Introduction

L'ostéogenèse imparfaite (OI), communément appelée « maladie des os de verre » ou « maladie de Lobstein », est un groupe hétérogène de maladies génétiques rares affectant le collagène de type I. Elle se caractérise principalement par une fragilité osseuse plus ou moins sévère, conduisant à un risque élevé de fractures et d'autres manifestations cliniques. L'âge au moment du diagnostic de la maladie varie en fonction de sa sévérité. Cet article vise à explorer en détail le diagnostic anténatal de l'OI, les différents aspects de la maladie, sa prise en charge multidisciplinaire et les perspectives offertes aux patients et à leurs familles.

Généralités sur l'Ostéogenèse Imparfaite

L’ostéogenèse imparfaite est une maladie génétique rare caractérisée principalement par une fragilité osseuse plus ou moins sévère, qui entraîne un risque élevé de fractures, ainsi que d’autres signes détaillés plus loin. L’objectif de ce guide n’est pas d’être exhaustif mais d’être le plus compréhensible possible. Aussi, pour plus de clarté, nous ne distinguerons pas ces 4 types d’atteinte. Nous parlerons plus simplement du spectre de la maladie, qui s’étend des formes létales aux formes presque sans symptômes (parfois découvertes chez des parents qui n’ont jamais eu de fractures).

Historique

Plusieurs noms ont été donnés à cette maladie, dont les plus connus sont “maladie des os de verre” ou “maladie de Lobstein”. Cela ne signifie pas que l’ostéogenèse imparfaite n’existait pas avant le XVIIIème siècle : des travaux récents ont permis d’identifier chez une momie égyptienne vieille de 3000 ans des signes d’ostéogenèse imparfaite.

Types d'Ostéogenèse Imparfaite

Cinq types cliniques d'ostéogenèse imparfaite (OI) ont été identifiés, dont la principale caractéristique est une fragilité osseuse se manifestant par de multiples fractures spontanées.

  • Type 1: Le type 1 est léger et n'entraîne pas de déformations osseuses, la taille des patients est normale ou quelque peu réduite, les sclérotiques sont bleutées et on n'observe pas de dentinogenèse imparfaite (DI).
  • Type 2: Les patients atteints du type 2 présentent des fractures multiples des côtes et des os longs à la naissance, des déformations marquées, des larges os longs, une faible densité radiologique des os du crâne et des sclérotiques foncées. Ces patients décèdent à la naissance, ou peu après.
  • Type 3: Le type 3 est sévère et les principaux signes sont une très petite taille, un visage triangulaire, une scoliose sévère, des sclérotiques grisâtres et une dentinogenèse imparfaite.
  • Type 4 et 5: Les types 4 et 5 correspondent à des formes modérées ou sévères. Les patients atteints du type 4 présentent une petite taille de sévérité modérée, une scoliose de sévérité variable, des sclérotiques grisâtres ou blanchâtres, et parfois une dentinogenèse imparfaite. Le type 5 se caractérise par une petite taille de sévérité légère à modérée, une dysplasie métaphysaire à la naissance, une luxation de la tête radiale, une calcification des membranes interosseuses de l'avant-bras et de la partie inférieure de la jambe jambe, des cals osseux hypertrophiques (en particulier lorsque la croissance est plus rapide, par exemple pendant l'enfance ou la puberté), des sclérotiques blanchâtres et l'absence de dentinogenèse imparfaite.

Génétique de l'Ostéogenèse Imparfaite

Dans environ 90 % des cas, l'OI est causée par des mutations monoalléliques des gènes COL1A1 et COL1A2 (en 17q21.33 et 7q21.3) codant pour les chaînes alpha1 et alpha2 du collagène de type 1. Ces mutations peuvent être à l'origine des types I à 4 de l'OI. Dans le type 5, la mutation se situe dans la région promotrice du gène IFITM5 (en 11p15.5). Plus de 15 gènes causaux ont été identifiés et certains génotypes-phénotypes émergent : chez les enfants porteurs de mutations du gène BMP1, on observe une masse osseuse élevée. Les enfants porteurs de mutations homozygotes du gène WNT1 présentent un ptosis et un retard de développement neurologique.

Lire aussi: Enjeux du Diagnostic Génétique

Diagnostic Anténatal de l'Ostéogenèse Imparfaite

Dans les formes sévères, mais également dans certaines formes légères, des signes cliniques peuvent être vus par échographie chez le fœtus, pendant la grossesse. Il s’agit le plus souvent de raccourcissement, de déformation à type d’incurvation de certains os, de signes de fractures, d’une déformabilité de la boîte crânienne au passage de la sonde d’échographie qui peuvent concerner tous les os. Dans certains cas, le médecin pourra demander à réaliser un scanner osseux du fœtus, qui permettra de mieux voir les os et leurs déformations et donc de préciser la sévérité.

Importance du Diagnostic Anténatal

Le diagnostic anténatal de l'ostéogenèse imparfaite (OI) est important pour plusieurs raisons :

  1. Préparation à la naissance: Un diagnostic précoce permet aux équipes médicales de se préparer à la prise en charge du nouveau-né dès la naissance, notamment en cas de formes sévères nécessitant une intervention immédiate.
  2. Conseil génétique: Le diagnostic anténatal offre aux parents la possibilité de recevoir un conseil génétique approprié, comprenant l'évaluation des risques de récurrence de la maladie dans les grossesses futures et les options de diagnostic préimplantatoire (DPI) ou de diagnostic prénatal (DPN).
  3. Interruption thérapeutique de grossesse (ITG): Dans les cas d'OI létale ou de formes très sévères, le diagnostic anténatal peut conduire à une décision d'interruption thérapeutique de grossesse (ITG), après une évaluation multidisciplinaire et en accord avec les parents.

Méthodes de Diagnostic Anténatal

Bien que les études de biologie moléculaire et de génétique offrent de nouvelles possibilités de diagnostic anténatal, l'échographie reste l'examen de choix.

  1. Échographie: L'échographie obstétricale est la méthode de dépistage la plus couramment utilisée pour détecter les signes d'OI chez le fœtus. Les signes échographiques évocateurs d'OI comprennent :

    • Raccourcissement des membres (micromélie)
    • Déformations osseuses (incurvation, angulation)
    • Fractures fœtales
    • Déminéralisation osseuse
    • Déformabilité de la boîte crânienne
  2. Radiographie fœtale: Dans certains cas, une radiographie fœtale peut être réalisée pour mieux visualiser les os et évaluer la sévérité des anomalies squelettiques. Cependant, cette technique est de moins en moins utilisée en raison de l'exposition aux radiations.

    Lire aussi: Tout savoir sur l'analyse externe des couches Pampers

  3. Biopsie de trophoblaste et amniocentèse: Ces procédures invasives permettent d'obtenir des cellules fœtales pour réaliser des analyses génétiques. Elles sont généralement proposées lorsque l'échographie révèle des anomalies suspectes et qu'un diagnostic génétique est nécessaire pour confirmer l'OI et déterminer le type de mutation en cause.

  4. Diagnostic préimplantatoire (DPI): Le DPI est une technique de procréation médicalement assistée qui permet de sélectionner les embryons non affectés par l'OI avant leur implantation dans l'utérus maternel. Cette option est disponible pour les couples ayant un risque élevé de transmettre la maladie.

Cas clinique

Un diagnostic anténatal d’OI létale a été fait par échographie à 18 semaines d’aménorrhée, faisant indiquer une interruption thérapeutique de grossesse.

Diagnostic Postnatal de l'Ostéogenèse Imparfaite

Durant l’enfance, les signes cliniques les plus habituels sont les fractures : elles sont répétées et surviennent avec des traumatismes modérés, parfois même en l’absence de traumatisme selon le degré de sévérité de l’atteinte osseuse. Ces fractures peuvent survenir à tout âge et sur tous les os. Les douleurs osseuses sont fréquentes, même en l’absence de fracture. Certains types de fractures sont plus évocateurs que d’autres d’ostéogénèse imparfaite (fractures précoces, transverses, bilatérales, touchant la partie médiane de l’os - la diaphyse, fractures des vertèbres appelées tassements). Il est important de rappeler que tous les enfants qui présentent des fractures répétées ne souffrent pas d’ostéogenèse imparfaite.

• Dentinogenèse imparfaite : c’est un défaut de formation des dents, qui ne sont pas aussi solides qu’elles devraient l’être, et peuvent être dans certains cas légèrement translucides (voir photo, source : Calvez 2013). À l’âge adulte, les fractures deviennent en général plus rares. En revanche, les problèmes liés à la colonne vertébrale peuvent s'aggraver. Une surdité peut s’installer chez environ 40% des individus après la puberté.

Lire aussi: Coliques néphrétiques : comprendre et agir

Examens Complémentaires

Le médecin peut être amené à prescrire un “bilan radiologique” à un enfant ou un adulte chez qui on suspecte une ostéogenèse imparfaite. Le médecin demandera parfois une densitométrie osseuse. C’est un examen qui permet d’évaluer la solidité des os. Il se déroule presque comme un examen de radiologie habituel. Chez certains individus, la densité minérale osseuse sera diminuée. Parfois, le médecin prescrira un bilan phosphocalcique. C’est un examen qui nécessite une prise de sang. Ce bilan, qui étudie notamment la vitamine D, le phosphore et le calcium, est classiquement normal dans l’ostéogenèse imparfaite. Il est cependant souvent utile de le vérifier afin d’exclure d’autres diagnostics, qui peuvent ressembler à l’ostéogenèse imparfaite, et de vérifier l’absence de carence en vitamine D, en calcium ou en phosphore qui peut aggraver les symptômes de l’ostéogenèse imparfaite.

Diagnostic Génétique

L’ostéogenèse imparfaite est une maladie génétique, c’est-à-dire causée par une anomalie pathogène dans un gène. En termes médicaux, une anomalie dans un gène est appelée « variant pathogène » (ou mutation). Différents gènes peuvent être à l’origine de la maladie, bien qu’habituellement un seul soit en cause chez chaque individu atteint. En fonction du gène atteint, la maladie peut être de transmission autosomique dominante, autosomique récessive ou liée à l’X.

Transmission Autosomique Dominante

Dans le cadre de ces formes dites “autosomiques dominantes”, dans un peu plus de 50% des cas, le variant pathogène (ou mutation) du gène en cause est survenu de novo. Dans ce cas, le risque pour les parents d’avoir un 2ème enfant atteint est faible. Il persiste néanmoins un léger surrisque par rapport à la population générale, estimé autour de 5%, car il est possible qu’un des parents soit porteur d’une mosaïque germinale. Cela signifie que plusieurs spermatozoïdes ou plusieurs ovules sont porteurs du variant pathogène (ou mutation). Dans un peu moins de 50% des cas, le variant pathogène (ou mutation) du gène en cause a été hérité d’un des deux parents. Cela est naturellement plus fréquent dans les formes légères. Pour les parents, cela implique un risque d’avoir un 2ème enfant atteint de 50% (voir schéma ci-dessous).

Transmission Autosomique Récessive

Dans cette situation, pour que l’enfant présente la maladie, il faut que les deux copies d’un même gène portent un variant pathogène (ou mutation). Une des mutations est héritée du père, et l’autre est héritée de la mère. Cela implique un risque pour les parents d’avoir un 2ème enfant atteint de 25% (voir schéma ci-dessous).

Transmission Liée à l'X

Extrêmement rarement, il s’agit d’une affection dont la transmission est liée au chromosome X, due à un variant pathogène (ou mutation) du gène MBTPS2 qui est situé sur le chromosome X. Les femmes ont 2 chromosomes X. Les hommes ont 1 chromosome X et 1 chromosome Y. Seul le chromosome X porte le gène MBTPS2. Dans ce cas, les femmes qui ont 1 copie du gène avec la mutation et 1 copie saine du gène, sans la mutation, ne semblent pas avoir de symptôme. Ce 2ème chromosome X joue le rôle de “roue de secours” qui permet à l’organisme de fonctionner normalement avec uniquement une copie normale du gène. Le variant pathogène (ou mutation) peut être apparu de novo. Cela signifie que la mutation provient d’un “accident génétique” qui a eu lieu dans l’ovule avant la fécondation, donc avant que l’embryon ne commence à se former. Dans ce cas, le risque pour les parents d’avoir un 2ème enfant atteint est très faible. Il persiste néanmoins un léger surrisque par rapport à la population générale, estimé autour de 5%, car il est possible que la maman soit porteuse dans ses ovules d’une mosaïque germinale. Cela signifie que plusieurs ovules sont porteurs du variant pathogène (ou mutation). Le variant pathogène (ou mutation) peut également avoir été hérité de la mère. Dans cette situation, la mère n’a pas, ou très peu de symptômes, du fait de son 2ème chromosome X qui porte une copie saine du gène. Dans ce cas, les parents ont une chance sur 4 de donner naissance à une fille non porteuse de la mutation, qui ne présente pas de symptôme et n’aura pas de risque de transmettre la pathologie à sa propre descendance. Ils ont une chance sur 4 de donner naissance à une fille porteuse de la mutation, qui habituellement ne présentera pas de symptôme mais aura un risque de transmission à sa propre descendance. Ils ont une chance sur 4 de donner naissance à un garçon non porteur de la mutation, qui sera indemne de la pathologie et n’aura pas de risque de la transmettre à sa descendance. Le risque pour le garçon atteint de transmettre la maladie à ses fils est nul, car il leur transmettra son chromosome Y. Le risque pour le garçon atteint de transmettre la maladie à ses filles est nul, car elles auront un 2ème chromosome X hérité de leur mère qui sera leur “roue de secours”.

Consultation en Génétique

Lors d’une consultation en génétique, le médecin généticien peut parfois suspecter une ostéogenèse imparfaite. En fonction de l’histoire médicale du patient, de l’histoire médicale de sa famille, de l’examen clinique et de radiologies des os, le diagnostic d’ostéogenèse imparfaite pourra être posé. Il s’agit donc avant tout d’un diagnostic clinique, pour lequel l’analyse génétique n’est ni indispensable, ni systématique. Dans un second temps, qui n’est pas obligatoire, il peut être proposé d’étudier les gènes dans l’ADN contenu dans les globules blancs du sang ou dans la salive. Il suffira de réaliser une prise de sang ou un frottis jugal, sans nécessité d’être à jeun. Le généticien propose le plus souvent une étude de plusieurs gènes chez le patient (étude d’un panel de gènes, plus rarement étude des séquences codantes de tous les gènes : exome ou étude de tout le génome). Si un variant pathogène (ou mutation) est mis en évidence chez le patient, le généticien propose habituellement d’effectuer un test génétique chez les parents, afin de savoir si le variant pathogène (ou mutation) est hérité ou de novo (c’est à dire “accidentel”).

Prise en Charge Multidisciplinaire de l'Ostéogenèse Imparfaite

La prise en charge de l'OI doit être multidisciplinaire et nécessite l'intervention de spécialistes expérimentés en médecine, orthopédie, kinésithérapie et rééducation.

Traitements Médicaux

  1. Biphosphonates: Les biphosphonates, puissants inhibiteurs de la résorption osseuse, sont aujourd'hui le traitement de choix des formes sévères, mais ne sont pas curatifs.
  2. Vitamine D et calcium: La prévention du déficit en vitamine D et en calcium est fondamentale à tout âge.

Interventions Chirurgicales

La chirurgie est essentielle pour corriger les déformations osseuses et rachidiennes et prévenir les fractures des os longs (enclouage centromédullaire dans les os longs ; fixation de tiges dans la colonne vertébrale lorsque la croissance est terminée ou presque terminée).

Rééducation et Kinésithérapie

La kinésithérapie précoce permet d'améliorer l'autonomie en facilitant l'évaluation des déficits moteurs, réduisant le risque de chutes et encourageant les patients à la pratique sportive. L'ergothérapie et la participation à des activités de motricité fine ont une forte incidence sur les résultats scolaires.

Suivi Spécifique pour les Femmes Atteintes d’OI

Pour les femmes atteintes d’ostéogenèse imparfaite de sévérité modérée à sévère, il faudra suivre la grossesse dans une maternité spécialisée, le plus souvent au CHU. En effet, la grossesse chez une femme atteinte d'ostéogenèse imparfaite est plus à risque que les grossesses dans la population générale. Elle peut entraîner notamment une augmentation importante des douleurs, la survenue de fractures. Parfois, la déformation des os au niveau du bassin ne permettra pas l’accouchement par voie naturelle et il faudra alors recourir à une césarienne. Il est important, dès le début de la grossesse (et idéalement avant le début de la grossesse), de vérifier et d’adapter les apports en calcium, phosphore et en vitamine D, qui sont très importants pour les os. L’allaitement est possible. Avant la naissance de l’enfant, il faut anticiper l’allaitement avec le médecin gynécologue ou généticien.

Diagnostic Préimplantatoire (DPI) et Diagnostic Prénatal (DPN)

Certains couples à risque d’avoir un enfant atteint d’ostéogenèse imparfaite, souhaitent éviter la transmission de la maladie à leurs futurs enfants. Il existe deux procédures le permettant : le diagnostic prénatal (DPN) ou de diagnostic pré-implantatoire (DPI). 2/ que la demande du couple ait été préalablement discutée et acceptée par un Centre Pluridisciplinaire de Diagnostic PréNatal (CPDPN). En effet, ces deux procédures sont réservées en France aux pathologies jugées comme incurables et d’une particulière gravité.

Diagnostic Prénatal (DPN)

Dans le cadre du diagnostic prénatal, après le début de la grossesse spontanée, le gynécologue va prélever un petit morceau de placenta ou une petite quantité de liquide amniotique à travers le ventre de la maman, en général vers la fin du 3e ou du 4e mois de grossesse (voir schéma). Ce prélèvement pourra être analysé au laboratoire de génétique, habituellement en une semaine, et le couple saura si le fœtus est atteint de la maladie.

Diagnostic Préimplantatoire (DPI)

Dans le cadre du diagnostic pré-implantatoire, bien avant de concevoir le bébé, le couple rencontre une équipe de médecins. Les deux parents doivent faire une prise de sang, qui permettra au laboratoire de préparer techniquement la mise au point technique spécifique pour le couple. Le prélèvement d’autres membres de la famille, le plus souvent les futurs grands-parents, sera le plus souvent également nécessaire. La technique consistera à effectuer parallèlement un recueil de spermatozoïdes du père, et, après stimulation hormonale, un recueil d’ovocytes de la mère. Ceci permet de réaliser une fécondation in vitro par injection d’un spermatozoïde dans chaque ovule recueilli (FIV-ICSI). Trois jours plus tard, l’embryon est formé d’environ 8 cellules. On prélève alors une cellule de chaque embryon, qui sera analysée génétiquement pour savoir si elle est porteuse ou non du variant pathogène (ou mutation) responsable de la maladie. Seuls les embryons qui ne sont pas porteurs du variant pathogène (ou mutation) seront transférés dans l’utérus de la mère.

Pronostic et Qualité de Vie

Le pronostic fonctionnel dépend de la sévérité de la maladie et de la qualité de la prise en charge.

Sévérité Variable

L’ostéogenèse imparfaite est une maladie dont la sévérité varie énormément entre les individus. La sévérité peut être si grande que dans certains cas, l'ostéogenèse imparfaite peut entraîner le décès d’un fœtus atteint avant même sa naissance. Il est fréquent de voir dans une même famille des individus avoir des symptômes de sévérité variable alors qu’ils sont porteurs du même variant pathogène (ou mutation) génétique.

Manifestations Cliniques selon l'Âge

Dans les formes d’ostéogenèse imparfaite “classiques”, la première fracture survient autour de l’âge d’un an : après que l’enfant a appris à marcher et qu’il commence à tomber. Jusqu’à la puberté, les enfants ont quelques fractures par an, et ce nombre de fracture devient moins important à partir de la puberté. Le nombre de fractures augmente en général à nouveau après 50 ans, surtout chez les femmes à cause de la ménopause. Dans les formes d’ostéogenèse imparfaite “progressivement déformantes”, la première fracture survient plus tôt, en général dès les premières semaines. Les déformations osseuses, si elles touchent les côtes, auront un impact majeur sur le développement des poumons et pourront entraîner des difficultés respiratoires. Les déformations des os des jambes entrainent des difficultés à la marche qui peuvent parfois obliger l’enfant à se servir d’un fauteuil roulant. La taille adulte sera en générale bien inférieure à la taille moyenne des autres adultes.

tags: #osteogenese #imparfaite #diagnostic #antenatal

Articles populaires: