Introduction
La maîtrise du langage est une étape cruciale du développement de l'enfant. Parmi les différentes catégories de mots, le nom occupe une place particulière, surtout dans les premières années de l'apprentissage linguistique. Cet article explore la définition du "petit nom" dans le contexte de la maternelle, en s'appuyant sur les recherches en linguistique et en acquisition du langage. Nous examinerons l'importance des noms dans le développement lexical et grammatical de l'enfant, ainsi que les méthodes pédagogiques utilisées pour faciliter leur apprentissage.
Définition du "Mot" : Un Concept Évanescent
Dans la conscience linguistique des locuteurs francophones, le « mot » est un concept de la grammaire traditionnelle qui permet de « parler » du langage en s’appuyant sur sa segmentation à l’écrit et sous-tendu par la croyance qu’« un mot correspond à une idée ; une idée correspond à un mot ». Cependant, cette conception ne peut tenir que tant qu’elle est impensée, le concept de « mot » pouvant être qualifié d’évanescent tellement sa définition est à géométrie variable. Au-delà de sa critique, le « mot » résiste dans l’usage que ce soit dans celui des linguistes qui ne l’ont pas totalement exclu de leurs concepts opérationnels ou que ce soit dans l’enseignement où il est omniprésent, parfois en concurrence avec des regroupements de mots aux contours variables. Dès lors, se posent des questions de cohérence aussi bien en linguistique qu’en didactique de la langue : quels effets sur les élèves et sur les enseignants peut bien avoir l’usage d’un concept flou ? Faut-il redéfinir le mot en cherchant à lui donner une cohérence proprement linguistique ? Sur quelles bases pourrait se faire cette définition et avec quelles conséquences sur la description du français ?
L’incohérence des raisonnements : quand un « mot » est un « mot », point !
Dans l’usage commun qui en est fait, l’unité graphique impose au regard le « mot » comme une réalité inaliénable qu’il ne serait pas utile d’interroger. Or, le mot graphique se présente implicitement comme la coïncidence de critères qui en réalité ne concordent pas : « une unité autonome de sens représentée par les blancs de l’écrit ». De fait, ce qu’on appelle communément « mot » est le fruit de logiques implicites et contradictoires. Depuis Saussure, la mise au jour du morphème, caractérisé comme unité minimale de signification, n’a pas contribué à une redéfinition du mot. En effet, si un mot peut correspondre à un morphème, comme sans, ou sembler y correspondre comme Pars !, il est, la plupart du temps, constitué de plusieurs morphèmes. Le mot « partions » inclut ainsi un lexème part-, un morphème -i de l’imparfait et un morphème -ons de la personne 4, mis au jour par les commutations respectives avec voulions, partons et partiez. Il n’est pas logique de conclure que -ons n’est pas un mot si nous ou il l’est. En outre, cette logique est contredite à l’intérieur même de la langue française qui admet d’une part quelques « mots » amalgamés comme au qui ne sépare pas à de l’article défini le et d’autre part des mots composés et des formes composées de mots qui n’en seraient pas moins « mots » bien que séparés par des blancs graphiques. C’est le cas de parce que dont la définition en tant que « mot » s’appuie sur la non-séparabilité des éléments. La non-séparabilité d’éléments graphiques séparés par des blancs n’est pourtant pas non plus un critère absolu de définition du « mot ». De fait, si le mot graphique est difficile à légitimer, c’est qu’il semble, par sa segmentation, imposer une analyse de la langue. De la même façon, l’écrit ne peut pas signaler les amalgames ou les absences significatives que met au jour une analyse par opposition. « Une partie des cas d’amalgame n’apparaît comme lacunaire que par une “illusion d’optique”. Nous dans Nous venons n’apparaît amalgamer la personne et le mode que parce que celle-là est marquée par variation qualitative (Nous versus Vous) et celui-ci par variation quantitative : Nous versus -Ø, dite absence significative. « Les valeurs sémiologiques sont des réalités abstraites, dont l’identification fait appel, automatiquement chez le locuteur, et réflexivement chez l’analyste, à un raisonnement structural. Comme le dit R. La représentation du langage ferait ainsi toujours courir le risque d’une positivation, ce qui explique qu’une segmentation par morphèmes ne serait pas plus satisfaisante que la segmentation en mots. Sans doute faut-il reconnaître à la segmentation actuelle la fonction de rendre lisible ce qui serait sinon un continuum mais pas de l’analyser. De fait, il semble bien que la résistance qu’opère le « mot » dans les usages y compris ceux des linguistes marque la nécessité d’une unité morphologique. « De façon générale, la tendance à ne pas séparer dans l’énoncé, les monèmes qui sont sentis comme étroitement liés par le sens est trop naturelle pour qu’on n’en trouve pas des traces dans toutes les langues. Prenant acte d’un emploi toujours présent même si larvé en particulier dans la définition de la dérivation et des catégories de mots, y compris chez les linguistes qui l’ont évacué comme les fonctionnalistes et les structuralistes, certains théoriciens de la théorie de la médiation, comme Pergnier, s’interrogent : « Est-ce l’existence du mot qui pose problème ? « Si l’unité, concernant le mot, ne peut se fonder sur l’unicité de constituants, elle ne peut se fonder que sur la solidarité. Or, des solidarités fortes et à double sens lient certains morphèmes, leur coprésence étant rendue nécessaire et leur ordre fixe. « La solidarité d’apparition entre les listes de sèmes associés [chant- apparaît avec -ait ou -a, aucun des morphèmes ne peut apparaître seul] s’accompagne d’une fixité de l’ordre dans lequel ils apparaissent. Mais c’est pour reprendre cette démonstration en faveur de l’introduction d’autres morphèmes que ceux intégrés par le mot graphique. Se pose alors la question de la limite de ces « mots » puisqu’on peut reconnaître différentes solidarités dans un énoncé qui, opérant de proche en proche, peuvent conduire à reconnaître des configurations multiples et finalement insaisissables [16]. Pour en donner un exemple, dans l’énoncé elle parle le javanais, alors que la sélection de elle se fait simultanément avec celle de parle rendant compte de leur interdépendance, il n’en est pas de même des éléments elle parle et le javanais qui peuvent constituer des énoncés complets, autonomes dans le cadre de réponse à une question. De même, la disposition ne respecte pas les mêmes règles de fixité entre ces éléments qu’entre les morphèmes solidaires, comme le démontre Pergnier qui fait contraster : « Les enfants jouent dans la cour/Dans la cour jouent les enfants/dans la cour, les enfants jouent/Les enfants dans la cour jouent », voire « Jouent, dans la cour, les enfants… » avec « *Enfants les jouent dans rue la. Le « mot » dans sa nouvelle acception ne serait donc pas une « unité de sens » mais une « unité grammaticale de signification » [19]. Bonnet et al. le définissent comme « la plus petite unité sémiologique sur l’axe du texte (axe horizontal des combinaisons). « Toute définition structurale est susceptible des deux analyses (analyse générative de segmentation et analyse taxinomique de classement), simultanées mais distinctes. Si on s’appuie sur le critère de solidarité pour poser les frontières d’un mot, il apparaît facilement que le déterminant en français n’est pas autonome et est, au contraire, étroitement associé au lexème, lui-même étant nécessairement précédé d’un déterminant. Quand ce n’est pas le cas, on peut poser la présence d’un déterminant zéro « qui acquiert une valeur sémiologique par opposition aux déterminants matérialisés » [23]. « Massivement, le genre et le nombre des noms sont, en français oral, portés par le déterminant. Il est possible de montrer qu’il en est de même de la préposition dans le modèle du nom, non autonome *sur. *à. *il parle sur. et toujours antéposée au déterminant *le sur bureau, *une heure à. L’autonomie de certaines prépositions en fait alors des adverbes homonymes [26] : devant, il part devant. Quant à l’adjectif, nous nous proposons de l’analyser comme une simple variante du nom. Il est aisé de montrer que certains morphèmes comme je, il ne sont pas autonomes mais se présentent toujours associés au verbe. « Les valeurs pronominales je/tu/il/ils (par opposition à moi/toi/lui/eux) ne sont signifiables que dans le cadre du mot verbal. Elles sont, du point de vue sémiologique, des préfixes verbaux, au même titre que le signifié FUTUR par exemple est un suffixe verbal. La théorie de la médiation n’est d’ailleurs pas la seule à reconnaître le statut spécifique du « pronom personnel conjoint » (que nous choisissons d’appeler pour notre part « préfixe de personne »). La démonstration d’une solidarité à double-sens, c’est-à-dire de la nécessité pour un verbe de sélectionner un préfixe de personne, demande de prendre en compte des absences significatives. Ainsi, en syntaxe, la mise en relation sujet de Paul et de il viendra tend à effacer il, même si ce n’est pas toujours le cas « Paul, il viendra » « Quand Paul viendra-t-il ? » « Paul i viendra ». On peut alors avoir, comme le remarque Creissels, « l’illusion d’une commutation entre les indices de sujet et les constituants nominaux correspondants » [29]. Reconnaître la solidarité entre préfixe de personne et lexème nécessite donc une analyse structurale, une analyse en creux qui va au-delà de la prise en compte du visible. Comme l’indique Urien : « Tout message est rapporté à un « logomètre » de référence, ce minimal d’autonomie qu’est le segment [c’est-à-dire mot]. Creissels explique l’absence de repérage, dans les descriptions du français, du statut spécifique des préfixes de personne par le manque de familiarité de cette forme dans les langues indo-européennes [32]. Cependant, au-delà du critère de solidarité du préfixe de personne et du lexème, celui de la disposition peut sembler problématique dans l’unité verbale quand on prend en compte la postposition du préfixe de personne dans le type interrogatif (vient-elle ?) ainsi que dans quelques cas de syntaxe (incise ou liés à certains adverbes à l’initiale de la phrase). la dépendance de ces morphèmes au lexème est évidente puisqu’ils ne peuvent apparaître seuls (*me, *les, *leur, *lui [34]). La réciproque, c’est-à-dire la dépendance du lexème à ses morphèmes complémentaires, demande à prendre en compte ce qui est désigné par la notion de « transitivité verbale » de la grammaire traditionnelle : hors syntaxe, les verbes transitifs nécessitent la présence de ces morphèmes : je les attrape et non *j’attrape ; il lui obéit et non il obéit qui serait un emploi absolu. Le jeu de ces morphèmes qui participent de la polysémie des verbes est complexe, rendant la sélection des morphèmes complémentaires apparemment libre. En outre, ces derniers peuvent être effacés par une mise en relation syntaxique (Il l’entend, la pluie/ Il entend la pluie), comme c’est le cas pour le préfixe de personne, ce qui participe de la difficulté de reconnaître la solidarité réciproque entre verbe et morphème complémentaire. Cependant, on peut poser la place de ces morphèmes comme une possibilité théorique, remplie ou non par l’usage. Quand le schéma du verbe inclut un morphème complémentaire, sa présence est nécessaire hors syntaxe. Il s’agit donc bien d’une solidarité réciproque. la fixité de la disposition de ces morphèmes est avérée, qu’ils soient antéposés au lexème dans le type déclaratif et interrogatif ou postposés dans le type impératif positif (dis-le !) quand bien même cette disposition présente une variation selon les personnes (il me le dit/il le lui dit). Avons-nous tout bien englobé ? « Or, continue-t-il, ces critères formels existent ». P.personneM assertionM.Complém.M.Accom-pliS. d’assertionlexèmeM. temps/modeS. le participe passé se présente facilement sous une forme autonome : pourtant sorti à l’heure, il n’était pas là. il est très facilement séparable de l’auxiliaire, par un pronom, un adverbe, voire toute une proposition. Il n’a rien laissé. De fait, étymologiquement [37], la forme composée du verbe correspond à la mise en relation de deux unités, un verbe et un participe passé à valeur adjectivale. cette forme est aujourd’hui complètement grammaticalisée, créant une relation entre le verbe et le participe passé qui passe par la désémantisation de l’auxiliaire avoir et l’antéposition) l’auxiliaire des morphèmes complémentaires du participe passé qui vient lier les deux formes. Il faut que, malgré tout, tu progresses. Dès lors, deux analyses sont possibles, la première consistant à exclure du schéma verbal (mais aussi nominal) la conjonction et la préposition, faisant de ces éléments des relateurs ; la seconde, concluant à leur appartenance au schéma de l’unité verbale en considérant que les critères d’interdépendance et de fixité de la disposition sont réunis et établissent la solidarité entre les morphèmes. C’est le choix de Bonnet et al. « Trois adverbes sont ici insérés dans un seul mot (j’ai mangé), en l’occurrence un verbe. En définitive, deux critères seulement sont donc conservés : la solidarité et la disposition (avec ses variantes). Si l’analyse linguistique, malgré sa complexité, suffit à démontrer l’existence de « mots » plus étendus que les « mots graphiques », elle a aussi été mise à l’épreuve de la clinique, dans le cadre des expérimentations du LIRL (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches sur le Langage) de Rennes 2 dans les années 1980 [40]. En effet, dans le cadre de recherches sur l’aphasie, l’équipe du LIRL s’est attachée à montrer qu’on pouvait séparer une rationalité glossologique d’autres rationalités humaines, d’ordre sociologique, éthique et technique, chacune de ces rationalités pouvant se révéler intacte quand les autres étaient touchées. Plus précisément pour ce qui nous intéresse, elle a aussi permis de distinguer, dans la logique linguistique, entre deux capacités d’analyse qui pouvaient être touchées séparément selon que le malade fût atteint de l’aphasie de Wernicke ou de l’aphasie de Broca. A ainsi été démontré que l’aphasique de Wernicke n’était plus capable d’opérer de choix lexicologique et morphologique mais conservait les schémas d’unité quand l’aphasique de Broca, lui, était devenu incapable de construire une unité alors que ses choix lexicologiques et morphologiques étaient corrects et que donc sa capacité à établir une valeur par opposition était conservée. « Le Broca sémiologique ne dispose plus du principe génératif du mot. Pour lui, tout compte, tout sème a le même poids. Ne pouvant segmenter formellement, ne pouvant analyser en l’unité minimale ni du mot nominal ni du mot verbal, il inclinera à opérer des « unions » sauvages, qui par exemple, respectent l’accord - qui est le maintien d’un même choix sémique, p. ex. de genre ou de nombre - mais non la simultanéité des partiels sémiques du mot. Par là, le Broca témoigne d’une logique grammaticale partielle. Jongen reprend un autre test chez l’aphasique de Broca, intéressant car il permet de tester les limites du nom. Ce test consiste à compléter une phrase légendant des schémas de la position d’un chat par rapport à une chaise. Quand seul le début de l’énoncé est donné, le malade utilise la bonne préposition mais un schéma d’unité nominale incomplet : le chat est sur. Il démontre ainsi sa capacité d’analyse lexicologique (par opposition au choix de la préposition s…
Le "Petit Nom" : Définition en Maternelle
En maternelle, le "petit nom" fait référence aux noms communs que les enfants apprennent à identifier et à utiliser pour désigner les objets, les personnes et les animaux qui les entourent. Ces noms sont souvent concrets et facilement visualisables, tels que "table", "chaise", "maison", "papa", "maman", "chat", "chien". L'apprentissage de ces noms est essentiel pour le développement du vocabulaire de l'enfant et sa capacité à communiquer efficacement.
Importance des Noms dans l'Acquisition du Langage
Figurant parmi les premiers mots conventionnels produits par les jeunes enfants, les noms ont un statut privilégié dans l’acquisition. En même temps que les enfants, au début de leur deuxième année, commencent à se servir de petits mots fonctionnels à valeur socio-pragmatiques tels qu’interjections, routines, particules d’interaction comme « oui » ou « non », ils se mettent aussi à utiliser des éléments qu’on désigne sous le terme de « noms » dans la langue adulte. Bien qu’elle ait été récemment questionnée par certaines études sur l’acquisition de langues comme le coréen ou le chinois (Choi & Gopnik, 1995 ; Tardif, 1996), l’idée que l’acquisition des noms est précoce et précède celle des verbes ne peut guère être mise en doute pour un bon nombre de langues qui partagent l’opposition verbo-nominale. L’existence du « noun bias », ou prédominance initiale des noms, a été tout particulièrement mise en évidence dans des études qui, en utilisant les questionnaires parentaux standardisés du Communicative Development Inventories (Fenson, Dale, Reznick, Bates, Thal & Pethick, 1994) ont examiné le développement lexical d’enfants acquérant comme langue maternelle l’anglais, l’italien, l’espagnol ou l’hébreu, par exemple (pour une revue, voir Bassano, 2000a et Bassano et al., 2005). Diverses hypothèses ont été avancées pour expliquer la prédominance initiale des noms. La plus connue est l’hypothèse de la Partition Naturelle proposée par D. Gentner (Gentner, 1982 ; Gentner & Boroditsky, 2001) : les noms sont acquis précocement en raison de leur simplicité notionnelle et cognitive, parce que, contrairement aux verbes et aux autres termes relationnels, ils réfèrent généralement à des entités perceptives distinctes, d’une grande cohésion interne et hautement individualisées - des personnes, des objets concrets -, qui formeraient ainsi le marche-pied logique de l’acquisition lexicale.
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Nos études de production naturelle sur la structuration lexicale nous ont permis de mettre en évidence la place qu’occupent les noms dans le lexique des enfants français au cours des premières étapes du développement du langage, montrant en particulier leur précocité et leur haute fréquence initiale, ainsi que leur relatif décours par la suite. Ainsi, l’analyse du corpus de Pauline (Bassano et al., 1998) a fait apparaître que, parmi les quatre macro-catégories lexicales distinguées, deux prédominent largement en fréquence jusqu’à 18 mois au moins : les noms, qui forment 40 % des mots types, et les éléments que nous avons appelés « para-lexicaux » (interjections, particules oui/non, formules) qui en forment plus de 30 %. En revanche, les prédicats (verbes et adjectifs) sont à cette étape nettement moins représentés (15 %), et les mots grammaticaux moins encore (10 %). Par la suite, au cours du développement, les proportions de noms et d’éléments para-lexicaux diminuent tandis que les proportions de prédicats et de mots grammaticaux augmentent, de sorte qu’autour de deux ans les quatre catégories lexicales occupent à peu près la même part du lexique, et qu’à 30 mois, ce sont les mots grammaticaux qui sont le plus représentés (40 % des mots-types), suivis par les prédicats et les noms (26 % et 23 %) et finalement les items para-lexicaux (11 %). Ces tendances développementales ont été confirmées par une étude transversale impliquant un grand nombre d’enfants (20 par groupe d’âge) observés à 20, 30 et 39 mois (Bassano et al., 2005). La proportion moyenne de noms trouvée dans les productions des enfants diminue significativement entre 20 et 30 mois (de 31 % à 23 %), de même que la proportion d’items para-lexicaux (de 30 % à 17 %), tandis qu’augmentent significativement les proportions de prédicats (de 17 % à 23 %) et de mots grammaticaux (de 23 % à 38 %). Il est à noter que les changements développementaux observés entre 30 et 39 mois sont nettement moins drastiques qu’entre 20 et 30 mois : les changements entre 30 et 39 mois ne sont significatifs ni pour les noms (dont la propo…
Rôle des Noms dans la Construction de Phrases
Les noms ne servent pas seulement à nommer les choses. Ils sont aussi les éléments de base de la construction de phrases. En apprenant les noms, les enfants commencent à comprendre comment les mots s'assemblent pour former des phrases simples, puis des phrases plus complexes. Ils apprennent à utiliser les noms comme sujets, objets et compléments, ce qui leur permet d'exprimer leurs pensées et leurs besoins de manière plus précise.
L'importance du Genre et du Nombre
En français, les noms ont un genre (masculin ou féminin) et un nombre (singulier ou pluriel). L'apprentissage du genre et du nombre des noms est une étape importante de l'acquisition du langage. Les enfants doivent apprendre à accorder les articles, les adjectifs et les verbes avec les noms, ce qui nécessite une compréhension des règles grammaticales de la langue française.
Méthodes Pédagogiques pour l'Apprentissage des Noms en Maternelle
Les enseignants de maternelle utilisent diverses méthodes pédagogiques pour faciliter l'apprentissage des noms par les enfants. Ces méthodes sont souvent ludiques et interactives, et elles font appel aux différents sens de l'enfant.
Jeux de Vocabulaire
Les jeux de vocabulaire sont une méthode efficace pour enseigner les noms aux enfants. Ces jeux peuvent prendre différentes formes, telles que des jeux deMemory, des jeux de loto, des jeux de devinettes et des jeux de mime. L'objectif est d'aider les enfants à associer les noms aux objets, aux personnes et aux animaux qu'ils représentent, tout en s'amusant.
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Histoires et Chansons
Les histoires et les chansons sont également d'excellents outils pour l'apprentissage des noms. Les enseignants peuvent lire des histoires aux enfants et leur demander d'identifier les noms des personnages, des objets et des lieux mentionnés dans l'histoire. Ils peuvent également chanter des chansons avec les enfants et les encourager à répéter les noms des objets, des animaux et des personnes mentionnés dans les chansons.
Activités Pratiques
Les activités pratiques sont une autre méthode efficace pour enseigner les noms aux enfants. Les enseignants peuvent organiser des activités telles que des ateliers de cuisine, des ateliers de jardinage et des ateliers de bricolage. Ces activités permettent aux enfants de manipuler des objets concrets et d'apprendre les noms des différents ingrédients, outils et matériaux utilisés.
Utilisation d'Images et d'Objets Réels
L'utilisation d'images et d'objets réels est essentielle pour l'apprentissage des noms en maternelle. Les enseignants peuvent montrer des images d'objets, de personnes et d'animaux aux enfants et leur demander de nommer ce qu'ils voient. Ils peuvent également apporter des objets réels en classe et les faire manipuler par les enfants, tout en leur apprenant les noms de ces objets.
Intégration de la Robotique en Maternelle
Virginie, une professeure des écoles, a intégré la robotique dans sa classe de CM2, démontrant l'importance de l'interdisciplinarité. Elle a utilisé des robots Thymio et Ozobot pour un projet intitulé « Rob’Odyssée 93 », où les élèves devaient raconter l’histoire d’un héros découvrant une terre inconnue. Ce projet englobe le français (imagination, lecture, écriture), les arts plastiques, et les logiques mathématiques et scientifiques.
La robotique permet aux enfants de manipuler du matériel, de l'observer, et de tenter de comprendre son fonctionnement, une approche similaire à celle utilisée en maternelle avec des ballons. Les élèves apprennent à programmer les robots, ce qui les initie à la pensée algorithmique et au codage. Virginie utilise des méthodes variées, allant des activités non branchées avec des draps et des cases pour simuler des algorithmes, à l'utilisation de logiciels comme Scratch pour le codage.
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Cette approche interdisciplinaire montre comment des outils technologiques peuvent être intégrés dans l'éducation dès le plus jeune âge, en complément des méthodes traditionnelles d'apprentissage des noms et du langage.
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