Introduction
Mike Oldfield, musicien multi-instrumentiste et compositeur britannique, est une figure emblématique de la musique progressive et expérimentale. Son œuvre, marquée par des compositions complexes, des mélodies envoûtantes et une exploration sonore audacieuse, a influencé de nombreux artistes et continue de fasciner les auditeurs. Cet article explore l'évolution de sa carrière, en mettant en lumière ses chefs-d'œuvre, ses périodes de doute et ses tentatives de se réinventer.
Les Années de Formation et les Premiers Succès
Une enfance bercée par la musique
Raymond Henry Oldfield, le père de Mike, était apparemment le fils d'une mère mélomane et excellente pianiste. Il semble avoir été lui-même passionné par la musique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il servait dans la Royal Air Force en Égypte, il achète une guitare acoustique. Cette guitare fait rêver le petit Mike qui est fan de Hank Marvin (le guitariste des Shadows) et de Bert Weedon. Alors que l'épouse de Ray est de plus en plus souvent malade, celui-ci se laisse persuader par le petit Mike, âgé de 7 ans, de lui acheter une guitare. A partir de là et des quelques accords que lui enseigne son père, Mike passe de plus en plus de temps seul dans sa chambre à apprendre à jouer de cette guitare. Mike Oldfield : "J'aimais juste la sensation [de la guitare], son toucher, sa forme. Elle était adorable, et me convenait très bien, et je n'ai rien fait d'autre pendant…". Dès l'âge de dix ans, il compose déjà ses morceaux, et vers 12 ans, passe à la guitare électrique, une Futura II, encore une fois offerte à sa demande par son père.
Très vite, pour fuir la dramatique réalité de son quotidien (sa mère droguée, séjourne régulièrement en hôpital psychiatrique), Mike Oldfield se réfugie dans le monde de la musique. C'est avec sa sœur, la chanteuse Sally Oldfield, que Mike enregistre son premier disque, il est alors âgé de 14 ans. Mike Oldfiel forme alors le groupe "Barefeet", aussi éphémère que le duo frère et sœur. C'est pourtant à l'occasion de ses différentes pérégrinations musicales qu'il rencontre Kevin Ayers. Oldfield est engagé dans le groupe de Ayers, "The Whole World", comme bassiste au coté du saxophoniste Lol Coxhill et du pianiste David Bedford. Shooting at The Moon (1970) est le seul album à être enregistré par le groupe. En 1971, la séparation du groupe lui laisse l'opportunité de travailler sur son projet.
Tubular Bells : La consécration
Le nerf de la guerre, l'argent, lui est fournit par Richard Branson, un ami à lui qui y investi les bénéfices de sa toute nouvelle société, Virgin Records. Branson tente d'intéresser différents label au projet de Mike Oldfield, sans succès. Le disque connaît un excellent accueil, et tranquillement devient une très grosse vente : n° 1 des ventes aux États Unis en 1974, 5 millions d'exemplaire dans le monde sont vendus fin 1975, et 25 ans plus tard, c'est plus de 15 millions d'exemplaires qui auront été vendus.
"Tubular Bells" est un album exceptionnel. Et puis "Tubular Bells" reste le disque emblématique d’une période révolue : à l’époque, une musique instrumentale à la fois sophistiquée et accessible pouvait toucher un très large public. L’Exorciste a permis au premier album de Mike Oldfield de toucher un plus large public et presque cinquante ans plus tard, tout le monde ou presque connaît ce motif au piano. Or, c’est vraiment par hasard, et presque en dernier recours, que le disque d’Oldfield , sorti six mois avant le film, a été choisi par William Friedkin : dans le livre, j’évoque la quête de musique du réalisateur, qui s’est d’abord adressé à Bernard Herrman, le compositeur des musique des grands films d’Hitchcock, puis à Lalo Schifrin, celui du générique de Mission Impossible. Mais les deux projets sont tombés à l’eau. Et c’est au tout dernier moment qu’il a choisi Tubular Bells, en piochant au petit bonheur la chance dans une pile de disques.
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L'ascension créative : Hergest Ridge et Ommadawn
Fuyant les effets du succès, Mike Oldfield disparaît à la campagne, où il enregistre les albums Hergest Ridge et Ommadawn.
L'Évolution Musicale et les Expérimentations Sonores
Incantations et les tournées
Après une période de troubles personnels, Mike Oldfield refait surface en 1978. Il sort le double album Incantations et part sur la route pour une première série de concert.
L'ère des succès pop : Moonlight Shadow et les collaborations
Les titres chantés sont de plus en plus courant dans les compositions de Mike Oldfield, ainsi, Moonlight Shadow, extrait de l'album Crises, connaît son heure de gloire en 1983. C'est Maggie Reilly qui interprète cette chanson, c'est elle que l'on retrouve également sur le disque Discovery en 1984. Engagée au départ comme simple choriste, elle va rapidement devenir la chanteuse attitrée et connaitre le succès avec les hits Family Man (1982), Moonlight Shadow (1983), Foreign Affair (1983) et To France (1984).
QE2 : Une transition vers des formats plus courts
Le 31 octobre 1980 arrivait dans les bacs ce sixième album de Mike Oldfield. Il avait déjà opéré un virage important avec Platinum en 1979 (► chronique de l’album). Finis les morceaux uniques par disque avec un mouvement par face. Avec QE2 (abréviation du paquebot « Queen Elizabeth II »), il revient à de l’instrumental sur quasiment tout l’album (si on excepte les « paroles » de Sheba et Celt), mais avec des formats plus courts. Le morceau le plus long qui ouvre disque, Taurus I, ne fait « que » 10 minutes, et les autres titres varient entre 1 et 4 minutes, hormis le morceau-titre qui en dure un peu plus de 7. D’ailleurs, sur le pressage vinyle, le titre QE2 était indiqué comme deux morceaux distincts : « QE2 » (par Oldfield et Hentschel) et « QE2 Finale » (par Oldfield). Sur cette version studio, on entend deux guitares électriques, notamment à l’unisson à partir de 00:56. Et c’est ce même vocoder qu’on entend sur d’autres morceaux, notamment au début de Sheba avec ses paroles au langage inventé par Oldfield. Après l’intro et cette voix robotique, c’est la chanteuse Maggie Reilly qui reprend la mélodie.
D’ailleurs, sur le pressage vinyle, le titre QE2 était indiqué comme deux morceaux distincts : « QE2 » (par Oldfield et Hentschel) et « QE2 Finale » (par Oldfield). Sans doute devant l’insistance de la maison de disques de disposer de morceaux à fort potentiel commercial, Mike Oldfield avait déjà enregistré des reprises avec In dulci jubilo en 1975 et Blue Peter en 1979. Mais cet album QE2 passe un cran au-dessus avec cette fois deux morceaux qui ne sont pas de Mike Oldfield : Arrival, un instrumental de ABBA, et Wonderful land, un instrumental des Shadows. Une façon au guitariste de rendre hommage à l’une de ses idoles : Hank Marvin. A noter que Mike Oldfield ne reprend pas l’intro du morceau originel (juste une phrase clin d’œil à la fin).
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Si Platinum avait déjà bénéficié de l’apport de musiciens extérieurs, QE2 semble franchir un autre cap avec la collaboration très impliquée des autres membres du « groupe ». Outre la chanteuse Maggie Reilly (dont le nom est mal orthographié, « Riley », sur le livret de la version Remaster de l’album en 2000 !), on retrouve plusieurs intervenants qui donnent leur touche à l’album : David Hentschel également producteur du disque, apporte sa contribution sur de nombreux instruments (synthétiseurs, cuivres, percussions, chœurs) et co-signe le morceau-titre. David Bedford arrange les cordes, tandis que Dick Studt les dirige, sur QE2 et Wonderful land. Et ces deux premiers titres que sont Taurus I et Sheba semblent presque enchaînés, liés par justement le fameux vocoder qui ferme le morceau d’ouverture, et ouvre le second. Peut-être pas un hasard donc, si Phil Collins joue sur les deux. Et d’un point de vue mélodique, le compositeur Oldfield expose sa maîtrise de l’exposition et la réexposition de thèmes, comme le faisait Bach par exemple. En écoutant cette version live, on se dit que ces deux morceaux, justement appelés I et II auraient pu s’enchaîner, ou au moins figurer sur le même album. Mais Oldfield a été plus subtil et a préféré les séparer pour qu’ils se fassent écho l’un l’autre, avec plusieurs références musicales entre chacun. Ainsi, Taurus II reprendra le thème principal de Taurus I mais en version « ralentie » (tempo dédoublé). Et toujours dans le même niveau de croisement musical, écoutez cette version qui mixe : Taurus I (avec la mélodie de Taurus II dans l’intro), puis un passage de QE2, avant d’enchaîner sur une transition étrange, qui amène sur le thème de Taurus II ! En guise de clin d’œil non dénué d’humour, Mike Oldfield baptisera un morceau Taurus 3 sur l’album Crises en 1983, mais qui n’aura aucune filiation musicale avec les deux précédents opus.
En ce début des années 80, ce musicien atypique qu’est Mike Oldfield était dans sa période à la fois créative, inventive, et à succès croissant auprès du public. Cet album QE2 confirmait la direction prise avec Platinum, et continuait d’annoncer les best-sellers à venir.
Tubular Bells II et The Songs Of Distant Earth : Le retour aux sources et l'exploration multimédia
Produit par Trevor Horn (Yes, The Art of Noise), Tubular Bells II sort en 1992 chez WEA, suivit en 1994 de The Songs Of Distant Earth, un album inspiré du travail de Arthur C. Clark, auteur de science fiction. Grande première, ce disque contient aussi une parti cd-rom, lisible sur Mac, composé d'un voyage interactif, et d'un petit jeu.
Les Défis et les Remises en Question
Amarok : L'album ultime ?
Je pense que la periode ou Mike a commencer a perdre de son originalite a ete, non pas a partir de TSODE, mais bien a partir de Amarok. Album monstrueux ou il a tout donne, vraiement tout ! A croire, qu'il a vide tous ses tiroirs, toutes ses bandes, pour composer son chef d'oeuvre ultime. C'est d'ailleurs son dernier album en date essentiellement devolu a l'acoustique. Dans une interview, de Keyboard, ce dernier avait fait le pari de faire un album essentiellement enregistre en son analogique, sans fioriture synthetique, sans son artificiels, de vrais sons quoi.
La période techno et les déceptions
Mais, c'est aussi a cette epoque, ou Mike sort une floppee de single Techno. Mike est attire par Ibiza, le techno harcore et le Chill Out. Et puis sort TBIII. Grosse deception au milieu des fans mais…Mike Oldfield etonne avec 2 morceaux phare de sa carriere, deux compositions courtes mais ou les climax a la guitare son genial : Outcast avec seulement 3.49 de tonnerre de guitare electrique et le genial Far Above The Clouds. Je l'ai vu en concert au grand Rex, et j'ai devine au cris des fans que ce morceau avit quelque chose de transcendant. Un vrai bonheur. Mike Oldfied d'ailleurs jouera ce morceau deux fois a tous ses concerts. Le concert de Pologne fut le meilleurs, puisqu'il se passa de d'effets synthetiques pour sa prestation.
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Guitars et le virage électronique
L'album "Guitars" est la suite logique du morceau Outcast, ou il en etonne plus d'un avec 4 titres monstres de guitares electriques et acoustiques. (Muse, Cochise, Embers et Out of Mind.)Helas, l'ensemble de l'album comporte aussi trop de titres sirupeux qui alterre la qualite de l'album Guitars. Ensuite… C'est le vide total. La zone. Peu de guitares, des boites a rythmes a tout va, trop de logiciel utilises pour composer qui donnent aux album un son pourri, asceptises.
Tres Lunas et l'ère du chill-out
Pour le prochain album, Mike Oldfield a declare que la guitare tiendrait une place importante mais qu'il conserverait le style Chill Out.
Je decouvre l'album dans son integralite, je vous livre mes critiques completement depassionnes depuis Tres Lunas. Objectif donc ! Un morceau tres pauvre, repetitif, mon dieu que c'est dur de critiquer du vide. Desole, je n'arrive pas a decoller. La melodie est d'un ringard, il ne doit jouer qu'avec un seul doigt. Les nappes de synthe me rappelle les effets Jarre en plus mauvais. C'est assez creux comme morceau. Que c'est long a ecouter, je ne plane pas. Refrain : yahoo…yahoo…yahoo. Mike s'amuse avec son Vocal Machine mais ca ne marche pas. Apres, y'a la guitare acoustique, mais c'est d'un sirupeeeuuuux. Morceau sans grande profondeur. Nappe accoustique facon Ennio Morricone mais qui passe mal dans ce morceau. Ca ne colle pas. C'est vachement dilate comme musique, je n'ai rien contre, mais, faut avouer que je m'ennuie un peu… Merde, et le meme refrain repete 100 fois mais avec une rythmique d'ordinateur pourri. C'est du pur MIX helas, ca se voit trop… Voyons ce morceaux qui m'avait fait bonne impression lors des 30 secondes de preview. C'est propre au debut, pas d'importe qui ressemble a un sampler ou ordinateur. La melodie est jolie. C'est pas mal mais mais vue la longueur du morceau on reste un peu sur sa faim… Boite a rythme. Guitare electrique. Voix synthetique. Effet loop en boucle. C'est repetifif. Ah, de la basse. Ca adoucit le morceau. Et puis du piano. Et puis Mike Oldfield qui dit "Our Father". Le morceau est d'un chien, nom d'un chiant… Du piano. J'avoue que je suis epate que Mike ce mette a jouer du piano tout a coup, jusqu'a en faire un solo. Il avait deja commence avec Millenium Bell. On dirait une musique de film. Allez, le morceau est sympatique, et s'ecoute agreablement. Bon, je suis content, ca me rappelle Joe Hisaishi. Dernier morceau, j'espere qu'il va faire peter le climax, avec une super musique. Ahh… Encore des notes de piano… Ah je reconnais la musique de Maestro. Y'a des effets vocaux, une boite a rythme, une guitare electrique. Bon, il joue une melodie enfin qui n'est pas repetitive… Mais, voila, je ne trouve pas ca genial, c'est tellement consensuel qu'on ne ressent aucune surprise. Oh la ca pulse. C'est rythmique, hein, manque plus que les spots fluos pour creer l'ambiance des discotheques. Oh ca pulse sa mere… C'est techno, oh ca oui, oh du bon…… JE DETESTE CETTE MUSIQUE DE CHIOTTE. Synthe. Notes hyper simplettes. Boite a rythmes. Guitares electriques en son graves, ca a l'air Rock. Chouette ! Oh, non, il s'arrete brusquement, des voix facon ENYA. Guitares electriques qui ne sont en faites meme pas joues a la main, ce sont des boucles. Mouais. La melodie est sympatique. Solo de guitare electrique qui fait Oldfield. Le morceau est frustrant, Mike avait pour une fois de l'idee, on s'attendrait a ce que le morceau decolle, mais il tourne en rond de facon repetitive, bloquer par ses effets loops. On dirait l'intro de XFILE. Boum. Boum. Boum. Ah, ca pulse a nouveau. Si je faisais ecouter ca a un pote qui fait de la techno, il serait mort de rire… Quand un gars qui a compose Tubulars, il y a 25 ans, veut faire comme les jeunes qui mixes, ca donne Slipstream en plus ringard. Bon, la chanson est pas mal. La melodie est jolie et la partie guitare est professionnel… Mais c'est tout. Je ne trouve pas le morceau excellent. Toute cette nappe synthetique estompe toute trace d'authenticite. C'est sans contexte le morceau le plus travaille. Je trouve l'intro planant. Le theme a la guitare est geniale (c'est vrai). Mais, encore une fois, il salope son travail avec cette boite a rythme et ces loops. Et puis le morceau qui s'arrete juste avant le solo de guitar decoit un peu, le rythme est comme casse. Je retrouve le meme plaisir avec le seul morceau que j'avais aimait sur TRES LUNAS, Return of Origin mais sans le frisson. Une horreur. Sans commentaire. Allez, un morceau de MVR. L'effet de surprise est donc nul. Y'a des sons d'orgues qui tentent d'effacer cette repetition du meme theme qui devient chiant a force. Dernier morceau. Piano. Synthe. Boite a rythme. Guitare acoustique facon Ennio Moricone. C'est nul, non d'un chien. Oh le refrain pourri "Nigthshade…Nigthshade…Nigthshade". Et ca tourne en rond. Waouu, la baffe ! Un double album pour ca ! Quel gachis. Mike a decoupille tout l'estime que j'avais pour sa musique depuis 20 ans… Je reste sur le cul ! Pas la peine que je reecoute les morceaux pour me convaincre malgre moi que c'est de la bonne musique… Dire que ce gars a d'antan compose des chefs d'oeuvres de l'instrumental avec une structure rigoureuse qui faisait sens aupres de ses auditeurs. Mike a aussi change la philosophie de sa musique depuis l'an 2000. Tout n'est plus que marketing et hommage a la consommation rapide. Bah, j'ai economise du ble en n'achetant pas l'album et c'est tant mieux. J'espere que le public ne se forcera a l'achete sous seul pretexte que c'est Mike Oldfield… Qu'il se rende compte que ce qu'il fait ne vaut pas les compo de Star Ac' ou autres conneries de musiques pre-mache facon Mac-Donald.
Light + Shade : La division et la recherche d'un nouveau souffle
Que dire, sinon que mes impressions confirment, hélas les tiennes. Même pas quelque petite mélodie insidieuse qui s'installerait discrètement dans la tête. C'est une énorme déception. Il y a très peu de guitares, ce qui est un comble pour le guitariste de talent qu'il est. Quant au génie, il semble être retourné dans sa lampe et refuse de revenir sous prétexte qu'il a déjà exhaussé les trois voeux. Que fait Mike dans ces cas là ? Il se met au piano. On dirait Phil Collins dans ses pires heures, celles de "Both Sides". On s'attend presque à l'entendre chanter "can't find my way". On ne peut même pas dire qu'il composer et joue "tongue in cheek", vivant sur ses acquis. Je crains que nous ne soyons les témoins impuissants de sa pathologie. Guéri par les gourous des Thérapie Cognitives et Comportementales, Mike a changé de personnalité. Il a tout oublié des ses angoisses, qui torturaient ses compositions pendant de déchirantes minutes avant que la lumière ne s'y glisse, ses doigts s'envolant sur les cordes et leur tirant les derniers soupirs. On l'imagine reluquant ses guitares avec une totale indifférence. L'affaire semble mal emballée. Deux disques, pour quoi faire quand on est si peu inspiré ? Faits à l'économie, de toute évidence. Entre deux bâillements. C'est bien de cela qu'il s'agit, en fait. Deux bons gros bâillements, un rot par ci, un pet par là, allez, chez le producteur. Allo coco, ça te va ? Trop bon, ça a rien coûté à faire, avec un peu d' opportunisme, on va le vendre aux polonais (aïe aïe aïe, la prédiction de JP Sculati s'est réalisée), à ces boeufs espagnols et aux frenchies, ces bouffeurs de camembert n'y verront que du feu. Flûte, des années qu'on suit le gugusse par respect pour l'immense bonhomme qu'il a été, par amour pour cette musique qui a su faire vibrer quelque chose d'enfouie en nous, et se faire traiter comme ça, ça fait mal. Au fond, la différence entre Beethoven et Oldfield est là.
- Un disque supposé léger et lumineux, bon ça peut être sympa. Mais là ce n'est même pas léger. C'est tout au plus digne d'une musique de fond pour film de boules.
- Un disque supposé sombre. Personnellement, je cherche encore la moindre noirceur. Il n'y en pas l'ombre (justement). Voilà qui amusera peut être une ou deux nuits de la jet-set quand la famille y participera, grâce à notre aumône religieusement versée à chaque parution, mais rien pour régaler les oreilles du fan de la première heure. Cet album aurait pu s'appeler : "crépuscule d'un dieu". Mais même là, on imagine du Wagner, alors qu'Oldfield nous fait le coup de :
- "c'est moi que j'ai composé la musique de Chapi-Chapo". Arghhh ! Mais là, curieusement, je n'ai pas rempli deux seaux de larmes que déjà je pense à toutes les bonnes choses qui attendent : "Grim" de Wolstenholme (avec de vraies guitares rageuses comme des orages lointains), Bush (la chanteuse, pas l'autre du Texas) qui m'a renversé les neurones pas plus tard qu'hier, Jammie Cullum qui explose le piano et les standards du jazz, et d'autres encore… Même Souchon qui ramène ses petites ballades désenchantées… L'album "Light" a un titre judicieux: c'est léger, allégé même. d'imagination. sorte de délire technoïde approximatif d'un goût extrêmement douteux. interdit. nasillarde son mal-être quant à sa condition de nourrisson. manipulateurs qu'avides. que ce soit une véritable graine d'artiste. la chute en paraît encore plus grande et désastreuse. assure! Un exemple? Ah oui! Fabrice. Arf quel dommage… l'album est si mauvais que ça ??
Man on the Rocks : Un nouveau départ ?
Voici une des toutes premières chroniques de l'album Man on the Rocks. satisfaire quiconque. chansons traitent des troubles issus de la vie personnelle de Mike. plus encensées et admirées. nouveau par rapport à ce que Mike a pu faire par le passé. n'est pas donc pas vraiment un album de Mike Oldfield. participer à ses disques. positifs à dire à propos de cet album . [Spiller] arrive vraiment à faire ressortir. guitare, il y a des solos oldfieldiens sur tous les morceaux. habituées. sont d’ailleurs des singles potentiels. mes premières pensées sont que ce sont des chansons pop bien conçues. pas eu encore le privilège de l’écouter, l’album est du style de Moonlight Shadow mélangé à du Shadow on the Wall, du Discovery et un brin de Outcast. tout en intensifiant l'énergie et en créant un son plus dynamique. est la voix de Luke Spiller. Il offre une gamme et un nombre incroyable de styles différents, allant de l'angoisse sur Nuclear à quelque chose de plus doux et décontracté sur Following the Angels Down. Sailing mis de côté, vu que la plupart des gens l’ont entendu, Moonshine illustre un moment partagé avec Phil Spalding en Irlande au milieu des années 80, on y sent la touche "irlandaise" en partie à cause des cornemuses. commence doucement en acoustique, le style lo-fi [n.b. que l’on retiendra facilement, M. traitent du récent divorce de Mike. par la séparation avec sa femme et ses enfants. Deux morceaux ne me saisissent pas autant que le reste de l’album. d’orgue Hammond, de chant et de guitares électriques. ont des chœurs, du piano sur le soporifique Following the Angels Down, des cornemuses et de possibles violons sur Moonshine et ce qui ressemble à des cuivres synthétisée sur Irene. meilleurs . renaissant pour écrire et enregistrer de la musique à nouveau. d’exorciser les troubles de sa vie personnelle ? se faire leur propre idée. de popularité de Mike sur le marché américain. est peut-être établie, mais 30 ans après Moonlight Shadow, la BBC Radio 2 place Sailing sur sa playlist principale, ce qui rend possible l’apparition d’un nouveau single d’Oldfield dans les charts.
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