Cuba, souvent surnommée la « Perle des Antilles », occupe une place unique dans l'histoire de l'Amérique latine. Alors que le reste du continent s'organisait en républiques indépendantes au début du XIXe siècle, Cuba restait sous domination espagnole, amorçant une lente transition vers un État-nation qui n'émergea qu'en 1902. L'analyse de la société civile protonationale et de son impact sur la formation de l'État-nation cubain révèle des dynamiques complexes.
Le Pacte de Zanjón et l'émergence des partis politiques
La signature du Pacte de Zanjón le 10 février 1868, qui mit fin à la première guerre d'indépendance cubaine (1868-1878), instaura un climat politique et social plus tolérant, notamment grâce à la promulgation de la Constitution espagnole de 1876. Ce pacte, malgré ses imperfections, ouvrit une nouvelle ère constitutionnelle à Cuba, accordant à l'île les mêmes conditions politiques et administratives qu'à Porto Rico, marquant ainsi le début d'une évolution politique profonde. Ce contexte favorisa l'organisation d'une vie politique locale, institutionnalisée par les premiers partis : le Partido Liberal (Parti Libéral), plus tard autonomiste (PLA) à partir de 1881, et celui de la Unión Constitucional (Union Constitutionnelle) (UC), fondés à quelques jours d'intervalle en août 1878.
La structuration de la société civile cubaine
Émile Durkheim considérait l'émergence de l'État comme intimement liée à la diversification de la société et à la multiplication des fonctions et des divisions sociales. C'est précisément ce qui se produisit à Cuba entre 1878 et 1902 : la société civile se structura, multiplia et consolida ses institutions locales.
L'historiographie cubaine a souvent négligé l'importance de ces deux partis dans le processus de construction de la nation cubaine, les considérant comme des freins à l'indépendance et à l'avènement de la République. Pourtant, la république cubaine instaurée en 1902 fut le résultat d'un long processus impliquant l'ensemble des acteurs politiques de la fin du XIXe siècle : indépendantistes, autonomistes et conservateurs. Bien que les deux dernières tendances rejetaient l'option indépendantiste, leur action au sein de la société doit être prise en compte pour comprendre l'émergence d'une identité politique cubaine.
La tendance générale a été de confondre la fonction sociale de ces partis et leur programme politique, conduisant à une condamnation globale de leur action, jugée anti-nationale. Cet amalgame a minimisé certains apports positifs et mesurables sur la société, retirant à leurs membres une légitimité à apparaître comme artisans de la nation cubaine. Il est essentiel de mettre en évidence les courants idéologiques existants au sein de ces partis pour nuancer l'interprétation de leur profil et de leurs actions.
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Ainsi, la composition même du PLA et ses propositions, souvent perçues comme dangereuses pour l'unité nationale par les autorités coloniales, reflétaient une variété de tendances. Parti de la nouvelle bourgeoisie créole, le PLA rassemblait d'anciens réformistes, des indépendantistes et de jeunes libéraux urbains, s'enrichissant progressivement d'autres secteurs sociaux et intégrant trois orientations principales : une conservatrice, une progressiste et une progressiste plus radicale. Il est donc compréhensible que des tensions internes aient conduit à la formation de clans et que, lorsque la solution autonomiste semblait difficile à réaliser, de nombreux membres du PLA aient rejoint les rangs des indépendantistes.
De même, l'UC présentait un portrait idéologique hétérogène, composé de conservateurs occupant l'éventail complet des degrés possibles du conservatisme, allant du plus radical au plus progressiste. La prise en compte de ces nuances permet d'interpréter plus justement certains discours, certaines alliances ou dissensions, comme celle qui se produisit au sein de l'UC lorsqu'une partie de ses membres, l'aile la plus progressiste, quitta le parti en 1893 pour fonder le Partido Reformista (Parti Réformiste).
L'importance des biographies individuelles
Les biographies individuelles des membres, qui sont à la base de l'évolution interne des partis et qui permettent d'élaborer une biographie collective, ont été trop peu étudiées. C'est en plongeant au cœur de ces parcours individuels complexes, dans les interrelations entre les différentes sphères d'actions des animateurs des partis, qu'il est possible de sortir d'une présentation lisse et homogène du PLA et de l'UC. Cette mise en perspective plus ample, qui fait apparaître les différentes facettes de leur vie publique, apporte les informations et les nuances essentielles à l'interprétation plus objective de leur action.
Il est essentiel de prendre en compte le travail de structuration de la société cubaine que ses membres ont accompli entre 1878 et le début de la guerre en 1895. Bien que leur action ait pu être un frein pour l'indépendance, il serait erroné de se limiter à juger leur programme politique pour valoriser leur action dans la société en construction ou nier leur patriotisme.
Certains auteurs, reconnaissant au PLA une certaine identité cubaine, essentiellement par opposition aux partis plus clairement espagnols, ont opposé sans nuances les indépendantistes aux autres, c'est-à-dire à ceux qui ont défendu une autre option que la solution armée. Cependant, il semble risqué de se baser uniquement sur une interprétation faite par un contemporain des événements pour analyser la période en question un siècle plus tard. Le recul historique devrait permettre une prise de distance critique quant aux perceptions et jugements de José Martí qui, en tant que leader du mouvement indépendantiste d'alors et contemporain des autonomistes, ne pouvait en tout état de cause appréhender objectivement le processus de construction de la société civile auquel il prenait lui-même part.
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L'évolution vers la république et le rôle des autonomistes
Centrer la réflexion sur une évaluation du patriotisme des autonomistes ou sur les conséquences négatives de leur action pour l'indépendance détourne la recherche à partir de données objectives et significatives. Une part importante de la population cubaine de l'époque se reconnaissait dans le programme autonomiste et soutenait ses propositions évolutionnistes et pacifistes, marquée sans aucun doute qu'elle était par le souvenir récent de la première guerre d'indépendance dévastatrice, qui avait secoué l'île entre 1868 et 1878 mais aussi, et surtout, civiquement réveillée par cette dernière.
Comme le souligne très justement J.A. Piqueras, la guerre avait mis debout la société qui, malgré l'échec de la guerre, ne renoncerait pas facilement à cette idée de souveraineté et de liberté. Cet épisode avait en outre mis en exergue deux réalités décisives pour l'évolution de Cuba : la caducité du système en place qui étouffait la colonie à tous niveaux mais aussi la prématurité de l'option indépendantiste. Et c'est sur la base de ces postulats que les acteurs politiques cubains organiseront dans l'île la vie politique, dans le cadre limité et contrôlé par les autorités coloniales, alors que les indépendantistes travailleront depuis l'étranger à l'organisation du mouvement révolutionnaire.
Ainsi, l'avènement de la république en 1902, au terme de la dernière guerre d'indépendance (1895-1898) et de l'occupation de l'île par les troupes étasuniennes (1899-1902), fut le résultat d'un long processus de vertébration nationale, auquel prit part, à différents niveaux, l'ensemble des principaux dirigeants sociaux cubains, qu'ils fussent indépendantistes, autonomistes ou même conservateurs. Pour les indépendantistes, il s'agissait de libérer le pays pour ensuite consolider sa société et former ses citoyens, de faire Cuba, dans l'esprit de Massismo D'Azeglio qui déclarait en 1861, alors que se réunissait le premier parlement de l'Italie unifiée, « l'Italie est faite, il reste à faire les Italiens ». Pour leur part, les autonomistes déclaraient que la mission de leur parti était de « faire un pays », un objectif entendu comme civique et pédagogique ; il fallait d'abord « créer des habitudes politiques », éduquer les Cubains et les former à l'exercice de leurs droits. Les conservateurs de l'UC, dont la seule mission déclarée était de maintenir le statu quo, intervinrent bien évidemment de façon distincte, en semant notamment d'embûches le développement du PLA et en l'entraînant sur le terrain de la joute politique quasi-continuelle.
Le PLA, par essence, fut le parti qui subit le plus les revers du monde politique, soumis qu'il était au contrôle de ses propositions et de ses actions par le pouvoir colonial ; ses membres ont dû apprendre, pour la survie du parti, l'art du louvoiement politique, navigant entre avancées et reculs de leur programme, au rythme des réformes, des restrictions et des censures.
Formé de Cubains réclamant « l'administration du pays par le pays », le PLA, en proposant une autre voie que l'indépendantisme et le conservatisme, constitua pour nombre de Cubains une option politique satisfaisante étant donné la situation du pays au sortir de la guerre.
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Prônant l'union et l'évolution pacifiste, le PLA affirma dès sa création son refus de la solution armée et la rejetterait jusqu'à sa disparition en 1897, considérant que « le salut, la gloire et la prospérité de Cuba est dans la paix consolidée, l'union de tous ». Il inscrivait son action dans un processus long et surtout « naturel » qui devait, à terme, aboutir à « la plus grande décentralisation possible au sein de l'unité nationale ». Le parti dut, dans un premier temps, et pour des raisons stratégiques, renoncer à s'appeler Autonomiste et à poursuivre trop ouvertement cet idéal, et défendit pour cela dans un premier temps une politique d'assimilation, exigeant que leur soient accordés les mêmes droits que ceux dont jouissaient les Espagnols de la métropole. Mais très tôt, déjà en 1879, les autonomistes entamèrent une campagne de propagande en publiant une série d'articles dans El Triunfo, l'organe officiel du PLA, où ils formulaient l'objectif autonomiste du PLA et définissaient plus clairement la façon dont ils envisageaient les mécanismes de la décentralisation. Puis, en 1881, et après une campagne importante menée notamment par son secrétaire Antonio Govín, il put prendre son nom définitif et plus représentatif de sa nature : le Partido Liberal Autonomista (Parti Libéral Autonomiste).
Désillusions et adaptations politiques
L'expérience acquise au sein de ces partis, à savoir la mise en pratique difficile de leur discours, s'accompagne d'inévitables reculs, réajustements et désillusions. Entre les premiers mois qui suivent sa création et les premières élections, les membres du PLA tâtonnèrent et subirent des échecs et furent confrontés à des déceptions.
Ainsi, les espoirs politiques nés du Pacto du Zanjón, et rapidement déçus, ont obligé les autonomistes à adapter leur plan d'actions et leurs mesures, en réponse bien sûr à la tromperie et à la corruption dont ils se considéraient être victimes. Dès les premières élections des députés cubains aux Cortes, organisées le 10 mars 1879, le pouvoir colonial fit en sorte de freiner l'avancée du PLA, en appuyant l'UC et tentant notamment d'éviter une représentation aux Cortes de son secteur le plus radical. Le PLA réclama une réforme du système électoral avant chaque élection mais ce ne fut qu'à occasion de celles de 1886, lorsque la Loi électorale a vraiment été appliquée de façon à défavoriser le PLA, que la crise autour de la question électorale s'intensifia pour s'achever par un appel au boycottage des élections.
Perle Romero : Une nouvelle étoile de "Love Island"
Au-delà des complexités de l'histoire cubaine, une autre Perle Romero fait son apparition : une jeune femme de 23 ans, originaire du Sud-Ouest de la France, qui participe à l'émission de dating "Love Island" sur M6 et W9. Avec ses yeux clairs et sa coupe courte, elle rappelle la chanteuse américaine Miley Cyrus.
Perle travaille pour une grande marque de meubles, mais sa véritable passion est le maquillage. Elle rêve de devenir makeup artist. Véritable caméléon, elle change régulièrement d'apparence, affichant tantôt des cheveux bruns, tantôt une coupe à ras teinte en bleu. L'humour est essentiel pour elle dans une relation de séduction.
Perle rejoint l'aventure "Love Island" avec l'espoir de trouver le grand amour. Elle côtoiera d'autres célibataires, filles et garçons, dans un cadre idyllique aux îles Canaries. Les téléspectateurs pourront influencer leurs décisions grâce à une application dédiée à l'émission.
Parcours et projets de Fabienne Carat
Il est intéressant de noter qu'une autre personnalité porte un nom similaire : Fabienne Carat, actrice française connue pour son rôle de Samia Nassri dans la série "Plus belle la vie". Après 15 ans dans la série, elle a décidé de quitter son personnage pour explorer de nouveaux horizons. Elle a notamment participé à l'émission "Recherche appartement ou maison" avec sa sœur Carole, avec qui elle vit en colocation à Paris. Fabienne Carat est également chanteuse et a publié une biographie intitulée "Danse avec la vie".
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