisseaux sanguins, provoque le gonflement des jambes et des pieds. Pour soulager la sensation de jambes lourdes, essayez de boire plus. Ce sont des compressions irrégulières de l’utérus associées au « faux travail ». Pas toujours facile de dormir avec votre gros ventre et votre bébé bien actif ! La première favorise l’apparition des deuxièmes… L’utérus appuie sur le gros intestin et peut ralentir le déplacement des aliments. Vous pourrez ressentir des douleurs au bas-ventre. Elles sont causées par l’élargissement des os et des ligaments qui se préparent pour l’accouchement. De plus, des douleurs dans le bas du dos, qu’on appelle sciatalgie, peuvent apparaître ou s’intensifier.
Pour bien dormir et profiter d’un sommeil de qualité pendant la grossesse, il est conseillé de se coucher sur le côté. S’allonger sur le côté gauche est parfois plus confortable : cela permet de libérer la veine cave et de diminuer la pression artérielle, pour favoriser une bonne circulation sanguine vers les organes de la femme enceinte et vers son enfant. Les jambes doivent être légèrement pliées (il est possible de placer un coussin d’allaitement ou un oreiller entre les genoux pour plus de confort). Installer un coussin sous le ventre permet aussi de soutenir le poids du ventre, et de soulager les éventuelles tensions ligamentaires, articulaires et musculaires. Si la femme enceinte souffre de brûlures d’estomac ou de reflux, elle peut enfin surélever le haut de son corps pour mieux dormir (avec un ou deux coussins adossés contre la tête de lit).
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Conseils pour mieux vivre les difficultés de la grossesse
Même si cela peut sembler difficile, surtout lorsqu’on a d’autres enfants et le quotidien à gérer, on peut tester quelques pistes pour mieux vivre avec ses émotions et éviter que le stress s’installe. Trouver ce qui nous apaise, et s’autoriser à le faire. On peut rester seul au calme ou, au contraire, prendre du temps en couple ou sortir avec des amis. Limiter les « obligations » que nous nous imposons. En faisant le tri entre ce qui est vraiment important pour nous et ce qui l’est moins, souvent on va pouvoir se redonner du temps, ralentir un peu. Un temps qui peut servir à porter un autre regard, plus apaisé, sur les choses qui nous inquiètent. Être à l’écoute de ses questionnements. Nos doutes, nos craintes, nos peurs, ne sont pas superficiels. Ils méritent notre attention. En étant attentif et attentionné envers soi-même, on peut se découvrir des forces à utiliser pour vivre au mieux avec les émotions de la grossesse. Peu à peu on prend confiance en soi. Si on en ressent le besoin, on peut parler de tout cela avec sa famille, ses amis ou un professionnel. On peut faire appel au médecin ou à la sage-femme qui suit notre grossesse, où en parler pendant les séances de préparation à la naissance et à la parentalité. On peut aussi pousser la porte du centre de PMI pour se confier.
Si la fatigue s’est invitée à la fête, il y a une bonne raison, vous avez besoin de repos ! Si vous pouvez encore bouger sans trop de difficultés, marchez ! Le sport favorise la détente et la circulation sanguine. Côté alimentation pendant la grossesse, comme votre transit n’est pas au top de sa forme, mangez varié, privilégiez les fibres et buvez beaucoup d’eau !Et bien sûr, continuez à éviter le poisson, la viande, ou les œufs crus, Péférez-les bien cuits. C’est aussi le moment où impatience et appréhension se mêlent. À quelques semaines de la rencontre avec bébé, vous pouvez vous sentir partagée entre l’excitation et les questionnements sur l’accouchement ou le retour à la maison. Pour soulager cette nervosité, prenez du temps pour vous relaxer : faites de la méditation, écoutez de la musique apaisante ou essayez des exercices de respiration.
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