L'augmentation mammaire est une intervention de chirurgie plastique très courante en France. De nombreuses femmes se posent des questions sur la compatibilité entre implants mammaires et allaitement. Cet article vise à répondre à ces interrogations et à fournir des informations claires et précises sur le sujet.
Compatibilité entre implants mammaires et grossesse
Le port de prothèses mammaires et la grossesse sont tout à fait compatibles. Si vous songez à une augmentation mammaire, mais planifiez également une grossesse dans les mois à venir, il est important d’en discuter avec votre chirurgien lors de la consultation. Si votre projet de grossesse est proche, il peut être préférable de repousser l’intervention après la grossesse. Si vous souhaitez avoir des enfants, mais pas dans l’immédiat, il est tout de même important d’en parler avec votre chirurgien esthétique. Une future grossesse doit être prise en compte dans le choix du volume de l’implant. Si vous possédez déjà des prothèses mammaires et qu’un désir d’enfant se fait sentir, il est important d’attendre au moins 6 mois, voire 1 an, après l’intervention avant d’envisager une grossesse.
La modification de la forme et du volume des seins après une grossesse et l’allaitement est un phénomène normal qui se produit avec ou sans prothèses mammaires. La possibilité d’allaitement après pose de prothèses mammaires va dépendre de la chirurgie effectuée.
Allaitement et implants mammaires : est-ce possible ?
Oui, il est tout à fait possible d’allaiter avec des prothèses mammaires. Aujourd’hui, nous avons assez de recul pour affirmer que dans la grande majorité des cas, l’allaitement après cette intervention n’est pas compromis. Les prothèses mammaires (en silicone ou en sérum physiologique) sont placées derrière la glande mammaire, et ne sont pas en contact direct avec le lait maternel. Il n’y a donc aucun risque documenté pour le bébé.
L’augmentation mammaire n’est pas incompatible avec l’allaitement, à condition d’adopter une technique chirurgicale respectueuse des tissus mammaires.
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Impact des implants sur la qualité et la quantité du lait maternel
Non, les implants mammaires n’ont pas d’impact sur la qualité du lait maternel. Les prothèses mammaires, qu’elles soient remplies de sérum physiologique ou de gel de silicone, n’affectent ni la composition du lait maternel ni sa qualité.
Si la qualité du lait reste inchangée, la quantité produite peut être affectée dans certains cas, selon l’emplacement de l’implant et la technique chirurgicale utilisée.
Technique chirurgicale et allaitement
L’essentiel réside dans la technique chirurgicale utilisée. En fonction de la voie d’abord utilisée lors de l’opération, les canaux lactifères peuvent être endommagés ou non. Pour une incision périaréolaire inférieure, il se trouve parfois que l’allaitement soit compromis. Cette intervention nécessite une attention particulière, car elle peut affecter la sensibilité du mamelon. L’impact de cette opération sur l’allaitement dépend du professionnalisme du chirurgien qui vous opère.
La technique Dual Plan, couramment utilisée en chirurgie plastique, permet de préserver au maximum le tissu glandulaire. Les autres voies d’abord comme l’incision hémi-aréolaire inférieure ou les incisions péri-aréolaires préservent généralement mieux les fonctions lactées. Le choix de la loge de l’implant influence également les résultats.
Les implants placés sous le muscle pectoral ont tendance à perturber moins les glandes mammaires et les canaux lactifères que ceux placés sous la glande mammaire. Cependant, il est important de discuter ouvertement avec votre chirurgien avant l’opération.
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Précautions à prendre avant et après l'accouchement
Si vous prévoyez d’allaiter, il est important d’en discuter avec votre chirurgien et votre médecin afin de bien comprendre l’impact éventuel de vos implants sur l’allaitement. Une visite auprès d’un spécialiste de l’allaitement ou d’un médecin est conseillée pour garantir un bon démarrage de l’allaitement après l’accouchement.
Après une chirurgie d’augmentation mammaire, il est conseillé d’attendre environ six mois après l’accouchement. Le délai peut être plus long si la patiente a allaité. Pour choisir au mieux le volume des implants, on attendra que la glande mammaire retrouve sa taille normale. La reconstruction du sein après grossesse nécessite une évaluation complète de l’état des tissus.
Impact des implants sur l'apparence des seins après l'allaitement
L’allaitement peut laisser certains changements durables sur les seins, notamment une sensation de « vide » ou un affaissement mammaire.
L’allaitement en présence d’implants mammaires soulève souvent des inquiétudes concernant l’impact potentiel sur l’intégrité et l’apparence des prothèses. Les prothèses, qu’elles soient en silicone ou en sérum physiologique, sont conçues pour résister à diverses pressions et changements corporels. L’acte d’allaiter ne provoque généralement pas de déplacement ou de détérioration des implants. Il est essentiel de suivre les recommandations de votre chirurgien après l’opération et pendant l’allaitement pour minimiser tout impact esthétique.
Si vous envisagez d’avoir des enfants et d’allaiter dans un futur proche, il est souvent recommandé d’attendre après l’allaitement pour envisager une augmentation mammaire. L’allaitement peut entraîner des changements significatifs dans la taille et la forme des seins, affectant ainsi le résultat esthétique souhaité avec des implants. Cela dit, si vous ne prévoyez pas d’allaiter ou si vous avez déjà terminé votre période d’allaitement, vous pouvez envisager une augmentation mammaire à tout moment, en discutant préalablement avec votre chirurgien des implications potentielles et du timing idéal en fonction de vos circonstances personnelles.
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Interventions chirurgicales possibles après l'allaitement
Plusieurs interventions chirurgicales peuvent être envisagées après l'allaitement pour corriger les changements survenus au niveau des seins :
- La mastopexie (cure de ptose ou lifting des seins) : Cette procédure vise à remonter et remodeler les seins. Le chirurgien enlève l’excès de peau et repositionne le mamelon pour donner aux seins une forme plus jeune et plus ferme.
- L’augmentation mammaire : Pour celles qui trouvent leurs seins trop petits après l’allaitement, l’augmentation mammaire à l’aide d’implants mammaires ou d’un lipofilling peut aider à retrouver du volume.
- La réduction mammaire : Dans certains cas, l’allaitement peut laisser les seins disproportionnellement grands et lourds, causant inconfort et problèmes de posture. La chirurgie de réduction mammaire est une intervention chirurgicale permettant de diminuer le volume des seins, en enlevant de la glande et de la graisse.
Risques et complications potentiels
Bien que rares, certaines complications peuvent survenir :
- L’infection des canaux galactophores (galactophorite) : L’inflammation du tissu mammaire peut survenir en cas de stagnation du lait. Dans le cas où la galactophorite est avérée, le lait devra être tiré et jeté jusqu’à la guérison complète.
- La rupture d’une prothèse mammaire : En cas de rupture d’une prothèse mammaire, l’allaitement reste possible, mais l’opération de remplacement des implants doit être programmée sans trop tarder. En cas de rupture d’implant mammaire, le suivi médical permet une détection précoce. Le démarrage d'une grossesse avec des implants rompus est une situation possible. La réalisation d'une anesthésie générale pendant une grossesse peut-être problématique. Il est donc souhaitable de ne pas avoir à gérer une complication liée aux implants pendant la grossesse qui nécessiterait une anesthésie générale.
- La formation de coque (fibrose capsulaire ou contracture capsulaire) : Cette complication est assez rare, pouvant survenir lors d’une pose de prothèses mammaires. Un implant mammaire est un corps étranger, l’organisme peut donc provoquer une coque autour de la prothèse en cas d’intolérance, mais n’empêche pas la lactation. Le plus souvent, il s’agit uniquement d’une gêne plutôt esthétique.
Information complémentaire
Les prothèses de nouvelle génération sont remplies avec un gel de silicone très cohésif. La taille des implants et le volume des tissus environnants sont des facteurs à considérer lors du choix. Les techniques de chirurgie esthétique évoluent constamment pour améliorer la sécurité.
Aucun lait artificiel ne possède les propriétés du lait produit par la glande mammaire. Il est riche en Immunoglobuline, permet au bébé de renforcer son système immunitaire, tout en limitant les infections virales. Une étude récente montre que le lait de la mère s’adapte totalement au besoin du nourrisson. Il faut également rappeler que dans les cas où le nouveau-né éprouve des difficultés à téter au niveau des mamelons, le recours au tire-lait est tout à fait envisageable, malgré la présence des prothèses.
Au cours de la consultation avec votre chirurgien, il est essentiel d’aborder le sujet d’un éventuel projet de grossesse. Néanmoins, en fonction des variations et de la prise de poids durant la grossesse, le résultat esthétique peut varier.
Grossesse, implants et volume mammaire :
En théorie, le risque d'une grossesse chez une porteuse d'implants est principalement esthétique, au niveau de la poitrine. Le volume des seins augmente le plus souvent naturellement lors d'une grossesse, aboutissant parfois à une distension de la peau et à un affaissement de la poitrine après la grossesse : c'est la ptose mammaire. En présence d'implants, qui eux-même peuvent distendre la peau, le risque est donc d'aggraver cet affaissement de la poitrine déjà consécutif à la grossesse. En pratique, on note souvent, chez les porteuses d'implants, une augmentation assez faible du volume des seins lors des grossesses, car elles ont naturellement peu de volume de glande mammaire. Ainsi l'impact de la grossesse même en présence d'implants est souvent négligeable sur l'esthétique des seins.
Allaitement et risque de ptôse mammaire
L'allaitement est possible chez les porteuses d'implants mammaires. Cependant, c'est surtout pendant l'allaitement que les augmentations fortes de volume des glandes mammaires peuvent se produire, pouvant aboutir à l'affaissement de la poitrine. Ce risque d'affaissement (ptose mammaire) est d'autant plus important que l'allaitement est prolongé. Les porteuses d'implants souhaitant limiter les risques de ptose mammaire après grossesse seront donc incitées à allaiter le moins longtemps possible.
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