L'existence est un cycle perpétuel, une danse complexe de naissance, de croissance, de reproduction et de mort. Ce cycle se manifeste de manière spectaculaire dans le règne animal, comme en témoigne le parcours fascinant de l'anguille européenne. Parallèlement, les cultures humaines, depuis les temps anciens, ont cherché à comprendre et à influencer les forces de la fertilité, à travers des rites et des mythes souvent énigmatiques. Cet article explore ces thèmes interconnectés, en plongeant dans le cycle de vie de l'anguille et en examinant un rite vernal bulgare associé à la taille des vignes, révélant des liens surprenants entre la nature et la culture.

Le Voyage Épique de l'Anguille Européenne

L'anguille européenne (Anguilla anguilla) est un migrateur thalassotoque, un voyageur infatigable qui traverse l'océan Atlantique deux fois au cours de sa vie. Ce poisson fascinant se reproduit en mer et grandit en eau douce, subissant plusieurs métamorphoses spectaculaires pour s'adapter aux différents environnements qu'il rencontre.

Métamorphoses d'une Vie

Le cycle de vie de l'anguille est marqué par trois métamorphoses distinctes :

  • La larve leptocéphale : À sa naissance, l'anguille ne ressemble pas à ses parents. Elle débute sa vie sous la forme d'une larve leptocéphale, un minuscule ruban transparent d'environ 5 mm de long. Sa forme aplatie lui permet de dériver avec les courants chauds du Gulf Stream, traversant l'Atlantique Nord pendant un à deux ans, se nourrissant de plancton. Autrefois, cette larve était considérée comme une espèce distincte, classée sous le nom de Leptocephalus bevirostris.
  • La civelle : Après un à deux ans, la larve leptocéphale atteint les côtes européennes et se métamorphose en civelle, une petite anguille transparente de 5 à 6 cm de long. Durant cette transformation, elle cesse de s'alimenter, perdant jusqu'à 25 % de son poids et un huitième de sa longueur. Ses dents larvaires tombent, remplacées par des dents définitives. Le stade civelle est bref, durant quelques semaines à quelques mois.
  • L'anguille jaune : Lorsque la température devient favorable, autour de 11-12°C, la civelle se pigmente, commence à se nourrir activement et devient une anguille jaune. Elle migre vers l'amont des bassins versants, atteignant une taille d'environ 30 cm, puis se sédentarise dans les eaux douces ou les estuaires pendant plusieurs années. Cette phase peut durer jusqu'à 15-20 ans pour les femelles.
  • L'anguille argentée : À l'automne, après avoir accumulé suffisamment de réserves, l'anguille jaune se prépare à son voyage transocéanique et se métamorphose en anguille argentée. Elle cesse de s'alimenter, son tube digestif s'atrophie et son anus se bouche. Sa peau s'épaissit et change de couleur, devenant argentée sur le ventre et brun foncé sur le dos. Ses yeux quadruplent de volume pour améliorer sa vision abyssale, et ses nageoires pectorales s'allongent pour faciliter la nage en eaux profondes.

Un Mystère de Reproduction

La reproduction de l'anguille européenne reste une énigme. On pense qu'elle fraie autour de la lune noire de février, dans les profondeurs de la mer des Sargasses, une zone de convergence nord-atlantique caractérisée par des eaux chaudes et salées. Bien que l'on estime que la maturation finale des adultes et l'éclosion des œufs nécessitent une température minimale de 17 °C et une pression élevée, aucun adulte sexuellement mature, œuf fécondé ou acte de reproduction n'a jamais été observé dans son milieu naturel. Chaque femelle produit entre 1,3 et 1,5 million d'ovocytes, témoignant d'une capacité de reproduction exceptionnelle.

Le Voyage Retour des Leptocéphales

Après la fécondation, les œufs éclosent en larves leptocéphales, entraînées par le Gulf Stream vers les côtes européennes. Ce voyage dure environ 200 jours, durant lesquels les larves se nourrissent de zooplancton. À l'approche du talus continental, elles se métamorphosent en civelles et entament leur migration vers les côtes et les estuaires.

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La Conquête des Eaux Douces

À partir d'avril, avec le réchauffement des eaux, les civelles se pigmentent et deviennent de petites anguilles, reprenant leur alimentation pour poursuivre leur migration. Certaines s'établissent sur le littoral ou dans les eaux saumâtres, tandis que d'autres remontent les cours d'eau. La migration anadrome des anguillettes est influencée par la densité de population, les jeunes individus étant contraints de remonter vers l'amont pour s'installer dans des habitats favorables. La colonisation d'un bassin versant dépend de plusieurs facteurs, notamment le recrutement fluvial, le stock déjà présent, la connectivité des milieux et la qualité des habitats.

La Croissance en Eau Douce

En eau douce, les civelles deviennent des anguillettes puis des anguilles jaunes, un stade entièrement orienté vers la croissance. Elles colonisent des habitats variés, tels que les estuaires, les marais, les fleuves, les rivières, les lacs et les étangs. Les anguilles jaunes adoptent un mode de vie principalement sédentaire, se nourrissant principalement la nuit de petits poissons, d'écrevisses, d'escargots d'eau, de vers d'insectes aquatiques, d'acariens et de déchets divers. La croissance est variable, de 10 à 100 mm par an, selon les individus, leur âge, leur densité et les habitats dans lesquels ils vivent.

Le Poisson d'Avril et les Rites de Fécondité

Le "poisson d'avril" est une tradition festive pratiquée dans de nombreux pays, où l'on se fait des farces et des blagues le 1er avril. Bien que l'origine exacte de cette coutume soit incertaine, plusieurs théories l'associent au changement de saison et aux célébrations de la fertilité printanière. Dans ce contexte, il est intéressant d'examiner un rite vernal bulgare associé à la taille des vignes, qui révèle des liens subtils entre l'agriculture, la fécondité et le sacrifice.

Tryphon Zarezan : Un Rite de Taille et de Fécondité

L'étude de ce mythe ou « légende » étiologique est associée au rite vernal de la taille des vignes en Bulgarie. Tryphon se coupe le nez en voulant montrer son habileté technique. Ce geste inversé, s’il est fécondant pour les ceps, apparaît aussi comme punition d'un désir incestueux pour sa sœur, la Vierge. L’analyse du texte se place dans le contexte du calendrier des diverses fêtes de printemps, en s’appuyant sur de nombreuses références à la Grèce antique. L'auteur met en valeur quelques découvertes, en apparence paradoxales, mais recouvrant une logique inversée : la Vierge patronne des loups et protectrice des louves en couches, le rôti peut être bouilli, les rites de Carnaval sont muets, l’acte de fécondité agraire est mené par un castrat : le bœuf qui renvoie à Tryphon, l’autre castrat.

Le Mythe de Tryphon le Coupeur de Nez

Le mythe de Tryphon-le-Coupé (Tryphon Zarezan) est invariablement raconté à la Saint-Tryphon, lors des repas communs et des réjouissances. Mais il peut être communiqué à n’importe quel moment de l’année au cours d’une conversation qui touche de près ou de loin les vignes. Il serait raconté plutôt par des hommes, car la taille des vignes, commentée par le mythe, rituelle ou profane, est une affaire d’hommes.

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Le matin de la fête (1er février) saint Tryphon partit tailler ses vignes. Quelque temps après, lorsqu’il était en train de travailler dans son vignoble, il vit s’approcher la Vierge avec son bébé le Christ. - Tiens, la putain avec son bâtard ! Où est le père de cet enfant ? - s’écria-t-il. Maria, profondément vexée, décida de se venger. Elle retourna précipitamment dans le village pour se rendre tout droit dans la maison de son offenseur. - Va vite aux champs ! - dit-elle à la femme de Tryphon. - Ton mari s’est coupé le nez en taillant les vignes. L’épouse affolée accourut au vignoble où elle vit son mari sain et sauf. Tryphon étonné l’interroge sur l’objet de sa venue inattendue. La femme lui rapporte les paroles de la Vierge. - Maria, cette menteuse, elle t’a raconté des bobards ! - s’indigna Tryphon. Je ne suis pas fou ! Je sais comment tailler les vignes ! Je fais « comme ça » et non pas « comme ça ! » Sur ces mots, il se coupa le nez. Quelques gouttes de sang tombèrent sur les racines du cep qu’il était en train de tailler. C’est de ces gouttes de sang que provient la couleur rouge du vin. Depuis, à la Saint-Tryphon, on coupe trois fois trois sarments de trois ceps dans la vigne, en versant du vin sur leurs racines.

Interprétation du Mythe

Ce texte demeure, évidemment, incompréhensible, si l’on n’explique pas les gestes faits par Tryphon et reproduits par le narrateur. En disant « comme ça », le conteur qui tient dans sa main une serpe imaginaire la déplace horizontalement tandis que lorsqu’il prononce les mots « et non pas comme ça », il lève brusquement la serpe verticalement et… « coupe son nez ». Ces deux gestes, l’un technologiquement correct, l’autre « faux », s’inscrivent dans un protocole gestuel commun à tous les peuples balkaniques. Ainsi encore, l’affirmation (« oui ! ») s’exprime dans les Balkans par un mouvement horizontal de la tête, et la négation (« no…

Les Pères de l'Église et le Daimon des Vignes

Les pères de l’Église orthodoxe qui sous le nom de saint Tryphon ont sacralisé le daimon des vignes, des arbres fruitiers et des loups, ont été non seulement de bons connaisseurs des traditions populaires des Balkans, mais aussi des sémanticiens astucieux. En effet, le vocable τρύφων qui signifie « dissolu », « efféminé », apparaît comme une excellente désignation pour son homologue « chrétien » - la divinité antique aux mœurs et agissements suspects.

Rituels de la Saint-Tryphon

Dans la tradition bulgare le saint patron des vignerons, des maraîchers et des taverniers, représenté sur les icônes comme un personnage camus tenant un koser (serpe à tailler), se trouve affublé des sobriquets de l’Ivrogne, le Camard et surtout le Coupé (Pijanica, Čipija, Zarezan). À partir de son nom subversif - Tryphon - les Bulgares ont forgé le verbe « tryphoniser » (trifonisvam) qui veut dire : « tailler rituellement les vignes » et « menacer de couper ou battre les arbres et les femmes stériles à la Saint-Tryphon ».

Le terme liturgique « tryphoniser », ainsi que la représentation iconographique de Tryphon Zarezan, on s’en doute, se réfèrent aux pratiques rituelles. Ainsi, le 1er a.s./14 n.s. février, les hommes en joyeuse procession se rendent dans les vignes où chaque propriétaire coupe trois sarments de trois (ou quatre) ceps différents de son vignoble : au centre et à deux extrémités (ou bien dans les quatre coins). Sur l’endroit de la coupure le tailleur met une pincée de suie en appuyant avec les doigts. Si la suie se mouille, c’est un bon signe, car cela signifie que la sève monte ; sinon les vignes sont gelées. Chaque fois, après avoir taillé le cep, le vigneron l’arrose avec du vin, des cendres et parfois avec de l’eau bénite. Le « sang de saint Tryphon », c’est-à-dire le vin apporté par le tailleur dans une gourde de sa maison, est destiné à fortifier les vignes et à donner une belle couleur et un bon goût à la future récolte.

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Après la cérémonie de la taille, on procède à l’élection d’un nouveau roi des vignes que l’on appelle souvent « tryphon » et son règne dure de un à trois ans, « tryphonie » (trifunstvo). Cette élection se passe sur le lieu de sacrifice (obročište), dans les vignes, pendant le repas commun sous (ou près de) l’arbre sacré - un chêne, orme ou bouleau. Le menu de ce festin joyeux et solennel se compose d’un veau bouilli ou d’un mouton rôti qui sera tué et cuisiné sur place, et des provisions apportées par chaque participant : un poulet au riz, un pain rituel décoré avec des vignes et des grappes de raisin moulées, et aussi parfois de la banica (pâte feuilletée au fromage et aux œufs). Tout ceci est abondamment arrosé avec du vin et de l’eau de vie.

L’animal sacrificiel (kurban) est soit offert par l’ancien roi, soit acheté avec l’argent collecté par les vignerons. Le sacrificateur qui égorge le veau ou le mouton est un vieux devin, riche en bétail ou en terres. Il est élu à vie par toute la communauté masculine du village et officie à chaque sacrifice collectif. L’animal sacrificiel cuisiné par les gardes champêtres doit être de préférence rôti à la broche, car le rôti dégage plus de fumée odorante que le bouilli et il est bien connu que Tryphon, comme d’ailleurs toutes les divinités, est friand de senteurs culinaires. Cependant, si l’animal sacrifié est trop grand et donc ne peut être rôti entier, on le découpe en gros morceaux et on le fait bouillir dans son chaudron.

Au cours du repas accompagné de chants et de danses, l’ancien roi déclare par trois fois son abdication. À la troisième fois, sa démission est admise et l’on choisit le nouveau tryphon. Une fois le repas terminé, on brûle les os et les restes et on enterre une bouteille de crème et parfois quelques morceaux de viande sous la pierre sacrificielle. Ensuite on part pour le village, les musiciens en tête, suivis par le char du roi tiré par des hommes (ou bien la charrette tirée par des chevaux). Le roi, entouré de ses gardes du corps, porte une couronne de sarments sur la tête ainsi que, comme tous les participants, un cerceau de sarments sur l’épaule. Au village, la procession s’arrête devant chaque maison et le propriétaire de la maison sort un chaudron de vin et offre à boire au cortège : d’abord au roi, ensuite aux autres hommes. Ce qui reste dans le chaudron est versé sur la tête du roi. Arrivé dans sa maison, trempé jusqu’aux os, le roi se change et un autre festin commence, cette fois-ci entièrement aux frais du nouveau tryphon. Les danses et les beuveries continuent jusqu’à la tombée de la nuit. Tout le monde, et le roi en premier, doit être ivre à la fête de Tryphon.

Pendant que les hommes festoient dans les vignes (car les femmes n’y sont pas admises), des garçons de sept-huit ans, accompagnés de femmes, « tryphonisent » les arbres stériles. Pour ce faire, le jeune garçon brandira une hache devant un tel arbre en s’écriant : « Veux-tu donner des fruits, ou je te coupe ! » Et la femme fera semblant de défendre « sa consœur végétale » par des gestes et paroles appropriés : « Ne le coupe pas, mon garçon, il produira cet été, j’en suis sûre ! » Cette scène sera répétée trois fois devant chaque arbre. Le même effet pourra être obtenu si l’on frappe l’arbre avec des sarments. Lorsqu’il s’agit d’une femme stérile, soit une vieille matrone la soignera en brandissant le dévidoir, soit le mari à son retour le soir la « tryphonisera » à coups de poing. Il est possible aussi, le même jour, par le même procédé, de conjurer les sorcières qui retirent le lait des vaches et font avorter les femmes enceintes. Et c’est encore une vieille qui s’en chargera en allant à l’étable pour frapper avec une hache l’auge et les poutres. En faisant ceci, elle s’écrie : « On n’entend rien, parce qu’il y a trop de beurre et de fromage ! »

Il est clair que la tryphonisation, à l’instar de l’élagage « en vrai », a pour but de faire fructifier les vignes, les arbres… et les femmes.

Tryphon et les Loups

Car le 1er février, comme les deux autres « tryphons » (trifunci) suivants, on ne travaille ni dans les champs ni à la maison. Ces jours-ci sont d’ailleurs doublement fériés : d’une part en l’honneur de Sa Sainteté l’Ivrogne Camus, et d’autre part en l’honneur des loups. Ainsi, il est fortement déconseillé pendant les trois tryphons d’ouvrir les ciseaux et le couteau pliant : il est même souhaitable, pour fermer la gueule des loups, de ficeler ces instruments avant de les ranger dans un endroit inaccessible. Certains poussent le zèle à tel point qu’ils ne se servent d’aucun instrument tranchant. Toujours pour neutraliser les loups, une recette de bonne femme préconise de coudre ensemble le devant et le derrière des ourlets des jupons. Pour la même raison, il est bon de renverser le mortier et le pétrin. Bien que les interdits liés à Tryphon soient, en principe, moins nombreux et moins sévères que ceux des fêtes des loups d’automne (du 11 au 21 novembre), les Lupercalis bulgares - les automnales et les vernales - s’accordent parfaitement sur la prohibition impérative du tissage, du filage, du lavage du linge et des vêtements, de la couture et de l’évocation du nom du loup. Il est dangereux, croit-on, de filer, tisser ou coudre, surtout un vêtement masculin, pendant ces fêtes, car l’homme qui le portera sera dévoré par les loups. Quant au tabou du nom de la bête, il est bien connu partout en Europe, que « lorsqu’on parle du loup, on en voit la queue ».

Selon les croyances populaires chaque louve s’accouple avec une douzaine de mâles pendant les fêtes des loups automnales qui marquent le début de l’hiver. Durant cette période d’activité sexuelle débordante, les loups sont terriblement agressifs, et plus particulièrement le loup boiteux, androphage forcené, nommé Kuculan. Or la fête de Kuculan le 21 novembre « coïncide » avec le jour de la Présentation de la Vierge, d’où l’attribution du patronage des Lupercalia automnale à Notre-Dame-des-Loups (Vǎlčata bogorodica). La durée de la gestation des louves étant de soixante-quinze jours environ, leur parturition aura lieu aux Lupercales vernales. Or, le deuxième Tryphon (2 février), est le jour de la Purification de la Vierge qui, de ce fait, s’avère protectrice non seulement des femmes, mais aussi des louves en couches ! L’étrange apparition de la Vierge chaque fois qu’il est question de loups nous amène à soupçonner que le parrainage de Tryphon aux fêtes des loups en février est quelque peu douteux. D’autant plus que le saint ne se manifeste nullement au cours des Lupercalia automnales. Les ethnologues et les folkloristes bulgares n’auraient-ils pas raison de tenir le jumelage curieux de la fête viticole avec les Lupercalia pour une juxtaposition hasardeuse de deux complexes rituels indépendants ? L. Peneva-Sabeva va même plus loin lorsqu’elle affirme que la tryphonisation de la treille avec une hache, observée dans les villages de Kamena et Javornica (Bulgarie du Sud-Ouest), tryphonisation accompagnée d’une flagellation avec des sarments, serait une transposition de la coutume arboricole de Noël. Il est vrai qu’à Noël on menace les arbres fruitiers comme on le fait à la Saint-Tryphon. Mais les « sales jours » (mrǎsni dni) entre Noël et l’Épiphanie sont encore une période pendant laquelle sévissent les loups et beaucoup d’autres esprits infernaux. Et puis la Vierge n’est-elle pas pour quelque chose dans la naissance de Jésus-Soleil ? N’est-elle pas aussi impliquée dans le mythe qui « explique » pourquoi Tryphon Zarezan est devenu camus ?

Les Poissons Blancs: Un Aperçu de la Biodiversité Aquatique

Au-delà des rites et des mythes, la nature elle-même offre une richesse de formes et de comportements fascinants. Les poissons blancs, un groupe diversifié d'espèces d'eau douce, en sont un excellent exemple. Voici un aperçu de quelques-uns de ces poissons :

L'Ablette

L'ablette est un petit poisson dont le corps présente des reflets "gris-bleu" sur le dos et des couleurs argentées sur le ventre et les flancs. Sa bouche est oblique et orientée vers la surface, ce qui lui permet de se nourrir d'insectes. Elle vit en bancs dans les eaux claires et stagnantes et se reproduit entre avril et juin.

Le Barbeau

Le barbeau fluviatile fréquente les cours d'eau clairs et oxygénés à fond sablo-graveleux. Il vit en bancs au fond de l'eau dans les zones de fort courant. La fraie se déroule en mai-juin dans les eaux peu profondes. Il est omnivore et se nourrit en fouillant le fond.

Le Blageon

Le blageon a un corps allongé, un dos brun à reflets gris-bleu, des flancs argentés, un ventre blanc et des nageoires jaune-brun. Il fréquente les eaux courantes à fond de graviers et se reproduit de fin mars à début mai.

La Bouvière

La bouvière vit en bancs dans les eaux lentes peuplées de Mollusques Bivalves. En période de fraie (avril-juin), le mâle est teinté de rouge sur la gorge, la poitrine et le ventre; et de vert-bleu sur le dos. La femelle dépose ses ovules dans la cavité palléale du Bivalve.

La Brème

La brème est un poisson grégaire vivant dans les eaux calmes des cours d'eau et des étangs de plaine. Sa reproduction est printanière lorsque la température de l'eau est voisine de 18°C. Le régime alimentaire est zooplanctonophage chez les alevins puis benthophage chez les adultes.

La Carpe

La Carpe vit dans les eaux lentes ou stagnantes à fond sablo-vaseux et riche en végétation. La reproduction a lieu de juin à juillet dans la végétation des eaux peu profondes. La carpe est surtout active à partir du crépuscule.

Le Carassin

Le carassin vit dans les étangs et les lacs peu profonds et riches en végétation. La reproduction se situe en mai-juin dans les eaux peu profondes à végétation dense. Le carassin s'enfouie dans la vase lorsque le plan d'eau s'assèche ou pour passer l'hiver.

Le Chabot

Le chabot fréquente le fond des cours d'eau rapides et des lacs clairs peu profonds et très bien oxygénés à fond sableux ou graveleux. Durant la journée il se cache parmi les racines et les pierres. La reproduction a lieu de mars à mai. Carnassier, il se nourrit de larves et d'invertébrés benthiques.

Le Chevesne

Le chevaine fréquente les eaux courantes, il est plus rare dans les lacs. La période de reproduction s'étend d'avril à juin, elle a lieu parmi les pierres et la végétation des eaux lentes. Les vieux individus sont solitaires.

L'Épinoche

L'épinoche a le corps allongé et le museau pointu. Le dos est gris-bleu, les flancs gris-métallique, le ventre blanc et les nageoires diaphanes. En parade nuptiale le mâle a le dos vert-bleu, la gorge et la poitrine rouges, les nageoires dorsale et anale foncées.

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