La réussite d’un projet web ne repose pas uniquement sur l’idée de départ, mais surtout sur son exécution. Ce guide complet explore la gestion de projet web, son histoire, sa définition, et le rôle crucial du chef de projet web. Nous aborderons également les normes et méthodologies essentielles, notamment la norme ANSI PMI 99, pour mener à bien vos projets et atteindre vos objectifs.
Histoire et Évolution de la Gestion de Projet
La gestion de projet n'est pas une discipline récente. En réalité, c’est une activité qui remonte très loin. Les Égyptiens, les Chinois et les Romains ont mis en œuvre des compétences en gestion de projet pour construire leurs pyramides, la Grande Muraille et les aqueducs. Bien que le terme "Project Management" n'était pas utilisé, la réalité préexistait au nom.
La discipline appelée « Project Management » n’a été standardisée que dans les années 1950. A cette époque, beaucoup d’entreprises avaient structuré leur process de management et de production. Le diagramme de Gantt, qui permet de représenter visuellement l’avancement d’un projet, était déjà en usage. La Méthode du Chemin Critique, qui permet de planifier les étapes d’un projet et de prioriser les chantiers, a été développé en 1957. Au-delà de ces méthodes types, beaucoup de personnes impliquées dans la gestion de projet utilisaient leurs propres méthodes de Project Management.
Ces dernières années ont également été une période de gros changements dans le domaine de la gestion de projet. En particulier du fait de la publication de la norme ISO 21 500 en 2012, qui a encore plus contribué à standardiser les méthodes de Project Management. On a pris de plus en plus conscience de l’importance des individus, des acteurs du projet, des parties prenantes dans leur diversité tandis que par le passé l’attention était portée essentiellement sur les techniques, la gestion des plannings, etc. 2012 peut être considérée comme la date symbolique de ce changement. C’est aussi à cette époque que voient le jour de nouvelles méthodologies et de nouveaux standards qui mettent en avant le rôle de l’équipe et du travail collaboratif dans la réussite d’un projet.
En 2016, le PMI intègre de nouvelles compétences dans la certification PMP (Project Management Professional), regroupées sous le concept de Talent Triangle. Dorénavant, il ne suffit plus de démontrer ses compétences techniques pour obtenir une certification officielle de chef de projet. Des compétences plus larges, extra-techniques en quelque sorte, sont exigées : en stratégie, en gestion de la relation clients, en leadership (coaching, intelligence émotionnelle…).
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Rôle et Responsabilités du Chef de Projet Web
Un chef de projet, comme son nom l’indique, est la personne qui, au sein d’une organisation, est en charge de la conception et de l’exécution d’un projet spécifique ou de plusieurs projets. Plus précisément, le chef de projet a en charge : la planification, la budgétisation, le pilotage et le reporting d’un projet. D’ailleurs, pendant qu’on y est, il n’est pas inutile de rappeler en deux mots ce qu’est un projet. Un projet c’est un process qui a un début et une fin et qui aboutit à une réalisation concrète (un produit, un service…). Dans certains cas, c’est aussi lui qui est chargé de pitcher le projet devant la direction. Dans d’autres cas, le projet est déjà approuvé quand on le lui confie. Le chef de projet fait le point entre la direction et les équipes qui seront chargées d’exécuter le projet.
Potentiellement, le chef de projet peut provenir aussi bien du marketing, de l’IT, des ressources humaines, de la publicité, etc. Il y a autant de profils qu’il y a de types de projets. C’est la raison pour laquelle il n’existe pas de fiche de poste type du chef de projet et de formation universitaire standard.
Les responsabilités clés du chef de projet comprennent :
- Identifier les ressources nécessaires. L’un des premiers rôles du chef de projet, en début de mission, est d’identifier les ressources qui seront nécessaires à la bonne exécution du projet et à l’atteinte des objectifs. Par ressources, il faut entendre aussi bien les ressources financières que les ressources humaines (compétences / talents nécessaires) et techniques (outils…).
- Constituer et diriger l’équipe projet. Le chef de projet a besoin d’une équipe compétente et expérimentée pour exécuter les tâches du projet. Il y a deux possibilités : prendre le leadership d’une équipe déjà existante, déjà constituée, ou bien en créer une de toute pièce en sélectionnant les profils adéquats.
- Gérer le timing. Toutes les tâches qui concourent à la réalisation du projet sont soumises à des contraintes de timing, qui dépendent elles-mêmes de la deadline du projet.
- Gérer le budget. Rien ne se fait sans argent. La réussite ou l’échec d’un projet est très liée à la capacité ou non à trouver les financements nécessaires à sa réalisation. Beaucoup de projets échouent parce que les coûts de production ont mal été estimés à l’avance.
- Satisfaire les parties prenantes. L’objectif du chef de projet est de livrer aux parties prenantes (les maîtres d’ouvrage : la direction, les investisseurs, le client) une réalisation conforme à leurs attentes (ou les dépassant) et de s’assurer de leur satisfaction. Pour cela, le chef de projet ne doit pas s’isoler et foncer tête baissée dans le projet.
- Gérer les problèmes et les risques. La réalisation d’un projet (web ou autre) n’est jamais un long fleuve tranquille. Des problèmes, des imprévus, des obstacles surgissent dans tout projet. Ce qui fait la qualité d’un chef de projet, c’est en bonne partie sa capacité à résoudre rapidement les obstacles quand ils se présentent.
- Piloter le projet. Piloter le projet, cela signifie essentiellement mesurer en permanence les résultats et comparer les métriques réelles aux métriques prévisionnelles (estimées lors de la conception du planning).
- Produire le reporting. Le reporting est un outil de communication avec les membres de l’équipe et les parties prenantes.
Méthodologies de Gestion de Projet Web
Il n’existe pas une seule et unique méthode de gestion de projet, loin de là. Un grand nombre de méthodologies en gestion de projet web se sont développées au fil du temps. Voici quelques-unes des plus courantes :
- La méthode Waterfall. C’est la méthode la plus classique, la plus intuitive quand on débute dans la gestion de projet - la moins sophistiquée aussi. Elle consiste tout simplement à séquencer les tâches dans le temps. Selon cette méthode assez basique, la tâche en cours doit être terminée avant de passer à la tâche suivante. D’où le nom de Waterfall, qui fait référence au caractère très linéaire de la méthode. Cette méthode peut être pertinente pour les projets qui concernent la réalisation d’un produit physique (un bâtiment, un ordinateur). Le souci c’est que si le besoin du client ou de la direction évolue pendant la réalisation du projet, toute la séquence peut devenir inopérante.
- La méthode du chemin critique (Critical Path Method, CPM). Cette méthode, on l’a vu, a été développée dans les années 1950. Elle est basée sur l’idée qu’il existe des tâches impossibles à mettre en production tant qu’une autre tâche n’a pas été terminée. Les tâches ont parfois entre elles des liens de dépendance. La méthode du chemin critique consiste à modéliser le déroulement du projet en regroupant les tâches ayant un lien de dépendance entre elles. Cette méthode consiste également à identifier les tâches critiques, c’est-à-dire celles qui sont indispensables à la réussite du projet et qui ne peuvent pas faire l’objet de retard d’exécution.
- La méthode de la chaîne critique (Critical Chain Project Management, CCPM), qui consiste à porter le focus au départ sur les ressources nécessaires pour accomplir les différentes tâches du projet.
- Les méthodologies agiles sont à la mode et prisées des startups en raison de la souplesse qu’elles offrent dans la gestion de projet (d’où leur nom). Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’il existe en fait plusieurs méthodes dites « agiles ». Ces méthodes sont particulièrement bien adaptées à la gestion de projets web ou technologies. La « méthode agile », qui a été publiée par un groupe de 17 personnes au tout début des années 2000. Le manifeste de cette méthode, qui explique son fonctionnement et les principes sur lesquels elle se base, est accessible sur le site dédié. La méthode agile est d’abord un état d’esprit qui consiste à mettre l’accent sur les individus plus que sur les process et les outils, sur la performance opérationnelle, sur l’écoute client, sur l’adaptabilité au changement. La méthode agile, plus qu’une méthode détaillée et directement opératoire, est plutôt le cadre axiologique à partir duquel plusieurs méthodes ont été construites : Scrum, Kanban, etc.
- Scrum. Il s’agit de la méthode agile la plus populaire, en raison de sa simplicité d’implémentation mais aussi parce qu’elle résout bon nombre de problèmes que les développeurs de logiciels rencontraient pas le passé. Tout commence parla désignation d’un Scrum Master, c’est-à-dire d’un chef de projet dont le travail principal est de surmonter ou d’éviter tous les obstacles pour permettre à l’équipe de travailler plus efficacement. L’équipe projet travaille sur des cycles courts de deux semaines appelés « sprints ». Les membres de l’équipe se réunissent tous les jours avec le Scrum Master pour faire le point sur ce qui a été fait ou sur les obstacles rencontrés. Cette méthode permet des développements rapides et convient particulièrement aux petites équipes.
- Kanban. C’est Toyota qui a développé cette méthode dans les années 1940 afin de mettre en place une production en flux tendu, et donc de limiter l’en-cours de stock au maximum. Les kanbans étaient à l’origine des fiches cartonnées qui faisaient la navette sur toute la chaîne de production et qui indiquaient aux postes de production en amont s’ils devaient poursuivre la production ou non, en fonction des besoins des postes en aval. Aujourd’hui, la méthode Kanban consiste à séquencer les différentes étapes de production d’une tâche afin d’en suivre l’avancement plus facilement. La méthode Kanban consiste par exemple à classer chaque tâche dans des colonnes « à faire », « en cours », « à valider », « terminé »… La méthode Kanban est moins directive que la méthode Scrum, et insiste sur l’approche visuelle.
- Extreme Programming (EP). Cette autre méthode agile est conçue pour améliorer la qualité (et la simplicité) d’un logiciel et aider les équipes de développement à s’adapter aux besoins de leurs clients. La méthode EP est, comme les autres méthodes agiles, caractérisée par un cycle de développement constitué de sprints courts et par un dialogue client renforcé. La méthode Extreme Programming, qui est conçue d’abord pour le développement de logiciels ou d’applications, permet d’opérer des changements à l’intérieur d’un sprint. Si par exemple le développement de la fonctionnalité X n’a pas encore débuté, la tâche peut être supprimée et remplacée par une tâche similaire.
- Adaptative Project Framework (APF). Ce qui a motivé la création de cette méthode, c’est le constat qu’il n’était pas possible de gérer un projet IT avec les méthodes traditionnelles de gestion de projet, à cause de la nature incertaine et changeante des besoins. Dans cette méthode, on commence avec une structure de découpage du projet (Requirements Breakdown Structure) afin de définir les objectifs stratégiques du projet, en se basant sur les demandes clients, les fonctions et les fonctionnalités requis. L’exécution du projet se réalise par itérations. A la fin de chaque cycle de développement, l’équipe analyse les résultats obtenus afin d’améliorer les cycles suivants. Les porteurs du projet peuvent changer le périmètre du projet au début de chaque étape de développement. L’intérêt de cette méthodologie, c’est qu’elle permet de s’adapter facilement aux besoins changeants des clients.
- Event Chain (ECM). L’idée sous-jacente à cette méthodologie, c’est qu’il existe parfois des risques potentiels portant sur des éléments extérieurs au périmètre du projet. Il est important de prendre en compte ces risques et de prévoir un plan d’actions au cas où ces risques se matérialiseraient. Pourquoi ?
- Extreme Project Management (XPM). Cette méthodologie s’oppose à la méthode Waterfall présentée au début en ce sens qu’elle permet de faire face à des changements massifs. En appliquant la méthode XPM, vous pouvez modifier le projet, le budget et même la nature du livrable final pour répondre aux changements de besoins - qu’importe la nature du projet initial.
- Lean. Le lean management est une méthode qui se consiste à se concentrer sur l’optimisation des coûts. Dans cette optique, la première étape consiste à décomposer les étapes du projet pour identifier et éliminer les goulots d’étranglement, les gaspillages, les éléments pouvant générer des retards ou représenter des coûts inutiles.
- Six Sigma. Il s’agit d’une méthode basée sur la statistique, l’analyse data et la voix du client dont le but est d’améliorer la qualité et l’efficacité du processus en identifiant les défauts et les problèmes actuels et en faisant en sorte de les éliminer au maximum. L’objectif avec Six Sigma est de livrer un produit final sans défaut, parfait à 99,99966% (d’où le nom de cette méthode).
- Lean Six Sigma. Cette méthode combine l’approche Lean (zéro gaspillage) et la démarche d’amélioration des process de Six Sigma.
- Process-Based Project Management. Cette méthode consiste à aligner tous les objectifs du projet sur les objectifs stratégiques et les valeurs générales de l’entreprise. Elle consiste à intégrer le projet dans un cadre plus large.
Normes et Standards en Gestion de Projet
Norme ANSI PMI 99-001-2004
La norme ANSI PMI 99-001-2004 est un standard américain qui fait partie du guide des Fundamentos de la Dirección de Proyectos (Guía PMBOK ). Le modèle EVM est extrait du chapitre 7 “Gestión de los Costes del Proyecto” du guide des Fundamentos de la Dirección de Proyectos (Guía PMBOK ). Norma Nacional Americana ANSI / PMI 99-001-2004.
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Autres Normes et Standards Importants
- Norme ISO 21500 : Cette norme internationale contribue à standardiser les méthodes de Project Management.
- Certification PMP (Project Management Professional) : Délivrée par le PMI, cette certification atteste des compétences techniques et extra-techniques du chef de projet.
Earned Value Management (EVM)
La Earned Value Management (EVM) méthode de Gestion de la valeur acquise, aussi appelée Avancement physique, est une méthode de contrôle standard des coûts qui permet de réaliser le suivi des coûts et de l’avancement d'un projet et qui fournit les informations nécessaires à une prise de décisions.
Pour voir le suivi du point de vue du Maître d’Ouvrage (constructeur) avec CypeDQE, un diagramme de Gantt doit être créé avec des activités de type Sous-dossier pour planifier le projet en phases (mois). Il est également nécessaire que soit réalisées les imputations correspondantes aux centres de coûts et que soient introduites les quantités exécutables de chaque sous-dossier pour obtenir le prix d’exécution de ces quantités dans la phase correspondante conçue selon le plan de travail. Le paiement doit être fait aux dates correspondantes pour chaque phase planifiée pour pouvoir enregistrer à la fois les quantités payées et les montants des éléments exécutés.
Dans le paragraphe «3.4.2. Pour améliorer la justification du calcul des répercussions des imputations de type A, la fenêtre Détails des unités répercutées qui apparaît quand il existe une répercussion de type A sur un sous-dossier et qui s’ouvre avec un double clic sur le montant répercuté s’est améliorée. Les coûts à répercuter par une consommation théorique (répercussion type A) sont obtenus de la façon suivante : il faut assigner dans chaque dossier les différents coûts des fournitures dont les montants doivent être répartis proportionnellement aux sous-dossiers contenant des fournitures dans leur décomposition de devis (coûts directs). La répartition est proportionnelle à la quantité théorique de ces fournitures dans les sous-dossiers.
Comment Choisir la Bonne Méthode ?
Le choix de la méthodologie dépend des besoins inhérents du projet et des besoins de votre équipe. Le choix dépend des objectifs du projet, de la nature du livrable, de vos contraintes. Vous devez formuler de manière claire les besoins, les objectifs et les finalités du projet. A quoi le produit fini, celui que vous livrerez, doit ressembler ? Plus largement, de quel type de produit s’agit-il ? Quels doivent être ses caractéristiques, ses bénéfices, ses fonctionnalités ?
Pour la construction d’un building ou d’une maison, les méthodes Waterfall ou Critical Path sont pertinentes. Mais si votre projet concerne la réalisation d’un logiciel ou d’une application, les méthodes agiles seront plus appropriées.
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Focus sur les Centres de Données
Les centres de données jouent un rôle névralgique dans l'économie numérique. Ils sont essentiels pour l'hébergement des données et des applications, et leur infrastructure est cruciale pour les services en nuage.
Raisons d’Être des Centres de Données
- Économie numérique
- Entreprise
- Administration
- Objets connectés
- Formation
- Domaine personnel
- Informatique en nuage
- Définition d’un centre de données
- Définition de l’informatique en nuage
Typologie des Centres de Données par Taille
- Centres de données de faible capacité
- Centres de moyenne et grande capacité
- Mégacentres de données
- Dénominations
- Définition selon Cisco
- EDC (Edge Data Center)
- Objectif des EDC
- Centre de données en conteneur
- Centre de données mobile
- Course à la taille
- Comparaison de la consommation d’énergie
- Paradoxe de Jevons
Services Associés à un Centre de Données
- Infrastructure - IaaS
- Plateforme - PaaS
- Logiciels et applicatifs - SaaS
- Stockage des données - StaaS
- Sauvegarde des données - BaaS
- Reprise d’activités - DRaaS
Modes de Déploiement
- Propriétaire ou locataire
- Centre de données privé
- Centre de données en colocation
- Centre de données classique
Normalisation pour Centres de Données
Organismes de normalisation
- Organisation internationale de normalisation - ISO
- CEI (Commission Électrotechnique Internationale)
- JTC 1 (Joint Technical Committee 1)
- Domaine d’intervention du JTC 1
- Principaux sous-comités du JTC 1
- Association française de normalisation - AFNOR
Normes internationales pour systèmes de câblage générique
- Série de normes ISO/CEI 11801-x
- Norme ISO/CEI 11801-5 "Centre de données"
Normes européennes de câblage
- Normes d’installation et normes de systèmes
- Câblage
- Norme NF EN 50174-2 "Intérieur des bâtiments"
- De câblage
- Norme NF EN 50173-5 "Espaces de centres de données"
Normes européennes pour centres de données
- Série de normes NF EN 50600-x
- Dédiée aux télécommunications"
Normes américaines pour centres de données
- Organismes américains de normalisation
- Norme ANSI/TIA-942-B
- Normes ANSI/BICSI
- À propos de BICSI
- ANSI/BICSI 002-2019
- BICSI 009-2019
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