Il est courant que les parents s'inquiètent lorsque leur nourrisson semble manger moins que d'habitude. La véritable anorexie du nourrisson, caractérisée par un refus total de s'alimenter, est rare. Le plus souvent, les parents sont confrontés à un enfant qui mange peu ou moins qu'avant. Cet article explore les causes possibles de cette diminution de l'appétit et propose des solutions, tout en soulignant les erreurs à éviter.

Les raisons courantes d'une baisse d'appétit

Dans la majorité des cas, une perte d'appétit chez un bébé est temporaire et facilement explicable. Voici quelques raisons courantes :

  • Variations naturelles de l'appétit : Chaque enfant a son propre appétit. Il est important de ne pas comparer son bébé à d'autres et de respecter ses signaux de faim et de satiété.
  • Suivi de la courbe de croissance : Il est essentiel de surveiller régulièrement la courbe de poids et de taille du bébé. Une minceur peut être constitutionnelle et ne pas indiquer un problème de santé.
  • Maladies passagères : Une fièvre, une rhinopharyngite, une otite, une gastro-entérite ou une poussée dentaire peuvent temporairement réduire l'appétit du bébé.
  • Rythme de croissance : La croissance d'un nourrisson est très rapide jusqu'à l'âge de 5-6 mois. Elle ralentit ensuite, ce qui peut entraîner une diminution de la quantité de nourriture ingérée.
  • Diversification alimentaire et phase d'opposition : Après la diversification alimentaire, l'enfant peut manger moins et entrer dans une phase d'opposition, ce qui peut affecter son comportement alimentaire.

Les erreurs à éviter

Il est crucial d'éviter certaines pratiques qui peuvent aggraver la situation :

  • Forcer l'enfant à manger : Il ne faut jamais forcer un enfant à manger, même en essayant de le distraire. Cela peut créer un cercle vicieux et renforcer son refus de s'alimenter.
  • Surveiller excessivement les quantités : Une mère qui allaite ne sait pas la quantité de lait absorbée par son bébé. Au biberon, il est préférable de nourrir le bébé à la demande, sans se soucier des quantités exactes.
  • Réveiller le bébé pour le nourrir : Si le bébé dort, il ne faut pas le réveiller pour le nourrir. Des couches régulièrement mouillées et des selles fréquentes sont de bons indicateurs d'une alimentation suffisante.
  • Transformer le repas en jeu : Quel que soit l'âge de l'enfant, il ne faut pas transformer le moment du repas en instant de jeu.
  • Donner des aliments entre les repas : Il est important de ne rien donner à l'enfant entre les repas, même s'il n'a presque rien mangé au déjeuner. Les aliments donnés entre les repas sont souvent sucrés ou gras et n'apportent que des calories vides.
  • Se fâcher : Il est essentiel de rester calme et de ne pas se fâcher si l'enfant refuse de manger.

Conseils et solutions

Voici quelques conseils pour gérer un nourrisson qui mange moins :

  • Alimentation à la demande : Il est recommandé de nourrir le bébé à la demande, même au biberon. Si le nourrisson termine son biberon, on augmente légèrement la quantité la fois suivante. S'il ne le termine pas, on jette le lait restant.
  • Diversification alimentaire : Lors de la diversification alimentaire, il est normal que l'enfant n'apprécie pas un nouvel aliment. Il faut retirer l'aliment et le présenter à nouveau la semaine suivante, en répétant l'opération plusieurs fois si nécessaire.
  • Varier l'alimentation : Il faut varier l'alimentation du petit enfant et éviter toute monotonie.
  • Introduire de nouvelles saveurs et textures : Profitez de la période de néophilie (entre 4 et 18 mois) pour faire découvrir un maximum de saveurs et de textures à votre enfant, en respectant les recommandations officielles.
  • Repas dans le calme : Mangez ensemble, au calme, en pleine conscience de l'instant présent et sans distractions inutiles.
  • Impliquer l'enfant dans la préparation : Faites participer votre bébé à la préparation du repas, en l'emmenant au marché ou en le laissant observer et aider en cuisine.
  • Présentation ludique : Variez les présentations dans l'assiette et jouez sur l'aspect visuel pour rendre le repas plus attrayant.
  • Éviter le grignotage : Soyez ferme sur le grignotage en dehors des repas.
  • Être attentif aux signaux de satiété : Respectez les signaux de satiété de votre bébé. S'il tourne la tête, repousse son assiette ou garde les aliments en bouche sans avaler, c'est qu'il n'a plus faim.

Quand s'inquiéter ?

Il est important de consulter un médecin si :

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  • Le refus de s'alimenter perdure et se répercute sur la courbe de poids de l'enfant.
  • Le bébé présente des signes de déshydratation (moins de couches mouillées, léthargie).
  • Le bébé a des problèmes de santé sous-jacents, comme une intolérance aux protéines de lait de vache (PLV) ou un reflux gastro-œsophagien (RGO) non diagnostiqué.
  • Le bébé présente des symptômes inhabituels (vomissements, diarrhées, irritabilité excessive).

Néophobie alimentaire

Entre 18 mois et 3 ans, il est fréquent que les enfants traversent une phase de néophobie alimentaire, durant laquelle ils refusent de goûter de nouveaux aliments ou même des aliments qu'ils appréciaient auparavant. Il est important de rester patient et de ne pas forcer l'enfant à manger. Proposez-lui régulièrement les aliments refusés, en variant leur présentation et leur préparation.

Le rôle des parents

L'attitude des parents joue un rôle crucial dans le comportement alimentaire de l'enfant. Il est important de rester calme et détendu, même si l'enfant refuse de manger. Montrez-lui que son refus ne vous inquiète pas. L'essentiel est de surveiller sa courbe de croissance et de consulter régulièrement un médecin.

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