L'allaitement maternel est un choix judicieux tant pour l'enfant que pour la mère, renforçant le lien unique qui les unit. De nombreuses études confirment ses bienfaits, encourageant les mères à persévérer malgré les inquiétudes, notamment quant à la suffisance du lait pour répondre aux besoins nutritionnels du bébé. L'organisme maternel priorise la qualité du lait, puisant dans ses réserves si nécessaire. Ainsi, une alimentation équilibrée est essentielle pour la mère allaitante, afin d'éviter carences et répercussions sur l'enfant.
L'importance d'une alimentation équilibrée pendant l'allaitement
Les besoins énergétiques de la mère augmentent de 460 à 600 kcal, répartis sur trois repas et deux collations. Les régimes amaigrissants sont à proscrire. Privilégier les protéines de qualité à chaque repas, par exemple un œuf et des tartines au beurre d'amande au petit-déjeuner, et des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots azuki) au déjeuner et au dîner. Ces dernières, riches en fibres insolubles, améliorent le transit souvent ralenti après l'accouchement.
Le rôle du microbiote intestinal chez le bébé
Le bébé apprend et se transforme constamment, grâce à divers nutriments. Cependant, des problèmes de digestion peuvent survenir. Le microbiote intestinal, composé de bactéries microscopiques, est vital pour la santé et le bien-être du bébé. Un déséquilibre peut entraîner une gêne digestive. Les probiotiques (bonnes bactéries) et les prébiotiques (nourriture pour les bonnes bactéries) jouent un rôle essentiel. Le lait maternel est l'aliment idéal jusqu'à 6 mois, contenant naturellement des prébiotiques et probiotiques favorisant la croissance des bonnes bactéries et réduisant les bactéries nocives.
La diversification alimentaire et l'introduction du poireau
Entre 4 et 6 mois, la diversification alimentaire commence. Il est normal que le bébé hésite face aux nouveaux aliments. Une fois la diversification commencée, les probiotiques se trouvent dans les yaourts natures et les légumes fermentés (chou), tandis que les prébiotiques se trouvent dans l'ail, l'oignon, le poireau, l'asperge et certains laits enrichis. En cas de doute, consulter un pédiatre.
Le poireau : bienfaits et utilisation pour les bébés
Le poireau, légume largement cultivé en France, est disponible toute l'année, avec une haute saison de septembre à mars. Il est à consommer cuit pour les bébés. Sa saveur rappelle l'oignon et l'asperge. Peu calorique, il est riche en vitamines A, C, E et en oligo-éléments (calcium, magnésium, fer). Sa teneur élevée en fibres en fait un aliment diurétique.
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À quel âge introduire le poireau ?
Le poireau peut être introduit dès 6 mois. Au début, utiliser uniquement le blanc cuit à la vapeur, sans sel ni matières grasses, et mixé finement. La partie verte, plus forte en goût et riche en fibres (donc plus difficile à digérer), est à introduire vers 1 an. Elle est également plus riche en vitamines, donc intéressante nutritionnellement.
Comment cuisiner le poireau pour bébé ?
Associer le poireau à la pomme de terre pour une purée onctueuse ou un potage. Il accompagne bien le poisson. Ajouter un filet de citron et une branche de thym lors de la cuisson. Pour les petits gourmands, ajouter un Kiri avant de mixer.
Les bienfaits du poireau
Le poireau est excellent pour la santé et les plats de bébé. Opter pour des poireaux frais, en utilisant d'abord le blanc. Les poireaux surgelés conviennent également.
Allaitement et alimentation : idées reçues et recommandations
De nombreuses idées reçues circulent sur l'alimentation des mères allaitantes. Certaines restrictions alimentaires sont à connaître, mais elles sont moins nombreuses que pendant la grossesse.
Les aliments à consommer avec modération
- Poisson : Autorisé et recommandé, mais limiter les poissons riches en mercure (prédateurs sauvages comme lotte, bar, bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon). Éviter espadon, marlin, siki, requin et lamproie. Restreindre la consommation d'anguilles, barbeaux, brèmes, carpes, silures à une fois tous les 2 mois pour les femmes allaitantes et les enfants de moins de 3 ans.
- Café : Limiter la caféine pour éviter les difficultés d'endormissement et l'irritabilité chez le bébé.
- Chocolat : Consommer avec modération en privilégiant le chocolat noir, plus riche en nutriments.
Les aliments autorisés
- Œufs : Autorisé quelle que soit leur forme.
- Soja : Aucune étude ne le déconseille.
- Charcuterie : Autorisé. Les infections ne sont pas transmissibles par le lait maternel.
- Boissons gazeuses : Autorisé avec modération.
- Sushi : Autorisé. La listeria ne passe pas dans le lait maternel.
- Fruits de mer : Autorisé, mais éviter les fruits de mer exotiques et privilégier une préparation bien cuite.
- Persil : Autorisé en quantité raisonnable. Il faudrait en manger une quantité astronomique pour couper la lactation.
- Chou-fleur : Autorisé.
- Citron : Autorisé, mais surveiller la réaction du bébé.
- Clou de girofle : Autorisé, mais demander l'avis d'un médecin ou d'une sage-femme.
- Ail : Autorisé, mais surveiller la réaction du bébé.
- Gingembre : Autorisé.
- Chou : Autorisé. Le chou en cataplasme soulage les engorgements.
- Fromage : Autorisé, y compris le fromage à pâte crue.
Les aliments à éviter (ou non)
Contrairement aux idées reçues, il n'y a aucun aliment strictement interdit pendant l'allaitement. L'essentiel est de privilégier une alimentation variée et équilibrée, riche en nutriments.
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Alcool et allaitement
Consommer de l'alcool avec modération pendant l'allaitement est possible. En cas de consommation importante, attendre quelques heures avant de donner le sein.
Coliques et alimentation
La plupart du temps, vous pouvez manger de tout sans provoquer de coliques chez votre bébé allaité. Si vous constatez qu’il en a, sachez que cela ne provient pas forcément de l’allaitement. Chaque bébé réagit différemment : ce qui cause une réaction allergique ou des problèmes digestifs chez l’un peut être sans effet chez l’autre.
Remèdes de grand-mère et pratiques traditionnelles
De nombreuses cultures utilisent des remèdes naturels pour soulager les maux des bébés.
- Algérie : Infusion de cumin pour favoriser le sommeil et la digestion. (À partir de 6 mois : une cuillère de cumin en poudre dans de l'eau ou du lait chaud).
- Allemagne : Infusions de fenouil contre les coliques. (Une petite cuillère de fenouil infusée dans une tasse d'eau frémissante, filtrée et refroidie, à donner au biberon tout au long de la journée).
- Arménie : Cataplasme de miel contre les maux de gorge. (Miel sur des tissus enveloppant le cou du bébé).
- Brésil : Un petit bout de fil ou de tissu rouge sur le front du bébé contre le hoquet.
- Australie : Huile essentielle d'eucalyptus radié contre le nez qui coule. (Bol d'eau chaude avec quelques gouttes d'huile essentielle au pied du lit).
- Cameroun : Piment et sel (gemme, sel marin fossilisé) sur les gencives pour soulager la poussée dentaire.
- Argentine : Massage du ventre avec une huile de tournesol et de camomille séchée contre les coliques.
- Chili : Linges humides sur la peau contre la fièvre.
- Israël : Compresses de sauge infusée contre la conjonctivite.
- Italie : Lait maternel sur les nouveaux aliments pour faciliter la diversification et gouttes de lait maternel dans les narines contre le rhume.
- Pologne : Ail frais quand les enfants ont le nez qui coule. Sirop à base de miel et d'ail contre le rhume ou la toux (à partir de 3 ans).
- Soupe au poulet : Un classique dans de nombreux pays, riche en vitamines et minéraux, favorise la lactation.
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