La nidification, ou implantation embryonnaire, représente un moment capital pour une grossesse, marquant le début d'une nouvelle vie. C'est l'étape qui suit la fécondation, un processus fascinant et complexe où un ovule et un spermatozoïde se rencontrent. Comprendre ce qui se passe dans le corps à ce moment-là est important pour reconnaître les premiers signaux indiquant qu'une conception a peut-être eu lieu.
Qu'est-ce que la nidification ? Définition
Avant la nidation, la fécondation a lieu : le spermatozoïde et l’ovule se rencontrent. Puis l’ovule fécondée va quitter les trompes et rejoindre l’utérus. La nidation c’est l’embryon (on peut parler d’ovule fécondé par le spermatozoïde) qui s’implante dans la muqueuse utérine de la future maman. L’embryon se développera alors ainsi que le placenta. Il restera alors fixé pour les 9 mois de grossesse. La nidation est le moment où l’embryon s’implante dans la paroi de l’utérus. Cela se produit après la fécondation, généralement entre 6 et 10 jours après l’ovulation et le passage de l'ovule par la trompe de Fallope.
L’embryon, encore au tout début de son développement, vient alors se fixer dans l’endomètre (la muqueuse utérine), pour y poursuivre sa croissance. C’est une étape clé du début de grossesse : c’est à partir de là que le corps commence à produire l’hormone hCG, celle que détectent les tests de grossesse.
Le processus de nidation
Tout commence autour du 14e jour du cycle féminin, à savoir l’ovulation. C’est à ce stade que se forme un ovule, qui ne tardera pas à être happé par la trompe de Fallope où aura lieu la fécondation. Pour ce faire, il va falloir qu’un des 200 millions de spermatozoïdes du papa arrive jusqu’à l’ovule et réussisse à franchir sa paroi. C’est à partir de cet instant que l’œuf va se constituer, mesurant seulement quelques dixièmes de millimètre.
Une fois que l'ovule est fécondé, il devient œuf qui se divise en deux cellules, puis en quatre, puis en huit. Toutes ces divisions finissent par former une masse de cellules qui ressemble à une mûre. Voilà pourquoi il lui a été donné le nom de Morula.
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Au fur et à mesure qu'il se divise, cet œuf se déplace et se dirige vers l'utérus. Ce sont les contractions de la trompe qui le font avancer ainsi que les cils qui en recouvrent la paroi. Une fois dans l'utérus, l'œuf se fixe dans la paroi : c'est la nidation. Elle se passe entre le sixième jour et le dixième jour de la fécondation. C'est à dire que l'œuf se place dans la cavité utérine, plus exactement dans la muqueuse utérine. A ce moment, son enveloppe va se diviser en deux tissus. Une enveloppe se niche dans la couche de l'utérus qu'on appelle endomètre et la deuxième paroi va fournir les cellules nécessaires pour élaborer une cavité. C'est ainsi que se crée le placenta.
Arrivé dans l’utérus, l’oeuf ne s’implante pas immédiatement. La nidation, ou implantation embryonnaire, va pouvoir commencer : concrètement, l’œuf s’implante dans l’utérus. Dans 99,99 % des cas, la nidation a lieu dans la cavité utérine, et plus exactement dans la muqueuse utérine. L’œuf (appelé aussi blastocyste) se colle à l’endomètre, et son enveloppe va se diviser en deux tissus. Le premier va creuser une cavité dans l’endomètre où l’œuf pourra se nicher. Le deuxième fournit les cellules nécessaires à l’élaboration de cette cavité. Puis, petit à petit, le placenta se met en place, jouant un rôle essentiel pendant la nidation. En effet, la future maman sécrète des anticorps maternels pendant l’implantation de l’œuf, croyant qu’il s’agit d’un corps étranger. Pour protéger le futur embryon, le placenta neutralise les anticorps synthétisés. Cela empêche le corps de la mère de rejeter cette « greffe naturelle ».
Signes et symptômes de la nidation réussie
Il existe des signes pour savoir si la nidation a réussi après la fécondation. Lorsqu’il parvient à cette cavité, l’embryon se trouve au stade de blastocyste. C’est alors qu’il s’accroche à la paroi utérine. Pour se développer et recevoir l’oxygène ainsi que les nutriments qui lui sont essentiels, l’œuf doit adhérer à l’endomètre. Ce processus nécessite la mise en place d’un dialogue entre l’embryon et la mère.
Certaines femmes peuvent ne ressentir aucun symptômes donc pas de panique, rien ne remplace un test de grossesse pour être certaine ! Pas facile ! Il n’existe pas de « symptômes » vraiment significatifs au moment de la nidation. Les premiers signes de grossesse se manifestent dès que l’hormone HCG est sécrétée par les cellules du placenta.
Saignements de nidation
Le symptôme le plus courant est un léger saignement qui n’a rien à voir avec des règles. Oui lors de la nidation, il peut y avoir des saignements vaginaux. Ces saignements vaginaux durant la nidation sont totalement normaux, ils correspondent au moment où l’embryon prend sa place dans l’endomètre. Des petits vaisseaux sanguins peuvent alors rompre. Ce symptôme est très commun, vous pouvez appeler les saignements de nidation : le spotting.
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Cette rupture des vaisseaux entraîne un saignement spécifique qui engendre des pertes vaginales. Ils sont légers et de couleur souvent rose ou brune. Les saignements dus au phénomène de nidation peuvent être confondus avec des menstruations, ils surviennent généralement entre sept et dix jours après l’ovulation (contrairement aux règles qui interviennent 14 jours après l’ovulation). Avoir des doutes est donc tout à fait naturel. Néanmoins, les pertes de nidation sont généralement plus liquides et légères que celles liées au cycle menstruel. Les saignements d’implantation peuvent être plus ou moins longs et intenses en fonction des femmes : il n’existe pas de norme en la matière.
Impossible de le confondre avec vos règles. Le sang n’est pas rouge vif, il n’y a aucun flux et cela durera très peu de temps. Vous pourrez l’observer aux alentours du 7ème jour après la fécondation.
Fatigue
Votre corps commence déjà à se transformer, la fécondation et la nidation demandent de l’énergie, vous pourriez donc ressentir une légère fatigue qui peut s’accentuer tout au long du 1er trimestre. Evidemment l’hormone de la progestérone augmente cette sensation de fatigue.
Pertes blanches
En tant que femmes, vous connaissez les pertes blanches puisqu’il s’agit d’un phénomène normal pour nettoyer notre intimité. Lors de la grossesse, elles vont changer d’aspect et être plus abondantes. Avec l’augmentation des hormones de grossesse : oestrogène et progestérone, le nettoyage naturel de votre vagin va se faire plus régulièrement. Vous pouvez donc guetter ce signe annonciateur d’une nidation réussie.
Ces pertes sont composées d’un mélange entre les sécrétions vaginales habituelles d’une femme et de glaires cervicales. Elles sont généralement plus épaisses et opaques lorsqu’elles surviennent après l’ovulation. Néanmoins, l’augmentation de la quantité de pertes blanches peut constituer un signe de nidation. Lorsque l’hormone HCG augmente, elle favorise les productions d’œstrogènes et de progestérones, qui sont essentielles au déroulement de la grossesse. Ce ne sont pas les pertes blanches en elles-mêmes, mais leur augmentation qui représente un signe de grossesse.
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Maux au ventre et à la poitrine
Lorsque l’embryon se cale dans votre utérus, il se peut que vous ressentiez quelques douleurs au niveau du ventre comme des crampes ou de légers spasmes. On peut aussi ressentir des ballonnements ou subir la constipation. N’hésitez pas à dévorer des fibres et pruneaux, et à boire beaucoup d’eau. On note aussi chez certaines femmes des tensions au niveau des seins.
Autres symptômes possibles
Certaines femmes décrivent une sensation inhabituelle dans le bas-ventre, un léger tiraillement ou une impression de chaleur diffuse. Ces perceptions ne sont pas systématiques, mais elles peuvent être les premiers échos du changement en cours. Il est souvent question d'une légère fatigue, une sensibilité accrue aux odeurs ou un changement et sautes dans l’humeur.
Une élévation de la température corporelle, une plus grande fatigabilité ou des seins tendus. Il peut y avoir aussi une augmentation des pertes blanches crémeuses.
Les pertes vaginales évoluent sous l’effet de la progestérone. Après la fécondation, elles deviennent souvent plus épaisses, blanches ou crémeuses. Ce changement est dû à la formation d’un bouchon muqueux, qui protège l’utérus dès le tout début de la grossesse.
Enfin, certaines femmes notent un changement d’appétit, des nausées légères ou une sensibilité nouvelle à certaines odeurs. Ces manifestations peuvent apparaître très tôt, bien avant le retard des règles. Mais elles sont encore trop discrètes pour être considérées comme des preuves à elles seules.
Quand ressent-on la nidation ?
Si vous deviez ressentir la nidation, ça serait entre 7 à 10 jours après la fécondation sachant que celle-ci peut avoir lieu jusqu’à 4 jours après le rapport sexuel. Il faut donc prendre son mal en patience ! Vous pourrez alors guetter les symptômes nidation. Certaines femmes peuvent les ressentir, d’autres non. Si vous ne voyez aucun signe de nidation, patientez pour faire un test de grossesse.
Combien de temps dure la nidation ?
Cela dépend des femmes et de chaque grossesse. Mais la nidation durée est d’environ entre 1 et 3 jours. La nidation ne se fait pas en un instant. Elle se déroule sur 2 à 4 jours. D’abord, l’embryon entre en contact avec l’utérus, puis il s’enfonce doucement dans la muqueuse. Pendant ce processus, certaines femmes peuvent ressentir de légères crampes ou observer un petit saignement rose ou marron clair, qu’on appelle parfois « saignement de nidation ». Ce phénomène est bénin et ne dure que quelques heures à deux jours maximum.
Quand faire un test de grossesse ?
Quand faire un test de grossesse après saignement de nidation ? Grâce à la nidation, les hormones de grossesse vont augmenter fortement. C’est ceci que les test de grossesse détectent dans votre urine. Il faut environ 14 jours (2 semaines) après votre ovulation pour faire un test de grossesse.
Il faut en moyenne 2 à 3 jours après la nidation pour que le taux de l’hormone hCG soit suffisamment élevé pour être détecté dans les urines. Un test urinaire peut donc être positif environ 12 à 14 jours après l’ovulation, soit le jour présumé des règles. Faire un test trop tôt peut donner un faux négatif, car le taux d’hormones n’est pas encore assez élevé.
Attendre un retard des règles permet de laisser suffisamment de temps au taux d’hormone HCG pour s’accroître.
Que faire si la nidation ne se déroule pas normalement ?
Il arrive parfois que la nidation ne se déroule pas normalement et que l’oeuf se fixe en dehors de l’utérus. S’il s’implante dans la trompe, on parle alors de grossesse extra-utérine (ou GEU dans le jargon). Des saignements peuvent apparaître, accompagnés de douleurs. Dans ce cas, il est conseillé de consulter un médecin très rapidement. L’œuf peut aussi s’implanter dans l’ovaire ou dans une autre partie du petit bassin. On parle alors de grossesse abdominale. La première échographie permet de savoir où est placé l’embryon et d’agir en conséquence.
Nidification et FIV (Fécondation In Vitro)
Les couples qui font des FIV sont particulièrement attentifs à ce moment du cycle. Le médecin implante l'embryon à l'aide d'un cathéter, il l'introduit jusqu'au fond de l'utérus où il est déposé. La patiente reste allongée trente minutes. Il n'y a plus qu'à espérer la nidation et c'est le début d'une longue attente.
Lorsque l’implantation se fait par insémination artificielle, et que ce soit avec le sperme d’un donneur (IAD) ou celui du conjoint (IAC), la nidation se déroule de manière relativement similaire à celle d’une grossesse engendrée par la voie naturelle. Il est possible que les patientes aient à prendre des suppléments de progestérones afin d’aider l’endomètre à être plus réceptif à la nidation à la suite d’un traitement de procréation médicalement assistée.
Les femmes qui suivent un traitement de fertilité peuvent être exposées à des résultats faussés. Les symptômes sont rarement différents de ceux d’une grossesse naturelle lorsque l’implantation a lieu par FIV ou ICSI. En effet, le traitement hormonal peut engendrer l’apparition de symptômes qui portent alors à confusion. Il ne faut donc pas s’y fier totalement et attendre le bon moment pour réaliser un test de grossesse fiable, malgré l’envie de voir débuter la grossesse et la frustration liée à l’impossibilité de tomber enceinte par la voie naturelle.
À la suite d’un transfert d’embryons, il est naturel de se montrer attentifs aux changements qui surviennent. Les émotions sont aussi généralement très fortes. Et pourtant, se montrer patient est le seul moyen d’éviter les faux espoirs et les erreurs de diagnostic. C’est au bout de deux semaines qu’il est possible de tester les taux d’hormones chorioniques gonadotropes humaines et ainsi savoir si la grossesse monte dans le sang. C’est une étape longue et difficilement supportable pour beaucoup de personnes.
À la suite d’une fécondation in vitro comprenant ou non une ICSI, un supplément de progestérone est généralement donné aux patientes. Cette hormone peut parfois engendrer des symptômes similaires à ceux de la grossesse.
Comment favoriser la nidation ?
Ce qui peut favoriser cette nidation pour les femmes qui souffrent de stérilité inexpliquée, est la prise de progestérone pendant deux semaines. Votre gynécologue peut aussi vous prescrire de la dydrogestèrone pour une durée d'une dizaine de jours.
Après, plusieurs précautions sont à prendre : il faut éviter de porter de trop lourdes charges, éviter aussi le tabac et trop de caféine, diminuer un maximum la prise de médicaments. Il ne faut vraiment prendre que ceux qui sont indispensables. Il est aussi conseillé de s'abstenir d'avoir des rapports sexuels après les jours d'ovulation pour éviter les contractions utérines.
Instinct de nidification
Connaissez-vous cette légende qui raconte que les femmes enceintes font les carreaux à l’approche de leur accouchement ? Et bien, il semblerait qu’elle soit vraie ! Cela s’appelle “l’instinct de nidification” ou “nesting”.
L’instinct de nidification désigne le comportement que l’on observe chez certaines femmes enceintes, mais bien sûr pas toutes. Cet instinct rappelle celui des oiseaux qui préparent l’arrivée de leur bébé en aménageant leur nid. D’où son nom.
Les femmes enceintes qui vivent cette expérience ont soudain un regain d’énergie. Elles ont également une envie presque incontrôlable de tout nettoyer dans leur logement et tout organiser. C’est ce qu’on appelle communément « avoir envie de faire son nid ». Cet état d’hyperactivité apparaît pendant les dernières semaines de grossesse, est présent surtout chez les primipares, c’est-à-dire les femmes enceintes de leur premier enfant. Cette frénésie du ménage est souvent considérée comme étant annonciatrice de l’accouchement dans les heures qui suivent, ce qui n’est pas prouvé.
La mère qui va accueillir un bébé ressent tout simplement le besoin de le protéger et de créer un environnement rassurant pour lui. Le « nesting » comme le surnomme les spécialistes, est inscrit dans nos gênes et ceux de tous les mammifères. Il semblerait également que cet instinct soit en lien avec les hormones de grossesse, notamment la prolactine, responsable de la production de lait dans les glandes mammaires. Cette dernière influencerait le comportement des mères pour se préparer et protéger leur bébé.
Tout ce que vous allez faire pour préparer l’arrivée de votre bébé peut être interprété comme une envie de faire votre nid. Cependant, cette envie pulsionnelle de rangement et d’organisation devient plus forte pendant le troisième trimestre de grossesse et peut devenir plus intense avec l’accouchement qui approche. Concrètement, les femmes qui sont prises par cet instinct ressentent le besoin soudain de tout ranger et de tout nettoyer. Elles ont généralement envie de peindre ou de mettre en ordre la chambre de leur bébé. Le besoin d’organiser est lui aussi très caractéristique du nesting : certaines femmes rangent les épices par ordre alphabétique, d’autres rangent les vêtements par couleur, d’autres encore vont remettre en ordre toute leur bibliothèque. Souvent, ces femmes enceintes sont également insomniaques, car elles ont constamment peur d’avoir oublié de faire quelque chose d’important.
Si astiquer votre maison et réorganiser les armoires vous rend plus calme, faites-le sans pour autant en faire une obsession. Priorisez ce qui est important et n’hésitez pas à demander de l’aide pour les tâches ménagères. Rien ne vous empêche de suivre votre instinct, mais essayez de canaliser cette hyperactivité pour ne pas être trop épuisée avant d’accoucher.
Ménagez-vous ! Attention, si ce symptôme de grossesse vous touche particulièrement, vous devrez malgré tout rester vigilante. Les activités trop physiques sont déconseillées pendant la grossesse. N’oubliez pas que votre centre de gravité n’est plus le même avec un ventre arrondi. Par conséquent, ne montez pas sur une échelle, vous risqueriez de faire une chute. Ne soulevez pas non d’objets lourds. Si vous bougez, hydratez-vous, c’est très important pour vous et pour votre bébé. Et surtout, faites régulièrement des pauses. Il faut vous reposer un maximum, car rappelez-vous que vous allez avoir besoin de beaucoup d’énergie au moment de votre accouchement. Sachez apprécier ces derniers moments de calme avant la naissance de votre enfant.
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