L'expérience de voir son enfant mordu à la crèche peut être déroutante et angoissante pour les parents. Cet article vise à explorer les raisons pour lesquelles les morsures surviennent en crèche, comment les professionnels et les parents peuvent réagir de manière constructive, et quelles mesures peuvent être prises pour prévenir de tels incidents.

Comprendre le Phénomène des Morsures en Crèche

Les morsures en crèche sont un sujet récurrent et sensible, suscitant souvent mécontentement et inquiétude chez les parents. Certains vont même jusqu'à porter plainte contre les structures d'accueil. Il est essentiel de comprendre que les morsures font partie du développement normal des enfants, particulièrement entre 13 et 30 mois. Près d'un enfant sur deux vit ce type d'incident pendant son passage en collectivité. Ce comportement, bien que perturbant, est rarement mal intentionné et ne présage rien de l’avenir.

Pourquoi les Jeunes Enfants Mordent-ils?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi les jeunes enfants mordent :

  • Exploration sensorielle: Chez les tout-petits, la bouche est un moyen d'exploration, de connaissance et de découverte du monde. A cet âge, l’enfant met tout à la bouche, il explore son environnement.
  • Communication et expression des émotions: Les tout-petits ont souvent du mal à exprimer leurs besoins et leurs émotions. Ils peuvent recourir à la morsure pour communiquer lorsqu’ils se sentent frustrés, en colère ou confus. A défaut de pouvoir encore s’exprimer avec des mots, l’enfant peut exprimer son affection en mordant (comme un « bisou excessif ») ou encore exprimer son opposition à son camarade en le mordant plus rageusement comme en le tapant au lieu de crier son opposition.
  • Besoin d'attention: L'enfant exprime son besoin d’attention par cet acte qu’il sait ne pas devoir faire.
  • Réaction à la douleur: Un enfant peut mordre parce qu’il ressent de la douleur, par exemple, lorsqu’il fait ses dents. Les poussées dentaires provoquent des douleurs gingivales que votre bébé cherche naturellement à soulager en mordant.
  • Frustration: La morsure peut aussi être le signe d’une frustration, notamment pour les enfants qui ne sont pas habitués à évoluer en groupe, ou sans frère et sœurs. Le partage des jouets, attendre son tour, tout cela est nouveau pour lui, il exprime donc sa frustration en mordant le camarade le plus proche.
  • Besoin de s’affirmer: Les tout-petits développent leur individualité et leur indépendance.
  • Copier les comportements: Les enfants observent et imitent le comportement des adultes et des autres enfants.
  • La méconnaissance des limites: Les enfants en bas âge ont souvent du mal à comprendre les limites de ce qui est acceptable en matière de jeu et d’interaction.
  • Changements familiaux: Les changements familiaux comme l'arrivée d'un petit frère ou un déménagement génèrent aussi de l'angoisse chez certains enfants.

Il est important de noter que la plupart des morsures chez les jeunes enfants ne sont pas motivées par la méchanceté, mais plutôt par leur incapacité à gérer leurs émotions ou à s’exprimer différemment.

Les Réactions des Parents et des Professionnels

Les professionnels de crèches témoignent de mécontentements de parents dont certains vont jusqu’à porter plainte en justice contre des structures, suite à des morsures, des chutes, des hématomes. La suspicion plane sur les équipes quant à des défauts de surveillance des personnels, ou pire à d’éventuelles maltraitances. En effet comment ces parents peuvent-ils être certains que ce ne sont pas les professionnels qui frappent les enfants ou qu’ils ne se « tournent pas les pouces » en laissant les enfants livrer à eux-mêmes, les plus grands s’attaquant aux plus petits ? Que se passent-ils lorsque la porte de la crèche se referme et qu’ils y laissent leur enfant ?

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Paradoxalement, alors que les portes des crèches se sont ouvertes en grand aux parents, qu’ils peuvent venir quand ils le souhaitent et y rester autant de temps qu’ils le veulent, ces derniers peuvent manquer de confiance. Il suffit parfois d’un changement de personnel pour créer la suspicion. Du côté des professionnels la peur s’installe alors. La moindre bosse, la moindre morsure sur tel ou tel autre enfant de parents peu enclins à l’accepter, les met dans un état de panique. Comment annoncer la chute, l’hématome, la marque de la morsure ou celle de la griffure aux parents ? Que leur dire ? Faut-il leur téléphoner avant pour les préparer ou attendre qu’ils arrivent ? Faut-il s’excuser puisqu’il semble qu’il y ait faute ? Comment recevoir leur colère, comment canaliser l’émotion du parent qui fait un scandale et hurle devant les enfants et les autres parents ? Comment se protéger, protéger les enfants et ne pas se sentir coupables après ça ? Mais de quoi ces professionnels sont-ils coupables au juste ? Le monde a changé et ce qui semblait normal autrefois, comme le fait que jouer comporte des risques, devient aujourd’hui suspect. Sans compter qu’aussitôt, le parent mécontent se plaint aux autorités, comme il se doit. Sur les épaules de l’équipe, à celle des parents vient s’ajouter la suspicion de la PMI qui, comme l’adage le dit, ne peut pas imaginer qu’il n’y ait pas de fumée sans feu ! Lorsque des parents se plaignent c’est que quelque chose ne va pas, bien évidemment ! S’ajoute alors un peu plus de craintes chez des professionnels déjà ébranlés et qui n’ont besoin de personne pour avoir peur à la moindre chute d’enfant en général, et de cet enfant en particulier. Comment imaginer alors que les enfants soient en sécurité ? Les professionnels se sentent en permanence sous le feu des projecteurs : font-ils bien leur travail ? En ont-ils les moyens ? Rencontrent-ils des difficultés ? Communiquent-ils correctement avec les parents ? Sont-ils constamment bienveillants ? Ne sont-ils pas trop laxistes ?

En écoutant ces parents, on perçoit que leur mécontentement va au-delà de la simple anicroche. En effet, ils mentionnent qu’au prix où ils paient la crèche, ils s’attendent à ce que leur enfant leur soit rendu sans bosses ni égratignures et même propre serait un plus. Comme pour un hôtel 5 étoiles ou un palace, le service doit y être impeccable ! Ils ont choisi la crèche pour que leur enfant apprenne à vivre avec d’autres enfants, ce qu’ils nomment la « socialisation », mais pour eux, cela n’inclue aucunement de vivre des expériences négatives avec les autres, ni même de se faire du mal en prenant des risques (mesurés évidemment !) Tout doit être lissé, en rapport et à la hauteur de leur investissement financier. Rencontrer l’autre et apprendre à se déplacer ou à marcher doit se faire sans heurts, sans plaies ni bosses. Ce qui revient à dire que les enfants doivent « savoir » sans avoir besoin de l’expérience de l’apprentissage. Mordre est interdit, donc il ne faut pas le faire et il ne doit pas y avoir de morsures en crèche, c’est aussi simple que ça. Mais c’est oublier qu’il faut du temps et des essais pour que les enfants l’apprennent. Ces derniers devraient bouger avec grâce et agilité, dans un environnement de bulle protectrice permanente. Tout ça parce que la crèche est chère et que de ce fait le service doit être à la hauteur des attentes des parents, et surtout de leur investissement financier ! Mais malheureusement pour les professionnels, les jeunes enfants ne fonctionnent pas ainsi et ce qui est proposé (et non vendu) à la crèche est bien cette expérimentation, cette rencontre avec les autres.

Les professionnels des crèches sont-ils responsables d’accueillir des petits avides d’aventure qui grimpent partout, courent dès qu’ils marchent, ne regardent pas où ils mettent les pieds, tombent et se cognent à la chaise, à la table ou sur le bord du toboggan ? Ont-ils tort de les laisser expérimenter en intervenant le moins possible, la chute faisant aussi partie de l’apprentissage ? Sont-ils fautifs de ne pas avoir pu arrêter à temps la bouche de celui qui mord et la main de celui qui griffe ? Et au final, sont-ils responsables de continuer à accueillir un « monstre » de deux ans qui se jettent régulièrement sur des plus petits désirables à croquer ? Ne vaudrait-il pas mieux le renvoyer, de façon préventive ? Que faire alors, sinon dire à ces parents que ce qu’ils demandent non seulement n’existe pas mais est aussi impossible. Le choix de la crèche ou d’un mode d’accueil avec plusieurs enfants implique les « bobos » qui vont avec. C’est un pack complet duquel on ne peut pas extraire ce qui ne convient pas, même s’ils se considèrent « client VIP ». Les professionnels des crèches ne pourront jamais leur garantir que leur enfant ne se fera pas mal ou ne sera pas mordu par un autre enfant. Pas plus qu’ils ne pourront assurer que leur petit ne va pas mordre, pousser, tirer les cheveux ou griffer. Et pourtant il ne sera jamais un monstre, mais juste un enfant en train d’apprendre. Par contre, il est nécessaire que les parents prennent conscience que la violence de leurs propos ou de leurs suspicions de maltraitance ou de défaut de surveillance envers les professionnels, même si elle est à la hauteur de leur propre émotion, doit être canalisée, car eux sont des adultes. En crèche les enfants ne sont jamais laissés seuls, mais il est souvent impossible d’intervenir à temps pour empêcher une morsure, une bousculade, une chute. Les enfants sont consolés, soignés et câlinés à la hauteur de ce « malheur » qu’ils viennent de vivre. Et c’est bien parce qu’ils le sont qu’ils acquièrent la confiance dans ces adultes qui s’occupent d’eux, qui sont toujours là pour eux. Ainsi se crée aussi l’attachement de l’enfant, par la confiance qu’ils mettent dans ces adultes capables de répondre à leurs besoins et de leur venir en aide. Faudra-t-il dorénavant faire signer aux parents un article supplémentaire dans leur contrat d’accueil, stipulant qu’ils affirment avoir compris que la crèche est avant tout un environnement ludique dans lequel plusieurs enfants se côtoient et qu’en tant que tel ce lieu leur permet de jouer avec le risque de se salir et de se faire aussi des plaies et des bosses ? Cela ne fait jamais plaisir de voir des traces de dents, des bosses, des bleus ou des griffures, sur le corps de son enfant, mais cela ne peut pas ne pas arriver ! La faute professionnelle ne se niche pas dans le non évitement des bobos des enfants, mais dans l’éventuelle absence de réaction pour les aider à surmonter cette situation, ce qui ne se produit jamais.

Comment Réagir Face à une Morsure?

Lorsqu’un enfant en crèche est mordu ou blessé, il est essentiel que les adultes restent calmes pour rassurer l’enfant. Cette approche apaisante est cruciale pour minimiser le stress qui peut découler de la situation. De même, la communication ouverte et honnête est essentielle pour renforcer la confiance entre les parents et les professionnels. Lorsque survient un incident, il est recommandé de parler aux parents et de leur expliquer ce qui s’est passé. Cela inclut les mesures prises pour garantir la sécurité de leur enfant. Cette transparence aide à éviter l’inquiétude et à renforcer la confiance mutuelle.

Protocole à Suivre Immédiatement Après une Morsure

  1. Soins immédiats:
    • Si la morsure ne traverse pas la peau, le personnel doit consoler l'enfant, nettoyer la zone à l'eau savonneuse et appliquer une compresse froide.
    • Pour une morsure traversant la peau, il faut laisser saigner légèrement, laver à l'eau savonneuse et appliquer un antiseptique léger.
  2. Communication avec les parents: Les parents des deux enfants doivent être informés immédiatement. Dans le cas des parents de l’enfant qui a été mordu, l’information doit être délivrée avec tact et empathie. Pour les parents de l’enfant mordeur, la communication doit être tout aussi bienveillante. Il faut leur expliquer que la morsure est un comportement courant à cet âge, et que ce n’est en aucun cas un signe de violence future. Lorsque des parents souhaitent identifier l’enfant responsable de la morsure, les règles de déontologie empêchent de divulguer le nom de l’enfant dit « mordeur ».
  3. Observation et adaptation: Les équipes adaptent leur organisation pour séparer temporairement les enfants concernés sans stigmatiser l'enfant mordeur. Elles verbalisent les émotions, proposent des alternatives et accompagnent chaque enfant selon ses besoins spécifiques.

Comment Réagir de Manière Constructive

Face à ces comportements, il est essentiel de répondre avec calme et bienveillance. La manière dont vous intervenez peut soit désamorcer la situation, soit renforcer l’agressivité. Voici 4 étapes pour accompagner votre enfant :

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  1. Intervenir immédiatement et calmement: Lorsque votre enfant mord ou griffe, interrompez l’action immédiatement en disant d’un ton ferme : « Non, tu ne peux pas mordre. Ça fait mal. » ou « c’est interdit. » Montrez que vous ne tolérez pas le geste tout en restant maître de vos émotions. Votre calme aide l’enfant à comprendre qu’il peut se sentir en sécurité, même dans une situation tendue. Il peut ainsi rester concentré sur le sens de votre message, sans être trop submergé par les émotions (les siennes et les vôtres).
  2. Valider ses émotions sans excuser le comportement: Vous pouvez exprimer à votre enfant que vous observez ou devinez son ressenti. Vous pouvez lui dire par exemple « Peut-être es-tu en colère parce que Paul a pris ton jouet, mais on n’a pas le droit de griffer. ». Ne pas affirmer : Peut-être es-tu en colère … ? Cette validation l’aide à se sentir compris tout en intégrant que certains gestes ne sont pas acceptables.
  3. Proposer une alternative: Votre enfant est trop petit pouvoir s’autoréguler et varier ses comportements. Il aura tendance à se laisser guider par son impulsivité et prendre le chemin le plus court (direct vers le bras du copain). Montrez alors à votre enfant qui est en âge de verbaliser une autre manière de gérer ses frustrations : « Si tu es en colère, tu peux dire : « je ne suis pas content ! » ou « Si tu veux ce jouet, demande à Paul de te le prêter en tendant ta main comme ça ». N’hésitez pas à mimer la scène ou même à la rejouer avec l’enfant. Les enfants apprennent par imitation. Leur proposer des comportements alternatifs les guide dans leurs interactions futures. Il faudra bien sûr répéter encore et encore ces alternatives, pour qu’elles finissent par devenir elles aussi des automatismes.
  4. Enseigner la réparation: Même très jeune, encouragez votre enfant à réparer le mal causé. Dire "pardon" n’aura pas encore beaucoup de sens pour lui (il va le dire par convention), mais il est toujours intéressant de le lui enseigner. Il faut surtout lui permettre de réparer et de rester quelqu’un de bien. Vous pouvez le guider dans ce sens : « Tu as fait mal à Camille. Dis-lui pardon et voyons comment tu peux l’aider à se sentir mieux. ». Même si l’enfant est encore petit, ce rituel lui enseigne l’importance de prendre soin des autres.

Prévention des Morsures en Crèche

La prévention est essentielle pour éviter les morsures en crèche. Isabelle Filliozat, une psychothérapeute, conférencière et essayiste française, souligne l’importance de comprendre les besoins et les émotions des enfants en expliquant que les adultes doivent garder leur calme et adopter une attitude bienveillante pour rassurer l’enfant et réduire son anxiété.

Stratégies de Prévention

  • Identifier les déclencheurs: Observez les moments où votre enfant devient agressif : est-il fatigué ou affamé ? Est-il frustré par un jouet ou un autre enfant ? A-t-il besoin d’espace ? Anticiper ces déclencheurs vous permet d’ajuster son environnement (pauses régulières, routines calmes) pour limiter ses frustrations ou ses énervements.
  • Renforcer les comportements positifs: Au lieu de réagir uniquement aux gestes agressifs, valorisez les bons comportements. Quand vous observez que votre enfant à bien gérer la situation avec des mots par exemple (plutôt que des coups), vous pouvez lui par exemple « Bravo, tu as demandé ce jouet gentiment ! ». Cette attention positive encourage l’enfant à répéter ces actions adaptées. Il s’agit ici « d’arroser les fleurs et pas les mauvaises herbes », de lui indiquer ce qui est socialement adapté.
  • Favoriser l’expression des émotions: Apprenez à votre enfant à reconnaître et nommer ses émotions. Les livres, les jeux, ou des tableaux d’émotions peuvent aider. Nous avons la chance d’avoir une littérature Jeunesse très riche pédagogiquement ; n’hésitez pas à en abuser.
  • Proposer des exutoires: Si votre enfant a besoin de canaliser ses frustrations, offrez-lui des alternatives comme serrer fort un coussin, puis le relâcher, déchirer du papier ou même courir.
  • Environnement de jeu et d’apprentissage positif: Pour éviter les morsures, il est crucial d’anticiper les situations de frustration et d’agression en offrant un environnement de jeu et d’apprentissage positif. Les activités de groupe et les routines structurées peuvent contribuer à réduire les situations de frustration.

Le Rôle de la Crèche dans la Prévention

  • Formation continue du personnel: La formation continue du personnel garantit une gestion optimale de ces situations.
  • Aménagement de l’espace: Lorsque les morsures sont trop nombreuses, elles incitent les professionnels à une remise en question, non pas sur leur professionnalisme, mais sur l’aménagement de l’espace, les jeux proposés, l’organisation et l’accompagnement des enfants. Tout cela est réfléchi. Des solutions sont cherchées pour pouvoir accompagner l’enfant, la famille, mais aussi pour créer une atmosphère qui ne soit pas génératrice d’agressivité.
  • Petites structures: Les micro-crèches accueillent entre 10 et 12 enfants maximum, garantissant un suivi ultra-personnalisé. Cette taille réduite permet aux professionnels de mieux connaître chaque enfant et d'anticiper ses réactions. Le format "maison" rassure les tout-petits et facilite leur adaptation en douceur à la collectivité.
  • Financements et protocoles stricts: Les crèches inter-entreprises bénéficient de financements multiples permettant d'investir dans la formation du personnel et l'amélioration continue des pratiques. Ces établissements appliquent souvent des protocoles stricts de gestion des incidents et maintiennent une communication transparente avec les entreprises partenaires.

Quand S'inquiéter?

Bien que ces comportements soient souvent passagers, certains signes méritent une attention particulière :

  • Si l’agressivité s’intensifie ou devient systématique.
  • Si votre enfant ne parvient pas à interagir autrement.
  • Si vous observez des difficultés d’adaptation à son environnement (crèche, maison).

Dans ces cas, il peut être utile de consulter un professionnel de la petite enfance. Celui-ci pourra vous accompagner pour comprendre l’origine de ces comportements et développer des stratégies adaptées.

Aspects Légaux et Responsabilités

En cas d'incident grave, il est important de connaître les aspects légaux et les responsabilités de chaque partie.

Responsabilité de l'Établissement

Même si personne n'a rien fait de mal, l'établissement reste responsable. C'est un principe qui existe depuis les années 90 : la structure doit assumer financièrement les conséquences, point barre. L'idée, c'est que les parents puissent être indemnisés sans avoir à prouver une faute quelconque.

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Faute Professionnelle

Une faute grave suppose un manquement caractérisé aux obligations de surveillance ou de sécurité. Les simples morsures entre enfants, même répétées, ne constituent pas automatiquement une faute professionnelle. La négligence, l'inattention ou le défaut de prudence du personnel peuvent cependant engager leur responsabilité personnelle.

Démarches en Cas de Blessure Importante

  • Les morsures au visage ou traversant la peau nécessitent des soins spécifiques et un suivi médical.
  • Documentez soigneusement l'incident avec photos, certificats médicaux et témoignages.
  • Si les blessures révèlent un défaut manifeste de surveillance, vous pouvez porter plainte auprès des autorités compétentes.
  • Réclamez immédiatement un rapport détaillé de l'incident au personnel.
  • Consultez un médecin pour établir un certificat médical décrivant les lésions.
  • Photographiez les blessures et conservez tous les échanges écrits avec l'établissement. Ces éléments constituent votre dossier en cas de procédure ultérieure.

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