La colique néphrétique est une affection douloureuse causée par une obstruction des voies urinaires, le plus souvent par un calcul rénal. Ce calcul, formé dans le rein, se bloque, provoquant une douleur soudaine et irradiant dans le dos. L'alimentation joue un rôle important dans la prévention de cette condition. Cet article explore les mesures diététiques et les ajustements du mode de vie qui peuvent aider à réduire le risque de coliques néphrétiques.

Comprendre la colique néphrétique et son lien avec l'alimentation

La colique néphrétique est généralement due à la présence de calculs d'acide urique ou de sels de calcium dans les voies urinaires. Ces calculs peuvent provoquer une douleur aiguë dans la région lombaire, dans le bas du dos. Connaître la nature du calcul rénal est essentiel pour adapter le traitement.

Les mauvaises habitudes alimentaires représentent une cause majeure dans la formation des calculs calciques, oxaliques et uriques. Il ne s’agit pas d’un régime restrictif, mais plutôt d’un ajustement des habitudes alimentaires.

L'importance de l'hydratation

Boire suffisamment d'eau est la pierre angulaire de la prévention des calculs rénaux. Il est recommandé de boire au moins deux litres d'eau par jour, voire plus par temps chaud ou en cas d'activité physique intense. Cela permet de diluer les urines et d'éviter la concentration de cristaux.

  • Type d'eau : En cas de calcul d'oxalate de calcium, il est préférable de choisir des eaux à faible teneur en calcium (eau du robinet ou Volvic). Pour les calculs d'acide urique, une eau alcaline (comme Vichy St-Yorre) est plus appropriée. Évitez les eaux minérales trop riches en sels minéraux, en particulier en calcium (Contrex, Hépar ou Vittel).
  • Répartition : Il est essentiel de s'hydrater régulièrement tout au long de la journée, y compris entre le repas du soir et le coucher, et même la nuit si vous vous réveillez. La nuit, les urines se concentrent, favorisant la formation des calculs.

Ajustements alimentaires clés

Outre l'hydratation, plusieurs ajustements alimentaires peuvent aider à prévenir les coliques néphrétiques.

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Augmenter la consommation de potassium et de magnésium

  • Potassium : Le potassium réduit l’excrétion de calcium dans les urines et aide ainsi à prévenir les calculs. Les aliments riches en potassium comprennent la banane, la pomme de terre, l'avocat, le concombre, la tomate, l'abricot, le poivron, le pruneau et le persil.
  • Magnésium : Le magnésium est un inhibiteur de la formation des cristaux.

Limiter les aliments riches en oxalate

L'oxalate est une molécule qui, en se combinant avec le calcium, forme la majorité des calculs rénaux. Le cacao et donc le chocolat noir sont parmi les aliments les plus riches en oxalate.

Modérer la consommation de protéines animales

Une consommation excessive de protéines animales (viande, poisson, œuf) augmente l'excrétion urinaire de calcium. Il est conseillé de ne pas consommer de viande ou de poisson plus d'une fois par jour et de réduire votre consommation de protéines en général, surtout si vous avez tendance à souffrir de calculs oxalocalciques. La consigne principale est de restreindre les protéines animales. Il ne faut pas consommer plus d'environ 100 grammes de protéines par jour (1 gramme de protéine par kg).

Réduire l'apport en sel

Une consommation excessive de sel augmente la concentration de calcium dans les urines. Il est recommandé de ne pas dépasser 6 à 8 g de sel par jour. Pour savoir si sa consommation est trop importante, il est possible de mesurer en laboratoire la quantité de sodium présente dans les urines de vingt-quatre heures. Evitez d'en rajouter dans vos assiettes et limitez les aliments riches en sodium comme les plats préparés, les charcuteries et les snacks salés.

Limiter les sucres raffinés et les acides gras saturés

Ces aliments augmentent la production et la rétention d'acide urique.

Le calcium : un allié, pas un ennemi

Contrairement à une idée reçue, il est inutile de suivre un régime trop restreint en calcium. Un apport suffisant en calcium est important pour la santé osseuse. Il est recommandé d'avoir une alimentation équilibrée avec l’apport d’un gramme de calcium quotidiennement (3 produits laitiers par jours).

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Autres considérations

  • Surveillance des urines : Le matin, pour surveiller si les urines sont assez diluées, on peut utiliser des bandelettes urinaires pour mesurer la densité. Idéalement, les urines devraient rester pâles en toute circonstance.
  • Poids : La surcharge pondérale participe également au risque de développer des calculs rénaux. Veillez donc à maintenir un poids d’équilibre en mangeant équilibré et en pratiquant dans la mesure du possible, une activité physique régulière.
  • Médicaments : Certains diurétiques peuvent augmenter le risque de formation de calculs. Faites attention à certains médicaments.
  • Facteurs héréditaires : Il existe un risque héréditaire concernant la colique néphrétique.
  • Analyse des calculs : Si vous avez des antécédents de calculs rénaux, l’analyse de ces derniers permet de connaître les substances à leur origine.

Traitements médicaux

Au-delà des mesures diététiques, le médecin peut organiser un suivi médical pour évaluer la croissance ou la formation de nouveaux calculs. Certains traitements médicamenteux peuvent également être prescrits :

  • Diurétiques : Certains diurétiques (notamment l’hydrochlorothiazide et l’indapamide) ont une efficacité démontrée dans la prévention des calculs oxalocalciques récidivants.
  • Allopurinol et fébuxostat : L’allopurinol (ZYLORIC et ses génériques) et le fébuxostat (ADENURIC et ses génériques) diminuent les taux d’acide urique dans le sang et peuvent être utilisés dans certains cas.
  • Citrate de potassium et trométamol : Le citrate de potassium (FONCITRIL) et le trométamol (ALPHACOR) sont des alcalinisants urinaires utilisés pour diminuer l’acidité des urines dans le cas de calculs d’urate ou oxalocalciques.
  • D-pénicillamine : Les personnes qui souffrent de calculs composés de cystine peuvent bénéficier d'un traitement spécifique, la D-pénicillamine (TROLOVOL).

En cas de crise

Lors d'une crise de colique néphrétique, il est important de consulter un médecin rapidement. Le traitement de référence repose en premier lieu sur la prise d’anti-inflammatoires afin de réduire l’inflammation de l’uretère et de permettre l’évacuation des urines. Il est également conseillé d’appliquer une compresse chaude ou une bouillotte sur la zone douloureuse.

Dans certains cas, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour enlever le calcul.

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