Nicolas Bazire, fils du légendaire Jean-Michel Bazire, a rapidement conquis le monde du trot. Son parcours, marqué par des victoires significatives, illustre parfaitement la constance et la qualité de ses performances.
Un Héritage Familial
Né en 2000, Nicolas Bazire a hérité d'un patrimoine familial profondément ancré dans l'univers hippique. Fils de Jean-Michel Bazire, une figure emblématique du monde du trot français, il a grandi au cœur de cet univers exigeant et compétitif. Dès son plus jeune âge, il a été immergé dans la culture hippique, entouré de chevaux, de passionnés et de professionnels. L'influence de la famille Bazire sur la carrière de Nicolas est indéniable.
« Davidson, ce sont mes grands-parents qui l’on fait naître. Ils l’ont entraîné et puis mon grand-père a arrêté de l’entraîner. Ils l’ont mis à ma maison et je m’en occupais, j’étais son lad. Gaby est arrivé et s’en est occupé à Paris.Ce dernier qui était forcément aux anges après la course revient sur le parcours de son fils : « il traînait dans mes pattes déjà tout petit. Il a fait le circuit poney vers l’âge de 8-9 ans. Il a ensuite été à l’école des Jockey et puis a fait sa première course à 16 ans sur l’hippodrome de Neuillé-Pont-Pierre.
Débuts et Ascension Fulgurante
Ses débuts professionnels marquent une nouvelle génération dans ce sport. Avec déjà un palmarès impressionnant pour son jeune âge, il a gagné sa première course dès ses débuts, confirmant son talent et son potentiel. Son ascension fulgurante témoigne d'un héritage et d'un dévouement exceptionnels. Il a su s'imposer comme une figure majeure du trot français.
Ses débuts dans le monde du trot ont été marqués par une victoire rapide et significative, soulignant son talent précoce et son potentiel exceptionnel. Depuis, le driver a plus de 1 000 courses au compteur et une centaine de victoires. À seulement 21 ans, il est parvenu à l’emporter sur l’hippodrome de Vincennes : « ça fait plaisir, je ne me rends peut-être pas compte de ce que j’ai fait. En tout cas, c’était un grand moment. »
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Style de Course et Spécialités
Bien que les informations disponibles ne permettent pas de décrire précisément le style de course et les spécialités de Nicolas Bazire avec un niveau de détail exhaustif, on peut néanmoins dégager quelques éléments importants à partir des extraits fournis. Son jeune âge et sa rapide ascension suggèrent une adaptation facile aux différentes situations de course et une capacité à s'adapter aux particularités de chaque cheval. La réussite de ses débuts et ses victoires répétées témoignent d'une certaine maîtrise des techniques de conduite et d'une excellente compréhension des stratégies de course.
J-M Bazire : « Il a pris beaucoup de maturité en compétition. Comme on dit, il avait la cam’ pour gagner. » Sa plus grande qualité ? « Il a beaucoup de sang froid, c’est une chose très importante pour concourir.
Le Prix d'Amérique : Un Rêve Devenu Réalité
« Le Prix d’Amérique, pour moi, ça représente un rêve comme toute personne qui fait ce métier-là. » Une belle récompense pour son cheval, Davidson du Pont, qui avait terminé deux fois deuxième derrière Face Time Bourbon, forfait cette année. Nicolas Bazire a remporté le Prix d'Amérique. À mi-virage, je pensais que j’allais être battu, à l’entrée de la ligne droite encore et à mi-ligne droite je me dis que ça peut peut-être le faire.
Une victoire marquante dans sa carrière, le Prix d'Amérique représente le Graal des courses de trot, une compétition prestigieuse et extrêmement difficile à remporter.
À seulement 21 ans, Nicolas Bazire vient de remporter le Prix d'Amérique. Dimanche 30 janvier 2022, celui qui réside à Solesmes (Sarthe) a remporté la 101ème édition du Prix d’Amérique, considérée comme la course hippique la plus prestigieuse au monde. Il est devenu le plus jeune driver à remporter cette course.« C’est comme si un footballeur gagnait la Coupe du Monde. » Ces mots de Nicolas Bazire lui-même illustrent bien ce que représente sa performance.
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Un Succès Familial
Ce succès s’est construit en famille. « Davidson, ce sont mes grands-parents qui l’on fait naître. Ils l’ont entraîné et puis mon grand-père a arrêté de l’entraîner. Ils l’ont mis à ma maison et je m’en occupais, j’étais son lad. Gaby est arrivé et s’en est occupé à Paris. Nicolas Bazire est devenu le plus jeune driver à remporter cette course. Mieux donc que son père Jean-Michel, qui était également au départ de la course. » Il y quelque chose que j’ai pu faire avant mon père « « Il y a quelque chose que j’ai pu faire avant lui », lance-t-il avec un large sourire.
Comparaison avec Jean-Michel Bazire
Comparer Nicolas Bazire à d'autres grands jockeys français nécessite une analyse approfondie de ses statistiques et de son style de conduite une fois que des données complètes seront disponibles. Nicolas, le fils de Jean-Michel Bazire, est né avec les bonnes cartes entre les mains. Beaucoup pensent qu'il est risqué de marcher sur les traces professionnelles de son père, surtout quand celui-ci compile les succès depuis trente-deux ans. A 18 ans, l'apprenti driver, qui compte 38 victoires à son actif, joue l'atout admiration envers ce paternel aux quatre Prix d'Amérique.
Pas une mince affaire quand on sait que Jean-Michel Bazire compte 6 500 victoires et 20 sulkys d’or, ce qui lui vaut le surnom « du Zidane des Courses ».
Nicolas Bazire parle de son père
Comment vivez-vous la célébrité de votre père ?
Nicolas Bazire Je suis tout d'abord admiratif. Mon père est un homme très simple. Ses succès ne lui ont jamais donné la grosse tête et c'est ce qu'il cherche à m'inculquer avant tout. Sa réussite suscite parfois de la jalousie. Face aux petites phrases mal intentionnées que j'entends, je préfère rire. Mais, dans l'ensemble, tout se passe bien.
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Est-ce un handicap ou un avantage d'être le fils de Jean-Michel Bazire ?
C'est évidemment un avantage de travailler et d'apprendre aux côtés du meilleur.
Comment se comporte-il avec vous dans le travail ?
Il est très dur ou plutôt très exigeant, comme il l'est envers lui-même. Je sais qu'il a raison et je ne bronche pas. Et même quand je pense avoir tout effectué correctement, il trouve toujours un détail qui ne lui convient pas. Il est un peu maniaque sur le sujet du rangement et de la propreté !
Et en tant que papa ?
C'est un papa super cool. J'ai toute ma liberté une fois mon travail achevé et tant que j'arrive à l'heure à l'écurie. Je me suis présenté une fois en retard et il n'y en aura pas deux ! Nous partageons de très bons mais rares moments tous les deux car, durant le meeting d'hiver (de novembre à février, les courses se disputent principalement à Vincennes), mon père est à Grosbois (Val-de-Marne) et moi à Solesmes (Sarthe) comme il le souhaite. Et là nous prenons le temps de parler du jardin, de la maison, de ma voiture et des courses évidemment. Il pense à tout. Je sais qu'il veille sur moi.
« Mon père ne me complimente jamais en face »
Un jour, vous prendrez la suite. Votre père a placé la barre très haut, cela ne vous effraie pas ?
J'ai tellement à découvrir que je ne me projette pas. Mon père, comme il le dit lui-même, a encore beaucoup à apprendre de ce métier. La passation n'est pas pour demain. Nous formons une très bonne équipe avec le personnel de l'écurie. Tous sont très compétents, c'est rassurant pour moi.
Quelles qualités que possède votre père souhaiteriez-vous avoir ?
Sa patience avec les chevaux ; je suis si fougueux. Aussi, sa vision si précise pour déceler le moindre détail qui ne va pas. Il voit tout et trouve toujours le meilleur réglage pour ses trotteurs. Mais surtout, faire trotter les chevaux aussi vite quelles que soient leurs aptitudes. C'est impressionnant.
Vous fixe-t-il des objectifs à atteindre dans votre propre carrière de driver ?
Pas du tout, il préfère que je prenne mon temps. Les objectifs, je me les fixe tout seul. En revanche, nous débriefons ensemble mes courses, comme il le fait également avec les autres drivers.
Vous félicite-il lors de vos victoires, comme celle du 19 janvier où vous décrochez le premier quinté et la première course de groupe de votre carrière avec Abydos du Vivier?
C'est vrai que je suis assez fier de cette course, où je ne me voyais pas forcément vainqueur. Mon père ne me complimente jamais en face. Il se confie à ses copains et ça me revient aux oreilles. C'est notre mode de fonctionnement pour éviter que je ne m'enflamme.
« Le Prix d'Amérique ? Un truc de fou »
Auriez-vous souhaité vous diriger vers une autre voie que celle des courses hippiques ?
Le milieu du foot me fait rêver, mais je ne suis pas assez bon. Depuis tout petit, je soutiens l'équipe de l'Olympique Lyonnais. Et marquer un but c'est un peu comme remporter une course, donc je m'y retrouve.
Parmi les chevaux de l'écurie JMB, avez-vous votre préféré ?
Avec Davidson du Pont, le lien est très fort puisqu'il appartient à mon grand-père, Jean-Yves Rayon. Quand ce trotteur est arrivé chez nous, je m'en suis occupé tout de suite. Carabin d'Urzy, avec qui j'ai obtenu six victoires dont ma première à Vincennes, fait partie de mes favoris et bien sûr Envol The Best. Ce protégé de mon père a ouvert mon palmarès de victoires le 30 avril 2017 à Neuillé-Pont-Pierre (Indre-et-Loire).
Pour conclure, que vous laisse comme souvenir ce dimanche 27 janvier 2019 où votre père place ses trois pensionnaires, Bélina Josselyn qu'il drive, Looking Superb et Davidson du Pont, respectivement premier, deuxième et troisième dans le Prix d'Amérique ?
C'est un truc de fou, j'étais tellement ému par cet énorme succès.
Collaboration et Responsabilités au sein de l'Écurie Bazire
En cette veille de Prix de Bourgogne, commençons par donner des nouvelles de Jushua Tree. Comment se présente la course ?
Nicolas Bazire. Jushua Tree va bien. Il est allé décompresser un peu à la campagne après le Prix de Bretagne puis il est revenu à Grosbois depuis le début de la semaine dernière afin de monter un peu dans les tours en vue de ce Prix de Bourgogne. Même si le Prix d’Amérique n’est que dans un mois et que cette épreuve n’est pas un objectif à proprement parler, il ne va pas se présenter dimanche pour faire le tour bien sûr. Car même s’il est bien en courant à un mois d’intervalle et sur sa fraîcheur, il lui faut impérativement faire une vraie course juste avant.
Comment appréhendez-vous le parcours des 2.100 mètres pour lui ?
Il a gagné le Critérium Continental sur cette distance… Ce n’est donc pas un parcours qui lui pose problème. C’est un cheval qui a beaucoup de facilité et qui est capable de démarrer très vite sans aller pour autant dans ses retranchements. Ce parcours des 2.100 mètres de la grande piste n’est donc pas une mauvaise distance pour lui.
On sait que votre père est très attaché à ce cheval. C’est essentiellement lui qui s’en occupe ?
Même si je suis allé le prendre un peu à la campagne durant les deux semaines où il y était, c’est surtout mon père qui s’en occupe en effet. Soit avec Kirsi Manninen à Grosbois, soit avec Ludovic Mollard à la campagne. Il l’aime beaucoup. Mon père a un peu moins de chevaux à s’occuper désormais. Du coup, il passe plus de temps sur ses bons chevaux. Sur Jushua Tree, Liza Josselyn ou Hubble du Vivier par exemple. Il s’amuse et joue avec eux. C’est un homme de cheval. Il adore les très bons chevaux.
Justement, comment fonctionnez-vous tous les deux cet hiver à Grosbois? Vous avez chacun votre piquet de chevaux ?
Mon père a toujours sa cour avec une vingtaine de chevaux et moi j’ai seize boxes que je loue à Pierre Vercruysse. Pour le travail du matin, il y a donc deux équipes en quelque sorte. Chacun a ses salariés et ses chevaux, mais nous sommes de la même écurie et nous allons ensemble aux courses l’après-midi par exemple. Mon père a tendance à prendre les bons chevaux (rires). Certains dont je me suis occupé à leurs débuts ont rejoint son piquet pendant que j’étais en vacances (rires). C’est lui le boss. La Team Bazire, c’est une grande équipe.
Qui décide quoi ?
Mon père reste au sommet de la pyramide mais il me demande de plus en plus mon avis. Il arrive même très régulièrement qu’il me lance un “débrouille-toi” lorsque je lui demande s’il faut courir telle ou telle course. Depuis cet hiver, j’ai beaucoup plus de responsabilités que par le passé. Du coup, j’avoue avoir un peu plus de pression que lorsque je n’étais qu’un petit salarié qui travaillait chez mon père et qui courait les chevaux. Je suis désormais plus dans la préparation en vue des objectifs à atteindre. Il ne faut donc pas s’endormir. D’autant qu’il y a également des propriétaires à gérer et des comptes à rendre par la suite. Si je présente un cheval qui ne fait l’arrivée deux fois de suite, mon père vient me voir en me disant : “Je ne comprends pas… Tu me dis que c’est un bon cheval et cela fait deux fois qu’il court mal… Tu m’expliques ?”
Est-ce difficile de travailler avec son père dans ce métier, surtout lorsqu’il s’appelle Jean-Michel Bazire ?
Nos débuts ensemble ont été assez compliqués, il faut bien le reconnaître. Il n’était vraiment pas bon professeur. Mais il a beaucoup progressé dans ce domaine et il explique désormais beaucoup plus les choses et ce qu’il ressent. Peut-être parce qu’il a vieilli (rires). En tout cas, même s’il est toujours le premier au boulot puisque c’est lui qui soigne ses chevaux tous les matins à 5h45, il prend plus le temps de vivre désormais et me semble moins sous pression qu’il ne l’était. Le fait de déléguer lui a fait du bien je pense. Il peut nous arriver d’être en désaccord sur une façon de faire ou sur un engagement par exemple, mais nous ne sommes jamais en conflit. Je sais qu’il est bien plus fort et plus compétent que moi, mais lorsque je suis sûr de moi, je continue dans ma façon de faire et il ne me freine pas.
Avec déjà une trentaine de succès, quel regard avez-vous sur le début de meeting de l’écurie ?
Même si la semaine passée a été un peu plus calme malgré le succès de Liza Josselyn dans le Critérium Continental, le début de meeting de l’écurie est plutôt bon. Mis à part quelques chevaux qui ont connu des petits soucis et quelques autres qui ont été décevants, la plupart ont bien travaillé. Bien que battu dans le Prix Jag de Bellouet, un cheval comme Lionheart a déjà engrangé beaucoup de gains cet hiver avec sa deuxième place ce jour-là mais aussi ses deux victoires précédentes au niveau Groupe II. Essayer de garder des chevaux au top pendant quatre mois en continu n’est pas évident et demande beaucoup de travail et toute une organisation mais nous allons essayer de poursuivre sur notre lancée.
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