La dépression post-partum est un trouble dépressif qui touche environ 10 % des femmes après l'accouchement. Dans certains cas, le père peut aussi en souffrir après la naissance de l’enfant. Ce mal silencieux, pernicieux et pervers trouble des centaines et des milliers de personnes chaque jour en France. Longtemps tabou, la dépression post-partum est une pathologie rencontrée par de nombreuses femmes, qu’il est important de prendre en charge pour éviter des complications. Cet article vise à informer sur cette condition, ses causes, ses différences avec le baby blues, et surtout, les méthodes pour la surmonter.

Qu'est-ce que la Dépression Post-Partum ?

La dépression post-partum est un trouble qui se manifeste par des symptômes dépressifs durant au minimum deux semaines après l'accouchement. La dépression post-partum est un phénomène courant que vivent entre 15 et 30 % des femmes après l’accouchement. Elle peut survenir à tout moment au cours de la première année après l'accouchement. 50% des dépressions se déclarent 2 semaines après l'accouchement. 15% se déclenchent entre 2 et 6 semaines après l'accouchement. Plus invalidante et plus longue que le baby-blues, la dépression post-partum s’accompagne à peu près des mêmes symptômes que la dépression majeure, mais, ici, en lien avec la naissance d’un nourrisson.

Les causes multifactorielles

Les causes de cette dépression sont multifactorielles. Cela peut être dû aux changements biologiques mais également au stress lié au bouleversement du quotidien. Un terrain dépressif sous-jacent peut également être révélé par l’accouchement.

  • Changements biologiques : Pendant la grossesse, le corps de la future mère secrète des hormones nécessaires à l'évolution normale de la grossesse - notamment des œstrogènes et de la progestérone. Les taux de progestérone 30 à 50 fois plus élevés qu'en temps normal ont un effet "euphorisant" car cette hormone bloque l'action des substances qui agissent sur le centre des émotions du cerveau en déclenchant des réactions dépressives. Lorsque le placenta est expulsé à la fin de l'accouchement, les taux d'hormones chutent en quelques heures. La brutalité de ce bouleversement est un choc pour le corps. Le cerveau et les émotions sont inévitablement affectés, surtout en cette période postnatale où la jeune mère est particulièrement sensible.
  • Stress et bouleversement du quotidien : L’arrivée du bébé peut déclencher une crise de "confiance en soi," même si la jeune mère pense avoir bien préparé la naissance. Le sentiment maternel tout neuf est fragile. Quasiment toute jeune mère doute de ses capacités à un moment ou un autre. Cette nouvelle responsabilité peut paraître terrifiante. L'impression de "perdre contrôle de sa vie" : Certaines femmes, surtout des mères tardives qui ont connu des carrières professionnelles, sont habituées à maîtriser tous les aspects de leur vie. Avec l'arrivée du bébé, une certaine part de chaos, d'incertitude s'introduit dans leur vie.
  • Terrain dépressif sous-jacent : Une prédisposition : Nombre de femmes qui font une dépression postnatale ne présentent aucun antécédent apparent de maladie psychologique.

La dépression post-partum chez les pères

Même s’il ne s’agit pas exactement de la même pathologie, certains pères connaissent un syndrome de dépression post-partum, souvent à l’arrivée du premier enfant. Selon, une étude Opinion Way réalisée en 2021[8], 18% des pères disent avoir connu un épisode dépressif ou s’être sentis déprimés pendant la période du post partum. La raison principale est le bouleversement et les contraintes qu’impliquent l’arrivée d’un enfant dans le quotidien du papa. Comme pour les femmes, il est nécessaire d’en parler à un psychothérapeute afin de surmonter la situation et ainsi mieux vivre la parentalité. Beaucoup d’hommes ne le font pas à cause de la stigmatisation qui entoure la santé mentale, tout particulièrement masculine. Dans certains cas, le syndrome est révélateur d’une dépression plus sévère.

Dépression Post-Partum vs. Baby Blues

Il n’y a pas besoin de faire de test pour savoir si vous faites une dépression post-partum. Il est préférable d’en parler directement à votre médecin. C’est la durée de la dépression post-partum qui la différencie du baby-blues. En effet, le baby-blues survient très rapidement après l’accouchement, on le surnomme d’ailleurs le syndrome du 3e jour. Le baby blues survient entre le 2e et 5e jour après l’accouchement avec un pic au 3e jour. Il se manifeste généralement le troisième jour après l’accouchement et ne dure en général qu’une dizaine de jours maximum. La dépression post-partum est plus tardive et se développe dans les semaines voire les mois qui suivent. Les premiers symptômes ne sont pas forcément évidents. Le "Baby Blues" n'est pas une maladie.

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Les symptômes du Baby-Blues

Voilà deux jours que votre bébé est né et bizarrement vous ne cessez de pleurer. Non pas de joie, mais de tristesse. Tout vous irrite, les pleurs sont fréquents, les ruminations se bousculent et vous avez même perdu l’appétit. Pourtant, vous devriez être emplie de bonheur… Pas de doute. Vous souffrez du baby-blues ! Mais faut-il s’en inquiéter ? Le baby-blues est un véritable chamboulement psychologique qui s’installe, une manifestation émotionnelle dont les symptômes sont difficiles à gérer, alors que la jeune maman devrait accueillir son bébé avec sérénité. Il se manifeste par un sentiment de fatigue, une instabilité émotionnelle (passage de la joie à la tristesse, de l’excitation à l’abattement, de l’enthousiasme au découragement), une modification d’humeur (anxiété, lassitude, tristesse et pleurs, irritabilité). Elles sont d’abord physiologiques. Elles sont également psychologiques. Durant toute la grossesse, le bébé et la maman sont en fusion totale, se « nourrissent » mutuellement, existent par le regard des autres, les attentions, les aides, les sourires et les câlins. Désormais, le petit être mis au monde prend toute la place et la maman ressent un vide profond et une immense détresse. Mais pas seulement. Il y a aussi la culpabilité d'être triste et désœuvrée alors que cet évènement est magique et qu’elle comble son entourage. Enfin, elle réalise le poids de son rôle dans l’épanouissement, la santé, l’éducation de son enfant et elle a peur de ne pas en être à la hauteur. Alors elle déprime, se sent stressée, pleure pour des broutilles, fait des insomnies, broie du noir, explose pour un rien… Et le retour à la maison n’arrange rien. Parce qu'entre les tétées, les pleurs du bébé, les lessives et l’organisation du foyer, il reste peu de moments pour souffler et se détendre. Fort, heureusement, en quelques jours, les choses s’améliorent.

Le Baby-Blues chez les pères

La plupart du temps, il est aux anges ! Mais il arrive aussi qu’il souffre d’une forme de baby-blues généré par la peur de ne pas être un bon père, de ne pas assumer pleinement ses nouvelles responsabilités et de décevoir sa famille. Il est effrayé par cette « troisième » personne qui prend soudain beaucoup de place au sein de son couple et perturbe ses repères, son équilibre.

Comment Sortir de la Dépression Post-Partum ?

Pour sortir de la dépression post-partum, il faut commencer par en parler, à votre entourage, votre conjoint… Vous pouvez consulter votre médecin traitant afin qu’il puisse vous orienter vers un psychologue ou un psychiatre. Il est possible d’en sortir en bénéficiant d’un accompagnement thérapeutique.

Accompagnement thérapeutique

Si vous êtes en dépression post-partum, un psychiatre ou un psychothérapeute peut vous proposer une psychothérapie de soutien ou bien une thérapie comportementale et cognitive. Quelques séances peuvent parfois suffire pour désamorcer un blocage vis-à-vis de son enfant et réinstaurer la confiance. Si nécessaire, ce traitement peut être associé à des antidépresseurs prescrits par un médecin. Si vous souffrez d’anxiété, des anxiolytiques peuvent également venir compléter le traitement de votre trouble. Consultation remboursable sous certaines conditions.

  • Psychothérapie de soutien :
  • Thérapie comportementale et cognitive : Basé sur les thérapies comportementales et cognitives, il contribue à vous apporter un réel bien-être durant votre grossesse et à préparer sereinement l’arrivée du bébé. Comment ? Grâce à des outils performants et l’accompagnement de coachs psychologues, TheraSerena vous aidera à analyser et comprendre les raisons de votre stress, à chasser vos peurs irraisonnées, à apaiser vos ressentis et à vous redonner confiance en vous.
  • Antidépresseurs : La recherche médicale dans ce domaine étant en évolution constante, les antidépresseurs ont déjà bénéficié de trois "générations" successives. Ils agissent en corrigeant les processus chimiques du cerveau. Leur effet est lent (il faut parfois attendre trois semaines pour sentir un résultat) mais probant. La durée du traitement (qui se fait sous la surveillance continue d'un psychiatre) varie d'un individu à l'autre, mais il est souvent conseillé de continuer le traitement 4 à 6 mois après la disparition des symptômes.
  • Anxiolytiques : Ils permettent de surmonter des crises d'angoisse et de se détendre (certains ont un effet sédatif). Ils ont l'avantage d'agir de façon immédiate mais peuvent créer une dépendance. Toutefois, il est important de noter que les anxiolytiques et les calmants agissent en supprimant les symptômes mais ne les guérissent pas. Il doit absolument aller de pair avec la prise de médicaments.

Consultation en ligne

Si vous ne trouvez pas de psychologue disponible près de chez vous, et que vous ressentez le besoin d’être accompagné, vous pouvez avoir recours à la téléconsultation. Sur Qare, vous pouvez trouver un psychiatre ou un psychologue disponible dans la journée. En cas de problème, vous pouvez téléconsulter un médecin généraliste ou un psychiatre dans la journée sur Qare. Vous avez besoin de soutien mais votre psy n’est pas disponible. Sur Qare, vous pouvez téléconsulter 7j/7 de 6h à minuit d’où vous voulez. Des psychologues peuvent vous répondre dans l’heure. Pour consulter un psychologue ou un psychiatre, il vous suffit de vous rendre sur Qare.fr ou notre application mobile et de prendre rendez-vous. Les tarifs sont les mêmes qu’en cabinet et les téléconsultations avec des médecins sont remboursables par l’Assurance Maladie.

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Hospitalisation

Enfin, l'hospitalisation de courte ou moyenne durée dans une unité parent-enfants ou “unité mère-bébé”, pour les mères en grande difficulté, peut être une solution. Une équipe de soignants, composée de pédopsychiatres, psychologues, puéricultrices et infirmières prend alors le relais de la maman de façon temporaire, pour continuer d’assurer le bien-être du nouveau-né tout en veillant sur la mère en détresse psychologique.

Le Rôle des Proches

Il est normal de vous demander que faire si vous pensez que votre femme, votre conjointe ou une amie fait une dépression post-partum. L’accompagnement des proches joue un rôle essentiel dans la reconstruction. Il est d’abord important de ne pas minimiser la souffrance mais au contraire, de proposer une écoute attentive, en la soulageant au niveau des tâches ménagères qui se multiplient après la naissance et qui alourdissent la charge mentale. Ne soyez pas culpabilisant en soulignant le caractère “naturellement heureux” de la naissance, qui contribuerait à aggraver son sentiment de culpabilité. N’oubliez pas de prendre de ses nouvelles régulièrement et de lui faire savoir que vous vous tenez à ses côtés. Un simple message peut parfois empêcher quelqu’un de sombrer en dépression… Si vous êtes son partenaire, il est évidemment important d’en parler et de trouver des solutions pour l’aider.

  • Déléguer un maximum : à son conjoint, à sa famille, à son "réseau de soutient". Organiser à l'avance un calendrier des taches ménagères, des activités pour les aînés, de l'aide pour les heures de repos.
  • Éviter de répéter au père "tu ne m'aides jamais". Attirer plutôt son attention sur le plaisir qu'il apporte en aidant.

Guérir de la Dépression Sans Médicaments

Il existe des moyens simples de guérir de la dépression. Généralement, les médecins préfèrent utiliser les méthodes simples et naturelles pour guérir la dépression. Encore plus, s’il s’agit d’une phase dépressive moins critique que les plus sévères.

  • Prendre des bains de soleil et vous exposer à la lumière naturelle et même artificielle. Car, rester dans l’obscurité ne fera qu’augmenter votre état d’anxiété. Une carence en vitamine D augmente le risque de dépression notamment saisonnière. Les personnes régulièrement supplémentées en vitamine D surtout durant les périodes hivernales signalent de plus une sensation de bien-être.
  • Faire du jogging permet de vider son esprit et de chasser loin la dépression.
  • Bien manger permet de récupérer des forces, des vitamines, des minéraux utiles pour votre croissance. Manger des aliments riches en oméga-3 surtout les noix, l’huile de colza ou de noix et les poissons gras (également riches en vitamine Dsardine, maquereau, hareng…en évitant les excès pour les gros poissons comme le thon et le saumon du fait d’une contamination par des polluants notamment les dioxines et le mercure). Le magnésium a un effet défatigant, anti déprime et stimulant : sont riches en magnésium le chocolat noir, les oléagineux (amandes, noix, pistaches…) et certaines eaux minérales de type Hépar ou Rozana. Une étude américaine démontre que les personnes qui mangent régulièrement des aliments fermentés (cornichons, pickles, yaourts…) sont de meilleure humeur et sont moins stressées.
  • Bien dormir est l’une des solutions pour s’échapper des griffes de la dépression. Vous devez régulièrement dormir et encore plus les nuits afin de réparer les cellules organiques et autres tissus de votre corps. Dormir dans le calme et l’obscurité complète sont les éléments primordiaux pour bien commencer sa nuit et la finir de bonne humeur. Moins le sommeil est perturbé plus le corps se régénère et est en bonne santé. Il est nécessaire d’avoir une chambre pas trop chauffée et bien aérée. Puis, utiliser une bonne literie, tant le matelas qui doit être adapté à sa morphologie et ferme (nit trop dur, ni trop mou), que l’oreiller qui doit être modulable afin de soutenir la nuque. Eviter dans la soirée toute consommation d’excitants nocifs tels que café - thé - vitamine C - cola et faire attention à l’alcool (un verre d’alcool augmente la sérotonine. En cas de reflux gastro-œsophagien avec remontées acides, il est recommandé de ne pas se coucher tout de suite après le diner mais d’attendre au moins 2h. Le repos : En temps normal, la plupart des femmes ont besoin de 4 à 5 cycles complets de 90 minutes de sommeil pour se sentir en forme. En cas de maladie ou de convalescence (la période postnatale est un temps de convalescence), nous avons besoin de plus dormir car le système immunitaire s'active au maximum pendant le sommeil. Or, une jeune mère qui est réveillée deux ou trois fois dans la nuit ne pourra pas compléter des cycles de sommeil entier et va donc souffrir d'un manque de sommeil - même si elle dort au total autant d'heures qu'avant sa grossesse. Il est donc impératif de se créer des créneaux suffisamment longs dans la journée pour dormir un cycle continu (de préférence deux siestes pas jour au début). . Tout laisser tomber dès que le bébé dort afin de se reposer. . Se coucher très tôt. Au bout de six semaines, commencer à rétablir l'équilibre des forces. Tenter progressivement d'établir un emploi du temps plus précis. Essayer d'apprendre au bébé à dormir de manière continue au calme, dans son berceau, en évitant les petites sommes dans la voiture ou en promenade qui sont souvent des siestes trop courtes. Essayer d'apprendre au bébé à s'endormir seul pendant la journée (cela demande souvent une période d'apprentissage durant laquelle le bébé va pleurer un peu avant de s'endormir). Attention, de nombreuses femmes ressentent un "coup de barre" entre la 8e et la 10e semaine après l'accouchement en raison de l'accumulation du manque de sommeil.
  • Pratiquer régulièrement une activité physique permet de se libérer de la dépression (marche, vélo, course, trottinette, basket, foot, volley-ball, handball). Le sport est essentiel pour un bon équilibre mental comme la marche de préférence rapide. L’idéal est de marcher, le plus vite possible en faisant de larges mouvements des bras fléchis, légèrement écartés du corps afin de favoriser un bon équilibre : dans les bois, dans les chemins de terre ou sur l’herbe et d’éviter un sol dur ou accidenté. Lorsque nous sommes dans la verdure, nous ressentons systématiquement une sensation de bien-être, nous respirons et nous nous sentons mieux. Alors, courir ou pratiquer la marche rapide favorise un dynamisme du corps qui se répercute sur notre santé et notre émotion positive. Il faut trouver son rythme régulier, sans forcer, être confortablement habillé et bien chaussé. Ceux qui s’adonnent régulièrement à leur exercice physique préféré (au moins 1/2h, trois fois par semaine) ont une meilleure humeur. Elle réduirait même les risques de certains cancers et de maladie d’Alzheimer. Essayer d'organiser des activités avec des amies qui ont aussi des jeunes bébés afin de mieux se relayer: aller ensemble à la piscine - l'une peut surveiller les bébés pendant que l'autre fait des longueurs.
  • Homéopathie, huiles essentielles, certains anti-stress naturels ont des vertus apaisantes et pourraient vous aider à passer le cap sans difficulté. Mettez aussi le cap sur les compléments alimentaires pour faire du bien à votre cerveau : vitamines, oméga-3, magnésium, zinc, tryptophane (un acide aminé régulateur de l’humeur). Les médecines alternatives : Avant de faire appel aux calmants et aux antidépresseurs, il existe de nombreux moyens pour aider la jeune mère retrouver son énergie et son bon moral. Elles se basent toutes sur une conception "holistique" du corps, c'est à dire globale, donc d'une vision de la femme dans sa totalité. L'énergie est définie comme une force émise lorsque le corps et l'esprit sont en harmonie. . Les thérapies manuelles : l'ostéopathie et l'étiopathie sont deux approches qui visent par des manipulations manuelles du corps à restaurer l'énergie vitale" qui existe lorsque les liquides organiques et influx nerveux circulent librement, et que les contraintes physiques de la charpente corporelle sont réparties correctement. . La nutrithérapie : Souvent, les médecins et sages-femmes oublient de rappeler aux jeunes mères qu'il faut impérativement continuer à prendre leurs compléments de vitamines et de fer pendant trois mois après l'accouchement. . Les médecines douces: l'homéopathie, l'aromathérapie et la phytothérapie (les Fleurs du Docteur Bach) proposent toutes des traitements destinés aux jeunes mamans. . Toutes les techniques de gestion du stress : Yoga, sophrologie, relaxation. Il existe de multiples approches différentes selon les besoins et la personnalité de chaque femme. Le temps qu'elle prendra pour suivre ces cours sera un moment privilégié pendant lequel la jeune mère s'occupera de son corps et de son esprit.
  • Non, vous n’avez pas à avoir honte de souffrir d’un baby blues. Et en parler à vos proches serait un bon moyen de vous soulager. Votre meilleure amie, votre compagnon, votre maman, tous ont certainement une excellente écoute et trouveront les mots pour vous réconforter.
  • Peut-on calmer ses angoisses et chasser son stress par la respiration ? La réponse est oui. Alors, si vous êtes à cran depuis que vous avez mis au monde votre bébé et que votre humeur oscille entre crises de larmes et crise de nerfs, il est temps de tester la cohérence cardiaque. La cohérence cardiaque est une technique de respiration visant à contrôler ses émotions et limiter l'anxiété. Comment ? Il est dit que la « cohérence cardiaque » optimale s’obtient en effectuant 6 cycles de respirations par minute, durant 5 minutes, 3 fois par jour.
  • Le sourire et le rire doivent être spontanés, venir du cœur pour qu’ils soient réels et compris. Ils illuminent le visage. Même un peu forcé, le sourire baisse le niveau de stress et améliore le moral. De plus, le sourire est une arme communicatrice qui provoque l’intérêt chez autrui et induit une situation apaisante. Cela provoque des émotions telles que la bienveillance et l’empathie tant chez la personne que sur l’image qu’elle renvoie. N’hésitez pas à raconter vos blagues les plus drôles pour détendre l’atmosphère. Le rire n’est pas seulement un antistress et un antidéprime, il renforce le système immunitaire, réduit la douleur chronique et augmente la confiance en soi. La bonne humeur produite par les sourires et les rires est très contagieuse voir communicatrice.
  • Ce n’est pas seulement un plaisir mais un remède contre le stress. Elle module les émotions, induit un état de détente et améliore ainsi l’anxiété et les troubles de l’humeur. Elle calme nécessairement nos angoisses et favorise notre évasion intellectuelle. Ce qui a tendance à dissiper nos tensions. Trouver un style de musique en relation avec nos battements de cœur provoque une sensation de bien-être intérieur qui neutralise automatiquement nos idées noires. Prendre le temps d’écouter un morceau de musique classique ou non permet de se détendre, de se mettre facilement en état de méditation, de contemplation souvent à notre insu provoquant des ondes positives.
  • Elles peuvent aider, surtout la phytothérapie qui est l’utilisation des plantes. Certaines plantes comme la valériane, l’aubépine, la passiflore, la mélisse, le coquelicot, la marjolaine…ont une action apaisante, la rhodiola rosea a une action déstressante.
  • L’activité sexuelle développe de l’énergie et un accomplissement de soi. De plus, l’amour libère en nous des molécules comme la sérotonine, les endorphines ou encore l’ocytocine qui interviennent dans la régulation de l’humeur et qui combattent le stress excessif.
  • Le stress excessif et la déprime abaissent le seuil de tolérance à la douleur et amplifient la sensation douloureuse. Il faut prendre en charge énergiquement toute douleur car lorsqu’elle devient persistante et chronique, elle va être à l’origine d’un état dépressif.

Importance d'un Diagnostic Précoce

Malheureusement, dans 40% des cas, la dépression se déclenche après la visite postnatale qui a généralement lieu 6 semaines après l'accouchement. Aujourd'hui encore, de nombreux médecins ne reçoivent pas la formation psychiatrique appropriée pour savoir identifier les symptômes de la dépression postnatale qui peut se masquer derrière des symptômes physiques (mal de dos, troubles digestifs, insomnies) ou, parfois, par une transposition du mal sur l'enfant.

Conséquences d'une Dépression Post-Partum Non Traitée

En effet, la dépression post-partum peut s'aggraver et devenir chronique si elle n’est pas traitée à temps. Si elle peut disparaître spontanément, la dépression post-partum non traitée peut s’aggraver ou devenir chronique, avec même un risque plus élevé de suicide ou d’infanticide dans les cas les plus graves. Ce trouble psychique doit donc être pris au sérieux, pour le bien de la mère et de l’enfant. En effet, une mère en souffrance psychologique ne répondra pas de la même manière aux attentes de son enfant.

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