Introduction

L'Australie, avec son isolement géographique unique, abrite une faune diversifiée et particulière. Cet article explore la richesse de la faune australienne, en particulier le Melomys placentaire, et met en lumière les interactions complexes entre les animaux et leur environnement, notamment les plantes. Nous examinerons comment les populations locales perçoivent et classifient cette faune, en nous basant sur des exemples concrets et des études de cas.

La Richesse de la Faune Australienne

La Papouasie, bien qu'étant l'île mélanésienne avec la plus grande diversité faunique, reste relativement pauvre en mammifères terrestres, à l'exception des frugivores volants. Par exemple, le nombre d'espèces d'herbivores terrestres en Nouvelle-Guinée ne représente qu'un cinquième de celui présent en Australie. La pauvreté en carnivores est encore plus frappante, avec aucune espèce de carnivores terrestres de plus de 5 kg, contrairement à l'Asie du Sud-Est.

Cependant, grâce à la densité de son couvert forestier et à son insularité, la faune australienne s'est particularisée par sa variété de mammifères marsupiaux arboricoles, folivores et frugivores, dont de nombreuses espèces sont endémiques. L'avifaune, avec des représentants célèbres comme le casoar et les paradisiers, est également très diversifiée.

Le Territoire Kasua : Un Écrin de Biodiversité

Le territoire Kasua, situé en Papouasie-Nouvelle-Guinée, abrite une diversité faunique exceptionnelle. Sur les 123 mammifères identifiés sur l'ensemble du territoire national, le territoire Kasua accueille près de la moitié des espèces représentant les sept familles papoues de marsupiaux, les deux uniques familles de monotrèmes et de rongeurs. Son avifaune approche les 80 % de la plus grande densité d'espèces d'oiseaux rencontrées en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Dans cette forêt, dont la dynamique écologique et mythologique semble démentir la fixité du règne végétal, habite une faune qui participe activement à l’animation de cette vivacité forestière, non seulement par sa fabuleuse diversité zoologique, mais aussi par la fabuleuse diversité de ses comportements éthologiques et écologiques en entretenant par exemple des relations fort intenses avec les plantes. Les Kasua estiment ainsi à 483 le nombre des usages que tirent les divers animaux des végétaux peuplant leur territoire. Et à la lumière de la composition de leur faune, ces interactions reconnues entre les deux règnes prennent tout leur sens. En effet, sur les 387 spécimens répertoriés, couvrant 61 mammifères dont 10 chauves-souris, 114 oiseaux, 30 reptiles, 21 grenouilles, 40 poissons et seulement 121 insectes, au moins 70 % sont phytophages.

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La Classification Kasua de la Faune

L'absence d'un terme supra-générique tel que "animal" dans le vocabulaire Kasua témoigne d'une perception différente de la faune. Au lieu de cela, chaque espèce porte un nom singulier et peut être nommée d'après le terme générique de la catégorie à laquelle elle appartient. Les Kasua distinguent huit grandes divisions :

  • abele: mammifères et casoars
  • anema: oiseaux
  • wakalo: reptiles sauriens
  • swi: reptiles ophidiens, anguilles et vers de terre
  • keï: amphibiens
  • ewalo: poissons
  • senemea: insectes

La plupart de ces animaux sont considérés potentiellement comme des abele, ce qui signifie la condition des animaux "d'être chassés et mangés".

Le Mythe de l'Origine des Espèces

Un mythe Kasua raconte comment les animaux vivaient autrefois ensemble et étaient en guerre contre les hommes. Après une série d'événements, les chiens s'allièrent aux hommes et se mirent à chasser les animaux. Ce mythe décrit le processus qui a conduit de l'indifférenciation de la faune à la différenciation de ses composantes.

L'attaque des chiens est précédée par la nomination de chacune des espèces, amorçant ainsi leur spéciation. Les animaux, acculés à se séparer, entérinent le phénomène en exaltant leurs propres moyens de défense, puis en procédant à une distribution de leur alimentation et de leur niche respectives au sein de la forêt. La diversification sera effective, et ce, à l’image des arbres, par leur dispersion dans leur nouvel habitat.

Les Abele : Mammifères et Casoars

Le terme abele, bien que signifiant la condition "d'être chassé et mangé", est également utilisé comme terme générique pour les 51 mammifères et les 2 espèces de casoars. Le seul critère inclusif propre à cette catégorie repose sur le fait qu'ils sont les gibiers privilégiés.

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L'absence d'un rôle alloué aux traits morphologiques comme opérateurs inclusifs se reflète dans la nomenclature qui ne reconnaît qu'une hiérarchie bien superficielle. Sur les 51 mammifères répertoriés, 42 constituent des taxons nommés par un unique lexème considéré comme générique et 9 sont désignés par un binominal dont le premier des éléments fait systématiquement référence au lexème d'un animal-type.

Exemples de Nomenclature Kasua

  • sowakele hanosi: rat Hydromys chrysogaster. Le terme hanosi ("source d'eau") indique son comportement aquatique.
  • tali batamo / tali honese: deux formes de Echymipera clara (Péramèle épineux), différenciées par la couleur de leur fourrure ventrale (rouge ou blanche).
  • peyo bobone: une espèce de couscous tacheté (Spilocuscus maculatus).
  • peyo okoko / mugu peyo: deux sous-espèces de couscous tacheté, différenciées par leur dimorphisme accentué.

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