Un nourrisson qui bloque sa respiration est une situation angoissante pour les parents. Il est essentiel de comprendre les causes de ce blocage et de connaître les solutions pour réagir rapidement et efficacement. Cet article aborde les causes possibles de l'arrêt respiratoire chez le nourrisson, les signes d'étouffement à reconnaître et les mesures à prendre pour prévenir ce problème.
Causes de l'étouffement et du blocage de la respiration chez le nourrisson
Les nourrissons, les bébés et les jeunes enfants peuvent facilement s’étouffer. L'étouffement chez le nourrisson et le bébé peut être dû à différentes causes :
- Avaler de travers pendant le biberon : Le bébé peut avaler le lait de travers lorsqu'il boit son biberon.
- Gêné par des régurgitations ou des glaires : Les régurgitations ou les glaires, surtout en cas de rhume, peuvent gêner sa respiration pendant quelques instants. Cela gêne sa respiration pendant quelques instants : il s’agite et il tousse, avant de pouvoir respirer à nouveau normalement.
- Corps étrangers : Dans la plupart des cas, l’étouffement survient lorsque les voies aériennes du jeune enfant sont obstruées par un corps étranger. Le passage de l’air est bloqué, de manière partielle ou totale : il ne peut plus circuler entre l’extérieur et les poumons, et le bébé ne peut plus respirer correctement.
- Fausse route : L’étouffement est généralement dû à une fausse-route : un petit objet ou un aliment mis dans la bouche du bébé passe accidentellement dans ses voies respiratoires (après une inspiration brusque ou lorsque le réflexe de déglutition n’est pas bien acquis). Au bout de quelques mois, le bébé commence à attraper des objets, et les porte instinctivement à sa bouche. Une pièce de monnaie ou une petite pile ronde, une bille ou un cube de jeu de construction, un ballon de baudruche dégonflé… Tous les objets qui sont à sa portée l’intéressent ! Et il a besoin de les mettre à sa bouche pour mieux les appréhender. Or, ces petits objets peuvent facilement passer dans ses voies respiratoires et provoquer l’étouffement du bébé. Le jeune enfant peut aussi s’étouffer avec de la nourriture : un petit bonbon rond et dur, de la semoule, des grains de raisin, une cacahuète ou une pistache… Lorsque ces petits aliments sont « avalés de travers », ils bloquent la respiration. L’enfant s’étouffe et ne peut plus respirer.
- Apnée du sommeil : Les enfants peuvent également être touchés par l’apnée obstructive du sommeil. L’apnée du sommeil chez l’enfant qui se caractérise par des arrêts fréquents de la respiration pendant le sommeil de l’enfant est appelée « Troubles respiratoires Obstructifs du Sommeil » (TROS). Ces troubles sembleraient toucher les enfants avec une prévalence d’environ 3 % entre l’âge de 3 et 8 ans. Ce trouble est causé par une augmentation des résistances des voies aériennes supérieures. L’air ayant plus de mal à circuler dans les voies respiratoires, les efforts augmentent, la respiration devient bruyante et le sommeil se retrouve perturbé.
Identifier les signes d'étouffement chez le nourrisson
Les signes de l’étouffement sont faciles à reconnaître chez l’adulte et l’enfant (la personne tousse violemment, elle se tient la gorge en essayant de respirer, et elle s’agite). Mais chez le nourrisson et l’enfant de moins de deux ans, les symptômes de l’étouffement sont souvent moins visibles.
- Étouffement partiel : Le passage de l’air est gêné, mais il peut continuer à circuler dans les voies aériennes pour rejoindre les poumons. L’enfant a du mal à respirer (respiration sifflante ou bruyante) et il tousse. Le terme de respiration sifflante ou bruyante désigne un son aigu et sifflant qui se produit lorsque les voies respiratoires se rétrécissent, rendant la respiration du bébé difficile. C'est un problème fréquent chez les nourrissons.
- Étouffement total : En cas d’étouffement total (obstruction grave, ou asphyxie), l’enfant ne tousse plus et ne respire plus. Il a la bouche ouverte et une attitude de détresse, et ne peut plus émettre aucun cri ou son. Il devient pâle. Ses lèvres, et les extrémités de ses mains et de ses pieds deviennent bleues (cyanose). Il peut s’agiter ou, au contraire, ne plus bouger. En cas d’étouffement total, les voies respiratoires sont complément obstruées : les poumons du bébé ne reçoivent plus d’oxygène. Plus le temps passe, plus les conséquences peuvent être graves (avec des dommages au cerveau d’abord, puis le décès de l’enfant).
Que faire en cas d'étouffement ?
Il faut donc immédiatement appeler les secours, et effectuer les gestes de premiers secours. Mais attention ! Ces procédures ne doivent être effectuées que si l’enfant ne peut plus du tout respirer, à cause d’une obstruction totale de ses voies respiratoires. Vous devez contacter les secours dès les premiers signes d’étouffement et d’asphyxie chez le bébé ou le jeune enfant. Demandez à une autre personne de le faire, pendant que vous commencez les gestes de secours (si vous êtes seul, criez pour demander de l’aide). Pour joindre les services médicaux d’urgence, vous pouvez composer le 15 (Samu) ou le 112 (numéro d’urgence européen), depuis un téléphone fixe ou mobile. Vous pouvez également appeler les pompiers, au 18. Pour faciliter l’intervention des services de secours, pensez à parler calmement et distinctement. Les informations que vous leur fournissez doivent être claires. Indiquez-leur d’abord votre nom et votre numéro de téléphone, le nom de l’enfant et l’adresse où il se trouve (avec le code d’accès, le bâtiment, l’étage et la porte de l’appartement s’il s’agit d’une résidence ou d’un immeuble). Que faire ensuite ? En attendant les secours, vous devez réaliser la manœuvre de Mofenson sur le bébé qui s’étouffe. L’enfant est ensuite pris en charge par les secours, et hospitalisé. En cas d’étouffement, on ne peut pas utiliser les mêmes techniques chez les adultes et les jeunes enfants. En effet, les nourrissons et les bébés ne peuvent pas se tenir debout sur leurs jambes (une position nécessaire pour réaliser la technique des claques et la manœuvre de Heimlich). Leur organisme est aussi plus fragile : pour ne pas les blesser, les gestes de premiers secours doivent donc être adaptés.
Technique des 5 claques dans le dos
Pour la technique des 5 claques, vous devez d’abord vous asseoir. Placez l’une de vos mains sur le ventre et le thorax de l’enfant, et soutenez sa mâchoire avec vos doigts (l’enfant est couché à califourchon sur votre avant-bras). Installez l’enfant sur l’une de vos cuisses, à plat ventre et la tête dirigée vers le bas, au-delà du genou. Pour favoriser la désobstruction des voies aériennes, il faut jouer avec la gravité ! Avec le talon de votre autre main, tapez vigoureusement entre ses deux omoplates. Si l’objet ou le morceau de nourriture n’est pas délogé (souvent par un réflexe de toux), répétez ce geste 5 fois d’affilée.
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Compressions thoraciques
Si les claques dans le dos ne permettent pas de déloger le corps étranger qui bloque la respiration du bébé, vous devez passer à la technique des compressions thoraciques. Commencez par retourner le bébé sur le dos : placez-le sur votre avant-bras, qui reste appuyé sur votre cuisse. Soutenue dans l’une de vos mains, sa tête doit être inclinée vers le bas (elle doit être plus basse que son corps, pour faire jouer la gravité). Vous devez ensuite réaliser des compressions énergiques au niveau de son sternum, avec deux doigts. Là encore, répétez ce geste 5 fois, en vérifiant son efficacité à chaque fois. Si le corps étranger est délogé, vous pouvez cesser les compressions thoraciques.
Prévention de l'étouffement chez le nourrisson
Certaines mesures simples permettent d’éviter les situations d’étouffement chez le bébé et le jeune enfant.
- Surveillance constante : Surveillez attentivement votre bébé lorsqu'il mange ou joue avec de petits objets.
- Aliments adaptés à l'âge : Évitez de donner aux jeunes enfants des aliments qui présentent un risque d'étouffement, comme les bonbons durs, les raisins entiers, les noix et les graines.
- Objets hors de portée : Gardez les petits objets, les pièces de monnaie, les piles, les billes et autres objets potentiellement dangereux hors de portée des enfants.
- Couper les aliments en petits morceaux : Coupez les aliments en petits morceaux adaptés à l'âge de votre enfant.
- Environnement sûr : Assurez-vous que l'environnement de votre enfant est sûr et exempt de tout objet pouvant présenter un risque d'étouffement.
Apnée du sommeil chez l'enfant
L’apnée obstructive du sommeil n’est pas réservée aux adultes : les enfants peuvent également être touchés. L’apnée du sommeil chez l’enfant qui se caractérise par des arrêts fréquents de la respiration pendant le sommeil de l’enfant est appelée « Troubles respiratoires Obstructifs du Sommeil » (TROS). Ces troubles sembleraient toucher les enfants avec une prévalence d’environ 3 % entre l’âge de 3 et 8 ans1. Ce trouble est causé par une augmentation des résistances des voies aériennes supérieures. L’air ayant plus de mal à circuler dans les voies respiratoires, les efforts augmentent, la respiration devient bruyante et le sommeil se retrouve perturbé.
Causes potentielles d'apnée du sommeil chez l'enfant
- Augmentation des résistances des voies aériennes supérieures.
- Inflammation des adénoïdes et des amygdales : ce sont des tissus lymphatiques du système respiratoire qui sont essentiels pour combattre les agents pathogènes.
- Reflux gastro-œsophagien : cette affection se produit très souvent chez les bébés lorsque le sphincter œsophagien inférieur n'est pas suffisamment développé.
Signes et symptômes chez l'enfant
- Ronflements réguliers
- Arrêts respiratoires pendant le sommeil
- Sommeil agité
- Difficultés scolaires
Conséquences des TROS chez l'enfant
L’apnée du sommeil chez l’enfant non identifiée est source de dégradation de son sommeil, de son quotidien et peut impacter ses apprentissages à court-terme.
Prise en charge de l'apnée du sommeil chez l'enfant
- Examen par un médecin du sommeil : Réaliser un examen par un médecin du sommeil.
- Traitement multidisciplinaire : Une fois le diagnostic d’apnée du sommeil établi, une équipe pluridisciplinaire prend en charge collectivement votre enfant. Constituée la plupart du temps d’un ORL, d’un allergologue, d’un pédiatre, d’un orthodontiste, d’un rééducateur (kinésithérapeute ou orthophoniste), cette équipe accompagne le médecin traitant.
Traitements possibles
- Ablation des amygdales et des végétations : Si les amygdales ou les végétations sont la cause des troubles respiratoires, une intervention chirurgicale ORL (adenoïdo-amygdalectomie) pour les retirer peut être proposée.
- Rééducation oro-myofonctionnelle
- Pression positive continue (PPC) : Dans l’attente d’une chirurgie ou des résultats de l’orthodontie et de la croissance, l’utilisation d’un appareil de PPC peut être envisagée.
Quand s'inquiéter de l'apnée du sommeil ?
Il ne faut pas attendre qu’un enfant ronfleur régulier fasse des apnées, présente des difficultés scolaires pour le prendre en charge. Il est important de surveiller le sommeil de son enfant, et de se rappeler que « ronfler, ce n’est pas normal pour un enfant ». C’est un des premiers signes qui peut vous amener à consulter le médecin traitant de votre enfant.
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Bronchiolite et autres infections respiratoires
La bronchiolite est l’une des infections respiratoires de l’hiver les plus courantes chez les enfants en bas âge. Elle est majoritairement provoquée par le Virus Respiratoire Syncytial (VRS). Chaque année un nourrisson sur 3 fait une bronchiolite. Pour la majorité, soit 89% la maladie est le plus souvent bénigne. Cependant, chez 2 à 3% des nourrissons de moins de 1 an, elle peut conduire votre bébé à l’hospitalisation, voire en réanimation.
Symptômes de la bronchiolite
La bronchiolite débute souvent par un rhume (sécrétions abondantes) puis une toux. Des difficultés respiratoires apparaissent ensuite avec une respiration plus rapide, souvent un peu sifflante à l’expiration. Lorsque le bébé commence à être gêné pour respirer, à chaque respiration le ventre se soulève, les espaces entre les côtes se creusent (ce que l’on appelle le tirage intercostal). Cette difficulté à respirer peut fatiguer le bébé, surtout quand il a moins de 3 mois, et peut gêner son alimentation et l’empêcher de finir ses tétées ou biberons. Augmentation de la fréquence respiratoire : la respiration étant bruyante, vous pouvez compter plus facilement le nombre de respirations par minute. Baisse de l’appétit : votre enfant épuisé boit de moins en moins (tétées ou biberons).
Prévention de la bronchiolite
- Vaccination maternelle : Soit un vaccin maternel (Abrysvo®) qui peut être fait à la maman entre 32 et 36 semaines de grossesse si son accouchement est prévu en période épidémique. Ils sont tous les deux recommandés par la Haute Autorité de Santé (HAS). Vous pourrez choisir celui que vous préférez avec votre pédiatre, généraliste, gynécologue ou sage-femme. Si vous êtes en cours de grossesse il est important de discuter de vos vaccins Coqueluche, Grippe et éventuellement Covid. Dans les deux cas, le bébé n’est pas vacciné mais il est protégé de façon « passive » pendant au moins 6 mois.
- Anticorps monoclonal : Depuis 2024, cet anticorps est proposé à la maternité, avant la sortie de l’enfant, si la maman n’a pas été vaccinée entre 32 et 36 semaines. Il est également disponible sur ordonnance en pharmacie de ville pour tous les bébés, même en bonne santé, nés après le 31 janvier 2025. Il est particulièrement recommandé de protéger votre bébé s’il aura moins de 6 mois pendant la période de l’épidémie. Cet anticorps agit en quelques jours et protège plus de 6 mois. Renseignez-vous auprès du médecin qui suit votre enfant. Chez les bébés à haut risque de faire une bronchiolite grave (grands prématurés, porteur de certains cardiopathies, etc.) le Nirsevimab (Beyfortus®) maintenant remboursé pour la deuxième saison hivernale.
- Vaccination des femmes enceintes : Depuis 2024, les femmes enceintes, éligibles à la vaccination, qui sont dans leur 8e mois de grossesse (entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée) et qui vont accoucher pendant la période « VRS » (de septembre à février) peuvent se faire vacciner. Ce vaccin se fait en une injection et peut être couplé avec les vaccins contre la grippe et la Covid. Il doit être décalé de 14 jours avec le vaccin contre la coqueluche (dTcaP).
Traitement de la bronchiolite
À ce jour, il n’y a pas de traitement ni de médicaments spécifiques contre la bronchiolite. La kinésithérapie respiratoire, longtemps préconisée en France, est rarement pertinente selon les recommandations internationales. Il est fortement déconseillé de procéder à l’automédication en cas de bronchiolite chez le nourrisson. Les bronchiolites (d’origine virale) ne nécessitent pas de prise d’antibiotiques.
Mesures d'hygiène
En raison de la très grande contagiosité de ce virus, soyez très attentifs à l’hygiène (lavage fréquent et soigneux des mains à l’eau et au savon), en évitant les contacts trop proches, en nettoyant régulièrement les biberons, sucettes, doudous, jouets… et enfin en aérant plusieurs fois par jour la chambre de votre bébé et les pièces à vivre de votre logement. Evitez de mettre votre bébé en crèche tant qu’il est malade.
Congestion nasale et thoracique chez le nourrisson
Un bébé qui a le nez bouché ou la poitrine encombrée peut vite inquiéter ses parents, surtout si la cause n'est pas évidente. Rassurez-vous, la plupart du temps, ce n’est rien de grave et ça se gère très bien à la maison. Cependant, il est normal de se demander si on doit s’inquiéter dans ce genre de situation. Une telle congestion est souvent causée par un rhume, un air trop sec ou des facteurs irritants, mais elle peut aussi être le signe d’une maladie plus sérieuse comme le VRS (virus respiratoire syncytial) ou une pneumonie.
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Causes de la congestion nasale
La congestion nasale apparaît lorsque les tissus du nez sont inflammés et gonflés, généralement à cause d’un excès de sécrétions. Les bébés ont des narines minuscules et sont donc particulièrement sensibles à la présence de mucus, ce qui explique leur respiration bruyante ou leur inconfort au moindre rhume. Résultat ? Ils peinent à respirer par le nez, surtout pendant la tétée ou le dodo. Les infections respiratoires hautes sont la première cause de nez bouché chez le bébé. Un rhume s’accompagne souvent de congestion, d'éternuements, de toux et parfois de fièvre modérée. La congestion nasale survient donc lorsque les tissus du nez et les petits vaisseaux sanguins gonflent sous l’effet du mucus, créant la sensation que le nez est bouché.
Les causes les plus courantes de congestion nasale chez le bébé sont :
- Les virus du rhume
- Le VRS (virus respiratoire syncytial)
- La grippe
- COVID-19
Causes de la congestion thoracique
Chez l'enfant, la congestion thoracique est souvent la conséquence d’une infection respiratoire basse, la plupart du temps un virus comme le rhume. Cela peut rendre la respiration plus difficile et provoquer une toux persistante. Ces infections se transmettent facilement par contact direct ou éternuement. Les nourrissons sont particulièrement fragiles car leur système immunitaire n'est pas encore totalement développé. La congestion n’est qu’un symptôme d’une maladie sous-jacente : il faut d’abord que le corps lutte contre l’infection pour que la congestion disparaisse complètement.
La congestion thoracique peut être liée à :
- Une bronchiolite
- Une pneumonie
- Une grippe
- Le VRS (virus respiratoire syncytial)
Signes de congestion
Votre tout-petit ne peut pas exprimer ce qu’il ressent, mais certains signes caractérisent clairement la congestion. Qu’il s’agisse d’un nez bouché ou de sécrétions dans la poitrine, cela peut gêner sa respiration, son alimentation ou son sommeil.
Signes de congestion nasale chez le bébé
- Nez bouché, avec une respiration bruyante ou difficile
- Difficultés à téter : bébé doit respirer par le nez pour manger
- Réveils fréquents à cause des difficultés respiratoires
- Présence de sécrétions qui peuvent progressivement passer de transparentes à épaisses ou colorées.
Symptômes d'une congestion thoracique
- Une toux grasse ou des râles lors de la respiration, qui sont révélateurs de sécrétions dans la poitrine.
- Des sifflements ou une respiration accélérée et parfois laborieuse.
- Des difficultés pour s'alimenter par manque de souffle.
- Une fatigue excessive à force d'éprouver des difficultés à respirer.
Dans certains cas, ces signes peuvent révéler une infection plus sérieuse comme une bronchite ou une pneumonie, qui peuvent déboucher sur :
- Une température légèrement élevée (tout état fébrile dépassant les 38 °C doit entraîner une consultation rapide).
- Une toux persistante.
- Une aggravation des difficultés à respirer.
Soulager la congestion
Soulager la congestion nasale
- Misez sur le sérum physiologique. Deux gouttes ou pulvérisations par narine suffisent, pas besoin d'autres médicaments.
- Utilisez une poire pour dégager le nez. Après avoir pulvérisé le sérum, insérez délicatement l'embout de la poire (après l'avoir compressée) dans la narine de votre bébé et relâchez doucement la pression pour aspirer les sécrétions.
- Placez un humidificateur d’air dans la chambre de votre enfant pour fluidifier le mucus et ainsi faciliter sa respiration, surtout si l’air est sec.
- Essayez la thérapie par la vapeur : filez dans la salle de bain, fermez la porte, faites couler de l’eau chaude (sans mettre bébé dessous), et restez quelques minutes avec votre enfant à respirer la vapeur pour aider son nez à se dégager naturellement.
Soulager la congestion thoracique
- Mettez un humidificateur d'air dans sa chambre. Placez-le hors de sa portée mais près de son lit. Cela permettra d'humidifier l'air et donc de fluidifier le mucus et ainsi faciliter sa respiration, surtout la nuit. Pour éviter l'apparition de microbes, nettoyez-le et séchez-le chaque jour.
- La thérapie par la vapeur
- Paracétamol ou ibuprofène : Si votre bébé a de la fièvre ou des douleurs, vous pouvez lui donner du paracétamol quel que soit son âge, ou de l’ibuprofène mais seulement après 6 mois. Suivez toujours attentivement la notice et demandez conseil à votre médecin ou pharmacien pour une posologie adaptée.
- Pommade décongestionnante spécial bébé : Certaines pommades à base d’eucalyptus doux ou de lavande sont disponibles à partir de 3 mois. Attention : les formules pour enfants plus âgés ou adultes (type Vicks) sont à éviter avant l'âge de 2 ans. Demandez toujours l’avis de votre professionnel de santé avant toute application chez un tout-petit.
Couleur du mucus
- Mucus clair : signe de congestion légère
- Mucus blanc : un petit rhume ?
- Mucus jaune : attention infection
- Mucus vert : possible sinusite
Respiration normale chez le nourrisson
La respiration des bébés est assez surprenante. Dès les premiers mois de leur vie, leur rythme respiratoire se situe entre 40 et 60 respirations par minute. Ce rythme est rapide et irrégulier, avec de temps en temps des cycles rapides suivis d’apnée de quelques secondes. Il est très facile d’observer la respiration des nourrissons lors de leur sommeil. Etant donné que les bébés respirent essentiellement par le nez au début, une obstruction nasale peut entraîner une respiration bruyante ou sifflante. Parfois, les nourrissons peuvent bloquer leur respiration, provoquant ce que l’on appelle de l’apnée. Lorsqu’elles durent moins de dix secondes, il n’y a aucune inquiétude à avoir. A l’inverse, une diminution en dessous de 20 cycles par minute est généralement le signe d’un épuisement potentiel. Une respiration accélérée lors des repas de bébé est normale. Si votre nourrisson utilise ses muscles pour respirer, comme le soulèvement du ventre et le creusement des côtes, cela peut être un signe inquiétant. Néanmoins, ce rythme doit revenir à la normale lorsque la fièvre redescend.
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