Les coliques néphrétiques, caractérisées par une douleur intense due à la présence de calculs dans les voies urinaires, nécessitent souvent une intervention médicale pour soulager le patient et éliminer les calculs. Parmi les techniques utilisées, on retrouve la lithotritie et l'urétéroscopie. Cet article détaille le déroulement de ces opérations.
La Lithotritie : Fragmentation des Calculs par Ondes de Choc
La lithotritie est une technique non invasive qui utilise des ondes de choc pour fragmenter les calculs rénaux, facilitant ainsi leur élimination par les voies naturelles.
Préparation à la lithotritie
Avant la lithotritie, une consultation médicale avec un médecin anesthésiste est indispensable, car en France, cette intervention est généralement pratiquée sous anesthésie générale légère. Il est crucial de signaler toute prise de médicaments fluidifiant le sang (aspirine, antiagrégants plaquettaires, anticoagulants), ainsi que toute grossesse ou la présence d'un stimulateur cardiaque. Un contrôle des urines est également effectué avant l'intervention pour s'assurer de l'absence d'infection. Il est impératif d'être à jeun avant la procédure.
Déroulement de la lithotritie
Le patient est allongé sur une table de traitement. Un repérage précis du calcul rénal est réalisé à l'aide d'un appareil à rayons X ou par échographie. Un ballon rempli d'eau et recouvert de gel d'échographie est ensuite placé au contact de la peau, au niveau du calcul. Ce dispositif permet aux ondes de choc de se propager efficacement jusqu'au calcul pour le fragmenter. Pendant l'intervention, le patient peut entendre le bruit des ondes de choc. Il est important de noter que plusieurs séances peuvent être nécessaires pour éliminer complètement le calcul.
Suivi post-lithotritie
Dans la plupart des cas, le retour à domicile est possible le jour même. Il est fréquent que les urines soient colorées de sang pendant quelques heures à quelques jours, en raison de la migration des fragments de calcul à travers les voies urinaires. En cas de douleurs, un traitement antidouleur prescrit par l'urologue peut être pris. Il est recommandé de boire abondamment pour faciliter l'élimination des fragments par les voies naturelles.
Lire aussi: Dates et Promotions : Opération Puériculture Carrefour
Pour aider à l'analyse ultérieure, il est conseillé de filtrer les urines (avec une compresse ou un filtre à café) afin de recueillir les fragments de calcul. Cette analyse permettra de proposer un régime alimentaire et des boissons adaptés pour réduire le risque de récidive de colique néphrétique.
Il est impératif de contacter le service où la lithotritie a été réalisée en cas de douleurs aiguës persistantes ou de fièvre dans les heures ou les jours suivant l'intervention. Une consultation de contrôle est également nécessaire à distance du traitement pour évaluer les résultats à l'aide de techniques d'imagerie médicale.
L'Urétéroscopie : Visualisation et Extraction des Calculs
L'urétéroscopie est un examen médical qui permet de visualiser les voies urinaires entre les reins et la vessie (les uretères). C'est une technique d'exploration récente et peu invasive, principalement utilisée pour traiter les calculs urinaires, en particulier ceux qui sont coincés dans le rein ou l'uretère.
Comprendre l'appareil urinaire
Avant de détailler le déroulement de l'urétéroscopie, il est utile de comprendre le rôle des différents organes de l'appareil urinaire. Les reins produisent l'urine, qui est ensuite acheminée vers la vessie par les uretères. La vessie, une poche extensible, stocke l'urine jusqu'à ce qu'elle soit évacuée par l'urètre lors de la miction. L'urètre a la capacité de se contracter pour retenir l'urine ou de se relâcher pour vidanger la vessie.
Préparation à l'urétéroscopie
L'urétéroscopie est contre-indiquée en cas d'infection urinaire. Un examen urinaire (ECBU) est donc systématiquement réalisé avant l'intervention pour confirmer l'absence d'infection. Le jour de l'examen, une toilette intime soigneuse est recommandée. Un nettoyage antiseptique sera également effectué dans la salle de radiologie juste avant l'examen.
Lire aussi: Opération GEU : Douleur
Déroulement de l'urétéroscopie
L'urétéroscopie nécessite une hospitalisation d'au moins une journée. Dans la majorité des cas, elle est réalisée sous anesthésie. Un endoscope, un tube souple ou rigide muni d'un système optique, est introduit par le canal urinaire. Une micro-caméra flexible permet au médecin de remonter jusqu'au rein. Les calculs peuvent alors être extraits en une seule fois s'ils sont petits, ou après fragmentation à l'aide d'un laser, d'ultrasons ou d'ondes de choc. Le calcul à l'origine du blocage de l'uretère est retiré progressivement à l'aide d'une pince ou d'un filet. À la fin de la procédure, un petit tube en plastique, appelé endoprothèse urétérale, peut être laissé en place temporairement au niveau de l'uretère pour éviter un éventuel blocage lors de la période d'enflure post-opératoire.
Suivi post-urétéroscopie
En cas de départ le jour même de l'hôpital, il est nécessaire de prévoir un transport pour le retour au domicile. Durant les heures qui suivent l'urétéroscopie, le patient peut ressentir des envies fréquentes d'uriner, des brûlures ou des saignements lors de la miction. Une douleur au flanc ou au niveau de la vessie est également fréquente durant les quelques jours qui suivent l'examen.
Lorsqu'une endoprothèse a été mise en place, l'équipe médicale informe le patient du moment et de la façon dont elle sera retirée. Chez les femmes, le retrait ne nécessite pas d'anesthésie, tandis que chez les hommes, une anesthésie locale est pratiquée. Certaines prothèses urétérales comportent un fil qui ressort par l'urètre.
Lire aussi: Fertilité après chirurgie ovarienne
tags: #opération #coliques #néphrétiques #déroulement
