Pierrette Rossi, née Brochay le 7 février 1918 à Lyon, est une figure marquante de la Résistance française. Son parcours, empreint de patriotisme et de dévouement, témoigne d'un engagement sans faille pour la libération de la France durant la Seconde Guerre mondiale. Son histoire est celle d'une femme ordinaire qui, face à l'adversité, a choisi de se battre pour ses convictions, laissant une empreinte indélébile dans l'histoire de son pays.

Un Patriotisme Précoce

Dès son plus jeune âge, Pierrette fait preuve d'un patriotisme ardent. La déclaration de guerre la plonge dans le désespoir, regrettant de ne pouvoir servir activement dans l'armée en raison de son statut de femme. L'Occupation allemande la révolte profondément, et c'est l'appel du général de Gaulle à la radio qui ravive son espoir et la pousse à agir.

L'Entrée en Résistance

Au début de l'année scolaire 1941-1942, alors qu'elle travaille à l'inspection académique de Bourg-en-Bresse, Pierrette entre en contact avec un membre du mouvement Combat. Cette rencontre marque le début de son engagement actif dans la Résistance. Elle devient agent de liaison, distribuant tracts et journaux clandestins.

Les journaux clandestins jouaient un rôle crucial à cette époque. Ils servaient à rétablir la vérité, face à la propagande française-allemande qui diffusait de fausses nouvelles. Ils avaient également pour but de donner de l'espoir et d'encourager les gens à agir. À Bourg, la circulation de ces journaux était limitée au départ. Des tracts étaient parfois recopiés et dispersés. Les journaux reçus étaient distribués dans les boîtes aux lettres, ciblant des personnes connues ou choisies au hasard. Dans l'Ain, le sentiment général était plutôt hostile à Hitler, mais passer de la pensée à l'action représentait un défi.

Un jour, Pierrette reçoit à son travail la liste des jeunes instituteurs requis pour le Service du Travail Obligatoire (STO). Elle détourne le courrier et accueille les jeunes concernés, leur offrant la possibilité de rejoindre le maquis plutôt que de partir travailler en Allemagne. Elle quitte elle-même l'Éducation nationale pour entrer dans la clandestinité, adoptant le pseudonyme de "Denise Dupont".

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Au Cœur de l'Action Clandestine

Pierrette participe activement au Service social du département de l'Ain de Combat. Elle est ensuite affectée au sein des Mouvements unis de la Résistance (MUR), elle travaille clandestinement à plein temps pour le Service social du département de l’Ain, puis devient responsable du Service social du Rhône sous le pseudonyme Rolande. Elle est chargée d’acheminer des colis aux résistants internés et à leurs familles, et d’aider les résistants clandestins. Pour assurer ses missions, elle obtient des informations précieuses d'un officier de la Wehrmacht en poste à la prison de Montluc. Elle lui donne des noms de résistants, afin qu'il lui dise s'ils sont en prison, fusillés ou déportés. Cela permet à Pierrette de prévenir leurs familles et de leur venir en aide.

Arrestation et Déportation

Le 11 juillet 1944, Pierrette est arrêtée à la suite d'une dénonciation de son assistante, elle aussi arrêtée. Elle est internée à la prison de Montluc avant d'être déportée, le 11 août 1944, vers le camp de Ravensbrück, l'un des derniers convois de déportés, avec à son bord plus de 600 hommes, femmes et enfants. Le voyage est long et pénible, les voies ferrées étant souvent détruites par les résistants. Elle arrive à Ravensbrück après 11 jours.

L'Enfer de Ravensbrück et les Kommandos

À Ravensbrück, Pierrette est affectée à différents kommandos de travail : Torgau (usine de munitions et d'explosifs), Abterode (usine BMW fabriquant des pièces de moteurs d'avions) et Markkleeberg (finition des leviers d'ailes d'avions pour la firme Junkers). Malgré les conditions inhumaines, elle s'efforce de rester digne et solidaire de ses camarades. Elle poursuit ses actes de résistance, sabotant les pièces dans l'usine où elle est forcée de travailler pour la machine de guerre allemande.

L'Évasion et le Retour en France

Alors que les troupes soviétiques approchent, les SS décident d'évacuer le camp. Les déportés sont contraints de se replier à pied pendant des heures et des jours, encadrés par les SS. Ce sont les "colonnes de la mort". Pierrette et ses amies parviennent à s'échapper en avril 1945 lors d’un transfert. Après un long et épuisant périple, elle arrive à l'hôtel Lutétia à Paris, qui accueille les déportés à leur retour des camps, à la fin du mois de mai 1945, le 24 mai 1945.

L'Après-Guerre et l'Engagement Social

Après la guerre, Pierrette reprend son travail social avec le groupe Revivre, participant au rapatriement d'enfants juifs et d'orphelins.

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Famille et Mariage

Elle épouse le cinéaste Raoul Rossi (1927-2006) avec lequel elle a trois enfants.

Décès

La date de décès de Pierrette Rossi n'est pas indiquée dans le texte.

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