L'alimentation d'un nourrisson de 3 mois est une étape cruciale de son développement. Durant cette période, le lait maternel ou infantile est sa principale, voire unique, source de nutrition. Cet article vise à fournir aux parents une information complète et précise sur les besoins nutritionnels de leur bébé à cet âge, en abordant les quantités de lait recommandées, les bonnes pratiques pour l'alimentation au biberon, et les signes indiquant que bébé est prêt pour la prochaine étape : la diversification alimentaire.
Besoins nutritionnels du nourrisson de 0 à 4 mois
Jusqu’à l’âge de 4 mois environ, l'alimentation de votre enfant se compose essentiellement de lait, qu'il soit maternel ou infantile. Le lait est l'aliment essentiel durant les premiers mois de bébé, car il contient tous les nutriments indispensables à sa croissance et permet de prévenir les infections.
Allaitement maternel à la demande
Si votre enfant est allaité, la question des quantités ne se pose pas vraiment puisqu’il est nourri à la demande. Vous devez donc lui donner le sein dès que vous détectez un signe de faim. Les premiers mois, cela correspond à 8 à 12 tétées toutes les 24 heures - soit 1 tétée toutes les 2/3 heures. L'allaitement maternel est crucial pour la nutrition, la santé et le bien-être de l’enfant tout au long de sa vie. Il réduit les coûts pour les familles, les établissements de santé et les gouvernements, protège les enfants des infections et sauve des vies.
Dès qu’il soulève une paupière, c’est le signe qu’on peut le nourrir. Le lait maternel est très rapidement digéré par le bébé, en particulier le colostrum produit les premiers jours après l’accouchement : la maman ne doit pas hésiter à mettre bébé au sein le plus souvent possible ! Plus régulièrement la maman aura mis le bébé au sein dès sa naissance, plus cette montée de lait aura lieu rapidement.
Les signaux de la faim chez le bébé, qui doivent être déclencheurs de la tétée, c’est : le bébé se passe la langue sur les lèvres, il passe ses mains sur sa bouche, si un adulte le prend dans ses bras il essaye de lui téter le bras ou de lui attraper le nez. On ne doit pas attendre que le bébé vocalise. Chaque enfant a des besoins qui lui sont propres, avec des besoins caloriques plus ou moins élevés en fonction de son métabolisme. Une tétée peut durer entre 12 et 67 minutes, et on estime la durée moyenne d’une tétée à 29 minutes environ.
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À partir du moment où l'allaitement est mis en place et a pris un rythme régulier, les tétées sont généralement espacées de 2 à 3 heures avec 8 à 12 tétées par jour en moyenne. Le lait maternel est extrêmement digeste et la vidange gastrique du lait maternel est d'à peine 40 minutes pour être digéré par bébé : il n'y a donc aucun problème à rapprocher les tétées lorsque bébé réclame.
En cas de doute, si le bébé ne prend pas suffisamment de poids, il est possible de vérifier qu'il boit suffisamment de lait maternel en vérifiant ce qu'il rejette, par les selles et les urines. Le contenu de la couche est donc un bon indicateur des quantités de lait qu'il absorbe en tétant.
Alimentation au lait infantile : quantités et fréquence
Si votre bébé boit du lait infantile, son alimentation est un peu plus rythmée. La quantité de lait va dépendre de son âge, mais aussi de son appétit. Il est important de rappeler que tous les enfants sont différents. Pas d'inquiétude, donc, si Bébé ne boit pas ces quantités de lait. Tant qu’il grandit correctement et suit sa courbe, tout va bien.
Pendant ses trois premiers mois de vie, le nourrisson a uniquement besoin de lait. De sa naissance jusqu'à ses 5 mois révolus, on propose au bébé nourri au biberon une préparation pour nourrisson parfaitement adaptée à ses besoins : le lait 1er âge. Ce lait 1er âge est confectionné pour être au plus proche du lait maternel et pour couvrir parfaitement tous les nutriments, vitamines et minéraux essentiels à son bon développement.
Les quantités de lait dont a besoin le nouveau-né évoluent de jour en jour durant sa 1ère semaine de vie. Pendant ces premiers jours, si l'on peut donner des quantités de lait à titre indicatif, on recommande de donner à l'enfant le biberon à la demande, comme on le ferait s'il était allaité au sein. Il est important de ne pas le faire trop patienter, car s'il est affamé, il risque de boire trop vite, ce qui peut lui occasionner des troubles digestifs de type coliques.
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Entre 2 et 3 mois de vie, le bébé boit en moyenne 700 à 800ml de lait infantile par jour. Il peut généralement passer à 5 biberons par jour de 150 ml chacun. À partir d'1 mois révolu, on recommande d'espacer les repas d'au moins 2 heures 30, afin de laisser au bébé le temps de digérer. Les pleurs du bébé ne signifient pas forcément qu'il a faim.
Voici quelques repères pour les quantités de lait infantile à donner à votre bébé de 3 mois :
- Quantité quotidienne moyenne : Une autre évaluation de la quantité quotidienne moyenne de lait peut être calculée par la formule d’Appert : 1/10e du poids + 200 à 250 ml.
- Nombre de biberons : En général, on conseille 4 biberons de 180 ml. Vous pouvez augmenter de 30 ml et une mesure pour 1 ou 2 biberons sur la journée.
Préparation du biberon : les bonnes pratiques
Le biberon doit être préalablement soigneusement lavé et séché, puis manipulé avec des mains bien propres. La grande majorité des laits 1er âge sont en poudre à reconstituer : une mesurette est alors fournie avec la boîte, qui doit être remplie et arasée, avant d'être diluée dans 30 ml d'eau. On recommande, chez les tout-petits l'utilisation d'une eau minérale faiblement minéralisée, ouverte depuis moins de 24 heures.
L’eau doit être versée dans le biberon avant la poudre de lait. Le biberon peut être reconstitué avec de l'eau à température ambiante - ou légèrement chauffée au chauffe-biberon ou au bain-marie - et doit être consommé une heure grand maximum après sa préparation.
Il est recommandé que votre enfant évacue sous forme de rots l’air dégluti au cours de la tétée, lors des pauses pendant son repas, et après la tétée. Il est possible de changer votre bébé en milieu de tétée afin de marquer une pause et de faciliter l’émission d’un rot.
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Laissez environ trois heures entre chaque biberon, éventuellement quatre quand le nombre de biberons par jour diminue, tout en respectant le rythme de votre nouveau-né, alors qu’au sein les tétées peuvent être nettement plus rapprochés. Si votre enfant réclame entre ses biberons, essayez de lui proposer de l’eau faiblement minéralisée et sans sucre. S’il refuse l’eau, c’est qu’il n’en a pas besoin à ce moment là. Ne donnez pas de jus de fruits à votre enfant avant l’âge de la diversification alimentaire (entre 4 et 6 mois). Des boissons à base de plantes pour bébé sont commercialisées : elles sont souvent sucrées et ne sont pas conseillées.
Cas particuliers : intolérances et allergies
En cas de suspicion d’intolérance ou d'allergie, il est indispensable de se référer à un professionnel. Pédiatre, allergologue ou nutritionniste sauront identifier une intolérance au lactose ou une allergie aux protéines de lait de vache, et seront en mesure de donner des conseils adaptés. Quoiqu'il arrive, attention à toujours choisir un lait adapté à l'enfant et de ne jamais lui proposer un lait végétal lambda.
La justification de l’utilisation principale des laits sans lactose repose sur la possibilité d’un déficit en lactase (disaccharidase hydrolysant le lactose en galactose et glucose, située au sommet des villosités intestinales) au décours d’un épisode de diarrhée (gastroentérite) infectieuse sévère, en particulier à rotavirus. Le lactose qui n’est alors plus digéré, reste dans la lumière intestinale, provoque un afflux d’eau et une pérennisation de la diarrhée. Cette intolérance au lactose secondaire est rare (< 5 % des cas).
Importance de l'hydratation
L’eau représente 75 % du poids du corps les premières semaines de vie et 60 % à l’âge d’un an. Le nourrisson est très dépendant des apports hydriques du fait de ce contenu en eau élevé et de l’immaturité des fonctions de concentration-dilution des urines.
Seule l’eau permet de satisfaire les besoins des nourrissons et des jeunes enfants. Il faut éviter, voire proscrire, les boissons sucrées comme les jus ou les sodas.
Vitamines et minéraux essentiels
Les apports nutritionnels conseillés (ANC) en protéines sont de l’ordre de 10 g par jour jusqu’à l’âge de 2 ans, puis d’environ 1 g/kg par jour. Il s’agit des apports minimaux à assurer pour couvrir les besoins en protéines et non d’une valeur maximale à ne pas dépasser.
Les apports lipidiques contribuent à la couverture des besoins énergétiques mais doivent égale-ment assurer les besoins en vitamines liposolubles (A, D, E et K), et en acides gras essentiels (AGE). Les lipides doivent contribuer à 50 % des apports énergétiques totaux de 0 à 6 mois, pour diminuer progressivement ensuite mais rester notables. Les AGE sont l’acide linoléique (oméga 6) et l’acide α-linolénique (oméga 3). Leur carence se manifeste principalement par des anomalies du développement psychomoteur. Toutes les préparations infantiles sont enrichies en DHA et la grande majorité en ARA. Les besoins en AGE sont assurés par la consommation d’huiles végétales, notamment d’huile de colza, bien équilibrée en oméga 6 et oméga 3.
Les glucides ont essentiellement un rôle d’apport calorique.
Les besoins en fer sont importants à couvrir chez le nourrisson, en raison du rôle essentiel du fer dans la synthèse de l’hémoglobine et dans le développement du système nerveux central. Quel que soit l’âge, l’absorption intestinale du fer est basse, ce qui explique que les ANC atteignent 6 à 10 mg par jour jusqu’à 10 ans puis 13 à 16 mg par jour au-delà pour couvrir des besoins de 1-2 mg par jour de fer absorbé. Les besoins en fer sont assurés chez le nourrisson et le jeune enfant par les laits infantiles (1er âge, 2e âge, lait de croissance) et, chez l’enfant et l’adolescent, par la consommation de deux produits carnés par jour.
Les apports en calcium sont principalement assurés par le lait et les produits laitiers, mais aussi par les eaux minérales riches en calcium. Pour assurer les besoins en calcium, il est recommandé de consommer trois ou quatre produits laitiers par jour.
La vitamine K joue un rôle essentiel dans la synthèse des facteurs de coagulation, en particulier en période néonatale. Afin de prévenir la maladie hémorragique du nouveau-né, il est recommandé de donner 2 mg de vitamine K per os à la naissance et entre le 4e et le 7e jour de vie. Pour tenir compte de la faible teneur en vitamine K du lait maternel, une supplémentation de 2 mg per os est indiquée à 1 mois de vie en cas d’allaitement exclusif chez le nouveau-né à terme.
Chez le nourrisson en allaitement exclusif, une supplémentation en vitamine D et K est recommandée. Il est conseillé de supplémenter les nouveaux nés et nourrissons exclusivement allaités avec 2 mg/semaine de vitamine K. Cette supplémentation devient inutile lorsque des compléments de lait infantiles sont associés à l’allaitement maternel. Une supplémentation en fluor est conseillée au moins à partir de 6 mois, dès l’apparition des premières dents.
Sommeil et alimentation : faut-il réveiller bébé pour le nourrir ?
A l’âge de 3 mois, même s’il dort encore beaucoup (entre 14h et 18h), le sommeil de votre bébé commence à évoluer doucement et ses cycles de sommeil à s’allonger. Et si vous vous demandiez s’il est nécessaire de réveiller votre enfant pour le nourrir la nuit, sachez que si votre bébé est en bonne santé, que ses courbes de croissance sont régulières et évolutives, alors laissez-le dormir ! Beaucoup de bébés de 3 mois ont moins besoin de téter la nuit.
Développement de bébé à 3 mois : signes d'éveil et de préparation à la diversification
A 3 mois, votre bébé va bientôt avoir les capacités d’enchaîner les cycles de sommeil. A 3 mois, votre bébé est encore trop petit pour commencer la diversification alimentaire.
Lors de la visite mensuelle des 3 mois, le médecin qui suit votre enfant s’assurera qu'il grandit et grossit bien et surveillera son développement sensoriel, psycho-moteur et ses capacités selon son âge.
Quand il est couché sur le ventre (avec un adulte près de lui), il soulève sa tête et prend appui sur ses avant-bras, pour découvrir le monde. Il est pleine phase dite « orale » du développement psychomoteur (qui dure les 12 premiers mois de vie) et la découverte de son environnement passe ainsi par la bouche : il commence à tout porter à sa bouche (objets, jeux, jouets).
Que ce soit à travers les sourires, qu’il adresse ou rend en réponse aux sourires qu’il reçoit ou par les babillages (il commence à développer son propre langage, à travers des sons et des syllabes), votre bébé interagit de plus en plus. N’hésitez pas à lui répondre et à « discuter » avec lui, en le regardant bien dans les yeux : il reconnaît votre voix et ces échanges participent au développement de son langage.
A 3 mois :
- votre bébé réussit à identifier votre visage.
- il est curieux de découvrir ce qui l’entoure, il attrape des objets.
- quand ses mains arrivent dans son champ de vision, il comprend le pouvoir qu'il détient.
Côté langage, votre bébé, à 3 mois, commence à babiller. Et il éclate de rire, notamment lorsque vous jouez à cache-cache avec lui. Puisque bébé sait se saisir d’objets avec ses mains, vous pouvez lui faire découvrir de nouvelles activités. Vous pouvez vous procurer un tapis d’éveil par exemple.
La socialisation des bébés de 3 mois est souvent contrainte par la reprise du travail par leur maman. C’est donc une bonne chose qu’à cet âge-là ils aient tendance à sourire à tout le monde, y compris aux personnes inconnues. Il est toutefois recommandé de prévoir une phase d’adaptation si vous confiez votre nourrisson à la crèche ou à une assistante maternelle.
Il garde sa tête droite s’il est couché sur le dos et commence à explorer son corps et son visage avec ses mains. S’il est couché sur le ventre (sous la surveillance d’un adulte), bébé peut soulever sa tête et prendre appui sur ses avant-bras.
C’est le début des mouvements volontaires, avec les mains ouvertes, il est capable de prendre un objet et de le secouer sur un court instant. Bébé commence à interagir avec son entourage proche en tournant la tête quand on l’appelle, à sourire, à rire et à communiquer avec des petits sons « à sa façon ».
Il exerce sa mémoire et enregistre des informations. Il aimera particulièrement les jeux et les interactions répétitifs. Au fur et à mesure qu’il grandit, le bébé de 3 mois est de plus en plus dynamique. Il réussit à rouler pour se mettre sur le dos ou sur le ventre. Il tient de mieux en mieux sa tête, ce que vous constatez quand vous le posez quelques instants sur le ventre.
Préparation à la diversification alimentaire : quand et comment ?
La diversification alimentaire doit être débutée entre 4 et 6 mois, notamment pour prévenir l’apparition de manifestations allergiques ultérieures. Cela concerne aussi les aliments à fort potentiel allergisant (œuf, arachide [sous forme de beurre de cacahuète] et fruits à coque) dont l’introduction précoce est recommandée, que l’enfant soit atopique ou non. Jusqu’à l’âge de 1 an, la presque totalité des besoins micronutritionnels est assurée par les préparations infantiles, notamment ceux en fer et en AGE. L’ingestion de 700 ml par jour de préparation de suite permet d’assurer la totalité des besoins en fer et en AGE.
L’OMS recommande un allaitement (maternel) pendant 6 mois pour, notamment, prévenir les risques infectieux dans les pays en développement. Cependant, dans les pays développés, la diversification doit être débutée, comme chez les nourrissons en alimentation lactée, entre 4 et 6 mois.
Il est déconseillé de commencer la diversification alimentaire de votre enfant à 3 mois, il vaut mieux attendre encore au minimum un mois.
Les grandes étapes de la diversification alimentaire
À partir de 4/6 mois et après avis d’un professionnel de santé, votre bébé entre dans la période de la diversification alimentaire : il va peu à peu découvrir les légumes, les fruits, les féculents, puis les viandes et les poissons, en complément du lait maternel ou infantile.
La diversification débute généralement entre le 4ème et le 6ème mois de l’enfant. Cela dépend de son état de santé, de son développement et/ou des capacités de son système digestif. Dans tous les cas, seul votre pédiatre (ou votre médecin) est en mesure de décider du commencement de la diversification alimentaire de votre bébé.
Quel que soit l’âge de votre enfant, la diversification alimentaire doit commencer en douceur. Les premiers aliments que bébé va pouvoir goûter sont les légumes tendres non fibreux (carotte, courgette, haricot vert, blanc de poireau…). Présentez-les à votre nourrisson sous forme de purée toute lisse après avoir cuits les légumes (de préférence à la vapeur pour conserver tous leurs nutriments).
Commencez par 1-2 cuillères à café, puis augmentez progressivement jusqu'à 2-3 cuillères à soupe de purée par repas.
Conseils supplémentaires pour les parents
- Routine du coucher : Mettre en place un rituel au moment du coucher : c’est une bonne façon de couper la journée et de donner à votre bébé le « signal » du dodo, pour faciliter l’endormissement. Lecture, chanson, massage, câlin.. à vous de trouver votre routine. Idéalement ce rituel ne doit pas durer plus de quelques minutes.
- Laisser bébé s'endormir seul : Le fait de s’endormir seul permet à votre bébé d’être plus serein en cas de réveil nocturne mais aussi le matin : il est toujours au même endroit que là où il s'est endormi.
- Ne pas se précipiter à chaque réveil : A l’âge de 3 mois, votre bébé peut avoir de courts réveils (comme nous d’ailleurs).
- Enrichir l'environnement de bébé : Objets de couleurs, de formes et de tailles différentes, livres tissu ou avec textures.. Que ce soit des jeux et jouets ou simplement des objets du quotidien, tout est prétexte à se transformer en activités d’éveil de ses sens et à aiguiser sa curiosité.
- Communiquer avec bébé : Discutez avec lui : votre bébé est de plus en plus « sociable » et communique de plus en plus à travers ses sourires et babillages. Prenez le temps de lui répondre, de lui raconter ce que vous faites, de nommer les objets que vous voyez, en modulant votre voix. Au-delà de faciliter l’acquisition du langage, cela le met en confiance pour la suite, grâce à l’attention que vous lui portez et votre bienveillance.
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