L'affaire des "Panama Papers" continue de hanter Lionel Messi, ravivant les souvenirs de sa condamnation pour fraude fiscale. De nouveaux documents issus des archives du cabinet Mossack Fonseca, récupérés par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), suggèrent que Messi aurait menti sur l'inactivité de sa société offshore, Mega Star Entreprises.
Rappel des faits : La condamnation pour fraude fiscale
En mai 2017, Lionel Messi et son père ont été condamnés pour fraude fiscale pour avoir dissimulé au fisc ses nombreux gains publicitaires entre 2007 et 2013. Ils étaient accusés d’avoir omis de déclarer 4,1 millions d’euros de revenus liés à ses droits à l’image entre 2007 et 2009, via la création de sociétés fictives au Belize et en Uruguay, considérés comme des paradis fiscaux. Messi et son père avaient fait en sorte de régler leur différend avec le fisc en déboursant plus de 15 millions d’euros. Le jugement du tribunal de Barcelone précise que Leo Messi devra par ailleurs verser une amende de 2,09 millions d’euros au fisc et son père, Jorge Horacio Messi, 1,6 million. Soit 3,68 millions d’euros au total.
Bien que condamné, Messi n'a vraisemblablement pas purgé de peine de prison, car les peines d’emprisonnement de moins de deux ans pour une première infraction sont généralement effectuées en probation.
Les "Panama Papers" : De nouvelles révélations compromettantes
En avril 2016, le scandale des "Panama Papers" éclate, impliquant de nombreuses personnalités publiques. À ce moment-là, les avocats de Lionel Messi affirment que « la société panaméenne évoquée par ces informations est complètement inactive et n'a jamais eu de fonds ni de comptes courants ouverts ».
Cependant, de nouveaux documents issus des archives de Mossack Fonseca contredisent ces affirmations. Un courriel de mai 2016 révèle qu'un avocat de Mossack Fonseca indique que « le client utilise bien la société ». Face à cette révélation, le cabinet spécialisé en fraude fiscale fait démissionner tous les directeurs prête-nom attachés à Mega Star Entreprises.
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La société Mega Star Entreprises toujours active
Malgré les démentis et la condamnation de Messi, les documents de l'ICIJ montrent que la société Mega Star Entreprises était toujours active en juin 2018. Elle est désormais administrée par le cabinet Orillac, Carles & Guardia, un concurrent de Mossack Fonseca. Or, ce genre de transfert ne peut se faire qu'avec l'accord des actionnaires, c'est-à-dire Messi et son père.
Les représentants du joueur assurent que Mega Star « n’est pas une nouvelle structure », mais dérive d’une ancienne entité offshore, déjà connue des autorités. Ils ajoutent que Messi s’acquitte scrupuleusement de ses obligations fiscales depuis 2014 et perçoit ses droits à l’image en Espagne.
Enquête pour "activité suspicieuse"
Une autre révélation potentiellement embarrassante pour Messi est l'ouverture d'une enquête par les autorités antiblanchiment panaméennes en février 2017 sur la société Mega Star pour « activité suspicieuse ».
Il est encore trop tôt pour savoir si ces éléments pourraient donner lieu à une nouvelle affaire Messi.
Les précédents footballeurs éclaboussés par des affaires fiscales
Lionel Messi n'est pas le seul footballeur à avoir été mêlé à des affaires d'évasion fiscale. D'autres noms célèbres ont également été cités dans les "Panama Papers" ou d'autres enquêtes :
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Michel Platini: L'ancien président de l'UEFA aurait eu recours aux services du cabinet Mossack Fonseca en 2007 pour administrer une société au Panama, Balney Enterprises Corp.
Neymar Junior: Le Brésilien est ciblé par plusieurs procédures en Espagne et au Brésil pour avoir minoré le montant de son transfert de Santos au FC Barcelone en 2013, afin de réduire la commission du fonds d'investissements DIS qui détenait 40% des droits du joueur.
Javier Mascherano: L'ancien joueur du FC Barcelone a été condamné en février dernier à un an de prison ferme et une amende de 816 000 € pour avoir dissimulé au fisc une somme de 1,5 M€ au titre des droits à l'image. Sa peine a été transformée en simple amende.
Christophe Dugarry: L'ancien international français aurait ouvert un compte en 2005, l'année de sa retraite sportive, associé à une société offshore - Faroe Capital, ouverte par la filiale de HSBC dans les Îles Vierges britanniques - nanti de plus de 2 millions d'euros selon les données de la banque.
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