Introduction
À l'approche des Jeux Olympiques, la question de l'impact du sport sur la fertilité, tant féminine que masculine, suscite un intérêt croissant. Si le sport est largement reconnu pour ses bienfaits sur la santé et le bien-être, son influence sur la capacité à concevoir est plus nuancée. Cet article explore la relation complexe entre la pratique sportive et la qualité du sperme, en s'appuyant sur des études scientifiques et des conseils pratiques pour optimiser la fertilité masculine.
L'Impact du Sport Intense sur la Fertilité Masculine
Il est bien établi que, comme chez les femmes, une activité physique modérée peut être bénéfique pour la fertilité, mais qu'à l'inverse, une activité trop soutenue peut être néfaste. Chez les femmes, le Dr Rosetta établit un lien entre les perturbations sévères du cycle menstruel (troubles ovariens) et la pratique de sport à très haut niveau. Une étude effectuée à Boston auprès de femmes pratiquant plus de 5 heures d’activité physique confirme ces propos. Leurs conclusions montrent que le sport intensif diminue de 32% les probabilités de tomber enceinte.
Ce phénomène n’est pas réservé qu’aux femmes. En effet, la fertilité des hommes n’est pas épargnée. Une activité physique intensive peut nuire à la qualité du sperme. Une étude a été menée sur des triathlètes en compétition sur les très exigeantes courses Ironman durant lesquelles chaque participant doit compléter successivement 3.9 km en natation, 181.7km en vélo et finir par un marathon (42.2km). Il a ainsi été découvert que les participants roulant durant plus de 300km en vélo par semaine voyaient leur taux de qualité de sperme descendre à 4% seulement. Alors que pour procréer, un minimum de 30% des spermatozoïdes doivent être de qualité.
Le rapport spécule ainsi qu’une basse qualité du sperme résulte d’un certain nombre de facteurs : irritation et compression des testicules contre la selle du vélo, ainsi que la chaleur produite par le port de shorts de cyclisme ultra serrés et en matière Lycra. « Pour de nombreux hommes, la qualité du sperme peut être autant fautive que la quantité », déclare Davison. « Le trajet vers l’ovule entrepris par les spermatozoïdes est long et traumatique, et requiert un sperme en bonne santé pour l’accomplir.
Si une personne s’entraîne trop, il est possible que son taux de sperme baisse. On peut donc en déduire que toute pratique de sport longues, répétées, ou encore d’endurance peut diminuer la qualité du sperme et la production de testostérone.
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Le cas spécifique du cyclisme
L'exemple du cyclisme illustre bien cette problématique. Vous voyez sans cesse les cyclistes professionnels dans cette position et l’utilisez vous-même pour gagner en vitesse : plié dans une posture aérodynamique sur le guidon avec le corps en équilibre sur la pointe de la selle. Mais l’utilisation de cette position peut-elle mener sur le long terme à une baisse de la fertilité masculine et sa santé sexuelle ? C’est en effet la suggestion émise par le Pr Diana Vaamonde, de l’Université de Cordoba Medical School en Espagne. Dans son dernier rapport, elle explique que les triathlètes dont l’entraînement consiste à faire des milliers de kilomètres en vélo chaque semaine ont le plus bas ratio de spermatozoïdes de qualité. La fertilité masculine dépendant aussi bien de la quantité de sperme produite que de sa qualité.
Les selles de vélo de course sont conçues pour la vitesse et l’aérodynamisme plutôt que pour le confort. La plupart des cyclistes savent que l’irritation et les engourdissements dans cette région est inévitable. La prostatite, une inflammation de la glande de la prostate, est souvent mentionnée en relation avec le cyclisme. « Travailler dur pendant une longue période sur une selle mènera toujours à une réduction du flux sanguin », explique Lee Dumbarton, technicien de la géométrie du corps au sein des magasins Sigma Sports à Londres. « Avec une mauvaise selle, il peut descendre jusqu’à 8% du flux normal, mais avec une bonne selle bien ajustée, il ne tombera qu’à 60%.
Le surentraînement et ses conséquences hormonales
« Les heures d’entrainement auxquelles ils se soumettent peuvent avoir un impact significatif sur la reproduction. Dans une carrière de disons 10 ans de courses et entrainements, la quantité d’énergie dépensée est considérable, cependant il n’y a aucune preuve de baisse spectaculaire des taux de conception. Si il y en avait un, nous le saurions. Cependant, comme le sait le cycliste Chris Boardman, une quantité colossale d’entrainement peut, dans certains cas, mener à une baisse des hormones créées dans les testicules. « Testostérone et hormone de croissance naturelle aident à la récupération et la croissance anabolisante - durant chaque entrainement les muscles se fragilisent et ces hormones aident le corps à se renforcer, » explique Pr Davison. Il peut en résulter le syndrome de surentraînement. Le cycle normal d’entrainement, repos et récupération, peut s’effondrer lorsque les athlètes deviennent trop fatigués.
Les Bienfaits d'une Activité Physique Modérée sur la Qualité du Sperme
Face aux résultats des études, il ne faut pas arrêter le sport. Le sport contribue à une bonne fertilité. L’essentiel est de pratiquer une activité sportive de la meilleure manière et ainsi avoir la bonne approche. Une étude de l’Université de Boston montre le lien entre IMC, fertilité et activité physique. Harvard Public School of Health a étudié un panel de 182 hommes en 2012. Par ailleurs, une étude iranienne a défini l’intensité d’activité physique bénéfique pour la fertilité masculine. Ils ont testé des hommes âgés de 25 à 40 ans pendant 24 semaines. Ils ont démontré qu’un entraînement continu d’intensité modérée augmente le volume spermatique de 21,8%.
Une étude (1) a montré qu’1h de sport par jour permettait d’avoir une meilleure concentration du sperme en spermatozoïdes versus des personnes sédentaires. Certains sports vont être bénéfiques pour la concentration du sperme en spermatozoïdes, notamment ceux pratiqués en plein air pour faire le plein de vitamine D comme la course à pied.
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Selon des chercheurs espagnols, l’activité physique pourrait stimuler la quantité de spermatozoïdes. Des chercheurs de la clinique IVI à Bilbao ont mené une étude portant sur 85 candidats donneurs de sperme. Chacun des participants a répondu au Questionnaire International de l’activité Physique (IPAQ). Ce dernier aide à quantifier le niveau d’activité physique. Résultat, selon le Dr Fernando Quintana, directeur du laboratoire d’andrologie à IVI Bilbao, « l’étude a montré que l’activité physique a des effets bénéfiques sur certains paramètres du sperme ».
Selon, une étude iranienne l'exercice régulier et modéré serait le plus efficace. La pratique régulière d'une activité sportive d'intensité modérée contribuerait à l'amélioration de la qualité et de la quantité des spermatozoïdes. L'exercice régulier modéré plus efficace Les scientifiques ont étudié 261 hommes en bonne santé qui n'avaient pas d'antécédents sportifs notables. Au bout de 24 semaines, les hommes ayant pratiqué une activité physique ont présenté des spermatozoïdes plus nombreux et plus résistants au stress oxydatif que ceux des sujets n'ayant pas fait de sport. « Une stratégie simple, bon marché »« Faire de l'exercice peut être une stratégie simple, bon marché et efficace pour améliorer la qualité du sperme chez les hommes sédentaires », conclut Behzad Hajizadeh Maleki, le principal auteur de l'étude.
Pratiquer régulièrement une activité physique et sportive d'intensité modérée aiderait à produire des spermatozoïdes de meilleure qualité et en plus grande quantité. C'est ce qu'ont révélé des chercheurs de l'université Urmia, en Iran, dans une étude publiée début novembre au sein de la revue scientifique Reproduction. En effet, associé à d'autres paramètres bien-être et santé (comme le sommeil, l'alimentation, etc.), l'exercice augmenterait la fertilité de la gent masculine.
À l'issue des 24 semaines de tests, les chercheurs ont constaté que les spermatozoïdes des hommes des trois groupes ayant fait du sport étaient plus nombreux et plus résistants au stress oxydatif par rapport à ceux du groupe témoin. Les résultats les plus significatifs ont été ceux du premier groupe (activité sportive modérée). La raison ? Lors d'exercices physiques à intensité modérée, les spermatozoïdes seraient moins exposés aux agents inflammatoires et au stress oxydatif. Le sport, toutes disciplines confondues, participerait donc à l'amélioration de la qualité du sperme, notamment grâce à la perte de poids qu'il peut engendrer.
Conseils pour Optimiser la Fertilité Masculine
L’objectif pour tomber enceinte est de limiter les activités physiques intensives et ainsi pratiquer des activités modérées pour mettre toutes les chances de son côté pour avoir un enfant. Je bouge, pour me faire du bien ! Évitez aussi le yoga qui exercent une trop forte pression sur la zone intra-abdominale et ventrale. Pas de recommandation particulière en ce qui concerne en revanche le post-transfert (si vous n’avez pas eu de ponction, ou de forte stimulation). Attention, ceci ne veut pas dire qu’on ne bouge plus ! Continuez à marcher, à faire du vélo, à pratiquer de la gym douce ! L’activité physique a une vraie valeur ajoutée sur la gestion du stress, ce qui, vous en conviendrez, est très appréciable pendant le parcours d’AMP !
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L'importance de la température testiculaire
La chaleur : par présence d’un varicocèle, une profession à risque d’exposition à la chaleur, utilisation de l’ordinateur posé sur les jambes, les bains chauds, sauna, hammam.
Depuis de nombreuses années, les bains d’eau glacée post-entraînements sont réputés dans le monde du sport pour aider à éliminer les toxines. Mais ce que l’on dit moins, c’est que le froid a aussi pour bienfait de booster la production de testostérone naturelle ! Pour anecdote, avant les compétitions, les haltérophiles russes et chinois ont longtemps eu pour habitude de refroidir leurs testicules à l’aide de packs de glace afin d’améliorer leurs performances ! d’augmenter votre production de testostérone naturelle. Elle favorisera le développement de votre masse musculaire et ainsi vos performances sportives, et sera essentielle dans votre spermatogenèse. de lutter contre l’hyperthermie scrotale. Une chaleur excessive au niveau des parties intimes nuit à la production des spermatozoïdes et de la testostérone. C’est d’ailleurs ce qui se passe lors de séance de sport, et notamment dans la pratique du cyclisme. L’assise prolongée sur la selle du vélo ainsi que les shorts en Lycra favorise cet échauffement.
Les caleçons Snowballs sont des caleçons en coton bio dans lesquels se trouve un emplacement pour y glisser des poches de gel (non toxique). Préalablement placés aux réfrigérateur, ces poches de gel vont vous permettre de faire baisser la température de vos testicules. Pleinement rafraichissantes pendant 30 minutes environ, 3 poches sont fournies pour vous permettre de les alterner. Faites ainsi durer la fraîcheur plus longtemps et voyez alors votre production de testostérone naturelle et de sperme s’améliorer ! Discret, vous pourrez faire ce que vous souhaitez sans que personne ne sache ce qu’il se passe dans votre pantalon ! A porter 2 à 4h par jour.
Le ClimSeat est coussin orthopédique qui soulage le mal de dos et corrige votre posture. Il possède cependant un petit secret supplémentaire ! Une ouverture lui permet d’accueillir une poche rafraichissante. Son poids de 1.8kgs lui accorde une forte inertie thermique. Il vient ainsi réduire l’hyperthermie scrotale engendrée par une position assise prolongée. Il participe à son tour à la production de testostérone et de sperme, et vous permet tout en travaillant de profiter des bienfaits du froid. Placé sur votre canapé, sur une chaise pendant un long repas, ou encore sur votre siège de bureau, vous n’aurez qu’à interchanger les poches rafraichissantes dès que besoin. La solution de bureau idéale ! Vous souhaitez mettre toutes les chances de votre côté et mettre un maximum vos parties au frais ? Le Pack Fertilité est fait pour vous !
Autres facteurs à considérer
Il peut être bénéfique de se demander: Quelles croyances ai-je reçu de mon père, des hommes autour de moi? Quelles pourraient être mes peurs en devenant père? et le livre « Donner la vie, science et magie », paru en 2020, concentre une multitude d’informations.
D'autres facteurs peuvent affecter négativement la spermatogénèse, notamment la consommation de tabac, d’alcool ou de drogues. Dans le tabac, il y a plus de 4 000 substances considérées comme toxiques, parmi elles, le cadmium, la nicotine et les hydrocarbures polycycliques. La consommation d’alcool de manière élevée et l’usage des drogues illicites sont également liées à la diminution de la fertilité. Chez les hommes, le cannabis produit la diminution du nombre de spermatozoïdes et de leur mobilité. L’héroïne est liée au dysfonctionnement sexuel et les amphétamines et autres drogues de design à une diminution du nombre de spermatozoïdes, ainsi qu’à leur mobilité et baisse du taux de grossesse en général.
La consommation d’une série de médicaments pouvant affecter la fertilité devient de plus en plus habituelle. Par exemple, des médicaments qui ont des effets hormonaux, comme les anabolisants ou la testostérone, utilisés chez des personnes jeunes à des fins sportives, peuvent entraîner des oligozoospermies sévères et même une azoospermie ; les antihypertensifs et les psychotropes peuvent affecter la qualité séminale, la fonction sexuelle et les paramètres hormonaux.
Le rôle du spermogramme
Le spermogramme est effectué dans un laboratoire spécialisé, après recueil par masturbation, dans une pièce réservée du laboratoire. L’objectif du spermogramme est de compter les spermatozoïdes, d’analyser leur mobilité, leur vitalité et leurs formes (entre autres paramètres biologiques). Les résultats d’un spermogramme sont très fluctuants dans le temps. Un résultat ne doit jamais être interprété seul.
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