Introduction

Cet article examine la part des pays les moins avancés (PMA) dans le produit intérieur brut (PIB) de la France, tout en soulignant l'engagement croissant de la France envers ces nations. La France, en tant que l'un des principaux bailleurs mondiaux, a intensifié sa mobilisation en faveur des pays les plus pauvres, particulièrement après les engagements pris lors des grandes échéances internationales de 2015 sur le développement durable.

Le Statut des Pays les Moins Avancés (PMA)

Créé en 1971 sous l'égide des Nations Unies, le groupe des PMA est passé de 26 pays à 46 aujourd'hui, avec un pic de 52 en 1991. La majorité de ces pays (33 sur 46) sont situés en Afrique subsaharienne. Ces nations, autrefois sous le joug colonial, peinent à s'intégrer pleinement dans la mondialisation économique. Pour sortir de la catégorie des pays pauvres, un pays doit afficher un revenu national brut (RNB) par habitant d'au moins 1 222 dollars.

En un demi-siècle, seuls six pays ont réussi à quitter cette liste, le Vanuatu étant le dernier en date en 2020. Malgré une multiplication par près de six de leur PIB collectif, passant de 200 milliards de dollars en 1971 à 1 118 milliards en 2019, les PMA ne représentent aujourd'hui qu'environ 1 % du PIB mondial, un chiffre similaire à celui de 1970.

Défis Économiques des PMA

Bien que le taux de croissance moyen des PMA ait été légèrement supérieur à la moyenne mondiale (3,7 % contre 3,1 %), leur forte croissance démographique a limité l'augmentation du PIB par habitant, qui est passé de 600 dollars à 1 082 dollars. Ainsi, le PIB par habitant des PMA, qui représentait 15 % de la moyenne mondiale en 1971, est tombé à moins de 10 % en 2019.

L'agriculture reste prépondérante dans la création de richesse (21 % du total contre 35 % en 1971), tandis que la part de l'industrie a modestement augmenté de 23 % à 30 %. Il est crucial de noter que cette augmentation est principalement due aux secteurs des mines et de la construction, la part de l'industrie manufacturière n'ayant progressé que de 11,6 % à 13,6 %. En conséquence, l'agriculture emploie toujours la majorité de la population (55 %). Les PMA n'ont pas réussi à diversifier leurs économies et à réduire leur dépendance à l'extraction de matières premières.

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Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment les conflits, la corruption, les infrastructures administratives insuffisantes, la gestion hasardeuse de l'endettement public, la spoliation, le détournement de fonds et une aide internationale insuffisante.

L'Engagement de la France et l'Aide Publique au Développement (APD)

La France s'engage à augmenter de 4 milliards d'euros ses financements publics sous forme de prêts de l'AFD en faveur du développement durable d'ici à 2020, dont la moitié en faveur de la lutte contre le changement climatique.

L'aide publique au développement (APD) a été multipliée par vingt entre 1971 et 2019, atteignant 168 milliards de dollars. Cependant, cela reste insuffisant face aux besoins colossaux des PMA. D'ici à 2030, ces pays devront investir 462 milliards de dollars par an pour atteindre une croissance de 7 % en moyenne, 485 milliards de dollars par an pour éradiquer l'extrême pauvreté, et plus de 1 000 milliards de dollars par an pour doubler la part de l'industrie manufacturière dans leur PIB.

La Part de l'Industrie Manufacturière en France

Il est intéressant de noter le parallèle avec la situation de l'industrie manufacturière en France. Marine Le Pen a souligné que l'industrie manufacturière ne représente que 9 % du PIB en France, contre 19 % en Allemagne. Cette part a diminué en quelques années, passant de 14 % à 9 %. Bien que ces chiffres puissent varier en fonction des sources et des définitions (la Banque mondiale se concentrant sur la "fabrication"), ils mettent en évidence un défi pour l'économie française. En comparaison avec d'autres pays européens, la France se situe en bas du classement en termes de part de l'industrie dans le PIB.

Les industries françaises ont externalisé les coûts de production et délocalisé, ce qui a conduit à une prise de conscience politique, notamment en raison des pénuries de masques pendant la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine, qui ont mis en évidence la nécessité d'une indépendance énergétique et industrielle. Un consensus politique se dégage désormais en faveur d'une relance des industries locales.

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Le Rôle du Financement Public au Développement (FPD)

Pour la plupart des PMA, le financement public au développement (FPD), comprenant les financements bilatéraux et multilatéraux, est la principale source de financement externe, suivie des transferts de fonds. En 2023, le FPD représentait 55 % du financement externe total des PMA, un pourcentage bien plus élevé que pour les pays en développement en général. Dans de nombreux PMA, le FPD est comparable, voire supérieur, aux recettes fiscales nationales, avec un ratio FPD/PIB d'environ 10 % contre un ratio impôts/PIB d'environ 13 %.

Le FPD joue un rôle crucial dans l'adaptation au changement climatique dans les PMA. Le FPD lié à l'adaptation a connu une forte croissance, triplant de 6 milliards USD en 2015 à 20 milliards USD en 2023, bien qu'il ne couvre encore qu'une fraction des besoins globaux. La majorité du FPD lié à l'adaptation est orientée vers les infrastructures, les secteurs de la production et les secteurs sociaux. En 2022-2023, 55 % du FPD lié à l'adaptation destiné aux PMA a été accordé sous forme de dons, contre seulement 39 % pour les autres pays en développement.

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