La progestérone et l'hormone bêta-HCG jouent un rôle essentiel dans la grossesse, en particulier dans les premières semaines. Cet article explore en détail ces deux éléments cruciaux, en s'appuyant sur des informations médicales et des témoignages.

Bêta-HCG : L'hormone de la grossesse

Qu'est-ce que la bêta-HCG ?

La bêta-HCG, ou hormone chorionique gonadotrope, est une hormone sécrétée par la femme enceinte dès le début de la grossesse. Elle est détectable dans l’urine et le sang.

Dosage de la bêta-HCG

Le dosage de l’HCG dans le sang permet de mesurer plus précisément la quantité de cette hormone, il est donc plus fiable qu’un test urinaire. Le taux plasmatique de l’HCG double toutes les 48 heures en début de grossesse, ce qui permet de suivre son bon déroulement.

Interprétation des résultats

Généralement, on considère que les bêta-HCG sont positifs lorsque le résultat révèle des valeurs supérieures à 5 UI/l. Il n’existe pas de valeurs-paliers ou de seuils. Un taux supérieur à 100 UI n'est pas une garantie, mais c'est un bon début.

Évolution du taux de bêta-HCG

  • Grossesse unique : Le premier bêta-HCG est généralement entre 30 et 200, et il augmente très rapidement, avec, au minimum, un doublement tous les deux jours.
  • Grossesse gémellaire : Le premier bêta-HCG est généralement supérieur à 200, et la croissance est encore plus rapide que pour une grossesse simple.

Si le taux ne double pas toutes les 48 heures, on va regarder s’il évolue tout de même. Si le taux d’Bêta-HCG ne double pas toutes les 48 h ou qu’il diminue, cela peut indiquer que l’embryon n’est pas correctement implanté dans l’utérus (grossesse extra-utérine), ou qu’il y a un risque de fausse couche.

Lire aussi: Interprétation Taux Bêta-HCG

Facteurs influençant le taux de bêta-HCG

Il y a des taux très différents d’une femme à l’autre, et même d’une grossesse à l’autre. Les résultats peuvent-ils être influencés par des traitements hormonaux ou de PMA en cours ?

Progiron : Soutien progestatif pendant la grossesse

Qu'est-ce que le Progiron ?

Le Progiron est une forme de progestérone, une hormone essentielle pour l’obtention et le maintien d’une grossesse. La progestérone est indispensable pour l’obtention et le maintien d’une grossesse.

Rôle de la progestérone

La progestérone exerce ses effets dans la deuxième partie du cycle menstruel, c’est-à-dire au niveau de la phase lutéale. Cette hormone joue sur le maintien de l’endomètre, la croissance utérine et la régulation des contractions du myomètre. La progestérone, en tant que traitement, permet ainsi de favoriser le maintien de l’embryon.

Quand prendre de la progestérone ?

Un traitement par progestérone est quasiment systématiquement proposé après une stimulation de l’ovulation, en particulier car le mécanisme de la stimulation ovarienne va entrainer une perturbation des sécrétions de FSH et LH qui sont indispensables à une bonne production de progestérone. La progestérone peut également être utilisée quand aucune ovulation n’a lieu, dans un cycle artificiel. Ici, elle permet de remplacer totalement la progestérone naturelle, soit pour obtenir des règles (en général elle est arrêtée au bout de 10 jours) soit pour permettre une grossesse. En cas de menace de fausse couche quand une grossesse a débuté naturellement, il arrive que de la progestérone soit prescrite.

Formes de progestérone

La progestérone est disponible sous plusieurs formes qui sont équivalentes, mais dont la voie n’est pas interchangeable : capsule vaginale, injection sous-cutanée ou intramusculaire, gel, suppositoire, patch.

Lire aussi: Guide du Taux de Bêta-HCG en Début de Grossesse

Effets secondaires

Il y a peu d’effets secondaires de la voie orale et sous-cutanée en dehors des réactions locales. Pour la voie vaginale, le principal désagrément sont les pertes vaginales qui peuvent varier d’une femme à l’autre et être parfois très abondantes.

Progestérone et test Bêta-HCG

La progestérone trouble-t-elle les résultats du test B-HCG ?

Quand arrêter la progestérone ?

Dans la grande majorité des cas, dès le test de grossesse positif, la production de progestérone par l’ovaire est suffisante et le traitement externe pourrait être arrêté. En revanche, dans certains cas il est absolument indispensable de poursuivre la progestérone jusqu’à 10-12 semaines d’aménorrhée (c’est-à-dire à la fin du premier trimestre) au risque de déclencher une fausse couche. Ce sont en particulier les cas du transfert d’embryon congelé quand la préparation du cycle a été faite uniquement par les hormones (cycles artificiels), et pas par une ovulation.

Progestérone et Bêta-HCG : Questions fréquemment posées

La prise de progestérone a-t-elle un impact sur les Bêta-HCG ?

La progestérone peut-elle maintenir une grossesse sans embryon ?

Est-ce normal de ne plus avoir mal au ventre pendant la grossesse ?

Est-ce normal que le taux de Bêta-HCG ne double pas de manière régulière ?

Que faire en cas de saignements avant la prise de sang ?

Vous pouvez contacter votre centre d’AMP pour les prévenir et pour qu’ils adaptent votre prise en charge (examen clinique, ajout de progestérone, etc.). Si le saignement est très abondant, présentez-vous aux urgences. Sinon, il faudra attendre de réaliser la prise de sang 14 jours après l’ovulation, pour s’assurer du résultat.

Est-ce qu’un taux élevé de Bêta-HCG est synonyme de grossesse gémellaire ?

Là aussi, pas de règle ! Il faudra suivre l’évolution du taux et confirmer avec une échographie. Au-dessus de 300UI, et en fonction du nombre d’embryons implantés, on suspecte une grossesse gémellaire.

Lire aussi: Allaitement et bêta-bloquants : que savoir ?

Témoignages et expériences

  • Baraka : Pour les deux premières essais (qui ont été négatifs par ailleurs), mon médecin m'avait prescrit un traitement . Et parmi tout les médicaments, il y avait des injections de progiron. Mais alors que nous attendons le mois de Février pour un nouvel essai de TEC, le médecin nous dit que finalement le progiron ne serai pas si efficace que cela pour des couples dans notre situation.
  • Geekette : J'étais donc enceinte suite à cette FIV et au tout début mon centre m'a fait contrôler mon taux de progestérone qui était relativement bas (j'avais des ovules de progestérone à prendre tous les jours mais malgré tout mon corps ne semblait pas bien absorber la progestérone). Au début de la grossesse j'ai commencé à avoir des saignements. J'ai donc demandé à en avoir pour renforcer les chances de garder l'embryon accroché. Il s'avère que je n'ai pas fait de fausse couche et que la grossesse a été menée à terme.
  • elodie93 : Mon centre pratique systématiquement le profitons en plus des ovules. Le traitement est très cher et dans mon centre en cas de positif on doit le continuer pendant 2 mois, ce qui a été mon cas. J'ai eu 7 transferts sans progiron et le transfert gagnant a été fait avec le progiron.
  • Murphy : J'ai eu un transfert de 2j3 début décembre, malgré qq saignements à DPO 14 et avec un grand étonnement ma prise de sang de bhcg est revenue positif mais avec un très petit taux de départ. Ma première pensée a été de me dire que cetais une grossesse biochimique, mes le taux a continué de doubler toutes les 48h. Malgré cela mon taux de dosage en progestérone était très bas.

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